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KULM

tions de commandant en second de la place; se trouva à l'armée de Custine, et devint , bientôt après , général commandant de Thionville , puis général de division , commandant à Metz ; envoyé en cette qualité à l'armée de l'Ouest , il obtint des succès dans plusieurs affaires, et y resta jusqu'à sa nomination au commandement de Paris, place qu'il occupa pendant dix mois; il prit alors sa retraite, et mourut dans les premiers mois de l'an il.

K i i m (bataille de). — Ce fut l'une des journées les plus désastreuses de la désastreuse campagne de 1813. Durant la bataille de Dresde, le général Vandamme , poussant devant lui Ostermann, se porta sur les hauteurs de Peterswald, comptant de là fermer la retraite aux alliés. Des hauteurs qu'il occupait, il voyait au-dessous de lui dans la vallée, Tœplitz, où convergeaient en désordre, débordées à droite et à gauche, les colonnes de Schwartzenberg et de Barklay. S'il réussissait à les prévenir à ce nœud de toutes les routes, et à les arrêter, de façon à donner au corps qui les poursuivait le temps de paraître, la guerre, d'un seul coup, était terminée. Vandamme abandonna donc sa belle position de Peterswald , et se porta sur Tœplitz, où, malgré un premier succès, il rencontra une résistance désespérée. Ce mouvement téméraire a été reproché à Vandamme; mais on peut, a la rigueur, le justifier par les ordres précis qu'il avait reçus. Malheureusement il commit bientôt une seconde faute , pour laquelle il n'a pas la même justification. Obligé de reculer, au lieu de reprendre, ce qui eût été facile, la crête des hauteurs, il s'arrêta à Kulm, restant ainsi en avant- garde dans la vallée.

Le 30, au matin, il prit donc position en avant de Kulm , sa droite vers Straden , sa gauche vers Neudorf, appuyée seulement par la brigade légère Corbineau. Le prince Schwartzenberg disposa son armée, sa droite appuyée a Kleische , le centre devant Karwitz et Neudorf, la gauche formée devant Pirsten et Geyersberg, dont les bois furent garnis de nombreux tirailleurs. Les réserves autrichienne et russo-prussienne furent placées vers Sobochleben. Le to-

KtTLM L'UNIVERS. KYMRIS

tal des troupes ennemies s'élevait à 70,000 hommes, dont 10,000 de cavalerie. Une charge de la cavalerie russe commença le combat à la gauche du corps français. Ébranlée par la cavalerie ennemie , à laquelle la brigade Cor* bineau, trop inférieure en rorce, ne pouvait répondre , et d'ailleurs complètement débordée par l'infanterie russe , l'aile gauche française perdait du terrain , a mesure que la cavalerie ennemie avançait dans la direction d'Arbesau. Bien que le centre et l'aile droite se maintinssent dans leurs positions devant Kulm , la position du général Vandamme devenait très-critique; il risquait de se voir enveloppé , si son aile gauche continuait à plier. Nos troupes soutenaient cependant le combat avec la plus grande opiniâtreté, lorsqu'un événement imprévu décida leur perte.

Vers les deux heures , la tête du corps prussien de Kleitt déboucha à Tellnitz, qui n'était pas gardé. Le général Vandamme détacha d'abord quelques troupes pour contenir Kleitt : ce mouvement, qui désorganisait le centre du premier corps, seconda l'avantage que l'ennemi tirait de sa supériorité; la gauche des Français fut acculée vers Arbesau , et bientôt leur retraite se changea en déroute : des colonnes d'infanterie et de cavalerie ennemie débouchèrent alors des deux côtés de la route, et les chargèrent en queue. Ils n'atteignirent qu'avec peine, et en abandonnant leur artillerie le défilé de Tellnitz , oc-

cupé par le général Kleitt, qui leur barrait entièrement le passage. Dans cette extrémité , ils résolurent de s'ouvrir un passage les armes à la main.

