‹ France (volume 5)Chapitre 80 sur 114 · oom L*umv£iis · texte numérisé non relu

oom L*umv£iis

par les Armagnacs, «par qaoyelle( fut On souf^^nna Gaîllaome de Flavi, moult dommâçiée. » En 142^, elle se gouverneur de Compiègne , Se l'aToir l'endit à Henri Y, powr retomber, un sacrifiée à dessein , impatienté de ce an après, âu pouvoir des gens du roi qu'on lui attribuait à elle seule toute Charles. Cette fois encore , elle fut la gloire de la défense. Cependant le cruellement pillée. Bientât les Bour- siège continua. Compiègne était réduit guignons revmrent y mettre le siège ; aux dernières extrémités , et se défen- « mais ils faillirent à leur entreprise; dait néanmoins avec acharnement. Les car les gens du rôy qui estoient de- capitaines de Charles VU rassemblédens ladeffendii^entbien, et tant firent rent enfin quatre mille combattants, quMl falttt que les assiégeansse deslo- et attaquèrent le camp des Bourguigassent. Assez tost après , le duc de gnons pendant , que les assiégés enle- Bethefort, régent, vînt prier au sel- Vaient leurs bastides. Aussitôt le siège gneur de Saveuses qu'il vousist aller fut levé avec précipitation. Les Anmettre le siège devant Compiengne et glais, au reste , se crurent amplement luy bailleroit gens et paement ; et luy aèdommagés de cet échec par la prise envole à tout trois cens combatans en- de la Pucelle. glez , lesquels tindrent siège environ Composition. — C'est le nom qoe quinze jours. » Au bout de ce temps, l'on donne, dans la législation du les assiégés capitulèrent à des condi- moyen âge, ou, pour mieux dire, dans tiens honorables , et bientôt « il n'y la législation barbare, à là compensaeut plus de places en l'ïlIe-de-France, tion pécuniaire que l'homme qui s'ê* ne aux mètes (frontières) d'entour qui tait rendu coupable de meurtre, de ne fussent en l'obéissance du roy violence ou de blessures, devait payei Henry (*). » à la famille de la victime ou à la vic- — Au printemps de l'année 1430, les time elle-même , si elle avait survécu bourgeois , résolus à sauver le pays, aux sévices dont elle avait été robjct malgré le roi , chassaient de toutes Voici à quel taux rhomicide était eva^ parts l'Anglais, quand la Pucelle vint, lue dans les différentes lois barbares: par sa présence, ajouter encore à l'enthousiasme. Le duc de Bourgogne P«>«'«nFranclîbre,d6lâM.i^*iroy*lè,

ayant entrepris le siège de Compiègne, pou, un duc. che. le. Bararo». et «n é«^é.

Jeanne d'Arc se jeta dans cette place, qae chez les Aiemans gSo

accompagnée de Xaintrailles , de Cha- ^""^^ ***» *»*»•""• *^f *» î«*\e ^^J^^^» ^

bannes, etc., et fît avec eux unesortie, . ^t^'^^^t^ ' r""^ s^

le 24 mai , à la tête de 600 hommes. Pour un diacre ^es les Ripnaires. ... 1 ! 5o«

Les Français, d'abord vainqueurs , du- ^*»?''„*»'' <*»«"« "^^ >«* Aieman* et les

rent céder enfîn à la supériorité du wJL'rf^.*:"*!.'!".*""^^^^

nombre, et firent retraite en bon or- l*ouranRoi|iainVconrié'dnrôi;poarûn

dre. Jeanne, toujours à l'arrière-garde, 5?!."*'" *°® '^•"* ". ««î»»»» chez le»

s'arrêtait de temps eu temps et faisait f^J;'"*: f^;^^ p.'**"*';"! !** !*f!T

volte-face. Déjà les derniers rangs PouruncieranëHiirâ'cii'esi^Ripnaim;

avaient passé les barrières, quand un £**"' **** Franc ripuaire libre-, pour un

arche* picard s'approcha de la valeu- ^.'SiïrS.i'S ilT^X',^

reuse Pucelle, qu aucun de ses compa- un Franc virant sous uioi s«ii(|u«; «t

ghons ne protégeait , la saisit , et là ^ p^"' "" Dénan^.. ...... aoo

Fenversadeson cheval; Lyonel, bâtard 'T.«i.°rits.'"X-"Bo'^ïi:S:

de Vendôme , survint en ce moment : un Aleman , un BaTaroî» . un Frison

Jeanne se rendit , et lui donna sa foi, ^ °« ?.? ^^^P"* *^^?' les Ripuaires ii»

Cet officier la céda au sire de I,uxem- ^-^Jr.T^Ui'i'J^r «i^^

bourg , qui la Vendit aux Anglais, a la les Bourguif nous t$«

etânde loie de ces féroces ennemis. ^^^ ""* homihe de condition moyenne,

° ** un escIsTe outriei' en aryent, dies les

^-« —r t *ta • «1. . Bourguignous I wn Romain ^y«f«ttr»

(*) MémOli^ de Pierre de Fetiin. ab homme da roi oad'iHMéfUfi/

COtt FRANCE. GOtt 471

Ui RtpteiNs t «n eoioa. a'apfte 4mix YAnt d'uii meurtrier au fite de «es y'io-

voZCtZtSi::^:!';;r'^ênc:'ée """ fci«««. devenu son ami : « Tu dois me

l'église Ko « rendre de grandes actions de grâce,

Pour un forgeron (cMUte),ciiesie»Boiii*- « mon chcr frère, dc ce que i*ai tué

Po5ïl":i;d;Végii;e;a*â;;d;;i« *• « ^ parent», car > composition que

les Alemans ; ponr an Romain tribu- « CCla ta ValU S fait afflUOr lor et l'ar-

uire, chez le* Salions ••••.•• 45 « geut daus ta maîsoD ; tu scrais main-

PourunafrranchichexIesBararois;poiir -, ♦«-«-♦ «i»»» i« jjx«wi.«,«^«. ««. i^ z

un orfèvre, un armurier. unforgeVon; « tenant daUS IC dénâmcnt et la ffiH

chez les Alemans; pour un charron * SCrO, SI CSt événement DO t avait UQ

chez les Bonrçnignoas 4o « peu relCYé. »

Ponr on eaclaTC» fût-il mènmimwtnn «o- inrt»«»«s i /^A^fA «^a*;»» «m a a^ !»«->

Ion tribuuire . chez les Bipuaires. ... M . COMPS. — * CcttC petite Ville dC 1 aih

Pour un ganleur de cochons, chez les Cienue PrOVeUCe , aUJOUrd'hui chef<«

Bourguignons 3o lieQ de canton du département du

Pour un esclave, eh., le. BaTaroi. ^ y^^^ ^^^^ autrcfoiS UnC place fortC

Voici maintenant le tarif des coups assez considérable. Elle soutint un long

et des blessures : siège, et fut détruite de fond en com-

che» Us saiinu. Coup à la tête atcc ef- ble lofS dc la guerrc achaméc que se

fusion de sang. ................ 3o8ous. firent Charlcs d'Anjou et Charles de

Si le cerveau apparaît, et que trois os *.». ^ ^^ ^ i ^' ^ a i •

soient brisés. .. . 45 Duras pour la succession de la reine

Chaque coup, sans efTosioti de Mng.. . . 3 JeaunC. Sa pOOUlatiOQ s'élèvC SUJOUr*

Coup de poing 3 ^'^ui à 900 1130.

