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ERS. GUIGNOLS

possédait le droit de battre monnaie.

Les Adhémar de Montélimart, qui étaient déjà maîtres de ce droit en 1 164, furent autorisés, en 1346, par l'empereur Charles IV, à frapper des pièces d'or et d'argent. Malgré ces privilèges, on n'a encore pu retrouver de nos jours aucune monnaie marquée au nom de cette ville.

Grignols , seigneurie en Périgord, possédée dès le douzième siècle par les comtes souverains de Périgora. Bozon ///, qui régna seul sur le Périgord, en 1159, fut surnommé de Grignols, parce qu'il avait été apanagé de cette seigneurie avant de succéder à Hélie- Rudel, son neveu. C'est de ce Bozon III, surnommé de Grignols, comte souverain de Périgord, que descendent :

1° Les comtes souverains de Périgord, dont les derniers^ du nom d'Arcbambaud, furent si célèbres et si malheureux;

T La deuxième branche, dite de Grignols, dont le fondateur est Hélie- Talleyrandj premier du nom de cette branche, petit-fils de ce Bozon III, le-

?[uel assista avec celui-ci à la donation aite, en 1199, à l'abbaye de Chancelade.

Cette seconde branche reçut en partage, pour son apanage, cette châtellenie de Grignols , de la part d'.^/rchambaud II, comte régnant de Périgord, par un pacte de famille consenti, en 1245, entre lui et Bozon-Tallejrand, fils de Helie-Talleyrand, premier du nom.

Ce même pacte de famille , cette même cession furent renouvelés, en 1277, entre Archambaud III, comte souverain de Périgord, et son cousin, Hélie-Talleijrand, deuxième du nom, chef de cette seconde branche. Il est exprimé dans cet acte que « les sires « ne Grignols se trouveront affranchis « de l'hommage envers les comtes de « Périgord, leurs aînés, et cette terre « entra dès lors dans la mouvance im- « médiate des rois de France. »

Cet Hélie-Talleyrand II, sire de Grignols, épousa Agnès, héritière d'Olivier, seigneur de Chalais, et c'est depuis cette époque que la seigneurie, puis principauté de Chalais, est entrée dans cette branche.

GRIMAUD FRANCE. GRIMH

Raymond-Talleyrand, fils de Hélie- Talleyrand II, transigea, en 1326, avec les gentilshommes ses vassaux, dans Grignols, comme haut justicier de cette terre, ainsi que l'avaient été, suivant les pactes de 1245 et 1277, Hélie son père, Bozon son aïeul, et Hélie son bisaïeul, en 1199.

Hélie-Talleyrand, troisième du nom, sire de Grignols , prince de Chalais, chambellan du roi Charles VI, s'entremit en 1393, pour faire cesser les hostilités qu'Archambaud V, son cousin, comte de Périgord , exerçait contre la ville de Périgueux, dont le roi soutenait les intérêts, et dont il s'était déclaré le protecteur. Il testa en 1400.

Jusqu'ici, nous avons suivi pns à pas tous les personnages des deux branches ; mais, arrivés à l'an 1399, la branche aînée, celle des comtes souverains de Périgord, va cesser de régner, et ne doit plus être comprise dans la série des grands vassaux de In couronne.

Pourquoi les Talleyrandde la deuxième branche, c'est-à-dire celle de Grignols, n'ont-ils pas été mis ak>rs en possession du comté de Périgord ?

C'est que le duc d'Orléans, frère de Charles VI, convoitait la possession de cette province, et qu'il mit tout en œuvre, perfidies, sollicitations, argent, etc., pour en obtenir la cession; ce qui eut heu en 1399 : alors les malheureux Archambaud furent dépossédés, dépouillés t*t obligés de se retirer en terre étrangère. Le dernier d'entre eux mourut sans postérité en 1425.

Au moins la branche cadette put conserver la seigneurie de Grignols, qui n'a jamais cessé de former le noyau des propriétés de cette branche, et que Daniel de Talleyrand parvint à faire ériger en comté par Louis XIII, eh ici 3.

A cette seigneurie de Grignols, apanage de la branche cadette, celle-ci a ajouté la seigneurie de Chalais, qui lui advint par mariage vers la fin du treizième siècle, et qui fut considérée depuis comme principauté.

Grignols est situé dans le département de la Dordogne, arrondissement de Périgueux.

Ghimaud, ville de Provence, qui portait d'abord le titre de baronnie , et

fut, en 1657, érigée en marquisat en faveur d'Esprit A lard , grand maréchal des logis de la maison du roi. Cette ville fait aujourd'hui partie du département du Var, arrondissement de Draguignan.

Grimm ( Frédéric-Melehior , baron de), dont le nom se rattache intimement à l'histoire de notre littérature et de notre philosophie du dix-huitième siècle, naquit à Ratisbonne, le 26 décembre 1723, de parents pauvres, qui lui firent donner une bonne éducation.

Il vint à Paris, tout jeune, comme gouverneur des enfants du duc de Sehomberg; plus tard, il devint lecteur du prince de Gotha. Ce fut à cette époque qu'il se lia avec J. J. Rousseau; et Grimm , qui n'était auparavant qu'un petit cuistre en très -mince équipage (Confess. de J. J.), fut présente par lui à madame d'Épinay et à toute la société des philosophes, à Diderot, Helvétius, d'Alembert , au baron d'Holbach, etc. Il sut profiter du crédit alors très-puissant de cette coterie pour se lancer dans le grand monde. Les succès qu'il y obtint par son esprit , par quelques brochures littéraires, et par sa galanterie avec les femmes, lui donnèrent un ton arrogant et avantageux, et lui firent oublier ce qu'il devait à Rousseau ; ingratitude dont celui-ci se plaint amèrement dans ses Confessions ( voy.

liv. 8 et '9). Grimm supplanta même le philosophe auprès de madame d'Épinay, dont il fit sa maîtresse. Il était plein de morgue et de causticité, et poussait à un tel point le soin de sa toilette, qu'il remplissait de céruse les creux de son visage. Aussi le surnommait-on Tyran le Blanc, double allusion à ses défauts et à son ridicule.

Après la mort du comte de Frièse , qui l'avait pris pour secrétaire, avec de tresbeaux appointements, il obtint la place de secrétaire des commandements du duc d'Orléans. La littérature française jouissait, à cette époque, d'une haute faveur dans les cours du Nord ; et les souverains, auxquels la révolution devait bientôt donner de plus graves soucis, s'enquéraient de tous les petits événements qui survenaient à Paris dans la république des lettres. Des correspondants satisfaisaient leur curiosité.

Grimm, aidé par Diderot, auquel il resta

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