‹ FranceChapitre 91 sur 378 · NOMS · texte numérisé non relu

NOMS

des ministres et secrétaires d'État.

Comte Gérard, ministre secrétaire d'État de la guerre Le maréchal Soult, ministre secrétaire d'État de la

Le présidenfdu conseil remplit l'intérim

Sébastian!, lieutenant général (par intérim)

Le ministre <le la marine (par intérim)

Sébastian! (par intérim)

Rigny, vice-amiral (|>:ir intérim)

Souli reprend le [tortefcuille ,

Le comte Gérard, ministre secrétaire d'État de la guerre et président

du conseil des ministres

Le vice-amiral de Rigny, ministre des affaires étrangères, est chargé par

intérim du portefeuille de la guerre

Le lieutenant général baron Bernard

Le maréchal Mortier, ministre secrétaire d'État de la guerre et président

du conseil des ministres

Le vice-amiral de Rigny, ministre sans portefeuille, est chargé par intérim des fonctions de ministre de la guerre

Le maréchal Maison, ministre secrétaire d'État de la guerre

Ko.samcl, vice-amiral (par intérim)

Baron Bernard, lieutenant général

Despans-Cubières, lieutenant général

Schneider, lieutenant général

Despans-Cubières

Le maréchal Soult....

■taUTtSI nifticTHuis db l'apmihistkation ds la avim.

Comte Dejean

Comte de Cessac (Lacuée) •

Comte Daru

DATE de la sortie du ministère.

16 nov. i83o.

a8 juillet i83a.

a4 nov. i83i.

5 juillet i83a.

18 juillet t85a.

i4 août i833. a5 août i833

19 juillet i834.

29 oct. i834.

to 18 nov.

ia mars

30 avril 6 sept.

19 sept.

31 mars

ia mai 1839.

1" mars 1840.

39 nov. 1840.

a janv. 18m.

19 nov. 181 3.

3o mars 1814.

Guerre cardinale. « Le cardinal de Lorraine possédait, à titre d'administrateur, le temporel de l'évêché de Metz, et, en 1565, il avait dans ce pays, à la téte de ses recettes et de ses affaires, un Espagnol nommé Salcède, en qui il avait pleine conûance. Comme ses terres ecclésiastiques n'étaient pas respectées par les maraudeurs allemands, quoiqu'elles fussent munies de sauvegardes de France, le cardinal en demanda à l'Empereur; il les obtint, et voulut les faire publier. Salcède, qui ne manquait pas d'ambition, croyant avoir trouvé la plus belle occasion de se faire valoir, renvoie au cardinal son argent, ses papiers , renonce aux droits qu'il tenait du prélat, s'intitule hautement commandant pour le roi dans ce pays , et, en cette qualité, défend de publier les sauvegardes d'un souverain étranger. Le cardinal, piqué, lève des troupes pour réduire Salcède, emprunte du canon au duc de Lorraine, et met le siège devant le château de Vie, où Salcède avait renfermé ses effets les plus piécieux; ils furent pris et pillés. Celte affaire vint à la cour. Quoiqu'on ne fût pas mécontent de la fermeté de Salcède,

on lui donna ordre de mettre bas les armes ; mais on ne le blftraa pas d'avoir empêché la publication des sauvegardes, qui furent supprimées. Voilà ce qu'on appelle la guerre cardinale, qui ut, dans le temps, un si grand bruit, que les calvinistes voulurent faire passer pour une révolte ouverte contre le roi, et qui n'était au fond de la part de Salcède qu'une bravade, et de la part du cardinal une pique de point d'honneur. La cour n'y vit rien de dangereux ; elle n'en montra pas la moindre inquiétude, tout occupée qu'elle était des plaisirs qu'occasionnait à Rayonne l'entrevue du roi et d'Elisabeth d'Espagne, sa sœur (*). »

Guerre d'Allemagne, de 1702 à 1707, et pendant 1713. Par suite de l'intronisation de Philippe V en Espagne , la France , que le traité de Ryswick (1G97) avait réconciliée avec les principales puissances de l'Europe, eut bientôt à lutter contre une nouvelle ligue européenne. Néanmoins, outre l'électeur de Bavière, et sou frère, l'électeur de Cologne, qui, pendant

(*) Anquetil, Esprit de la ligue , 1. 1 , p. 174.

toute la guerre de la succession , restèrent l'un et l'autre nos alliés, l'Angleterre et la Hollande reconnurent d'abord Philippe V; le Portugal même fit alliance avec l'Espagne; enlin , taudis que les autres puissances demeuraient neutres, seul l'empereur Léopold protesta. Les droits de la nature étaient cependant pour la maison de France.