^. '^i'l'^-^Z\t7^U:i;;^, ' compte bbndu de Necker— C'est

cet os jeté i la distance de .4 pieds ré- ie nom SOUS Icquel OU désigne Tétat

M>nne sur un bouclier 6 ^j^g recettesctdes dépeuscs du royaume

ordiîe'coupée.!!::::;;:!::;;!;;;!:; i. puWié par ce ministre dans les pre-

Paupière supérieure coupée 6 micrs jours dc janvier 1781. C'était la

Nez percé. 6o première fois que l'on rendait compte

Làvre supérieure coupée ......«• o i j i« i

Le double pour la l^re inférieure. 3" P^^P}^ f^C 1 USagC qUC le gOUVemC*

Chaque dent cassée x meut faisait de ss fortuoc. La sensa-

Langue coupée 4o tiou produite par cette publication

S;"d^gt%*nnûi*.;;e'e;i;i::;:;::;:;;;: % f»* immense, et eue m époque dans

Castration 4o Ibistoire financière de la France. Dans

Cuisse coupée 8o ]e but dc rclcvcr sa popularité affai-

o'^braf Sr^ " .^'!:!*!!^! rs blic par la gucrrc d' Amérique , Necker

£»k«s/««iti/weir«).'ô'sbrisé..\..'..'...\ 36 * avait obtcuu du roi , quî approuvait

Nez. oeil arrachés, main, pied, coupé... loo tOUS SCS plsUS , la pCrmiSSioU dC pU-

^.w«fl;;à^l•.y;f.;^;,A:::::;:;: "l Wier le compte rendu de «on admi-

Os de la tête brisé 6 uistratiou des financcs ; cette innova-

oBii arraché, pied, main, oreille coupés. 4» tiou, indispensable à la fondation du

^•■P*~* ^ créditpublic, était, disait-il, tout le

La composition, qui avait été insti** secret de la prospérité financière de

tuée dans le seul but d'apaiser et d'é- TAngleterre. « Dans ce travail , em-

teindre les haines , était cependaut preint de tous les défauts du ministre,

quelquefois refusée par la partie offen- mais qui initia pour la première fois

sée, et ce refus était Tannonce de ter- la dation au mystère si soigneusement

ribles vengeances. Mais ce cas était gardé de la recette et de la dépense de

très-rare, et le plus souvent les plai- rËtat, il relevait avec une orgueilleuse

gnants Tacceptaient , et y trouvaient emphase les fautes commises par ses

une source d'abondantes richesses. On prédécesseurs, en se montrant comme

peut lire, pour s'en convaincre, la san- rhomme unique qui les avait réparées.

glante histoire de Sichaire , racontée Suivant lui, le déficit était comblé; et,

par Grégoire de Tours dans le sep- malgré 530 millions d'emprunts faits

tième et le neuvième livre de son his- pendant la guerre , et pro(iMisant 45

toire, et où Fon trouve ie propos sui- millions d'intérêts, la recette excédait

L'UNIVERS

COU

la dépense de dix millions. Mais ce ré* saitat merveilleux n'était pas clairement démontré : on ne voyait pas , malgré de vraies économies et des réformes administratives, par quels miracles le ministre v était arrivé. Luimême semblait le démentir en jannonçant qu*il faudrait bientôt en revenir au projet de Turj^ot : Tabolition des privilèges en matière d*impdt; et en effet , il paraît que le déficit non-seulement n était pas comblé, mais s'élevait à 46 millions.

« La cour s'indigna de cette innovation démocratique , du ton insupportable et des projets ultérieurs du ministre; elle regarda le compte rendu comme une dégradation de la royauté, qui s'abaissait à l'état -de la royauté anglaise ; elle fit bonté à la reine de la voie roturière où le roi se laissait avilir; elle excita la jalousie du vieux Maurepas. Necker, assailli par les mêmes haines , les mêmes perfidies , les mêmes intrigues qui avaient renversé Turgot, mal soutenu par le monarque , toujours docile aux clameurs des courtisans , donna sa démission.

Sa disgrâce fut regardée par le peuple comme une calamité publique C^). »

Voy. les Annalbs, 1. 1, p. 175 et suiv., et au Dictionnaire, l'article M£gkeb.

CoMPTB BENDU DE 1«32. — La révolution de juillet était à peine consommée, qu*une forte opposition se forma dans la chambre contre la marche du gouvernement. Les députés qui la composaient crurent apercevoir dans les actes du pouvoir une tendance évidemment contre-révolutionnaire, et pensèrent qu'il était de leur devoir d'en avertir le pays. En conséquence, MM. Barrot et Garnier-Pagès rédigèrent séparément un compte rendu qui fut soumis à l'approbation des Quarante et un députés présents à Paris.

La rédaction Je M. Barrot ayant été trouvée trop peu énergique, et celle de M. Garnier-Pagès un peu provocatrice, M. Gormenin fut chargé d'en composer une troisième conjointement avec M.

(*) Th. Lavallée, Histoire des Français, X m, p. SaS.

Barrot; ces deux députés firent une excursion hors de Paris, et rédigèrent en ces termes ce manifeste , l'un des documents les plus curieux de notre histoire contemporaine et qu'à oe titre nous croyons devoir reproduire ici C) :

A nos commettants.

Les députés soussignés, présents à Paris, convaincus des périls d'un système qui éloigne le gouvernement de plus en plus àt la révolution qui Ta créé , regardent , dus la situation actuelle de la France , comme le plus impérieux de leurs devoirs, de ro* dre compte à leurs commettants de leon principes et de leurs votes. S'il n'a pas été en leur pouvoir de ramener le gcavertM* ment . aux conditions de sa propre conao^ vation, il est du moins en leur pouvoir de signaler le danger.

Notre révolution de i83o a été dÎTOKment appréciée. Les uns n'y ont vu qu'on incident , qu'une modification de la restin* ration, et ils en ont conclu que les homact et les principes de la restauration devaient être les principes et les hommes^du gourer nement nouveau. L'influence de cette opinion s'est retrouvée dans toutes les pkaw de la longue et stérile' session qui vient de s'accomplir. On l'a reconnue dans les débats sur la liste civile , sur l'hérédité de h pairie, sur l'organisation de rarmée;elfei présidé à la discussion du budget; elle dirige Tadministraiion de l'empire, et règle son attitude vis-à-vis de l'étranger.

Les autres , et les soussignés sont de ce nombre , ont salué , dans la révélation de Juillet, la consécration définitive des pris* cipes et des droits proclamés par la granik révolution de 17S9. Ces principes et es droits , telle est la base large et puissaote sur laquelle ils auraient touIu asseoir k trône. Leurs discours et leurs voles ont clé été constamment la conséquence de oede pensée.

