‹ FranceChapitre 45 sur 378 · GRÈCE L'UNIVERS. GRÈCE · texte numérisé non relu

GRÈCE L'UNIVERS. GRÈCE

adressé une lettre en grec au pape Célestin , ce fut de Marseille que celui-ci fit venir un interprète pour la traduire. Environ cent ans plus tard, saint Cesain . évéque d'Arles, voulant établir dans son église la psalmodie usitée dans l'église d'Orient, prescrivit que le chant du peuple alternerait avec le chant des officiants ; ce qui se faisait, dit le biographe du saint évéque , soit en latin , soit en grec. Or , cette ville n'était point grecque d'origine ; seulement elle avait été longtemps soumise à l'influence des Marseillais, et avait vécu quelque temps sous 'leur domination ; et si le grec persistait comme idiome encore au cinquième siècle , dans une ville gauloise , gouvernée et colonisée par des descendants des Phocéens , à plus forte raison devait-il s'être maintenu dans des villes d'origine phocéenne, où il avait des racines bien plus étendues et bien plus profondes (*).

La langue grecque possédant une littérature si belle , si riche , a dû avoir une grande influence sur la littérature d'un pays où elle est resiée si longtemps comme langue parlée. M. Fauriel,dans un cours professé en 1830-1831 , à la faculté des lettres, et malheureusement encore inédit , prétend avec raison retrouver l'origine de certains genres de la poésie provençale dans des compositions analogues, usitées dans la poésie populaire des Grecs. Suivant lui, la tradition a conservé le motif de ces chants auxquels les troubadours n'ont guère fait que donner un tour et un but nouveaux; les aubades, gracieux dialogues entre les amants, et la guette vigilante, qui avertit que l'aurore approche, seraient une réminiscence populaire des anciens chants grecs, appelés chants du matin , une imitation rajeunie par la forme et les idées modernes. Il en serait de même des pastourelles , qui se retrouvent dans les chants des pâtres grecs.

(*) Les auteurs de la France littéraire rajiporteut, au tome III, que Gontran, lors de sa réception à Orléans eu 585, y fut harangué en hébreu , en arabe , en grec et en latin. Grégoire de Tours, d'où ce fait est tiré, raconte seulement que le peuple faisait retentir de longues acclamations en diverses langues, sans nommer le grec.

« M. Fauriel est allé plus loin ; il a reconnu dans le Pèlerinage et les aventures de Raymond Dubousquet , seigneur provençal du onzième siècle, une réminiscence bien plus extraordinaire, une réminiscence de l'histoire d'Ulysse.

Le lieu de la scène , la condition et les sentiments des personnages sont changés. Les traits fondamentaux du récit subsistent; Minerve est remplacée par Sainte-Foy, qui guide le héros, et lui prédit son retour dans sa patrie. Ainsi qu'Ulysse, le seigneur Dubousquet est durant trois jours à la merci des flots ; il revient inconnu dans son castel , qui est son Ithaque , se cache dans la demeure d'un paysan des environs, qui lui est resté aussi fidèle qu'Eu mée au fils de Laërte. Là, il attend le moment de rentrer dans son domaine , usurpé, ainsi que sa femme, par un prétendant félon. Enfin, il est reconnu dans un bain à une blessure , comme Ulysse par la fidèle Euryclée. Ce dernier trait appartient évidemment aux mœurs grecques , et ne saurait avoir été imaginé au onzième siècle. Ce n'est pas par la transmission savante des écoles que l'histoire d'Ulysse a pu se perpétuer en s'altérant ainsi , et se mêlant à des légendes chevaleresques. On est donc obligé d'admettre que les contrs grecs qui ont fourni la matière de l'Odyssée ont été se transmettant jusqu'au moyen âge , de siècle en siècle et de nourrice en nourrice , après que les Phocéens les eurent apportés de leur ancienne patrie, voisine de la patrie d'Homère. M. Fauriel a également signalé l'origine grecque de plusieurs coutumes qui ont longtemps subsisté dans la Gaule méridionale. Tels étaient les danses de nymphes et de satyres qui avaient lieu le jour de Saint-Lazare, dans les églises qu'on ravageait; les myriologues, chantés aux funérailles par des chœurs de jeunes filles ; les courses des femmes nues ; enfin l'usage ionien, et peu conforme à la pureté chrétienne, de l'onobasie ( promenade sur un âne ) , châtiment populaire infligé à l'adultère, et duquel est né le charivari (*). »

Nous avons déjà eu occasion de si-

(*) Ampère , Hist. littéraire de la France, t. I, p. 1 16 et suiv.

