‹ FranceChapitre 147 sur 378 · HAGUENAU L'UN · texte numérisé non relu

HAGUENAU L'UN

bre de quatre (*). Sous l'empereur Charles IV (1350), Haguenau craignant d'être du nombre des villes que l'Empereur voulait détacher de son domaine , racheta de lui la confirmation des privilèges obtenus par elle en 1271 , et d'après lesquels elle ne pouvait jamais être engagée ni aliénée.

Lorsque , vers la fin du même siècle, les nobles et les princes formèrent entre eux des confraternités, les villes leur opposèrent une ligue où Haguenau entra avec les principales cités d'Alsace.

Pendant les troubles religieux, le catholicisme se maintint et domina à Haguenau. Ce fut dans ses murs que se conclut le traité qui, en 1604 , mit une trêve à la lutte des deux partis. Cette ville souffrit beaucoup pendant la guerre de Trente ans, où elle fut commandée par un gouverneur français. Le sénat de Haguenau adressa en 1 637 une plainte lamentable à celui de Strasbourg, qu'il pria d'intercéder pour lui auprès de Louis XIII. On y lit ces mots : « L'in- « solence de nostre gouverneur, et de « ses officiers et soldats , est parvenue « à un tel point d'excès, que, sans avoir « esgard à l'accord n'aguères renou- « veïlé, aux lettres reversales qu'ils nous « ont donnez, n'y aux ordres et asseu- « rances de Sa Majesté , ils mettent par « mespris et mocquerie nostre état , « nos privilèges et immunîtez, voire ce « que nous avons de plus cher, nostre « liberté, en controverse, s'attribuant « une puissance absolue sur nos person- « nés , sur le peu de bien qui nous « reste, pillanset dérobans nos pauvres « bourgeois... Ils traitent, tant lesmem- « bres de nostre conseil que les autres « bourgeois et habitans, comme serfs et « esclaves, les appelans injurieusement « coquins , larrons , chiens, voleurs, les « frappans, battans et blessans... Nous « vous prions et requérons très affec- « tueusement vouloir bien contribuer « vostre puissante recommandation en- « vers Sa Majesté Très Chrestienne pour « nostredeli vrance, etc. (**). » Haguenau,

(*) La ville obtint du duc Léopold , en i3;4 , le droit de frapper de la monnaie de cuivre. En i5i6, Maximilien Ier lui permit de frapper toute espèce de monnaie.

(•*) Voy. Documents historiques tirés des

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