Ainsi, lors de la discussion de la liste civile, nous avons cm que la royauté noivelle avait d'autres conditions de force tf d'existence que le luxe et la corruption dei vieilles monarchies ; que , forte de son origine populaire et de la raison publiqBei elle n'avait besoin ni de frapper les iàièr nations par son opulence , ni d'aebeler «> dévouements ; dans la même discusiioo, 4

(*) Pour plus de détails , voyez le Bi^ tionnaire politique, art, Coxpti aiavo.

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tvff rinsistanceda ministère à rétablir dans notre langage et dans notre droit politiques y l'expression féodale de sujets , nous avons dà protester.

Les débats sur la constitution de la pairie ont été un vaste champ où les partisans des doctrines du régime déchu ont fait connaître à la fois et leurs désirs et leurs regrets. A les entendre , rien de plus sacré que les privilèges préexistants à la révolution; et, suivant eux, point d'État, point de société possibles hors l'hérédité de la pairie. C'était une pensée de la restauration.

Quant à nous, fidèles au principe d'égalité et de souvâ*aineté nationale , nous avons fait prévaloir le vœu de la France, et rhérédtté a été abolie.

Nous voulions plus : nous demandions que le pouvoir législatif, même dans l'autre chambre, dérivât d*une délégation du souverain , c'est-à-dire de la nation. Nous ne voulions pas que certains pairs pussent se dire plus légitimes que le roi. H nous paraissait que la révolution devait élire ses législateurs , comme elle aurait dû instituer ses juges. La majorité en a jugé autrement : le temps et l'expérience prononceront entre elle et nous.

L'armée a été l'objet de notre plus vive lollicitude. Réparer, pour le passe, les injustices de la restauration ; la rendre pour l'avenir redoutable aux ennemis de la France, sans que la liberté intérieure en pût être menacée; assurer l'avancement ion à la faveur, mais aux services ; répan- Ire l'instruction dans les régiments ; enfin, iméliorer, sous tous les rapports, la condiion du soldat, tel était notre but. La pro- >osition de reconnaître les grades et les lécorations des cent jours satisfaisait au pre- DÎer de ses vcbux , et elle avait été adoptée »ar les deux chambres. Il appartenait à une aesure législative de consacrer une réparaion qui n'était pas individuelle mais col- 9ctive. Sans donner ni refuser la sanction oyale, le gouvernement a substitué une rdonnance à une mesure législative , mérisant ainsi l'initiative des chambres, vioint les règles de compétence constitutionelle, et même les formes matérielles étalies pour le refus de la sanction. Nous rons dû protester.

Deux systèmes étaient présentés pour organisation de l'armée : l'un, qui delandait une puissante réserve , composée B la garde nationale et des soldats libérés

du service , aurait permis de dîmioner la force et les dépenses de l'armée permanente ; l'autre , au contraire , laissait la garde nationale mobile sans organisation ; il exigeait inutilement la présence sous le drapeau d'un plus grand nombre de soldats.

■ Le premier système , plus économique , |>liis favorable à la fusion de la ganfe nationale et de l'armée, était le nôtre. Le second a obtenu la majorité.

Le budget semblait devoir réunir toutes les opinions dans des vues d'économie et de soulagement des contribuables.

Les continuateurs de la restauration ont trouvé toutes les dépenses légitimes , tous les impôts bien assis : et, comme si ce n'eût pas été assez de la loi douloureuse de la nécessité, ils se sont chargés, dans leurs insultantes théories, de fiiire considérer comme un bienfait l'exagération de l'impôt. Nous aurions voulu que la révolution apportât sa dot au peuple. Loin de nous la J>ensée de compromettre des ressources que a défense du territoire peut rendre néces« saires ; mais une administration plus économique et plus simple , une meilleure assiette de certains impôts , un mode de recouvrement moins tracassier, diminueraient le fardeau des charges publiques , elles en deviendraient plus équitables et moins pesantes pour les classes laborieuses.

Les questions d'administi-atioh intérieure nous ont aussi trouvés divisés. Autant, et plus que nos adversaires, nous voulions, nous demandions la répression de toutes les atteintes à l'ordre public. Convaincus que la sécurité est le premier besoin d'un peuple dont l'existence est dans le travail, nous pensions qu'un gouvernement populaire aurait eu plus de force pour prévenir les troubles, et plus de modération pour les réprimer. Le gouvernement , qui s'est proclamé si fort , n'a réussi par ses violences , selon son propre aveu , qu'à organiser la résistance sur tous les points du territoire, et à jeter, dans les populations les plus dévouées , des ferments d'irritation et de désordre.

Quant au personnel de l'administration, après la chute d'un gouvernement auquel il se rattachait naturellement un certain nombre d'existences, il était facile de reconnaître où se trouveraient les ennemis d'un nouvel ordre de choses. Le gouvernement, abusé par de funestes doctrines et par d'injustes préventions , n'a vu d'ennemis* que dans

t wilnini pour b Cm»

Un membre de roppotition a Toula que la Fraaee fût eafia fi fon goaTernemeat caraindrait de fe compromeUre faiif retour afec elle daof la révolutioa de juillet. La proposition Bricquenlle, après avoir échoué une première foil , a été reproduite dans la dernière testioo. Elle était conune le preasentiment d'une tentative récente, dès Ion méditée, et dont le pouvoir, si Ton en croit son organe officiel, possédait déjà le secret. On a vu cependant le parti ministériel réunir tous ses efforts pour dénaturer cette proposition, et même, après le vote des chainbres, un mauvais vouloir en a retardé la sanction, comme si cet inexplicable délai devait être une protestation tacite et un motif d'absolution. Ce svsième de ménagements compromet la paix intérieure de la France, et porte les hommes timides à douter d'un gouvernement qui parait douter de lui-même.

La dernière session semblait plus particulièrement consacrée à la réalisation des promesses de la charte. Les chambres devaient constituer le pouvoir municipal dana toutes sea branches , organiser la responsabilité des ministres, celle de tous les agents du pouvoir, l'instruction primaire et la liberté de Renseignement. ISous avons pressé Taccom plissement de ces promesses. Nous demandions un système municipal (]ui décentralisât les petites affaires , simplifiât les grandes , étendît partout les éléments de la vie politique, et associât au moins au droit de cité le plus grand nombre possible de citoyens. Une large organisation du département et de la commune serait en effet le Elus puissant moyen de force , d'ordre pulic et de prospérité matérielle. Des projets de loi avaient été arrachés, pour ainsi dire, au ministère par les exigences de ropiniou ; ils ont été neutralisés dans la chambre par une secrète influence , et détruits enfin par des ajournements indéfinis. Tels étaient nos vœux sur la politique intérieure , ils ont été impuissants.

Dans les relations de la France avec l'étranger , notre bannière a encore été celle de 1789 : point de gueire d'ambition ni de conquêtes, mais indépendance absolue à l'intérieur de toute influence étrangère. C'est la rougeur sur le front que nous avons plusieurs fois, dans le cours de la session , . entendu les agents du gouvernement parler de la crainte de déplaire aux cabinets

L*IJlfIVKRS.

étrangen. Nom croyionf que h Fnm était à jamaif affirancme de cette humiiiim influence : nous ne désavouons pas m vives sympathies pour le bonheur et hli» berté des autres peuples, mais doos d'itou jamais eu la prétention de les soiunettRÎ ^ nos institutions.

