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HÉRAULT DE S ECHELLES L*UÏ

« guerre. » Quelque temps après, il fit décréter une réponse vigoureuse aux notes menaçantes de l'Autriche; et ce fut lui qui , comme rapporteur d'une commission extraordinaire nommée

{jour aviser aux mesures qu'exigeaient es circonstances , demanda que la patrie fût proclamée en danger. Il ne semble pas qu'il ait pris directement aucune part à la révolution du 10 août; mais quelques jours après, il réclama des

I)oursuites judiciaires contre les royaistes inconstitutionnels, puis il provoqua l'établissement d'un tribunal extraordinaire pour les juger.

Le département de Seine-et-Oise le choisit pour son représentant à la Convention. Élevé à la présidence en novembre 1792, lorsque ses fonctions expirèrent, il fut envoyé en mission dans l'Alsace, et de là en Savoie. Ce fut durant cette dernière mission qu'eut lieu le procès de Louis XVI; mais, comme nous l'avons dit à l'article Grégoire, il ne laissa pas d'opiner par lettre pour la condamnation. De retour à Paris , il fnt de nouveau élevé à la présidence, dans la deuxième quinzaine de mai.

JSous avons parlé, à l'article Henri o r, du rôle qu'il joua dans les journées du 31 de ce mois et du 2 juin. Il s'y prononça cependant pour la Montagne, et contribua à faire casser la commission des douze.

La constitution de 93, rédigée après ces événements, fut principalement son ouvrage. Rappelé au fauteuil à la fin de juillet, ce fut lui qui présida la féte nationale célébrée le 10 août 1793. Membre du comité de salut public, il y fut chargé de tout ce qui avait rapport aux relations diplomatiques, et le quitta, en septembre 1793, pour être de nouveau envoyé en mission dans le Haut-Rhin.

Cependant la Montagne elle-même se divisait. Au mois de décembre, Hérault fut accusé, par Bourdon de l'Oise, d'entretenir avec les émigrés Dubuisson et Prost une correspondance criminelle.

Défendu par Couthon et par Berthollet , il acheva lui-même à son retour de se justifier. Mais ses liaisons avec le parti dantoniste , dont la morale relâchée convenait mieux à ses habitudes et à ses goûts que l'austérité de Robespierre, le compromirent bientôt de nou-

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