i835. Scbelliug
i833. Livingston. Secrétaire^ perpétuels.
Ï836. De Savigny. i833. Comte.
1837. Mignet.
(•) Passé en i833 dans la section de morale.
(**) Passé en i833 dans la section de morale.
(*•*) Passé en i83a dans la section de morale.
(•***) Buache, Fleurieu et Bougainville passèrent dans la i" classe de l'Institut (Académie des sciences), où ils formèrent la section de géographie et de navigation. Mentelle, Reinhard et Gosselin ftirent incorporés dans la 3« classe (Académie des inscription! et belles-lettres).
608 INSTITUT D'EGYPTE ,LUH
classés et deux typographes*" en chef.
Dès le 20 avril 1798, les passe-ports avaient été délivrés. Les membres de la commission devaient se rendre à Toulon, sous la conduite de Berthollet; Monge, qui était alors en Italie, devait s'embarquer à Civita- Vecchia et rejoindre la flotte avec un convoi. Le 19 mai, la flotte appareilla; le 1er juillet, le débarquement commença. « A peine l'expédition touche-t-elle âux rives de l'Afrique, les travaux de la commission commencent. Le général en chef, maître d'Alexandrie, précipite l'armée sur l'ennemi. Kléber lui succède dans cette place, qui est la clef de l'Égypte. A son ordre, les ingénieurs des ponts et chaussées et les ingénieurs géographes se mettent à l'œuvre : les premiers , au nombre de six , relèvent toute la côte , depuis le Marabout jusqu'à Aboukir; les autres, au nombre de trois, font le plan des trois villes, la ville grecque, la ville arabe et la ville turque; ceux-ci assujettissent leur plan à une chaîne de triangles; les astronomes Rouet et Quesiîot déterminent avec précision la longitude et la latitude du Phare et de plusieurs points. En moins de deux mois, cet immense travail est terminé. » C'est ce grand plan géométrique d'Alexandrie et des environs qui est réduit à deux cartes dans la Description de lÊgypte; il aurait pu remplir un atlas.
Bientôt après, l'Institut d'Égypte se constitua au Caire. Deux palais principaux lui furent assignés : celui de Has- Ban-Kachef et celui de Kassim-Bey.
Le 6 fructidor an vi (24 août 1798), un mois seulement après la conquête du Caire, l'Institut tint sa première séance, sous la présidence de Monge. Le but de l'institution est clairement énoncé dans le passage suivant, extrait des procès-verbaux : « L'Institut du Caire « doit principalement s'occuper : 1° des « progrès et de la propagation des lu- « mières en Egypte; 2° de la recherche, « de l'étude et de la publication des «faits naturels, industriels et histori- « ques de l'Égypte.
« L'Institut est divisé en quatre sec- « tions : 1° mathématiques , 2° physi- «que, 3° économie politique, 4° et « arts. Chaque section est composée de «douze membres; les procès-verbaux
VERS. INSTITUT ll'EGYPTE
« sont envoyés à l'Institut de France.
« Les séances ont lieu tous les cinq • jours , deux fois par décade. »
Monge avait été nommé président; Bonaparte fut élu vice-président, et Founer secrétaire perpétuel. La classe des sciences mathématiques comptait parmi ses membres Andréossy, Bonaparte, Costaz, Fourier, Girard, Malus, Monge, Nouet, etc.; celle des sciences physiques, Berthollet, Conté, Delisle, Desgenettes, Dolomieu, Dubois, Geoffroy, Savigny, Larrey, etc.; celle d'économie politique, Canarelli , Sulkowski, Corancez, Reynier, Desaix, etc.; celle de littérature et beaux-arts , Denon , Parseval , Venture , Kléber, Dutertre , Redouté, Lepère, Rigel, Protain...
Nous ne citerons point d'autres noms, nous ne donnerons point d'autres détails sur cette compagnie savante; on trouvera dans la Décade égyptienne (imprimée au Caire, 3 vol. in-4°) ces détails et les principaux mémoires lus dans les séances.
Aussitôt l'armée maîtresse de l'Égypte inférieure, les travaux scientifiques commencèrent partout; les membres de la commission se partagèrent en diverses sections, et, suivant les différents corps d'armée dans toutes leurs expéditions, ils parcoururent et étudièrent dans tous les sens le sol de l'Égypte, relevant dans les marches les positions astronomiques, faisant des fouilles pendant les haltes, dessinant les monuments, recueillant des papyrus, des inscriptions, des monuments de toute espèce.
Bonaparte, en quittant l'Égypte, emmena avec lui Monge et Berthollet. Leur départ ne découragea point leurs collègues ; Fourier et Costaz les remplacèrent, et les travaux furent continués avec la même ardeur.