Après le renversement d'une dynitiit imposée par la sainte alliance, le gouven» ment devait f urveiller avec inauiétude la mouvements des monarques etrao§en.Il ne devait pas leur permettre sortoat létendre et d augmenter leur paissanoe.

Il Pavait reconnu lui-même , (pond \ avait annoncé à la France Tintentioa ik secourir l'Italie contre l'Autriche , et k

Jïrotéger contre la Russie la nationalité pDonaise. Et cependant , malgré ses proousses formelles, malgré les intérêts andenid nouveaux de la France , il a abandooDéntalie à la domination de rAutriche,et3i laissé périr la Pologne , cette Pologne qe nous pouvions secourir , quoi qu'on eu w dit à la tribune, et que notre devoir était de sauver.

Que l'on ne croie pas qu'un langage a»sure et ferme eût amené la guerre : dm croyons, au contraire , que c'était le seul d le plus sûr moyen de conserver la paix.

En résumé, la paix avec riudépeixlaace et la dignité de la France, l'ordre par h liberté , une fidélité inaltérable à la pensa de la révolution de juillet , pensée de aitioualité , de justice , d'ordre , de gloire (t de modération, de liberté et de civîlisalioa générale , pensée glorieuse et pure que vf^ aimons à reproduire , que tous nos votH ont fidèlement exprinaée^ que nos ce»

n'ont jamais trahie : telle a été et teOc isi toujours notre religion politique.

Loin de nous d'imiter nos advtfsaird dans leurs violences et leurs calomoiB- Mais que les hommes du i3 mars noos v sent si une seule de leurs promesses 1 * tenue.

'Ib devaient réunir autour du trône |(*' tes les opinions, et ils ont jeté des divisM* funestes parmi des hommes généreoi ^ rapprochaient l'amour de la liberté ei R sentiment du danger de la patrie.

Ils devaient affermir la révolution, e<B ont brisé ses appuis naturels parla*»' solution des gardes nationales des rilks b plus belliqueuses et les plus dévouées.

Ils devaient favoriser la liberfé de ■ presse qui sauva la France, et ils l'ont I* quée avec leurs réquisitoires « ruinée 1^

COH

«OM

.i«s imfiSts» eortompue avec laon aBortitaamento, accablée avec les amendes.

Ils savaient que l'immense majorité Je la nation et de la chambre des députés voulait abolir Thérédité de la pairie , et ils ont traité de visionnaires ei de folles la volonté nationale et parlementaire.

Ils avaient déclaré qu*iU feraient régner l'ordre légal, et il n*est pas une loi dont ils niaient perverti oti fau^ l'application ;

Qu'ils s'appuieraient sur les chambrés, et ils ont étouffe leur initiative ; qu'ils acquitteraient, par rhospitalité , la dette de la France envers les patriotes réfugiés de la Pologne, de l'Italie, de l'Espagne, et ils ont flétri cette hospitalité par les conditions honteuses qu'ils y ont attachées.

Ils nous ganmtissaient la sécurité intérieure, et sans cesse elle a été troublée par des émeutes, par des conflits violents entre le peuple et l'autorité, par les agressions de plus en plus audacieuses du gouvernement déchu.

Ils nous annonçaient un désarmement général , et ils nous otit si bien enlacés dans un dédale inextricable d'intrigues diplomatiques , qu'il leur est impossible à eux-mêmes d'assigner un terme à cet état d'anxiété qui n'est ni la paix ni la guerre « et qui tUe - notre commerce et notre industrie.

Enfin , dans quelle situation le système de la quasi-légitimité laisse-t-il la France «près deux ans d'expériences ? Au dehors, la coalition des rois n'est-elle pas plus menaçante que jamais? Au dedans , la guerre civile n'est-elle pas flagrante? Ces soldats qui bordent nos frontières , ces complots, ces tentatives , ces troubles sans cesse renaissants dans l'Ouest et le Midi, ne suffiront-ils pas pour ouvrir les yeux du pouvoir? Attendra-t-il, pour se prononcer, que nos départements soient en feu , nos provinces envahies, la France compromise, et qu'elle ne puisse se sauver qu'en prodiguant à la fois ses enfants et ses trésors?

Nous le proclamons avec une douloureuse et profonde conviction : que ce système se prolonge, et la révolution de juillet et la France sont livrées à leurs ennemis.

La restauration et la révolution sont en présence; la vieille lutte que nous avions csrue terminée recommence. Que le gouvernement choisisse; la position équivoque qu'il a prise n'est pas tenable. Elle ne lui donne ni les forces de la restauration , qni est irréconciable, ni celles de la révolution, qui s'irrite et se défie.

La YnoM da s$3o a peaué « eomme oeDe de 1789, que la royauté bénéditaire, entourée d*institutions populaires , n'a rien d'inconciliable avec les principes de la liberté. Que le gouveinement de juillet rentre donc avec confiance datis les conditions de son existence. Le tdotide entier sait ce que la révolution française apporte de puissance à ceux à qui elle se donne ; mais elle veut qu'on se donne à elle sans retour, sans arrière -pensées. Pour nous, unis dans le même dévouement a eette grande et noble cause, pour laquelle la France combat depuis quarante ans, nous ne l'abandonnerons ni dans ses succès, ni dans ses revers; nous lui avons consacré notre vie, et nous avons foi dans son triomphe.

Paris, le a8 mai z83a.

Suivent les signatures de x35 députési

CoMPTOiB d'escompte.— Au mois d'août 1830, une commission spéciale fut chargée par le gouvernement d'examiner et ae constater la situation commerciale et industrielle du pays et de rechercher les causes des embarras existants sur plusieurs points du royaume. Un vaste champ était Ouvert, comme on le voit, aux Investigations de cette commission, mais elle se contenta d'indiauer quelques-unes des circonstances récentes qui avaient déterminé la crise commerciale, et d'engager le gouvernement à opposer des palliatifs aux souffrances du pays. Le ministère demanda aux chambres un crédit de 80,000,000, dans le but de secourir les commerçants et les industriels ^u'il croyait encore pouvoir dérober a une ruine imminente. Cette somme fut mise à la disposition du gouvernement par la loi du 17 octobre 1830, et elle fut immédiatement distribuée par parcelles , à titre de prêts et d'avances , entre les solliciteurs.

M. Odîlon-Barrot ^ alors préfet de la Seine, avait provoqué lui-même une enquête commerciale dans chacune des douze grandes divisions de la capitale; et les commissaires délégués par les arrondissements avaient demandé, à la presque unanimité, la création d'une caisse d'escompte où le petit commerce pourrait renouveler ses capitaux. Une Bomme de 1,300,000 francs, accordée

GOH

LUNIVERS.

Ssr le ministre des finances, M. Laftte, et prélevée sar les 30,000,000, fut aussitôt consacrée à la réalisation de cette heureuse idée, et quelques mois plus tard la ville de Pans ajouta à la dotation, dont l'insuffisance avait été reconnue, un crédit supplémentaire de 4,000,000 de francs. Un conseil d'escompte, composé d'hommes spéciaux choisis dans les différentes bran* cbes de l'industrie, fut chargé de diriger les opérations de la caisse. Il fut convenu qu'elle ne recevrait que les effets portant au moins deux signatures, et qu'elle les passerait ensuite à l'ordre de la Banque de France; transaction par laquelle on voulait rapprocher les aeux établissements et concilier tous les intérêts. Le taux de l'escompte fut fixé à 2 pour cent au-dessus de celui de la Banque, afin d'assurer à celle-ci sa part ordinaire de bénéfice sur le papier qu'elle devait escompter en société avec le comptoir.

