POPULATION
D'après le dernier recensement officiel, elle est de 265,535 bab. et fournit annuellement à l'armée 603 jcuues soldats.
Le mouvement en 1830 a été de,
Mariages , : . , 1,765
Naissances. Masculine. Féminins.
Enfants légitimes. 3,821 — 3,473),-,. - MK
Mteroi... 1164 W I Total 7«825
Décès. 3,031 — 3,131 Total 6,162
GAXLP* KATIQ VA** Le nombre des citoyens inscrits est de 51,041 , Dont : 7,904 contrôle de réserve.
43,047 contrôle de service ordinaire.
Cas derniers sont répartis ainsi qu'il suit : 41,431 infanterie.
251 cavalerie.
439 artillerie.
1,116 sapeurs*pompiert.
On en compte : armés, 14,431 ; équipes, 6,195; habillés, 16,164. 19,430 sont susceptibles d'être mobilisés. ,
Ainsi , sur 1,000 individus de la population générale, 190 sent inscrits au registre matricule, et 73 dans ce nombre sont mobilisables; sur lllD individu! inscrits sur le registre matricule, 94 sont soumis au service ordinaire, et 16 appartiennent à la réserva. - Les arsenaux de l'État ont délivre à la garde nationale 19,019 fusils, 501 mousquetons, 13 canons* et un atsex grand nombre de pistolets, sabres,- ero.
Le département e»pajé*àl'ÉUt (1831) ; -\t
Contributions directes , 3,810,42$ f. 65 0>
Enregistrement , timbre et domaines, «... 1,235,905 71
Douanes et sels , , , 334,035 U
Boissons, droits divers, tafeaes et poudres. . 1,7)9,189 80
l'oates % 263,314 36
Produit 4fi» coupes de bois 345,033 J?
Loterie ...,.....'.,. 41,183 9Q
Prqdpits di?cra, . .,,,,. l 133,131 69
Total. ...... . 7,610,603 FEU.
Il a reçu du trésor 13,203,463 f. 79 c, dans lesquels figurent ;
La dette publique et les dotations, pour. „ . 1,266,484 f. 73 4.
Les dépenses du ministère de Injustice. . , . 228,653 7Q
de l'instruction publique et de» cultes. 473>?81 70
de l'intérieur. ... t ..'....,, t , 808 p5
dû commerce et des travaux publics,; . 1,661,659 04
de la guerre ..." 7,661,758 85
de la marine. ...... t , 325 50
des finances :.,..... 125,877 94
Les frais de régie et de perception des impôts. 1,509,219 83
Bémboursem., restitut., non-valeurs et primes. 236,395 55
, , Total -, .... 13,293,463 f.797.
. Ces deifx sommes totales de paiements et de recettes représentant,^ peude variations près., le mouvement annuel des imputa et des recettes,, le département , favoFisp paç sa situation frontière, reçoit de l'État 5,592,770 fr. dfi clos qu'il ne paie. -r- Cette somme provient des dépendes du ministère de la guerre.
BÉMWSES BÉPARVnfMs*?YAUE9«
Elles s'élèvent <1831) a 358,216 fr. 70 cent. Sa vont : Déf>. fixes : traitements , abonnem., etc. 81*>56 f • 57 C Dép. vanmèle* : loyers j réparations , encouragements , secours , etc. ..... 376*656 13
Dans cette dernière somme figurent pour
55,550 f. » c. les pr sons départementales, 80,000 ■» lés enfants' trouvés. Les secours accordés par l'État pour grêle , Incendie, épizootie, etc., sont dé. ..,'.'• « 30,736 » Les fonds consacrés nu cadastre s'élèvent à. . . 64,531 33 Les dépenses des cours et tribunaux sont de , 195,857 97 Les frais dé justice avancés par l'État de. . . , t 30,111 40
BBsTBir&TAIB AOAIOO&B.
Sur une superficie de 519,223 hectares, Ut' départ, en compte s 150,000 m» en culture, 77,000 prairies.
124,981 forêts.
8,500 vignes.
96,000 landes et vaines pâtures.
