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HAUY

le père, Oddon le Sicilien, avait épousé Emma, fille du seigneur d'Hauteville.

Après la jonrtion de cette armée et de celle des croisés, Bohémond se signala par sou adresse et son activité au siège d' A mioche. Les croi'sés assiégeaient en vain depuis neuf mois cette place, qui paraissait imprenable, lorsque Bohémond , qui s'y était ménagé des intelligences, offrit de livrer immédiatement Antioche aux troupes franques, si Ton voulait lui en assurer la possession héréditaire. Malgré les reproches virulents de Raymond de Toulouse, qui voyait clairement le dessein qu'avait formé Bohémond, de jouir seul des conquêtes faites en commun, l'embarras de la situation fit accepter la proposition, et le 3 juin, les troupes, introduites dans la ville, mirent tout à feu et à sang. Le carnage fut immense , et plus de 10,000 personnes de tout âge et de tout sexe périrent. Les assiégeants s'emparèrent bientôt aussi de la citadelle , après un combat sanglant. Quand l'armée se mit en marche pour Jérusalem, Bohémond qui , malgré les vives réclamations d'Alexis et de Raymond, était parvenu à s'affermir dans la possession d'Antioche, chercha à agrandir son territoire, et dans une malencontreuse expédition contre Alep, tomba entre les mains d'Ebn Danischemend, fondateur d'une dynastie turque en Arménie, qui ne le lâcha que moyennant une rançon de 160,000 besants, et la promesse de le secourir contre ses ennemis. Il revint à Antioche, que Tancrède lui avait gardé, retrouva ses États augmentés par la valeur de son brave cousin , et dans un nouveau différend avec Alexis, qui n'avait jamais acquiescé à la souveraineté des Francs sur les villes conquises, vit la flotte pisane, armée par lui, mise en déroute par celle de l'empereur.

Il était alors trop faible pour lutter, ayant perdu une grande partie de son armée de terre à la batadle de Rocca (Callinicum). Cependant il ne se décourage pas, se fait passer pour mort, traverse la flotte ennemie caché dans un cercueil, et arrive à Corfou, d'où il fait savoir à l'empereur Alexis qu'il est ressuscité, et qu'il le lui fera bientôt voir. Il parcourt l'Italie et la France pour se procurer des secours, épouse à

Chartres, Constance, femme divorcée de Foulques de Champagne , prêche la croisade, en 1106, au concile de Poitiers , et revient en Grèce assiéger Duras, où il est vaincu et forcé d'accepter une paix humiliante (1108). Il retourne en Italie , pour aviser aux moyens de faire une nouvelle expédition, réussit à rassembler des troupes, et enfin, en 1111, comme il allait s'embarquer pour la Grèce, tombe malade à Canose , et meurt.

La dynastie fondée par son père dura 190 ans, sous neuf-princes différents.

Hauteville de la Michodif.be, seigneurie en Champagne , près de Vitry, érigée en comté en 1751, comprise aujourd'hui dans le département de la Marne, arrondissement de Vitry.

H autpoul-Salette (Jean- Joseph d général, naquit en 1754, d'une ancienne famille noble du Languedoc. Il assista aux combats les plus mémorables des premières campagnes de la révolution, et se fît remarquer particulièrement à Austerlitz, dans une des plus brillantes charges de cavalerie qui aient jamais eu lieu. Napoléon Gt le général d'Hautpoul sénateur, et lui donna le grand cordon de la Légion d'honneur , avec une pension considérable. D'Hautpoul

K rit ensuite une part très-active et trèsonorable dans les campagnes de 1806 et de 1807 , notamment a la bataille d'Eylau , où , après avoir exécuté plusieurs charges à la tête de sa division de cuirassiers, il fut atteint d'un biscaîen, et mourut cinq jours après, des suites de cette blessure. Napoléon avait ordonné qu'une partie des canons pris à Eylau fut employée à la fonte d'une statue représentant, le général d'Hautpoul , revêtu de l'uniforme de cuirassier.

Une madame d'Hautpoul, mariée au comte Charles d'Hautpoul , occupe une place assez distinguée parmi les femmes qui , de nos jours, ont cultivé les lettres. Elle a publié, de 1789 à 1825, des poésies , des romans et des ouvrages à l'usage de la jeunesse.

Haùy (René-Just), savant minéralogiste , naquit en 1743 , à Saint-Just (Oise), d'un pauvre tisserand. Le prieur d'une abbaye de prémontrés lui fit donner quelques leçons par ses religieux,

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