GRENADE
vrage ameuta contre Grégoire tout le parti jésuitique; Discours pour l'ouverture du concile national, 1801 ; Apologie de B. de Las Cases , 1 802 ; De la littérature des nègres, 1808 ; De la domesticité chez les peuples anciens et modernes , 1814 ; Histoire des sectes religieuses , depuis le commencement du siècle dernier jusqu'à l'époque actuelle, dans les quatre parties du monde, 1814 , 2 vol. ; De la constitution française faite par le sénat, 1814; Homélie du citoyen cardinal Chiaramonti, évéque d'tmola (Pie VII), Paris, 1814, 3e édit. ; De la traite et de l'esclavage des noirs et des blancs , par un ami des hommes de toutes les couleurs , 1815; .Recherches historiques sur les congrégations hospitalières des frères pontifes ou constructeurs de ponts, 1818; Manuel de piété à Cusage des noirs et des gens de couleur, 1818 ; Deux lettres aux électeurs du département de l'Isère, 1819-1820; De l'influence du christianisme sur la condition des femmes, 1821 ; Observations critiques sur l'ouvrage de M. de Maistre, de i église gallicane, etc. , 1821 ; Des catéchismes qui recommandent et prescrivent le payement de la dime , l'obéissance aux seigneurs de paroisse, etc., 1821; Des peines infamantes à infliger aux négriers, Paris, 1822; Considérations sur le mariage et sur le divorce, adressées aux citoyens d'Haïti , Paris , 1823 ; De la liberté de conscience et de culte à Haiti , Paris , 1824; Essai sur la solidarité littéraire entre les savants de tous /es pays, Paris, 1824; l'Histoire des conjesseurs des empereurs , des 7-ois , Paris, 1824; De la. noblesse de la peau, Paris 1826 ; Histoire des mariages des prêtres en France, Paris, 1820; Considérations sur la liste civile, Paris, 1830. Dans le courant de Tannée 1827 , le gouvernement du Port-au Prince a fait imprimer une épître que Grégoire avait adressée à la république haïtienne, à la date du 6 octobre 1826; on y retrouve toute la sollicitude de cet infatigable philanthrope pour la race africaine et pour les destinées d'un peuple qu'il a vu naître à la liberté.
Grégorien (caleudrier). Voyez Ca-
LBNDRIBR.
Grégorien (Chant). Voy. Chant.
Greinonville , seigneurie de Normandie, érigée en marquisat par lettres du mois de décembre 1695, en faveur de Nicolas Bretel, seigneur de Greinonville. Cette localité tait aujourd'hui partie du département de la Seine-Inférieure, arrondissement d'Yvetot.
Grenade (prise et combat de l'Ile de la). — « La prise de l'île Saint-Vincent ne tarda pas à être suivie d'une conquête beaucoup plus importante , celle de la Grenade. Le comte d'Estaing, après avoir réuni à son armée navale l'escadre du chevalier de la Motte-Piquet, appareilla du Fort-Royal delà Martinique avec 25 vaisseaux, et parut, le 2 juillet 1779 , au matin , à la vue de la Grenade. Il mouilla le soir devant Panse Molenier, et mit de suite à terre 1,300 hommes, qui occupèrent les hauteurs voisines.
« La journée du 3 fut employée à examiner les positions de l'ennemi et à concerter le plan d'attaque. D'Estaing, à la tête des grenadiers, fit une marche très-longue pour tourner le môle de l'hôpital , où les Anglais avaient réuni leurs richesses et leurs forces. Après cette reconnaissance, il commence l'attaque dans la nuit du 3 au 4, saute un des premiers dans les retranchements anglais, se porte avec rapiditéau sommet du iMorne, et s'en empare de vive force. Il y trouva 4 pièces de 24 , et en fit tourner une , au point du jour, contre le fort dans lequel s'était retiré le gouverneur. Ainsi menacé d'être foudrové à chaque instant par une artillerie qui dominait le lieu de sa retraite, lord Macartney fut obligé de se rendre, deux heures* après, à discrétion.
«On fit 700 prisonniers, et Ton prit sur les ennemis 3 drapeaux, 102 pièces de canon et 16 mortiers (*). »
Le lendemain/!' Estaing reçut l'avis de l'api roche de l'armée navaleanglaise ; le vent ne lui permettant pas de sortira sa rencontre, il rappela au mouillage ceux de ses vaisseaux que la mauvaise qualité du fond de l'anse Molenier avait fait derader et s'étendre jusque dans la baie. En même temps , il envoya quelques
(*) Annales maritimes et coloniales, par M. Bajot, t. II, p. ao4.
GREVADE FRANCE.