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INSPECTEURS

s'affaiblit peu à peu, et finit par succomber. Le duc de Guise et le cardinal de Lorraine pressèrent, en 1560, Catherine de Médias de la rétablir. Mais cette princesse eut le bon esprit de résister à leurs sollicitations.

Insinuation. — Cette formalité, confondue avec celle du contrôle des actes, et connue aujourd'hui sous le nom d'enregistrement, fut établie par François Ier. (Voyez Enregistrement.)

Inspecteurs généraux. Officiers généraux chargés par le ministre de la guerre , de s'assurer, en faisant des revues générales annuelles , de la stricte exécution des lois, ordonnances et règlements militaires relativement à l'instruction des troupes , à la police , à la discipline, à l'habillement, à l'armement, à l'administration intérieure et à la comptabilité des corps, etc. L'origine de cet emploi paraît remonter aux quatre capitaines des francs archers, qui, chargés du commandement de cette milice , devaient se transporter tous les ans dans les chefs-lieux des élections pour effectuer les levées, réformer et faire remplacer les hommes qui n'étaient

f»as propres au service , surveiller enfin 'état de l'armement, de l'équipement, etc. Sous Henri II, ces fonctions furent confiées aux maréchaux de France, et, sous les règnes suivants, aux sergents de bataille, qui les conservèrent jusqu'à la paix des Pyrénées.

En 1668, Louis XIV établit un inspecteur général pour l'infanterie et un pour la cavalerie. Le nombre de ces officiers s'accrut ensuite successivement :

l'artillerie , la gendarmerie , les écoles militaires eurent chacun le leur; enfin , on créa, en 1694, un directeur général ui leur était supérieur. On comptait éjà, au commencement de 1730, 3 directeurs généraux d'infanterie, 3 directeurs généraux de cavalerie du grade de lieutenant général, et 9 inspecteurs généraux d'infanterie et 5 inspecteurs généraux de cavalerie, pris dans les grades de lieutenant général , de maréchal de camp et de brigadier.

Les fonctions d'inspecteur général, supprimées en 1776 , furent rétablies en 1780. On fixa alors à 24 le nombre de ces officiers , et la durée de leurs ins-

pections fut réduite à un an. Ce service était confié, en 1789, à 26 inspecteurs généraux , dont 14 pour l'infanterie, 10 pour la cavalerie, 1 pour les hussards, 1 pour les chasseurs, et 11 inspecteurs particuliers.

Sous le Directoire, le Consulat et l'Empire , les inspecteurs généraux d'armes furent peu nombreux, mais bien choisis. On les multiplia beaucoup sous la Restauration : les lieutenants

généraux prirent à cette époque le titre 'inspecteur général , les maréchaux de camp celui d'adjoint à l'inspection générale. En 1819 , on comptait 30 lieutenants généraux inspecteurs généraux, dont 20 pour l'infanterie et 10 pour la cavalerie ; 58 maréchaux de camp inspecteurs, 38 pour l'infanterie et 20 pour la cavalerie. Les armes spéciales n'étaient pas comprises dans ce nombre.

Il n'y a plus aujourd'hui que 20 arrondissements d'inspection pour l'infanterie et 15 pour la cavalerie. L'artillerie en compte communément 8 , le génie 8 , et la gendarmerie 1 ou 2.

Inspecteurs aux revues. Un arrêté des consuls , en date du 29 janvier 1800, retira aux commissaires des guerres (voyez ce mot) une partie des fonctions qui leur étaient précédemment attribuées , pour les confier à un nouveau corps administratif, qui fut ainsi chargé de l'organisation, de l'embrigadement, de l'incorporation, de la levée, du licenciement, de la solde et de la comptabilité des corps, de la tenue des contrôles et de la formation des revues. Ce corps était composé de 6 inspecteurs généraux , de 18 inspecteurs et de 36 sousinspecteurs. Les premiers avaient le grade et le traitement des généraux de division; les inspecteurs avaient le

frade et le traitement de généraux de rigade ; enfin , les sous - inspecteurs étaient divisés en deux classes : 18 composaient la première, et recevaient un traitement annuel de 8,000 fr.; ceux de la seconde , en nombre égal , recevaient 7,000 fr. ; les uns et les autres avaient rang de colonel.

Peu de temps après cette organisation , on créa des adjoints aux inspecteurs aux revues, qui furent assimilés au grade de chef de bataillon, et eurent un traitement annuel de 4,000 fr.

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