URECE

GRÈCE

gnaler les vestiges des usages grecs conservés dans plusieurs fêtes et divertissements des Méridionaux. (Voy. Danse, Farandole . Fêtes locales.) INous croyons cependant devoir encore mentionner ici une sorte de danse rappelant la pyrrhique dorienne, qui est encore exécutée aujourd'hui à Cervières , près de Briançon. Notre description est empruntée aux Nouvelles annales des voyages (juin 1837). La pyrrhique était, comme on sait , consacrée à Bacchus.

« Le 16 août, jour de la fête patronale, on danse au pont de Cervières, hameau de Briançon, la bacchuber , espèce de pyrrhique. Cette danse s'effectue au chant des femmes , qui placent au milieu d'elles la plus âgée. Les danseurs , au nombre de onze ou de treize, sont en vert ; ils ont des chemises blanches amples , et nouées autour du coude avec des rubans. Ils sont armés d'épées larges , courtes et sans pointe , et décrivent douze figures différentes. Tantôt ils tournent en cercle ; tantôt ils posent leurs épées par terre , de manière à ce que la pointe soit au centre du cercle dont elle forme un rayon ; puis chacun, après avoir salué à droite, en commen-

Sant par le chorége, reprend de la main roite son épée , et tient la pointe de celle de son voisin à gauche. Ensuite, après avoir «tourné , on passe à la file sous l'épée du chorége , et après diverses évolutions, on fait autour de lui plusieurs sauts en cadence, on pirouette sur les talons, et la danse, pendant laquelle une gravité imperturbable a été conservée , se termine par un salut. »

Ce n'est pas seulement dans nos mœurs , dans nos usages , mais bien encore dans notre langue, que le génie grec a laissé une empreinte profonde.

Ainsi , sans parler des mots scientifiques et tirés artificiellement du grec, le français renferme un très -grand nombre 'd'expressions dérivant directement du grec. Bien plus , d'après une statistique faite avec grand soin , le dialecte marseillais possède environ un millier de mots dont l'origine grecque ne paraît pas douteuse. Le provençal du comtat Venaissin en renferme aussi un grand nombre, et le dialecte picard luimême en contient quelques-uns que nous donnerons à la fin de cet article.

M. Ampère veut encore attribuer à l'influence des colonies grecques le nombre fort considérable de locutions proverbiales grepques qui se retrouvent dans le français ; mais nous croyons que c'est à tort : il faut plutôt y reconnaître une marque de la conformité du génie des deux nations, conformité qui se . retrouve dans maintes qualités et dans maints défauts de leur caractère. Quelle est la langue de TEurope qui , par sa construction , par sa facilité à créer des mots, se rapproche plus du grec ancien que l'allemand ? quel est le pays qui a produit le plus d'hellénistes , si ce n'est l'Allemagne? et pourtant un abîme sépare le génie des deux peuples. Le traducteur anglais d'un roman chinois a fait remarquer la similitude frappante de certaines locutions chinoises avec des idiotismes anglais, et certes ces idiotismes n'ont pas été importés de Chine en Angleterre. Par suite de cette conformité, jamais la littérature grecque n'a été aussi vivement sentie , aussi bien rendue qu'en France; et ici nous n'entendons aucunement parler des laborieux et infructueux essais tentés au seizième siècle pour mouler notre langue et notre poésie sur la langue et la poésie grecque , mais des immortelles productions du dix-septième siècle. « Ronsard et Baïf, dit M. Ampère, voulaient se faire Grecs et demeuraient Tourangeaux.