Bonaparte avait autorisé son successeur à traiter de l'évacuation après une perte de quinze cents hommes , et à renvoyer en France les membres de la commission scientifique, à leur retour de la haute Égypte. Kléber fut bientôt en mesure de tenir cette dernière partie de ses instructions; déjà une partie des savants se trouvaient, par ses ordres, réunis à Alexandrie, et tout se préparait pour leur départ,
lorsqu'un manque de foi de Pamiral anglais vint tout changer. Peu de temps après eut lieu la bataille d'Héliopolis et l'assassinat de Kléber. Menou lui succéda ; la commission, rappelée au Caire, ne revint à Alexandrie qu'après la perte de la bataille de Canope. Elle quitta l'Égypte avec l'armée, le 23 septembre 1801 , et arriva à Marseille quarantedeux mois après son départ de Toulon.
En 1803, Bonaparte, devenu premier consul, ordonna l'exécution d un ouvrage renfermant toutes les observations de la'commission des sciences et arts d'Égypte, et cette commission fut alors organisée de nouveau pour travailler à l'exécution de ce monument national. Berthollet en fut nommé président; Conté, commissaire chargé de la direction des travaux de gravure et de l'impression de l'ouvrage; Lancret, secrétaire de la commission exécutive; les autres membres de cette commission étaient Monge , Costaz , Fourier, Girard et Desgenettes. Toutes les semaines, les membres de la grande commission s'assemblaient pour discuter sur les matériaux qui devaient être admis, écarter les doubles, choisir entre tous, et entendre la lecture de la rédaction définitive des mémoires.
Le 17 décembre 1805, Conté succomba à la fatigue et à une maladie de cœur. Il lut remplacé par Lancret, qui mourut de même le 17 décembre 1807.
Le 1er janvier 1808, la commission présenta a l'empereur une partie notable de l'ouvrage. La première livraison (deux cents planches et quatre demi-volumes de mémoires) parut à la fin de la même année. L'empereur reçut cette première partie en 1809; il en reçut une seconde en 1813.
En 1814, il fallut, à l'arrivée des étrangers à Paris, interrompre les travaux et mettre en sûreté les cuivres, surtout ceux de l'atlas, en cinquantetrois feuilles. La paix conclue, on se remit à l'ouvrage ; M. Jomard fut envoyé à Londres, par le ministre de l'intérieur, pour y prendre des empreintes ou des copies de tous les monuments recueillis par la commission, et qui Lui avaient été enlevés par les Anglais, lors de l'évacuation d'Alexandrie.
Enfin , la troisième et la quatrième Li-
vraison de l'ouvrage furent présentées à Louis XVIII en 1817 et en 1821. Son successeur reçut la dernière en 1825.
Mais la description de l'Égypte manque de tables, et elle est tronquée en quelques endroits, M. de la Bourdonnais ayant, par une mesure arbitraire, et sans consulter la commission, ordonné la suppression des matériaux qui se trouvaient à l'imprimerie. Ajoutons,
f>our terminer cette rapide esquisse de 'histoire de l'Institut d'Égypte, que les archives de cette société savante, ses papiers et les minutes des mémoires lus dans les séances tenues au Caire, rapportés en France par Fourier, et déposés par lui au ministère de l'intérieur, ont disparu depuis, sans qu'on ait pu en retrouver la trace.
Institut de Meudon. « L'empereur Napoléon, dit le Mémorial de Sainte- Hélène, avait beaucoup d'idées nouvelles touchant l'éducation du roi de Rome; il comptait sur l'Institut de Meudon , dont il avait déjà décrété les principes , attendant quelques loisirs pour leurs développements. Il voulait y rassembler tous les princes de la maison impériale, surtout ceux de toutes les branches qu'il avait élevées sur des trônes étrangers. « C'était là joindre , préten- « dait-il, aux soins de l'éducation parti- « culière, tous les avantages de l'éduca- « tion en commun. Destinés, disait-il, « à occuper divers trônes et à régir di- « verses nations , ces enfants auraient « puisé là des principes communs , des « mœurs pareilles, des idées semblables. « Pour mieux faciliter la fusion et l'u- « niformitë des parties fédératives de « l'empire, chacun de ces princes eût « amené du dehors avec lui dix ou douze « enfants, plus ou moins, de son âge et « des premières familles de son pays; « quelle influence n'eussent-ils pas exer- « cée chez eux au retour ! Je ne doutais « pas , continuait l'empereur , que les « princes des autres dynasties étrangè- « res à ma famille n'eussent bientôt sol- « licité de moi , comme une grande fa- « veur, d'y voir admettre leurs enfants. « Et quel avantage n'en serait-il pas « résulté pour le bien-être des peuples « composant l'association européenne !
« Tous ces jeunes princes, observait Na- «poléon, eussent été réunis d'p-
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