Rien ne put arrêter la fureur de leur attaque. Le corps de Kleitt , chargé en masse, fut rompu et culbuté dans le plus grand désordre , abandonnant une partie de son artillerie aux vaincus; mais, toujours vivement poursuivis par les autres corps ennemis jusqu'à Peterswald, les Français furent bientôt forcés d'abandonner ces pièces.

La journée de Kulm coûta au premier corps plus de 10,000 hommes, dont 7,000 prisonniers et 30 pièces de canon. Le général en chef Vandamme, le général du génie Haxo et le général Guyot furent du nombre des prisonniers.

Kurtka, sorte d'habit-veste d'origine polonaise. Sous l'Empire , les lanciers de la garde, si connus sous le nom de lanciers rouges, portaient le kurtka écarlate; les lanciers polonais, bleu de roi. De nos jours , l'habit des lanciers est bleu pour les huit régiments de cette arme ; à revers jonquille pour les quatre premiers, garance pour les quatre derniers.

Kymris. — La race gauloise proprement dite se subdivisait en Galls et en Kymris. Les Galls avaient précédé les seconds dans l'île de Bretagne et en Gaule. Nous en avons parlé ailleurs ( voy. Gaule , tome VIII , p. 650 et

8UIV.).

LA BAHSE

La. F. au de. Voyez Barde.

La Babbe (le "chevalier de). Voyez Babre.

Lababre(ÉIoI), né à Ourscamp(Oise), en 1764, vint à Paris, en 1782, où il fut Télève de Raymond. Il remporta à Bordeaux le premier prix pour un projet de distribution des terrains du château Trompette, et obtint plus tard, au concours, l'exécution de la colonne de Boulogne. Il fut chargé, en 1813, de la construction du palais de la Bourse.

Ce monument, jugé avec trop d'enthousiasme par quelques-uns, Ta été trop sévèrement par beaucoup d'autres.

On lui reproche , avec raison , d'être écrasé. Mais il faut reconnaître qu'en somme il est élégant; et, après tout, c'est la première tentative faite à Paris pour reproduire l'architecture antique. Quoi qu'il en soit, la construction de ce palais décida , en 1827, l'admission de M. Labarre à l'Institut. Une chose encore à remarquer , c'est que M. Labarre, qui a consacré Ja plus belle partie de sa vie à ériger ce palais, n'a guère retiré de cette grande et difficile entreprise qu'une indemnité annuelle, égale aux appointements d'un chef de bureau. 1! s'est, depuis cette époque, tenu éloigné des affaires.

Lababhe (Théodore), compositeur et harpiste , est né à Paris en 1 805. Il entra en 1817 comme élève au Conservatoire, et , iïuidé par Boïeldieu , il y fit de rapides progrès. Il se présenta en 1823 au concours pour le grand prix de composition musicale , et remporta le second prix.

Il débuta, en 1831 , dans l'art de composition dramatique, par le drame lyrique des Deux familles, qui tomba presqu'à sa naissance ; mais F Aspirant de marine et la Révolte au sérail eurent un sort plus heureux, sans obtenir un succès complet. On lui doit en outre un grand nombre de romances, parmi les-

3uelles on cite : le Contrebandier, la eune fille aux yeux noirs, la Pauvre négresse, etc., etc.

La Babse (Jacques de), sculpteur français , qui , avec Claude Sluter , tailleur d'images , et Claude Vouson-

ne (*), son neveu, exécuta à Diion le tombeau de Philippe le Hardi , duc de Bourgogne.

Labat (Jean-Baptiste), dominicain et voyageur, né en 1663 , à Paris , mort dans la même ville en 1738, avait visité, comme supérieur des missionnaires de son ordre, toute la chaîne des Antilles françaises, anglaises et hollandaises, depuis la Grenade jusqu'à Saint-Domingue, s'était ensuite rendu à Rome, et, après un séjour de 10 ans en Italie, s'était renfermé à Paris, dans Un couvent de son ordre, s'occupant uniquement de la publication de ses voyages, et de plusieurs autres qui lui avaient été confiés en manuscrits : nous citerons : Nouveau voyage aux (les de V Amérique, conte* nanti' histoire naturelle de ces pays,etc, Paris, 1722,6 vol.in-12, ib.,1742, 8 vol. in-12; Nouvelle relation de l'Afrique occidentale, etc., d'après les Mémoires de Brue, Paris, 1728 , 1732 et 1758, 5 vol. in-12; Voyage du chevalier Des»