L,a maison impériale ne comptait parmi ses titres que le nom d'Autriche , le sang de Maximilien, de qui Léopold et Charles II étaient issus , et les renonciations authentiques de Louis XIII et de Louis XIV au trône d'Espagne : encore ces deux princes n'y avaient-ils renoncé que pour eux et pour l'aîné de leur race. Au reste, que Léopold se regardât réellement comme lésé dans ses droits, ou qu'il fût simplement déçu dans ses espérances, il recourut bientôt à la voie des armes.

Les hostilités commencèrent au printemps de l'année 1701; mais, comme l'Empereur en était encore réduit à ses propres forces, elles n'eurent d'abord que l'Italie pour théâtre. Les années suivantes, au contraire, lorsque, d'une part, Guillaume III , courroucé de voir Louis XIV continuer le titre de roi au fils de Jacques II qui venait de mourir, eut fomenté l'alliance, si funeste aux Français, de l'Autriche avec l'Angleterre,* la Hollande et le Danemark ; lorsque, d'antre part, la presque totalité du corps germanique se fut prononcée pour Léopold, la guerre, indépendamment de l'Italie, embrasa et la Flandre, et l'Espagne, et l'Allemagne. — Pour satisfaire au titre de cet article, c'est en Allemagne seulement que nous allons accompagner nos troupes.

D'après le conseil Je Marlborough , les Impériaux y ouvrirent la campagne de 1702 par le* siège de Kayserswerth.

Cette place, située dans l'électorat de Cologne , fut investie vers le 20 avril , et se rendit après cinquante -quatre jours de tranchée ouverte, malgré le voisinage de Catinat qui commandait une armée française sur le Rhin. Le 11 septembre, quoique Catinat occupât Strasbourg, la forte place de Landau ouvrit ses portes à l'ennemi. Elle avait été vaillamment défendue, quatre mois durant, par Melac. Après cette con-

quête, les troupes impériales, qui avaient pour elles les avantages du nombre, du terrain et d'un heureux commencement de campagne, firent de rapides progrès.

Conduites par le prince de Bade, elles marchèrent à grandes journées vers les montagnes du Brisgau , voisines de la forêt Noire, qui séparait l'armée française de l'armée bavaroise. Le duc de Bavière opérait à cette époque en Souabe. C'était pour l'empêcher de se réunir aux Français que Louis de Bade s'avançait en toute hâte. Catinat, dans sa circonspection, n'entrevoyait pas de chances assez probables de succès pour se hasarder à un engagement avec le prince. Le moindre revers eût en effet perdu l'armée française sans ressource, et ouvert l'Alsace à l'ennemi. Mais un homme encore presque inconnu, un homme à qui seul plus tard la France dut de ne pas succomber aux blessures profondes que lui portèrent Marlborough et Eugène, Villars, qui venait à la tête d'un détachement de l'armée de Flandre renforcer Catinat , et qui déjà s'était emparé de Neubourg, osa ce que le maréchal n'osait. Après en avoir obtenu permission de la cour, il marcha aux Impériaux, les attaqua le 14 octobre près de Friedliugen, et, malgré son infériorité numérique, remporta la victoire de ce nom. — La même année, le comte de Tallard , qui commandait un corps détaché sur le Bas-Rhin, termina la campagne par la prise de Trêves et de Traerbach (25 oct.,7 nov.).

La campagne de 1703, dont la défection du duc de Savoie et du roi de Portugal marqua l'ouverture, ne fut complètement neureuse pour Louis XIV et ses alliés qu'en Allemagne. Villars, après avoir pris Offembourg et Rastadt, chassa les Impériaux de toutes les redoutes qu'ils occupaient sur la Kintzig, s'empara, le 9 mars, du fort de Kehl , puis , traversant la forêt Noire , il joignit enfin, le 12 mai, avec ses troupes victorieuses, le duc de Bavière à Dutlingen. Il se trouva vainqueur aussi de son côté, et maître de Ratisbonne. Villars resta en observation devant le prince de Bade; le duc, cependant, marcha contre le Tyrol. Il devait , par la conquête de cette province, mettre la Bavière en communication avec le Mi-

Page 1