HOSPICE
jours avant sa mort, la princesse de Holienzollern-Sigmaringen , l'ancienne amie qui avait protégé sou enfance, vint bénir ses derniers instants. Sa mort fut un malheur pour le canton de Thurgovie où sa bienfaisance l'avait fait chérir. D'après ses dernières volontés, son corps fut rapporté en France et inhumé à Rueil, a côté de celui de l'impératrice Joséphine.
Hospices. Ce sont proprement des établissements destinés à recueillir les individus que l'âge, les infirmités, la misère rendent incapables de pourvoir à leurs besoins. Longtemps les hospices ne constituèrent point des institutions distinctes des hôpitaux, et l'on trouve ces deux espèces de fondations confondues jusque dans l'édit publié à Saint-Germain lequel, en juin 1662, ordonne la formation d'un établissement hospitalier « en chaque ville et bourg « du royaume, pour les pauvres, les « malades, les mendiants et les orphe- « lins. » La réunion de l'hospice et de l'hôpital a encore lieu dans la plupart des villes de second ordre, où le même édifice renferme les malades en traitement et les incurables, les enfants abandonnés a la charité publique et les vieillards indigents qu'elle recueille.
ISous avons résumé dans notre article Bienfaisance publique l'histoire générale des établissements hospitaliers en France. Des articles spéciaux ont été consacrés aux plus importants dans la catégorie des hospices. (Voy. Aliénés, Enkant$-Trouves,Obphelins, Quinze-Vingts. ) Il ne nous reste plus qu à donner un rapide aperçu des laits principaux qui ne se rattachent pas particulièrement à ces établissements.
Peut-être doit-on considérer les léproseries du moyen âge comme les premiers hospices proprement dits qu'aient fondés nos ancêtres. On sait, du reste, que c'était bien moins un asile ouvert par la charité aux malheureux atteints de ce fléau, triste importation des croisés , qu'une sorte de tombeau vivant où les enfermait l'égoïste prudence de leurs concitoyens.
Mais la munificence des souverains et la piété des particuliers ne tardèrent pas à se signaler par d'autres fondations. Après la création de l'hospice