marchais en Guinée, ibid., 1730, 4 vol. in-1 2 ; Voyage en Espagne et en Italie, Paris, 1730, 8 vol. in-12 ; Relation his* torique de l'Ethiopie occidentale, Paris, 1732 , 5 vol. In-12; Mémoires du chevalier d'Arvieux, contenant ses voyages en Asie, en Syrie, etc., Paris, 1735, 6 vol. in-12 (**).

Labbe (Ph.)i jésuite, l'un de nos érudits les plus célèbres, naquit à Bourges, en 1607, et mourut à Paris , en 1667. Ses principaux ouvrages sont : 1° Histoire duBerri, abrégée dans t éloge panégyrique de la ville de Bourges, Paris, 1647 , in-12; 2° Abrégé royal de Vaillance chronologique de l'Histoire sacrée et profane, Paris, 1652,2vol.in-4°; le second volume renferme des pièces intéressantes pour l'histoire de France;

(*) Le même qui sculpta les six figures du puits de Moïse dans la chartreuse de Dijon.

(**) N'omettons pas de dire que les Anglais étant venus en 1704 attaquer la Guadeloupe, le P. Labat donna des preuves d'un singulier courage, contribua à la défense de la colonie par ses conseils éclairés , et pointa lui-même contre l'ennemi plusieurs pièces de canon.

812 LABBEY DE POMPIÈRES L'UN

3° Nova bibliotheca manusci'ipforum, Paris, 1657, 2 vol. in-fol.; 46 Bibliotheca bibliothecarum; accedit bibliotheca mtmmaria, ibid., 1664 : la meilleure édition est celle de Genève, 1686, in-4° ; A°Concordia chronologica, technica et historien, ibid., 1670, 5 vol.

in-fol.; 5° Thésaurus epitaphorum veterum ac recentium, ibid., 1666, in-8° ; 6° SS. concilia ad regiam editionem exacte, cuni duobus apparatibus, Paris, 1671-1672, 17 tomes en 18 vol. infol. Les 8 premiers volumes de ce grand ouvrage sont seuls dus à Labbe ; le reste a été publié par le P. Cossart.

Le P. Labbe a donné encore l'édition des Annales de Glycas, qui fait partie de la collection byzantine , collection dont il avait publie le plan sous le titre de : De historiœ byzantinœ swiptoribus publicandis Protrepticon , Paris, 1648, in-folio.

Labbey (dom Fauste), savant bénédictin, né à Vesoul en 1653 , mort à Luxeuil en 1727. On lui doit : Luxovii chronicon fibri X , 2 vol. in-4° ; Recherches sur les monastères de Vordre de Saint-Benoit, établis dans le comté de Bourgogne , in -4° ; Analyse et table des registres de l'hôtel de ville de f^esoul, in-fol.

Labbey de Pompièbes (Guillaume- Xavier), membre de la chambre des députés, né à Besançon en 1754, mort à Paris Je 14 mai 1831 , entra de bonne heure dans l'armée, et servit pendant vingt- quatre ans dans l'artillerie. A l'époque de la révolution, il était capitaine ; il devint administateur de son district en 1793. Après le 18 brumaire, il fut nommé conseiller de préfecture du département de l'Aisne , qu'il habitait, et en 1813 député au Corps législatif.

Ce ne fut que depuis 1819 qu'il se montra dans toute la force de son talent.

Siégeant à l'extrême gauche , il votait toujours aven les membres les plus ardents de cette partie de la chambre. Le 14 juin 1828, il proposa de mettre en accusation le ministère Villèle, et prononça, à cette occasion, un discours dans lègue! les jésuites et la congrégation n'étaient pas épargnés. Obligé de modifier sa proposition, qui d'ailleurs fut ajournée , il la renouvela dans le mois de février de l'année suivante. Il

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