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KOCK

cultivée toute sa vie : Tableau des révolutions de l'Europe, etc., nouv.édit., Paris, 1813-1814,4 vol. in-8°; Tableau généalogique des maisons souveraines de l'Europe , Strasbourg, 1782, in-4°; Sanctio-pragmatica Gemianorum illustrata, 1789; Histoire abrégée des traités de paix, etc., Bâle, 1796, 4M. in-8°, nouv. édit., augmentée par (M. F. Schoell), Paris, 1817-1818, 15 vol. in-8°; Table des traités entre la France et les puissances étrangères , etc., Bâle , 1802, 2 vol. in-8°.

Rock (Charles-Paul de), auteur dramatique et romancier, est né à Passy, près Paris, en 1794. Son père, Hollandais de naissance, était venu s'établir en France, et se trouvait au moment de la révolution à la tête d'une maison de banane à Paris.

Élevé pour suivre la carrière de son père, M.Paul de Kock entra à 1 5 ans chez MM. Schœrer et Finguerlin pour y apprendre la banque~Mais déjà 1 amoùr des lettres et la passion d'écrire tourmentaient le jeune commis. A 17 ans, il fit son premier roman, V Enfant de ma femme. Les libraires auxquels il le proposa n'en voulurent point; il fut obligé de le faire imprimer à ses frais, et il eut beaucoup de peine à en vendre quelques exemplaires. Loin de se rebuter , il n'hésita pas à suivre sa vocation ; et il quitta à dix-neuf ans, malgré les conseils de sa famille, la maison de banque où il occupait déjà un poste honorable et lucratif. Il donna presque coup sur coup cinq mélodrames à l'Ambigu , et se fit admettre au nombre des auteurs dramatiques qui travaillaient pour l'Opéra-Comique. En même temps, il composa des vaudevilles pour la Gaieté.

Avec ses pièces de théâtre, M. Paul de Kock fût resté toujours obscur; car s'il avait assez d'imagination pour intéresser le parterre avec une histoire mélodramatique bien sombre et bien larmoyante, assez de gaieté pour faire rire avec des imbroglios bouflons et des plaisanteries folles, il n'avait aucune des

aualités sérieuses qui font l'écrivain ramatique. Il revint en 1820 au genre du roman, et s'y dédommagea promptement du mauvais succès de son premier essai. Ce livre, que les libraires avaient dédaigné à son apparition , fut

tiré de l'obscurité par le succès des autres romans de l'auteur; l'on en fit plusieurs éditions qui s'écoulèrent rapidement.

Dans VEnfant de ma femme, dans Gustave, ou le Mauvais sujet , dans M. Dupont, dans la Laitière de Monifermeil, dans la Femme, le Mari et rimant, dans Frère Jacques, dans Moustache, il y a beaucoup d'esprit, de gaieté, et même d'observation. Le succès de ces ouvrages s'explique aisément ; ce sont des romans de mœurs amusants et assez vrais. Les lecteurs du grand monde, ceux qui prétendent à la distinction de l'esprit et des manières, ont plus d'une fois affecté de dédaigner M. Paul de Kock. Ce n'est, toutefois, qu'après les avoir lus et s'y être amusé qu'on a prononcé contre eux cet arrêt. Les personnages et les mœurs que retrace le romancier sont d'un genre peu relevé, il est vrai; mais ses peintures sont vives, variées, fidèles. Sa manière, inspirée par le sujet, est quelquefois un peu triviale; son style offre d'assez fréquentes- négligences; mais sa narration est franche, animée, ses situations sont vraies, ses incidents comiques, ses caractères dessinés avec originalité. Quels que soient les reproches faits au style de M. Paul de Kock, nous trouvons, pour notre compte, qu'il manie sa langue mieux que bien d'autres écrivains de notre temps qui se croient en possession d'une réputation plus sérieuse. Si son langage est parfois négligé, il est toujours facile, naturel et simple, qualités qui deviennent tous les jours plus rares de notre temps. Ceux qui proscrivent M. Paul de Kock à Paris, ne. savent pas que les traductions de ses romans se lisent à Londres, à Madrid, à Saint-Pétersbourg. Un succès si universel suppose sans doute quelque mérite. Du reste, nous ne garantissons pas qu'on lise encore, dans cinquante ans, M. Dupont et la Laitière de Montfermeil; mais beaucoup d'ouvrages sérieux qu'on prône aujourd'hui auront disparu de la scène bien avant ce temps. Doué d'une fécondité inépuisable, M. Paul de Kock ne cesse pas, même aujourd'hui , de fournir chaque année son contingent de pièces et de romans aux théâtres et aux cabinets de lecture. Ses romans va-

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lent toujours mieux que ses pièces; mais, à force de multiplier ses tableaux, le romancier en est venu à se copier lui-même; ses effets comiques se sont émoussés en se répétant.