Il y a peu d'exemples, dans notre histoire financière, d'un plus grand bien accompli avec de plus fiibles ressources et à moins de trais.

Du r*^ janvier 1831 au 30 décembre 1832, 59,928 effets, représentant 33,191,433 fr. 20 c, furent présentés à l'escompte. Sur cette masse de billets, la caisse en escompta 30,722, dont la valeur collective s'élevait à 17,563,376 fr. 48 c. Au 31 décembre 1832 , le comptoir avait recouvré 16,969,413 fr. 98 C, et il restait en souffrance 593,962 fr. 50 c. ; mais les bénéfices réalisés sur les opérations du comptoir et les recouvrements successifs opérés depuis sa clôture, les uns estimes à 97,669 fr. 46 c, les autres à 217,196 fr. 52 c, ont diminué considérablement la part des dommages; et comme on évalue aujourd'hui, en outre de ces sommes, à 92,998 fr. 34 c. les rentrées éventuelles, il suit qu'en définitive le déficit ne s*élèvera guère au delà de 220,000 fr.

Passé le 80 juin 1831, le comptoir temporaire d'escompte delà ville de Pans devait cesser ses opérations et se mettre en liquidation : sur les représentations qui lui furent adressées de

tontes parts , le conseil municipal n* cula de quelques mois le terme \mcrit. Toutefois, l'ordre fut donné de resserrer graduellement le service de la caisse. D'abord le montant des ((• fets escomptés s'était élevé à plus de 1,600,000 fr. par mois; dans les derniers temps, la somme mensuelle da escomptes fut réduite à moins de 300,000. Le 31 septembre, la fermeture de l'établissement eut lieu. DV {>rès les renseignements recueillis p»

'administration, les 30>722 effets admis à l'escompte, avaient été prcsea* tés par 1,345 maisons, occupait ao moins 20,000 ouvriers.

Si nous entrons dans ces détaik.

c'est que la caisse d'escompte de Pan à puissamment contribué à faire ift sortir la nécessité de réorganiser paroi nous le crédit industrieL

a Le petit commerce, dit M.Aristide Guilbert dans un travail fort reau^ quable sur l'établissement et les résultats de cette banque populaire, le petit commerce, qui comprend la presque totalité des commerçants et des fabricants , est sous l'influence d'une gAv continuelle. Non point que cela tienne, comme on serait porté a le croire, à li nature même de ses travaux ; si pa^ fois l'embarras provient des dtoso, presque toujours il est causé parTiB* suffisance de notre système de Dan(|Dt En effet, dans l'état actuel des dioset, à qui le petit commerce peut-il s'adresser pour obtenir quelque assistance?

Sera-ce à la Banque de France? I^o>i car cet établissement n'ouvre son cre dit qu'à des conditions qui la rendes seulement accessible à la haute indaftrie. Ainsi elle n'admet que les foitt billets ayant au plus 90 jours \àuAj^ petit commerce, les effets qui reprd' sentent quelquefois de faiblefi soaiatf ne sont payables qu'à une |)lus loa* gue échéance. Elle veut des billets iv timbre avec trois signatures bien cosnues ; or, le petit commerce orée suivent ses valeurs sur papier mortetB* point de garanties à ofirir.

« Le commerçant et le fabricant « s'adresseront point non pluSf datf leurs embarras, aux banquiers du pit*

GOK

mier ordre; ils savent que ceux-ci, accoutumés aux grandes spéculations sur Jes fonds publics et les matières pre* inières, ne voudraient point descendre à des transactions qui leur rapporteraient de moindres avantages. Ils sont donc obligés de recourir aux banquiers inférieurs connus sous le nom dV«compteurs. Ces derniers, dont le nombre est très-considérable , escomptent S)urle moins autant de valeurs que la anque de France. Le taux de Téscompte , tojijours plus fort que celui qu'exige cet établissement , varie ordinairement de 5 à 8 pour cent. Nous n'osons parler de ces abominables transactions, dans lesquelles le banquier inférieur demande au delà de 50 pour cent. Il y a malheureusement trop d'exemples des exactions et des sacrifices extrêmes auxquels la cupidité et la nécessité peuvent porter l'escompteur et le commerçant. Ce que nous voulons démontrer, c'est qu'on devrait créer à Paris et dans les principales villes du royaume, des comptoirs d'escompte qui rempliraient les mêmes fonctions et rendraient les mêmes services que les banques locales de l'Angleterre. D'après un rapport présenté l'année dernière au parlement britannique , les banques du R.oyaume-Uni offrent uncrédit presque illimité à son industrie , et tiennent à sa disposition une valeur de trente milions de livres sterling, ou huit cents nîllions de fr. Qu'il y a loin de cette nagniGque situation à celle de la ?'rance ! »

CoMTAT Yenàissin , comitatîis "^indiscinus f ou simplement comto^^ el est le nom que l'on donnait à une »etite province enclavée dans la Proence , et qui , avant la révolution , ormait avec le comtat d'Avignon un •tat indépendant dont la souveraineté ppartenait au pape. Cette contrée tiait son nom de la ville de Yenasque ^indiscina) qui en fut la capitale, et osséda un évécbé jusque vers le onîèYSie siècle. Le comtat était borné au ord par le Dauphiné, à l'est et au jd par la Provence , et à l'ouest par \ Rhône, qui la séparait du Langue-

doc. Elle occupait une étendue que Ton peut évaluer à 36 myriamètres carrés. Les villes les plus considérables étaient Garpentras , qui en était la capitale, Yatréas, Cavaillon et Yaison.

Du temf)s de César, le comtat Yenàissin était habité par les Cavares et une partie des ^oconces et des Mé' miniens. Il fut compris , sous Honorius, dans la première Yiennoise. Après la chute de l'empire d'Occident, il passa successivement sous la domination des Burgundes , des Ostrogoths et des Francs ; puis il fit partie du royaume d'Arles , et plus tard du marquisat de Provence. Dans le partage qui fut fait de cette dernière seigneurie, en 1125, le comtat échut au comte de Toulouse, Alphonse Jourdain , par les héritiers duquel il fut possédé jusqu'à la guerre des Albigeois , en 1229. Raymond YII se rendit à Paris , et y si^na un traité par lequel il céda au saint-siége tous les pays qu'il possédait au delà du Rhône. Mais l'empereur Frédéric II , suzerain légitime du comtat , réclama contre ce traité, et ordonna à ses sujets de ne reconnaître d'autre seigneur 3ue le comte de Toulouse , en faveur uquel Gr^oire IX renonça enfin à ses prétentions en 1234. Malgré cette renonciation , lorsque les États des comtes de Toulouse tombèrent par succession entre les mains de Philippe le Hardi, Grégoire X, se fondant sur le traité de Paris , réclama vivement l'abandon du comtat Yenàissin. Philippe promit au pape de faire droit à ses réclamations , et Grégoire X , par une lettre du 27 novembre 1273, le remercia de cette promesse , qui fut exécutée au mois d'avril de l'année suivante.

