GUYS
avec d'autres bibles prises pour celle de notre poète, par Pasquier. Il existe sur elle une notice de Legrand-d'Aussy (Manuscrit de la bibliothèque royale) , de Cavlus (Mém. de l'Académie des inscr.
et belles-lett.) , de Fauchet (Orig. de la langue et de la poésie franc.), et de Duverdier qui , du reste , n'a" fait que copier, dans sa Bibliothèque, le mémoire de Fauchet.
Guy- Pave (Guido-Papœ), célèbre jurisconsulte du quinzième siècle , naquit à Saint-Symphorien-d'Ozon , près de Lyon. Après avoir terminé, en 1415, ses humanités à Lyon, il alla étudier le droit en Italie, et fut reçu docteur en 1430. Revenu en France îl se maria à Grenoble, et, en 1440, fut admis au conseil delphinal dont son beau-père, Guillon, était président. Louis XI, alors dauphin , le chargea de diverses missions dont il s'acquitta avec succès. En 1456. ayant en vain essayé de détourner Charles VII de faire entrer une armée dans le Dauphiné, il se réfugia en Suisse, revint peu de temps après occuper son poste, et , denuis cette époque, se livra entièrement à l'étude. Il mourut à Grenoble, en 1476. Ses principaux ouvrages sont : 1° Decisiones Gratianopolitanx , Grenoble, 1490, réimprime très-souvent : elles ont été traduites en français, et commentées par Chorier; 2° Commentaria super statuta Delphinalia, 1496, in-folio; 3° Tractatus singidares, 1576, in-folio.
Guys (Pierre- Augustin), né en 1721, exerça avec honneur la profession de négociant, d'abord à Constantinople et à Smyrne, puis à Marseille, sa ville natale. L'énumération de ses voyages , auxquels se rattachent les principaux ouvrages qu'il a publiés, compose toute sa biographie. Le plus important de ces ouvrages, celui auquel l'auteur doit surtout sa réputation , est le Voyage littéraire delà Grèce, publié en 1776, livre dont la pensée fondamentale est de rechercher et de montrer les nombreux vestiges de la vie antique, institutions, caractères , mœurs , coutumes qui se retrouvent encore chez les modernes Hellènes. Pour donner à ce travail toute la perfection possible , il visita à plusieurs reprises tout l'Archipel. Les Grecs , flattés de la complaisance qu'il
montre pour eux dans ce livre, lui décernèrent le titre de citoyen d'Athènes.
Les autres voyages de Guys , dont il publia les relations sous forme de lettres, sont : Voyage de Constantinople à Sophie, dans la Bulgarie, en 1744 ; Voyage de Marseille à Smyrne et de Smyrne à Constantinople, en 1748; Voyage dans la Hollande et le Danemark en 1762 ; Voyage d'Italie en 1772. Nous avons encore de lui : Marseille ancienne et moderne, 1786. Il a, de plus , laissé plusieurs ouvrages manuscrits. Il se disposait à donner une troisième édition du Voyage de Grèce , édition pour laquelle il avait amassé depuis longtemps de nombreux matériaux ; mais auparavant ayant voulu revoir la Grèce, il mourut à Zante en
Guys (Pierre-Alphonse), diplomate et littérateur , né à Marseille en 1755 , était ûls de Pierre-Augustin. Il fut envoyé en 1775 auprès de l'ambassadeur de France à Coustantinoj)le , pour y faire son apprentissage diplomatique , qu'il acheva en 1777 à Vienne, où il fut attaché à la légation française. En 1783, il fut nommé consul en Sardaigne, puis consul aux îles Canaries en 1786. Revenu à Paris après deux ans d'inaction , il retourna à Cagliari, où il rendit d'importants services à la France et surtout a la Corse. Expulsé de Cagliari par le gouvernement sarde, en 1792, Guys rencontra le vaisseau le LÂopard, et proposa de s'emparer de l'île de Saint- Pierre, ce qu'il exécuta avec un seul officier et l'équipage d'une chaloupe. Il facilita ainsi l'occupation de l'île Saint- Antiochus à l'escadre de l'amiral Truguet , et il ne tint pas à lui que l'entreprise sur Cagliari n'obtînt le même succès. De retour en France , il fut nommé , en 1793 , consul général et chargé d'affaires à Tripoli de Barbarie, et parvint à mettre cette régence dans les intérêts de la France, ce qui, plus tard, facilita nos communications avec l'Egypte. Sur ses instances, il fut rappelé, et nommé, en 1797, consul général en Syrie et en Palestine. Mais avant été pris dans la traversée par une*fré-U gâte anglaise, il fut ramené à Tripoli, où le pacha obtint sa délivrance. Dé.«i^né, à son retour, pour le consulat d'Alep,