Kœchlin (Samuel), né à Mulhouse, en 1719, fonda dans cette ville, en 1746, la première manufacture d'indienne connue, établissement qui , depuis, a reçu une si grande extension par les soins de ses petits-fils. Il mourut à Mulhouse, en 1771.

Jean Kgechlin, l'aîné de ses fils, renonça pour quelque temps à l'industrie, pour fonder, sous le nom d1 Institut de Mulhouse, une espèce d'école de commerce, qui eut un grand succès.

M. Nicolas Kgechlin , son fils , né en 1781, est le créateur de la grande maison de commerce qui porte encore le nom de sa famille. Lors de la première invasion de la France par les armées étrangères, il se mit à la disposition du maréchal Lefèvre, et fit avec ce brave général la campagne de 1814.

Nommé colonel de la garde nationale de Mulhouse, il reprit encore les armes, en 1815, et commanda un Corps franc,

3ui lutta longtemps contre l'ennemi ans les montagnes des Vosges.

Élu en 1830 député de son arrondissement, il alla siéger à la chambre, sur les bancs de l'opposition, et ne cessa d'y représenter ses concitoyens qu'en 1841^, époque où il donna sa "démission, pour consacrer tous ses soins au prompt achèvement du chemin de fer de Strasbourg à liâle , la première grande voie de fer (160 kilom.) que la France ait eue , et le plus beau titre de gloire de M. Nicolas Kcechlin.

M. Jacques Kœchlin , frère du précédent, avait été, en 1813, appelé à la mairie de Mulhouse par la reconnaissance publique. Destitué par les chefs des armées étrangères , lors de leur première invasion , et réintégré sous le ministère Decazes , il fut destitué de nouveau en 1820, huit jours avant les élections du collège du département du Haut-Rhin. Cette injustice lui valut les suffrages de ses concitoyens , qui l'envoyèrent à la chambre des députés, et, malgré l'opposition du ministère, lui continuèrent depuis leur confiance jusqu'en 1830, époque où il les pria de por-

ter leurs suffrages sur son frère Nicolas. Il est mort en 1834.

M. André Kcechlin, cousin des précédents, qui a succédé en 1841, comme député de Mulhouse , à M. Nicolas Kœchlin, est, depuis 1830, maire de sa ville natale, et mérite une mention spéciale par la puissante impulsion qu'il a donnée aux établissements d'instruction publique de cette ville.

Kcenigshoyen (Jacques Twinger, dit), chroniqueur du quatorzième siècle, né à Strasbourg, en 1346, mort en 1420, est auteur d'une Chronique alsacienne et strasbourgeoise , rédigée en latin, et qui se trouve manuscrite dans la bibliothèque publique de sa ville natale. Il la refondit en langue allemande, et la même bibliothèque possède l'original de cette seconde rédaction, qui porte la date de 1882. L'ouvrage, publié à Strasbourg, en 1698, in-4°, n'en est qu'un abrégé , fait probablement par l'auteur lui-même, et dont on avait déjà imprimé les 3 premiers chapitres à Augsbourg en 1475. On a encore de Kœnigshoven un vocabulaire latin avec les explications en allemand.

Kgenig-stein (sièges de).— La petite ville de Kœnigstein , dans le voisinage de Mayence et de Francfort, détendue par un château formidable, fut prise par le maréchal de Mail lebois en 1745, et par Custine, le 28 octobre 1792; défendue ensuite pendant quatre mois par le capitaine Meunier, elle repoussa toutes les attaques, supporta, avec sa garnison de 400 hommes , des privations de tout genre , et ne se rendit aux Prussiens qu'après avoir absolument épuisé toutes ses ressources (4 mars 1793) ; elle fut reprise en 1796 , par Marceau.

Dans cette dernière circonstance , Kœnigstein, où se trouvaient 600 hommes, se rendit après quelques jours de siège, quoique le fort eût 71 pièces de canon ou mortiers en batterie, 6,000 fusils et des vivres (22 juillet).

Koenigswabthà (combat de). — Le 19 mai 1813 la veille de la bataille de Bautzen, Barclay surprit à Kœnigswartha la division de droite du 4e corps de l'armée française, et lui fit essuyer une perte de près de 3,000 hommes. Les ennemis avaient accablé nos troupes en sortant tout à coup des bois où ils s'é-

Kowito FRANCE. Kreutzer 807

nient embusqués. Mais , dans le même temps , York se faisait battre à Weissig.