Racine aussi avait étudié les Grecs , et a voulu les imiter; mais l'alliance de son génie avec le génie grec s'est faite par l'âme et par une sympathie naturelle autant que par l'étude. S'il n'en eût pas été ainsi, par quel charme eût-il donné à notre langue un peu de la mélodie et de la langue de Sophocle et d'Euripide? Dans toute l'Europe, en Allemagne , en Hollande même , on a imité les tragiques grecs ; on en a fait d'excellentes" traductions ; mais qui, hormis Racine , a retrouvé quelques accents de leur voix? Qui a été aussi Grec que la Fontaine dans Philcmon et Baucis, dans certains passages de la Mort d'Adonis ou de PsycM ? lui , le Champenois, qui savait peu de grec, je pense. C'est surtout chez nos écrivains d'extraction méridionale qu'on peut retrouver comme une tradition héréditaire du nombre, de la suavité, de l'élégance

( Staetsbibttothfk

RTC.)

GRECE

GRÈCE

simple, qualités natives de l'heureux génie de la Grèce. Fénelon n'a pas besoin de reproduire les formes de la narration d'Homère , pouf* qu'on reconnaisse dans la parole du prêtre chrétien l'euphonie de la prose attique. L'abondante parole de Massillon est naturellement harmonieuse et cadencée comme Ja parole travaillée d'Isocrate. Le prédicateur de Versailles ne songeait point au rhéteur d'Athènes; mais il était né sous un aussi beau ciel, sur cette côte, la grande Grèce de la Gaule, près du lieu où fut Olbia la fortunée, à llières,

en vue de l'île du Titan, de 111e du Soleil. A la fin du dix-huitième siècle, quand on était, dans l'art et la poésie, aussi loin que possible de l'antiquité , le fils* d'une femme de Byzance (André Chénier) retrouva, pour un moment, mélodie , grâce antique. Alors la Grèce fit à la Gaule son dernier présent (*).»

Pour compléter cet article, nous ajoutons ici un choix d'un assez grand nombre de mots grecs conservés avec plus ou moins d'altération dans le dialecte provençal (**).

Agrenot

Agruetto,

Alabre,

Alapedûf

Androun, Aragnoou,

Aryui, Artoun,

Barri, Bellugo, Blestoun, Boyo,

Boucaou,

Bou/aore,

Boùrrido,

Bourriquo,

Breyin,

Broiisso,

Burjado,

Calar,

Calen,

Caiujnaou

Calignar,

Çanœsto,

Canisso,

Cantoun,

Carambot,

Caro,

Chilet,

Cliquetas, crécelle;

Êayi°v> P^it grain de raisin.

avptoç, sauvage.

idem.

).âSpo;, moine sens.

grain de raisin ; prune sauvage ; cerise sauvage; glouton, vorace;

patelle, coquille qui s'ut- Xcittlç, drôo;, même sens

tache aux rochers; ruelle, recoin ; sorte de filet ; cabestan, treuil ;

rempart; étincelle;

matleau de chanvre:

bogue, gros poisson de

mer ; bocal; vorace ;

soupe de poisson ; âne;

sorte de filet;

recuite;

lessive;

jeter;

sorte de filet ; bûche de bois ; courtiser (câliner); corbeille ; claie ; coin; crevette; face;

àvSpwv, appartement réservé aux hommes.

ipayvottov.

iç>y<xTr„ même sens, àproç, même sens.

pâfiç, édifice élevé.

paxXexa, sable d'or, raclure d'or (***).

(ÏÀaiaoa), courber, tordre.

pôaS ou pù;, fWifc, même sens.

pxjxàXtov, sorte de vase pouçdYo;, gros mangeur.

poMK&ov, sorte de poisson.

Kufora (comparez roussin).

ppoxî;» lacs, filets.

Ppùai;, nourriture

pou/avSyj; (bovis capax), grand bassin ; cuve.

yaXitù, laisser toml>er.

xaÀuu.|xa, filet pour pêcher.

xaaov, morceau de bois.

xutav&u et xaXtvoéw, être assidu ; fréquenter.

xdvacTpov , même sens.

xavta;, xavt<7xiov, xâvt<TTf/ov, objet tressé en jonc. xav66;, angle de l'œil (****).

xôpaôo;.

xàpa, tête.

Xei).tonf)p . courroies que les joueurs de flûte attachaient à leurs lèvres.

xXafYVj» bruit perçant (?).

