HOSPITALIERS
des Quinze-Vingts, par saint Louis, nous voyons un des officiers de la maison de ce prince, Étienne Haudrv, ouvrir un asile pour des femmes indigentes, lequel du nom de son fondateur fut appelé hospice des Haudriettes (Voyez ce mot). En 1334, un bourgeois de Paris, Jean Roussel, fonda les Petites-Maisons du Temple, pour loger et entretenir quarante-huit pauvres, sous la condition, pour eux, de dire chaque jour un Pater et un Ave pour les tré-
Les hospices, c'est-à-dire les maisons de retraite, se multiplièrent à cette époque plus rapidement que les maisons de traitement, les hôpitaux. C'est qu'un pieux zèle suffisait pour inspirer la fondation des premiers; tandis que pour organiser les seconds, la piété avait besoin d'un concours que la science était encore peu en état de lui prêter. Si, dans ces derniers temps, le contraire a eu lieu, nous devons y voir un progrès, car la multiplicité des hospices accuse bien plus hautement que ne peut le faire celle des hôpitaux, l'état de la civilisation. Ces derniers, en effet, assurent au malade des soins plus éclairés et plus actifs que ceux qu'il trouverait chez lui, quelle que fût sa position sociale; tandis que les premiers, que peuplent incessamment le vire et la misère, ne servent qu'à dérober aux regards de la société les tristes victimes de sa déplorable organisation.
Hospitalier (Grand). C'était un des dignitaires de l'ordre de Malte.
Il venait après le grand commandeur et le grand maréchal, et était chef de la langue de France. Il avait la haute direction du grand hôpital.
Hospitaliers. On connaît sous ce nom divers ordres religieux , les uns d'hommes, les autres de femmes, qui, outre les trois vœux ordinaires, faisaient celui d'hospitalité , et se vouaient au service des voyageurs , des pèlerins et des malades.
Parmi les congrégations de frères hospitaliers qui existèrent en France, on remarque, après les célèbres chevaliers de Saint -Jean de Jérusalem ou de Malte ( voyez leur article ) , Tordre laïque du Saint-Esprit , fondé à Mont-