En 1791 , la guerre civile éx;lata entre Avignon et Carpentras ; mais mal* gré la résistance de cette dernière ville , le comtat fut réuni à la France dans cette même année , et forma les deux tiers du département de Yauduse.

Les habitants decette province jouissaient depuis François V du privilège d'être considérés comme Français et

UUJMIVEES.

COM

ré^niocto. T^éanmoms, la doiioeur du gouvernemant çoatifical, qui ne levait sur eux aucune iaiik)eition, et le ^and nombre de leurs nranchises municipa* les , leur laissèrent des regrets* même après leur réunion à la France,

Le vice-légat d* Avignon était le gouverneur général et Fintendant général des armes du comtat Venaissin. L*ad-»

ministration était confiée aux consuls élus par les habitants des villes et des bourgs, et au conseil de ville de chaque communauté ; seulement leursi acteis devaient être légalisée par le vice* légat. Le revenu du pape dans le comtat Venaissin et les États d'Avignon ne consistait que dans le produit des biens domaniaux qu'il y possédait, produit qui ne s'élevait guère qu'à cent mille livres. Cette somme était insuffisante pour payer l'entretien des officiers de justice et de police que le gouvernement papal envoyait d'Italie, et qu'il était obligé de payer de ses propres deniers.

Les états de la province s'assem* blaient à Carpentras. Il y en avait de trois sortes : i° les états généraux , qui be furent pas convoqués depuis 1594 ; 2*^ V assemblée générale, qui se tenait régulièrement diaque année ; et enfin ïassemblée ordinaire. On suivait dans le comtat Venaissin le droit romain et les constitutions des papes.

Comte. — Dès ie temps de la repu-»

blique romaine , on désignait sous le nom de comités les tribuns , les pré-* fets et les scribes qui accompagnaient dans les provinces les proconsuls, les propréteurs , et les autres officiers civils et militaires. Sous les premiers empereurs romains, le nom ae cornes ou comte fut plutôt une marque de domesticité qu'un titre de dignité ; il ne prit cette dernière signification que peu de temps avant Constantin. Ce prince»

suivant Eusèbe , divisa les comtes en trois classes , la première des illus' très , la deuxième des clarissimes , la troisième des parfaits , et il donna à ces officiers le pas sur les ducs. Les comtes commencèrent seulement , dans le quatrième siècle, à être rêvé* );us de commandements militaires.

C'était le titre qne Ton donetitt ao einquième siècle, aux gouverDean des villes ou des diocèses. Le titre et la attributions des comtes subsistèrent après les invasions des barbares, et ees officiers continuèrent d'être amo* vibles , ce qui est attesté par tous la monuments de l'bistoire de la premièfc race; mais ils jouissaient de taotdi vantages, que leurs offices étaient ncherchés aussi avidement que les liénéfices. « En 574 , dit Grégoire à Tours , le comte Peonius enraya soi fils Mummolus porter des présents an roi Gontran, pour obtenir d'être eoih firme dans son office. Mummolus re* mit les présents , mais sollicita li comté pour lui-même, et suppianb son père, qu'il aurait dû servir.» Os voit par ce récit que , tant que le roi put nommer les comtes , cette dipiti qut être surtout la récompense ds services de cour, et que lesJeoaQ gens élevés auprès du prince mtiÉ souvent, en qualité de comtes, s'eflri* ehir dans les provinces. Marculf oo»

a conservé la formule par laquelle if roi investissait le comte de sa dignité. Après un court préambule , il disait; R Comme nous avons éprouvé ta 6^ ff lité et ce que tu vaux, nous te esi- «ferons, pour agir et gouverner, li « charge de comte dans le canton de^t « <|ue N. ton prédécesseur a exercée a jusqu'ici ; de telle sorte que tu garda « toujours envers notre gouvernemest « une foi intacte , et que tu tiennesct « gouvernes sous ton pouvoir et ta ja* « ridiction tous les peuples deffleo* « rant dans ton canton , soit Francs, « Romains, Burgundes, soituoeastit « nation. Tu les régiras avec juati».

« selon leur loi et leur coutume ;l> « seras surtout le défenseur des vw* « ves et des orphelins ; tu réprime* « avec la plus grande sévérité les (Sr « mes des voleurs et des nialfaitenis, « afin que les peuples , joyeux de tas « gouvernement ,- puissent vivre h* « reux et tranquilles ; et tu auras soA A en outre, de verser chaque ^ « dans notre tréspr tout ce qui di^ A venir au fisc. » La" mèms fofïjjj servait aussi pour la'créationdtf «>■'

con

et des patrices. Il y avait donc, à Vé* poque de Marculf , peu ou point de oifrérence entre les attributions de ces officiers et celles des comtes.

Les comtes n'avaient aucun pouvoir sur les leudes , ni sur les évéques , les abbés et leurs avoués. Ils ne condui-* saient à Tarmée que les vassaux soumis à leur juridiction. Ils étaient suppléés par des vîsuiers ou vicaires dans les villes et les oourgs, et présidaient les plaids composés d'hommes libres et d'échevins. Chargés de diriger la procédure, et de recueillir les votes de seux qui étaient les véritables juges , ils devaient leur expliquer les faits de la cause et les preuves qui s'y rappor- ^ient ; ils indiquaient quelle était la !oi des parties , et quelles étaient les iispositions de ces lois. Ils posaient les questions que les juges avaient à -ésoudre : ils entendaient leur décision, prononçaient le jugement, et acn[>rda|ent main -forte pour Texécuion.

A l'époque de désordre et d'anaribie qui précéda la chute des Méroingiens , les comtes cherchèrent , ;omme les autres dignitaires, à acqué* ir des domaines , et à faire perdre à Biir autorité son caractère de déléga* ion de la royauté. S'ils convoquaient es plaids , c'était dans l'unique but e multiplier les occasions de compoitions et d'amendes dont ils prèle* aient une partie. Mais les choses bangèrent sous l'administration forte l puissante de Charlemagne ; les :>mtes devinrent alors de simples ^ents du pouvoir royal. Les descrip* ons minutieuses des capitulaires iniquent à la fois et la sagesse du mo« irque et les innombrables abus qui ïgnaient dans Tadministration de la LStice. « Que les comtes et leurs vi* caires , disent les capitulaires , connaissent bien la loi, afin qu'aucun i'uge ne puisse juger injustement ea eur présence , ni changer indûment la loi — Nous voulons et nous ordonnoBs que nos comtes ne remet* tent point le terme de leurs plaids , et ne les abrègent pas à tort pour g'adonaer à la diasse ou à d'autres

« plaisirs. .. Qn^aucan comte ne tienne « ses plaids, ril n'est à jeun et de sens c rassis. . . Qu'il ait un bon grefQer , « que les scribes n'écrivent pas d'une « manière illisible. • . Si un comte né- « glige de rendre la justice dans son « comté, que nos envoyés logent chez c lui jusqu'à ce que justice soit ren- « due. »