(*) J. J. Ampère, Histoire littéraire de la France, t. I, p. in5 et suiv. — Voyez encore le traité de Henri Etienne De la conformité du langage français avec le grec t et le discours de M. Charpentier sur cette question : A laquelle des deux littératures grecque ou latine la littérature française est-elle la plus redevable?

(**) Voyez le tôme III de l'excellente Statistique des Bouches-du-Rhône, publiée par le comte de Villeneuve.

(*•*) Le mot provençal vient plutôt de baltux, emprunte comme p&Xexa à l'a

(***") Comparez l'italien cantone.

Corpou,

Coucoumar,

Cou/o,

Courons,

Dardailloun. Destraou,

Eissaougo, Escaoumé,

Escaravas, Esco,

Esparmar, Esparrar, Esquifoit, Estelos,

Fanaou, Fanous, Fenat, Fregir,

Gabi,

Gamalo,

Ganchou,

Gangui,

Gaudre,

Gaongno,

Gaoutos ,

Gazan,

Gtbous,

Gip,

Gobi,

Goï,

Gouargo,

Imou,

Jarret,

Labech,

Labre,

Lan,

Un;

Leou,

Madrago, Hagagno, Mastro, Matou,

grèce

fond du filet; dernière chambre de la madrague;

vase pour le feu ;

corbeille; cabas;

joli; beau;

ardillon ; haclie;

sorte de filet ; cheville pour attacher

les rames; escarbot ; amadou ;

enduire de suif; glisser ;

petite barque ; éclat de bois ;

fanal ;

magnifique; mauvais sujet; frire;

hune ;

auge des maçons ; croc;

sorte de filet; torrent ;

ouïes des poissons;

joues ;

gain;

bossu ;

plâtre;

goujon; oiteux ; égout; canal;

humide ;

sorte de poisson;

vent du sud; loup marin; éclair ;

vent favorable;

GRÈCE

madrague; fourberie, ruse; pétrin ;

fou, imbécile ;

xôXrco;, .sinus, enfoncement.

xovxofytov, sorte de vase pour le feu.

xoùço;, léger.

xoùdoç, jeune garçon.

àpSiç , pointe.

Se^rpaXiov, même scds (voy. du Cange).

iiaiyoi, conduire dans, introduire.

oxa/ |xô;, môme sens.

xàpaêo;, axàpaêoç, même sens.

Gaxa (basse grécité) , tout objet servant à allumer

le feu (fovies).

a<p4X).o(juxt, ê<Kpa),|jLat, glisser.

<rfo)^o(i.at, trébucher.

(jxâçT), esquif.

oréXexoç, bûche.

çavoç, lanterne, falot, çavtûô;, apparent, illustre.

<pevaç, imposteur, fourbe, etc.

çpÛYw, griller, frire, rôtir (lat. frigere). G.

Y<i6tç, lieu élevé (hébreu et phénicien) (*). yaêaOôv, objet creux ; plat, écuelle, etc. YafinJ/ôç, recourbé.

ya.yyani.ri, môme sens (Hésycllius). Xctpaâfxx, même sens.

Xaùvo;, mou, sans consistance (?).

Yvôôoç, joues, mâchoires.

yàÇa (**), trésor.

v66;, même sens (lat. gibbosus).

yvtyoç, même sens, xwêioç, même sens.

yviô$, poét., même sens.

YopY^pa, aqueduc, canal souterrain.

lx[wûo;, IxfiaXéoç, même sens.

lépa?, espèce de poisson.

Xty, Xt6oç, vent d'Afrique (mot d'origine orient.;. XdtépaÇ, môme sens.

Xà|x^'.;, éclat.

Xapô;, doux, agréable.

eiÀÊÔç, iXeôî, maladie intestinale (?).

[Aûtvôpa, parc ; âyta, amener (dans).

jiaYT^ov, prestige, tour de passe-passe.

(jÂxTpa, môme sens, (iàtaio;, vain, sot, insensé.

vâvoç, même sens.

(*) L'étymologie de ce mot est contestée; du Cange dérive le mot de la basse lalinilé ffabia, l'italien gabbia et l'allemand kàfig, du latin cavea. Ce qu'il y a de certain, c'est que la forme primitive de la hune se rapprochait de celle d'une cage, et qu'aujourd'hui eucore les matelots qui se tiennent dans les hunes sont appelés gabiers.

