LA FAYETTE
il était le fils d'une femme à caractère antique.
L4FAGE ( Raymond de), célèbre dessinateur et graveur à l'eau-forte, né en 1654, à Tlsle.en Albigeois, se rendit en Italie à l'âge de vingt-cinq ans ; et y obtint les plus grands succès; mais ses habitudes de débauche l'empêchèrent de s'enrichir ; il mourut de misère à Paris en 1684. Le Recueil de ses meilleurs dessins a été publié à Amsterdam , en 1 vol. in-fol. par les soins de Van der- Bruggen.
La Faille (Germain de), né à Castelnaudaryen 1616, syndic de Toulouse en 1655 , secrétaire perpétuel des jeux floraux en 1694, mort en 1711 doyen des capitouls, a laissé deux ouvrages pleins de recherches curieuses : les si finales de Toulouse, 2 vol. in-fol., 1687 et 1701 ; et un Trait I de la noblesse des capitouls y 1707, in-4°.
La Fabe , nom d'une noble famille du Languedoc, dont la filiation connue remonte au onzième siècle , et qui a fourni au clergé , à l'armée , à la littérature plusieurs hommes distingués.
Les plus remarquables de ses membres furent : Guillaume de la Fabe , chambellan de Charles VII, en faveur de qui fut érigée la baronnie d'où la famille a pris son nom.
Jacques de la Farb, son arrièrepetit-uls , obtint , en 1646 , l'érection de cette baronnie en marquisat.
Charles* Auguste , petit-fils de celuici, né en 1644 , à Valgorge, dans le Vivarais, était à dix-huit ans mestre de camp du régiment de Languedoc. Il servit successivement en Hongrie et en Allemagne jusqu'à la paix de JNimègue ; fut nommé, en 1684, 1 un des capitaines des gardes de Monsieur , et remplit ensuite la même charge auprès du régent.
Ami de Chaulieu , comme lui épicurien spirituel et aimable, il fut, de plus, son disciple et son émule en poésie ; et les pièces légères qu'il a laissées se distinguent par un tour facile et négligé qui n'est pas sans grâce. Il mourut en 1712. Outre ses poésies légères et un opéra de Penthée , dont le duc d'Orléans fit en partie la musique , on a de lui des Mémoires intéressants sur le règne de Louis XIV.
Charles - Auguste eut deux fils ; le
plus jeune, É tienne- Joseph, mourut en 1741 , évêque et duc de Laon ; l'aîné, Philippe-Charles , né en 1685, devint maréchal de France en 1741, prit Charleroi en 1746 , et mourut en 1752; il eut aussi deux fils, dont l'aîné, Gabriel- Joseph-Marie-IIenri de la Fabe-Vé- NÉZAN,fitles campagnes de 1767 et 1768, et mourut, en 1786, brigadier des armées du roi.
Le second, Anne-Louis-Henri, naquit à Luçonen 1752. En 1778, il fut nommé vicaire général du diocèse de Dijon, et, en 1 787, évéquede Nancy. En 1788, il fit partie de l'assemblée des notables ; élu, l'année suivante, député de l'ordre du clergé aux états généraux, il prononça, au nom de cet ordre, le discours d'ouverture de l'assemblée, et , pendant 15 mois, combattit avec chaleur pour le maintien des privilèges du clergé et de la noblesse. Quand il vit enfin que ses efforts étaient vains et que les doctrines contraires aux siennes triomphaient, il émigra, se retira à Trêves en Autriche , et y fut chargé de la correspondance des princes de la maison de Bourbon aussi longtemps que dura leur exil. Ce fut lui qui négocia le mariage du duc d'Angouléme avec la fille de Louis XVI.
Revenu en France avec la famille royale , l'évêque de Nancv fut nommé successivement membre de la commission chargée de donner des secours aux émigrés, de celle qui établit la nouvelle organisation de l'Eglise de France , de ceile qui fit recueillir et transporter à Saint-Denis les cendres de Louis XVI et de Marie-Antoinette ; aumônier de la duchesse d'Angoulême, administrateur adjoint des affaires ecclésiastiques, archevêque de Sens, enfin, cardinal; il mourut à Paris en 1829, laissant une fortune considérable dont héritèrent les fils de son frère.
La Fayette , nom d'une noble et ancienne famillede l'Auvergne, illustrée, sous l'ancienne monarchie, par plusieurs personnages remarquables ; rendu populaire , depuis trois quarts de siècle, par l'un des hommes qui ont joué le plus grand rôle dans nos révolutions.
Gilbert Molier de la Fayette, gagna, en 1421, contre les Anglais, la batailla de Beaugé ; figura au sacre de Charles VII ; coula, en 1424, trois bâti-