GUIGNES L'UN
Boutières, gentilhomme du Dauphiné, fut l'un des plus célèbres capitaines du seizième siècle. 14 fit à 15 ans, Louis XII régnant encore, ses premières armes sous Bayard , et depuis servit dans toutes les guerres d'Italie. Il fut fait prisonnier a la bataille de Pavie. Lors de l'invasion de la Provence par les Impériaux , il défendit Marseille, et contribua beaucoup, en 1544, au gain de la bataille de Cérisoles, où il commandait l'avant-garde. L'année suivante, ce fut lui que François Ier mit à la téte de l'escadre de 36 navires qu'il envoya ravager les côtes d'Angleterre. On ignore l'époque de sa mort.
Guignabd (Jean), jésuite, né à Chartres , bibliothécaire du collège de Clermont, fut impliqué dans le procès de Jean Châtel qui , dans ses interrogatoires , déclara avoir puisé ses principes régicides chez les jésuites. Une investigation rigoureuse fut ordonnée dans les papiers des Pères. On trouva parmi ceux de Guignard , entre autres maximes infâmes , celle-ci : Jacques Clément a fait un acte héroïque et inspirépar le Saint-Esprit en tuant Henri III. S'il est possible de guerroyer le Marnais, qu on le guerroyé ; si on ne peut le guerroyer, qu'on le fasse mourir... Guignard fut condamné, par arrêt du parlement du 7 janvier 1596 , à être pendu et brûlé. La sentence fut exécutée le même jour. Le lendemain fut prononcé le bannissement des jésuites.
Guignes (Joseph de), célèbre orientaliste, né à Pontoise en 1721, fut placé en 1736 chez le savant Fourmont, sous lequel il apprit en peu de temps le chinois et diverses autres langues de l'Orient. En 1742, il obtint du roi une pension à titre d'encouragement. A la mort de son maître, en décembre 1745, il le remplaça à la bibliothèque royale dans la place de secrétaire interprète pour les langues orientales. Son Mémoire historique sur l'origine des Huns et des Turcs t Paris , 1748 , in-12, le fit nommer en 1752 membre de la société royale de Londres, et en 1753, associé de l'Académie des inscriptions et belleslettres. Cette même année, il fut attaché au Journal des Savants t et nommé censeur royal. En 1757, il obtint la