Koeurs, ancienne seigneurie du duché de Bar , donnée en apanage par le duc Antoine, à son fils puîné , Nicolas de Lorraine, comte de Vaudemont. En 1707, elle fut vendue à François de Barrois, baron de Manonville, en fa* veur duquel elle fut érigée en comté, par lettres du 24 août 1717. C'est au* jourd'hui une commune du département de la Meuse.

Koraïm (combat de). Vov. Coraïm.

Korsoum (combat de), livré le 15 mars 1799, pendant la marche de l'armée d'Orient vers Saint-Jean d'Acre, par In division Lannes contre la cavalerie turque d'Abdalla pacha, postée sur les hauteurs de Korsoum. Cette division devait se porter sur la droite d'Abdalla de manière à le contraindre de se retirer sous Acre ou Damas, sans s'engager elle-même dans les montagnes.

Mais se laissant emporter par son ardeur à suivre l'ennemi en retraite sur les hauteurs, elle attaqua les Naplousins et s'élança beaucoup trop en avant. Ce combat sans but coûta 400 hommes à l'ennemi ; les Français eurent 16 nom* mes tués.

Kosseïh. Voyez Cosseïr.

Kowno (combat de). —Le 14 décembre 1812, après une longue et pénible retraite , l'armée française atteignit lè Niémen , qu'elle avait traversé 5 mois auparavant si brillante et si nombreuse. Depuis la Bérézina , elle avait perdu 25,000 hommes , et ses débris n'excédaient pas un pareil nombre , dont à peu près les deux tiers n'avaient pas été à Moscou.

Le 15, l'hetman Platow se présenta devant Kowno , qu'il fit vivement canon ner. Le maréchal Ney et le général Gérard y étaient encore avec ce qu'ils avaient pu réunir d'hommes armés. A la tête de cette poignée de braves, ils soutinrent jusqu'au dernier instant Thon- .

neur des armes françaises, arrêtèrent la marche de l'ennemi, et le continrent longtemps encore. Platow ne pouvant pénétrer par la rive droite, fit passer un régiment de Cosaques sur la glace, afin d'attaquer la ville par la rive gauche du Niémen. Le poste placé au pont pour en dé-

fendre les approches , épouvanté de ce mouvement , qui allait le cerner, prit la fuite, et les Cosaques seraient entrés de ce côté, si le maréchal Nev, qui s'y rendit aussitôt, ne les eût arrêtés avec les officiers de son état-major, faisant feu sur eux avec quelques fusils abandonnés qu'il trouva sur le terrain. Pendant ce temps, un détachement envoyé par le général Gérard arriva, et les Cosaques furent contenus tout le reste de la journée ; dans la nuit Kowno fut abandonné. Dès que l'ennemi eut atteint le territoire prussien , sa poursuite devint moins vive, et les débris de l'armée purent se diriger, sans être inquiétés, sur la Vistule , pour y prendre quelque repos.

• Le combat de Kowno termina cette longue série de revers , si connue sous le nom de retraite de Moscou. 25,000 hommes seulement purent repasser le Niémen, après 57 jours de marche rétrograde , par un froid de 23 à 27 degrés.

Krasnoé (combat de). — «Le 18 novembre, à neuf heures du matin , l'arrière-garde de l'armée française rencontra l'armée russe qui occupait sur plusieurs lignes la route de Krasnoé. La division Ricard soutint l'attaque...

« Le duc d'Elchirtgen, qui, avec trois mille hommes , faisait l'arrière - garde , fut cerné et se trouva dans une position critique; il s'en tira avec cette intrépidité qui le distingue. Après avoir tenu l'ennemi éloigné de lui pendant toute la journée du 18 , et l'avoir constamment repoussé , à la nuit il passa le Borystène, et déjoua tous les calculs de l'ennemi. L'armée russe, fatiguée, ayant perdu beaucoup de monde, cessa la ses tentatives. » ( finat-neuvième bulletin de la campagne de Russie.)

Un autre combat s'était livré à Krasnoé le 15 août, deux jours avant la bataille de Smolensk. Murât et l'avantgardedeNeyy avaient battu Neverofskoï, qui, après une résistance opiniâtre, avait perdu deux mille hommes et son artillerie.

Kreutzer (Rodolphe), célèbre violoniste et compositeur, né à Versailles le 15 octobre 1766, est fils d'un musicien de la chapelle du roi, qui lui enseigna les premiers principes de son art. Les

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