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VERS. HUNS

Cette expédition ne fut pas la seule que les Francs carlovingiens entreprirent contre ces peuples ; les autres furent dirigées , non plus par Charlemagne, mais par Pépin, par desgouverneurs de provinces, des comtés ou des lieutenants. « Malgré l'énergie que ces chefs déployèrent, dit Eginhard, eette guerre ne fut terminée qu au bout de huit ans. La dépopulation complète de la Pannonie , dans laquelle il n'est pas resté un seul habitant, la solitude du lieu où s'élevait la demeure royale du chagan, lieu qui n'offre pas aujourd'hui trace d'habitation humaine , attestent combien il y eut de combats livrés et de sang répandu. Toute la noblesse des Huns périt dans cette guerre , toute leur influence y fut anéantie. Tout l'argent, tous les trésors qu'ils avaient entassés depuis longtemps, furent pillés. De mémoire d'homme, les Francs n'avaient pas encore soutenu de guerre qui les eût enrichis davantage , et comblés de plus dedépouilles. Jusqu'alors ils avaient toujours passé pour un peuple assez pauvre; mais ils trouvèrent tant d'or et d'argent dans le palais du chagan , ils s'enrichirent dans les combats d'un butin si précieux, qu'on est fondé à croire qu'ils enlevèrent avec justice aux Huns ce cjue les Huns avaient injustement enlevé aux autres nations. Les Francs ne perdirent dans cette guerre que deux de leurs chefs : Héric , duc de Frioul , et Gérold, duc de Bavière (*). »

Le camp des Huns , contre lequel les Francs tournèrent d'abord leurs efforts, fut pris en 796. On peut voir dans le livre II du moine de Saint-Gall une curieuse description de cette forteresse des barbares. La guerre une fois terminée, l'immense butin rapporté par les Francs occasionna un renchérissement subit dans les denrées, suite de la dépréciation des valeurs métalliques.

Ainsi , d'après les calculs du savant M. Guérard, la livre d'argent, qui avait valu, de 779 à 799, environ 933 fr. de notre monnaie , n'avait plus , vers l'an 800, qu'une valeur de 638 francs 30 centimes.

A partir de cette époque, on ne voit

(*) F.ginhard , Vie de l'empereur Charles, traduction de M. A. Teulet, p. 43.

HURBAL FRANCE, HUREC

plus les Huns songer a venger leurs défaites , mais au contraire implorer le secours de Charlenragne contre les agressions des Slaves, leurs voisins. Ainsi , en 805, leur chagan, nommé Théodore, qui s'était fait chrétien , se rendit auprès de Charlemagne , et lui demanda de permettre à sa nation d'habiter le pays situé entre Sarwar et Haimburg en" Hongrie. Charlemagne lui accorda sa demande , qui peut donner une idée de l'état d'abaissement où se trouvaient réduits ces peuples, qui autrefois, sous Attila , avaient fait trembler le monde entier. En effet, le territoire concédé n'avait guère plus de vingt lieues de large. Théodore étant mort, son successeur envoya prier Charlemagne de lui confirmer le pouvoir , ce que le monarque lui accorda, après avoir envoyé une armée contre les Slaves, qui furent encore vaincus en 811. Depuis cette époque, il n'est plus fait mention des Huns dans notre histoire.

Huquier (Jacques-Gabriel), dessinateur, graveur et marchand d'estampes, né à Orléans en 1795, a gravé d'après Boucher, Watteau et Gillot ; mais il est moins redevable de sa réputation à ses travaux qu'au noble usage qu'il a fait de sa fortune et des matériaux qu'il possédait. Il mettait, à certains jours de la semaine, à la disposition des artistes, sa riche collection de dessins et d'estampes. Les jeunes gens surtout étaient sûrs de trouver auprès de lui de bons et généreux conseils.

Son fils, Gabriel Huquier, a gravé dans le même genre que son père.

HuaBÀL(Nicol.-François,vicomted'), né le 7 septembre 1763, à JNeufchâteau (Vosges) , d'un conseiller du roi, maire de cette ville, passa , en 1781, au service de la maison d'Autriche, comme tout Lorrain était alors autorisé à le faire. Il commença sa carrière militaire en qualité de cadet, et fut , en 1783 , nommé sous-lieutenant dans le régiment de d'Arberg-dragons. Après avoir passé par tous les grades, il fut, en 1809, promu à celui de général major.

Pour obéir au décret du 6 avril 1809, qui rappelait les Français employés au service d'Autriche , il rentra en France en 181 i,ei Napoléon lui conféra, la même • année , le grade de général de brigade.

Il commandait une brigade de cavalerie en 1812 , dans la campagne de Russie ; l'empereur le nomma lieutenant général à Smorgoni , avant de quitter l'armée.

En 1813, à la bataille de la Katsbach, il occupait avec sa division de cavalerie une position aventurée en avant d'un défilé, qu'il défendit pendant plusieurs heures contre des forces très-supérieures et sous un feu meurtrier de canon.

Il ne l'abandonna qu'après avoir exécuté plusieurs charges, et avoir attendu vainement les secours qui lui avaient été annoncés. Entouré de tous côtés, il dut enfin , après des pertes considérables , céder le terrain et se faire jour à travers l'ennemi pour regagner le défilé; il fut blessé en voulant arrêter l'ardeur de la poursuite.

En 1814, il servit activement à la tête d'une division de cavalerie. Il en commandait également une à la bataille de Waterloo.

Sous la restauration , il fut toujours employé comme inspecteur général de cavalerie ; il fit en 1823 la campagne d'Espagne , et fut ensuite nommé gouverneur de la Corse. Il fut mis à la retraite en 1832.

HuRKc(monnaied'). Le seigneurd'Hurec figure dans l'ordonnance rendue en 1315 par Louis X , pour la réforme des monnaies, comme possédant un atelier monétaire. Ses deniers devaient être à trois deniers six grains de loi , et ses oboles ou mailles, à deux deniers seize grains. On ne trouve aujourd'hui dans les cabinets aucune pièce sortie de cet atelier; mais Lautier et 11 nuit in nous en ont conservé un dessin qui paraît authentique , bien qu'on n'en connaisse pas au juste l'origine. C'est une pièce qui doit avoir appartenu à Pierre Iî de Sainte-Sévère, sieur d'Hurec, qui vivait en 1321. Elle offre d'un côté un épi de bl* chargé d'un lambel à trois pans .

L'epi était dans fes armes de la famille de Sainte-Sévère ; le lambel prouve que la maison d'Hurec n'en était qu'une branche cadette. Au revers se trouve une croix cantonnée d'un annelet au deuxième canton. On lit pour légende autour de la croix : petbvs bbvcis entre grenetis , et autour de la pile : domi n ys hvB.sc , également entre grenetis.

H U HT A UT L'UNIVKRS.

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