Ces envoyés étaient les missi do^ minici, chargés d'exercer une surveillance active sur tous les délégués du pouvoir royal : « S'ils trouvent un « mauvais comte , disent les capitu- « laires, ils devront nous en informer.» Charlemagne , en outre , prenait de sages précautions contre l'ambition des comtes : « Jamais , dit le moine « de Saint-Gall , il ne confiait à ses « comtes, si ce n'est à ceux qui étaient e situés sur les frontières ou dans le « voisinage des barbares , l'adminis* « tration de plus d'un comté. »

La mort de Charlemagne entraîna la décadence et la chute de toutes les institutions. On voit déjà, sous Louis le Débonnaire , les comtes posséder de grands biens dans les provinces qu'ils administraient au nom du roi , et les étendre chaque jour d'une manière légale ou illégale. Ils commencèrent ensuite à transmettre leur office comme un héritage à leurs enfants, et ce fait , qui montrait l'avilissement de la puissance royale , est sanctionné par les lois de Charles le Chauve. « Si «run comte de ce royaume vient à mou- « rir , disent les capitulaires de l'année « 877 , et que son fils soit auprès de « nous , nous voulons que notre fils , « avec ceux de nos fidèles qui se trou- « veront les plus proches parents du « comte défunt, ainsi qu'avec les autres « officiers dudit comté, et l'évéque dans a le diocèse duquel il sera situé, pour- « voient à son administration jusqu'à « ce que la mort du précédent comte « nous ait été annoncée , et que nous « ayons pii confére)r à son fils , présent « à notre cour , les honneurs dont il . « était revêtu. Si le fils du comte est « encore enfant, que ce même fils, « l'évéque , et les autres officiers du <i lieu , veillent égalementà l'adminis»

c tration du comté, jusqu'à ce qu'tn- « formés de la mort du père , nous « ayons accordé au fils la possession « des mêmes honneurs. »

Une fois Tabus consacré d'une manière aussi formelle, les conséquences en furent désastreuses pour la royauté.

'Wilhem et Engelschalk occupaient, sous Louis le Bègue, deux comtés sur les confins de la Bavière. A leur mort, leur office fut donné au comte Arbo , au détriment de leurs fils. « Alors , dit le chroniqueur, ces enfants et leurs parents , considérant cela comme une grande' injustice , dirent que les choses devaient se passer autrement , et quils mourraient par le glaive, ou qu'Arbo quitterait le comté de leur famille. » Ce fait peut donner une idée des luttes incessantes engagées entre les seigneurs et la royauté, rutte^ dont celle-ci sortait rarement avec avantage. Dès le règne de Charlemagne , les comtes avaient, à ce titre, un certain nombre de bénéfices. Quand ils eurent obtenu l'hérédité, ces bénéfices ne furent plus les bénéfices du roi ; et les hommes qui en dépendaient devinrent leurs vassaux , et ne furent plus sous la dépendance immédiate du roi.

Du reste, comme Fobserve judicieusement Montesquieu , les fiefs devinrent l^éréditaires plutôt que les comtés ; car se priver de 'quelques terres était peu de chose ; renoncer aux grands offices , c'était perdre la puissance même.

Une fois cette révolution consommée, les comtes cessèrent de rendre la justice. Ils abandonnère/it leurs fonctions à des officiers amovibles, et qu'ils se chargèrent de rétribuer. Dans la suite , lorsque la rovauté sortit victorieuse de sa longue lutte avec la féodalité , les rois réunirent à leur domaine , par le moyen de successions , confiscations , mariages ou acquisitions , la plupart de ces anciens comtés.

Longtemps avant la révolution , le titre de comte était devenu un simple titre d'honneur , que le roi accordait encore quelquefois, en érigeant en comtés certaines seigneuries , mais qui ne conférait aucune autorité. Pour

empêcher que les comtes ne derii»sent trop nombreux, Charles IX ordonna , en 1564, que toutes les lettres d'érection contiendraient à l'ayenir la clause de réversion du comté à la couronne au défaut d'enfants mâles; mais cette réversion ne regardait que le titre.

Depuis le"* dixième siècle jusqn'à la fin du onzième, on n'établit an* cune distinction entre les ducs s rm

Suis, comtes, princes, etc.; mais, ans les siècles précédents, les comtes étaient soumis aux ducs. « Ennodios, « dit Grégoire de Tours, gouvernait le « duché de Tours et de Poitiers, et « les comtes des villes de Tours et de « Poitiers obtinrent de ChildebertiTé- « tre soustraits à son autorité. » Ily eut entre les marquis et les comtes»

longues contestations pour la préséance. Ces contestations forent décidées , peut-être à tort , en faveur des marquis ; car , outre que le titre de comte est plus ancien , on peut le* marquer que plusieurs marquisats forent érigés en comtés; enfin, qoeb pairie fut souvent donnée aux oom* tés, et jamais aux marquisats.

Le titre de comte était encore attiibué à quelques fonctionnaires fort différents des comtes proprement dits.

Ainsi il est employé dans une cfaaite du onzième siècle pour désignera avocats des églises cathédrales. U nom de comte des lois, cornes legvM, se donnait à un professeur eo aroit Enfin , au dernier siècle , le oomw^ dant des bagnes portait encore le titie de comité.

COHTESIDU PALAIS OU COïT»

PALATiif s. — On appelait ainsi en général , dit du Gange, ceux qui étaieif attacliés au service du roi et oeuxfi rendaient la justice dans son pais* « Parmi ses innombrables attribotiw»

« le comte du palais , dit HincmVt « avait surtout le soin de juger «Ijj « la justice et la raison , toutes v « causes qui, s*étant élevées aiile«|^ « étaient déférées au palais pour y êw « jugées , et de réformer les déoflo* « mal jugées. » D'après le même * teur, ils connaissaient de toutes W

COM FRANCE. tON 4dl

eatuies qui étaient portées devant le Anciennes comtés-pairies dont phi'

roi , sans intermédiaires , et de toutes sieurs furent ensuite érigées en du*

les affaires concernant le roi, la di- chés -pairies, et dont la plupart

gnité royale ou l'utilité publique. Ils étaient déjà réunies à la couronne

siégeaient dans le palais avec leurs as- au diX'huitième siècle.

SeSSeurS, désignés quelquefois sous Mjouet jértols, érigé» m comtés-paârits m, 1296

Je nom d*échevins du palais : et lors- Qu'erre, érigée par Charles viî en 1435

cu'ils n'étaient pas en état de résoudre • ?rZ?;';;?ni:'.«i"r.f!.'f*''".''?" llu

des questions graves et difficiles, ils en Drtux « par charies ix en z S69

réféf'aient au roi en son conseil. On -5" • p" ^^^^^ ^", «"•, »458

Vftit rfan«î TpHit Hp K {i^r^v nii'il V avait -^•'««*» doanée au duc de Bouillon en i65a

voii aans i eau ue luersy qu 11 y avaii ^^.^ ^^.^^ p,, Charles vu en. 1455

un premier comte du palais, charge /"orvc, comté tenue «n pairie par les duc» de

du sceau , et plusieurs comtes infe- , Bourbonnais.

rieurs rendant la justice. Voici , d'à- ^^Z'^rréteZ ?n'!7!.!!' . .?!!'J: T ,35.