(**) Mol emprunté par les Grecs aux Persans.

ioo

Nougat, OustaoUj

Pouaïré,

Priait,

Prueisso,

Pagagé, Ruguo, Rajar, Paiel Riou, Rusquo,

Saaumo,

Sardino,

Sengounairé,

Sepoun,

Soulomi,

Souquet,

Strancinar,

Snpioun,

Tarabusteri,

Teso,

Thité,

Tian,

Tiblo,

TineouJ

Toouteno,

Tourna,

Tron,

Veil, Zoubar,

GRÈCE

nougat ;

maison ;

seau ;

iirésure; bute;

gouffre, abime; marc de raisin ; couler ; ruisseau ; tan;

âncsse ;

sardine ; sorte de lilet ; billot;

chant languissant; bonne mesure; se consumer ; petite sèche;

importun; allée d'arbres ; poupée;

grand vase de terre ; truelle ; bas fonds ; calmar, sèche; fromage mou ; tonnerre

œil;

L'UNIVERS

GRECE

frapper;

Indépendamment de ces mots , dont l'étymologie est plus ou moins certaine, tous les usages et les procédés relatifs à l'agriculture, à l'industrie et au commerce, ont conservé leurs noms grecs.

Un certain nombre d'exclamations grec-

Sies subsistent encore. Telle est l'examation arri , dont les paysans se servent pour exciter leurs ânes , et répondant au grec <*P>>, dont, au témoignage d'Hésychius , les chasseurs faisaient usage pour exciter leurs chiens, et les rameurs pour s'animer au travail. A Marseille, pour exciter un cheval de main , on dit encore : hep f hep , qui vient probablement de ??nro<;. Les matelots de Marseille disent pour s'exciter à la manœuvre : à la sotja lesso, ce qui n'est peut être autre chose que les mots grecs àX).i tov à)i;o>, je me soucierai bien de toi! Enfin, le chant Sono-nono,

vtiyaXa, friandises.

ê<rria, foyer domestique.

iwrrpiov, vase, abreuvoir.

7tpi<ko, TtpCa), coaguler, serrer.

7tpv)is; (poét.), fantassins, nombreux.

^aya;, fente, crevasse.

^ayo;, grain de raisin.

£a£vd>, arroser, mouiller.

06oç (ion.), cours d'eau (lat. riras).

0oû;, sumac.

<jou{i(xapiov (basse gr.), bête de somme (lat. sum-

maAum, ital. somaro).

<xôp&x, aap&vYî, même sens, aayr.vif], seine, grand filet.

axT,TOQvtov, bùlon d'appui (?) lÛspQCp chant lamentable.

dTixwTÔ;, pesé.

<jTpatYYttKi>» tourmenter, persécuter.

<rv7«ôiov, sepiola,

Tapàwa), troubler ; ou tâpêo;, Tap€<xjvvr), effroi.

Tdwtc, tension.

tutGoç, petit, jeune.

ôvieîa, mortier.

TpuêXtov, plat, assiette.

6(v, ôtvo;, amas de sable et de vase.

Teuôîç, même sens.

-ou.';;, fraction, section.

ppovTy], même sens (avec raétathèse).

tXXo; (ion.), même sens, z.

CTo6c'w, remuer, pousser, chasser devant soi

avec lequel les nourrices marseillaises endorment leurs enfants , répond au

grec vûwtov, qui , selon Hésychius , avait la même signification.

Voici en outre un choix de mots grecs conservés dans le française) :

Amphigouri, àu.91, autour; yvpoç, cercle. Artimon, àpréfjiwv, même sens.

Bourse, pûpaa, cuir.

(*) IN'ous n'avons compris dans cette liste aucun mot grec transmis au français par l'intermédiaire du latin, non plus qu'aucun de ceux qui appartiennent soit à la religion, soit à la grammaire, soit aux sciences eu général et aux arts; car les premiers ne sont pas dus aux rapports des Gaulois avec In Grèce, et les seconds, que nous avons empruntés à l'idiome hellénique à mesure que le besoin d'étendre la nomenclature scientifique se faisait sentir, sont encore moins le résultat d'une transmission directe et immédiate.

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