près du Gange , les noms de tous ceux Maine, par le roi Jean ^.' /..'.[.'.'.','.'.'.',[. 1368

de ces officiers qui se trouvent men- Manhe , par Philippe, le Long en i3i6

tiennes dans les historiens : ^Trlf^F^: ^l'ï:,t .'t'."^ •.■■.: ! ! ! i ! llYy

sous LES ROIS DE LA PREMIERE RACE. ^"^^ » V" ,^***.''*!î '* *" *'t^

Pottoa , par Louis X en i3i5

Sons Sigebert» roi d' Austrasie, Gucilio. Rethehis , par Louis XI en i464

Sous Cbildebert, Trudalf et Bomalf. Saintonge» par Charles Vil en i4i8

Sous Dagobert 1*', Tacilo, Sainl-VTrandegisil, Ba- Soissons , par Charles VI en i4o4

SousCtoTisII, Aigulf,Berthoruis,Rigobert, Ira- CONARDS. — On appelait ainsi , à

ning. Rouen, des bouffons ou badins^ qui

soo»c[oiaîreiii.Andobaid. s'étaicnt associés pour /ott^r tous Ics

Soos CIoTis 1I1> Ansoald, Marso, Andramn, Amo. " i 'i ^ rZ-x • • ?

30QS cioTis m et chiipéric. Wamo. aus , au camaval , les faits vicieux , et

Sous Thierry II, chrodebert. réformcr Ics moeurs par le ridicule.

30II5 chiidebert II, Temuif. jjg gyaient le privilège ( reconnu tous

sous LES ROIS DE LA DEUXIEME RAGE. Ics aus par uu arrêt du parlement de

Sous Pépin, wichert. Roucu ) de se masquer seuls aux jours

Sons Charlemagne, Anselme, Vorad ou Voradin, graS, Ct d'OCtroycr SCUls à d^autrCS^

soLTuis i«, Ragonfred. Bernard. R.nuif. Adai- moyennant fiuance , la permissioij de

bard, Bertric, Morhard, Gebuin, Ruodbcrt. SC masqUCr aUSSl. DC trCS - anClCnS

Sons Lothaire, Ansfrid. poëtcs frauçais emploient conard pour

rad. Boson, Foulques. conards ctait douc la même cnose que

Sous Eudes, EWuin. Vabbé dss sots. C'était le pendant de

Soos Lothaire, Héribert III, comte de Vermandois* JOU ( ).

I othaire suDorima la titre de comte CONCABNEAD , petite et forte ville

l^tbaire supprima le ntre ae comte jnarjtjme de l'ancienne Bretagne, au-

T^.l;-j.*^.:»,i»- ^«1, j„„.c.j- jourd'hui chef-lieu de canton du dé-

I^ rois d'Aquitame, de la dynastie Jartement du Finistère; population,

franaue, avaient aussi leurs comtw V habitants. Le connectable dû

pajatins ; il en fut de même pour les ^^^^^i^ s>en empara en 1373, et fit

'°f^t^^l?f^i. T « ,««H« A'i passer la garnison au fil de l'épée. En

CoMTBS-PAiwES. -Le mode dé- «[^gg elle tomba au pouvoir du vi-

rectioii de Mrtains domaines en corn- ^; ^ ^„^ après quelques jours

té*-patrtes était le même que » on em- ^ ^^ f„t ^ ^i^^ ^^ "f^ 'ot^.

ployait pour ï^duch^-patrtesJVoy. ^ \j .,„^i /r ,57^ et reprise le

»U des archevêchés, celui de Lyon, (*) voyez Bibliothèque de Técole des

piar exemple , conféraient au titulaire chartes, tome l, n^ livraison, THistoire des

e titre de comte et pair. conards de Rouen , par A. Floquet.

T. Y. 31" Livraison. (Dict. bkcycl., etc.) 31

CON

L»U$riViJlS.

WN

donnée au duc de Mercioeur en t^^.

Concert spirituel — tour remplir le vide que laissait la fermeture des théâtres pendant la quinzaine de Pâques, on imagina, en mar3 1735, de faire concourir la religion aux diver« tissements des srands , et on institua, dans une des salles du château des Tui-. leries > ce qu'on appela un concert spirituel. Par un mélange de profane et 4e sacré , on chargea Tes acteurs et les actrices de TOpéra de chanter des hymnes religieux , et des voix aul faisaient habituellement entendre des airs amoureux et passionné.s , entonnèrent le Salve Reginap le Stella maris, le De profunms , le Miserere, etc. A la révolution , les concerts spirituels furent supprimés ; on les a rétablis depuis quelques années , non plus pour amuser la cour, mais pour en tirer un

Srofit et initier le public aux beautés e la musique sacrée.

CoifCHBS, ConchaBj Concaey CaS' teUio, petite ville de Tancienne Normandie , autrefois chef-lieu d'une élection, d'un bailliage et d'une vicomte, fut érigée en comté en 1527, et en niarçjuisat , au commencement du dixhuitième siècle. Aujourd'hui la ville de Conches, dont la population est de 2,056 habitants, est le chef- lieu de l'un des cantons du département de l'Eure.

Concierge et Conciergerie. — Les maîtres ou maires du palajs furenjt d'abord chargés, sous les rois de 1^ première race, de rendre la justice aux officiers et à la domesticité du roi.

Plus tard, Ils furent remplacés dans ces fonctions par un comte auquel succéda , en 988 , un officier appelé concierge du palais. Lorsqu'en 1286 , Ënguerrand de Marigny fit élever , pour servir d'habitation au roi, le palais où siègent aujourd'hui les cours et tribunaux de Paris , on eut soin d'y réserver \ pour le concierge , un logement à part que Ton nomma la conciergerie.

Cet officier fut révêtu, sous Philippe de Valois , en 1348, du titre de bailli ; et des lettres de Charles Y, régent du royaume, en 1358, lui accordèrent lejs droits de moyenne et basse justice à

l'intérieMr^ des mi& et r^nfiss m idasieurs maisons , et une juridiction sur les marchands qui possédaient 4esbû)h tiques dans les allées de la Mercerû, ou appuyaient leurs auvents ou éta* lages contre le^ inurs du p^lai^* ^ concierge avait en outre 1^ droit de faire enlever tous jes arbres morts qw sç trouvaient dans les chemias royau et autres du ressort de la vicomte 4e paris; et c'était à lui qu'était coofitt l'inspection sqr le grenier du roi , aiw que sur le portier et les sentinelle dv palais. Charles VI réunit , ea 1416,à son domaine l'office de concierge; m on l'eq détacha postérieurement, car, en 1667, le concierge-bailli du palaii rendait encore la justice.

Dans chaque maison royale, il y avait paiement un concierge que l'on avait investi d'une certaine autorité sur les employés subalternes.

Conciles. — Tableau chronéf que des conciles tenus en France,

présidé par saint Irénée, qui écrit au pap( Tictor pour Teo gager à ne pas rompre aftf les Asiatiques quarto-décimants,c'est-à'diiti célébrant la Pâqne le dimanche après k quatorzième jour de la lune.

Vers 300. Concile d'Ë/ne (Eliberitanum ou îiSkritanum} , cq Rouçsiilon.

On lui attribue quatre-vingt-un ciMV pénitentiaux.

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