7,6€0 marais , étangs,' lacs, etc.
Le revenu territorial est évalué à 13,006^)06 francs. Le département renferme environ 30,000 chevaux, 800 ânes, 150 mulets, 130,000 bétes à cornes (race bovine,, 12,000 chèvres, 80,000 porcs, 100,000 montons.
Les troupeaux de bétes à laine en fournissent chaque annee environ 150,000 kilogrammes.
Le produit annuel du sol est d'environ , En céréales et parmentîères. 773,000 hectolitres.
En avoines 500,000 id.
En vins 147,000 id.
En bière 10,000 id.
En fromages 2,500,000 kil.
Le département ne produit pas la quantité de céréales néceM sabre*, à ta consommation. — Les vins qu'on j récolte sont lé^
gers et peu spiritueux. — L'agriculture y est encore fort arriérée. — L'usage des jachères y est en vigueur, et chaque année près du tiers des terres propres à la culture restent improductive». — Les prairies sont nombreuses; il y^a pour elles un système d'irrigation bien entendu dans l'arrondissement de Montbéliard. — Les arbres fruitiers sont multipliés dans les plaines et donnent de bons fruits. — On cultive le lin et le chanvre pour les besoins de la consommation locale, et quelques plantes oléagineuses, telles que la navette , le colza et le gros pavot. — On fait aussi de l'huile avec les noix et les faines du hêtre.
L'élève des chevaux , l'engrais des porcs et des bétes à cornes offrent une ressource lucrative aux habitants des campagnes.
Fromageries. — La fabrication des fromages (façon Gruyère) est une des branches intéressantes de l'industrie agricole du dé* parlement. Les meilleurs fromages et les beurres de qualités supérieures sont ceux fabriqués dans l'arrondissement de Pontarlier. «— On nomme fruitières, dans le pays, les fabriques de fromages; on en distingue de deux sortes : les grosses granges, appartenant à des propriétaires particuliers qui y tiennent 40 à 60 vaches , où l'on fait 7 à 8 milliers de fromages dans l'été , et les fruitières d'association , dans les villages , où certain nombre de cultivateurs se réunissent pour mettre en commun le lait des vaches de leurs étables , et faire du fromage chacun en proportion du lait qu'il fournit. Dans un grand nombre de communes on loue une maison à frais communs pour la fabrication du fromage ; dans d'autres , et surtout dans la moyenne montagne , chaque sociétaire fabrique le fromage à son tour. Les associés prennent presque toujours un grarin ou fromager à leurs gages , et celui-ci se charge de la réception du lait et de toutes les opérations de la fruitière. — Il reçoit le lait des associés deux fois par jour, et marque les quantités reçues sur une taille double , particulière à chacun d'eux. Laquantité de lait varie suivant la saison plus ou moins favorable ; les pluies , les froids , la sécheresse et la qualité des herbes et des fourrages influent tellement sur le bétail , que d'une année à une autre les produits sont très différents avec la même quantité de vaches. — Ce n'est que vers la fin d'avril que les fruitières d'association commencent à entrer en activité , et c'est un mois , six semaines plus tard , que les propriétaires des fruitières particulières conduisent leurs vaches dans les chalets des montagnes. — • Le nombre des fruitières dépasse 600, il y en a dans toutes les communes un peu populeuses.— On évalue leur produit moyen annuel à 2,500,000 kil. de fromages, d'une valeur de 1,650,000 fr., et à 260,000 kil. de beurre , valant 260,000 fr.
IH1HJ8TBXB OOMMZBCIAU.
Le département est plus agricole que manufacturier , néanmoins depuis quelques années , l'industrie y a fait de grands progrès. — Son commerce consiste principalement dans la vente et l'exportation de ses fers forgés, fils-de-fer, tôles laminées, fers Hoirs, fers-blancs, fonte de fer, etc.; dans l'exportation des nombreux produits de son horlogerie , de ses bonneteries , de ses filatures de coton , et des produits annuels et toujours croissants de ses fromageries ; dans la vente des jeunes sujets de la race chevaline comtoise, et des bœufs gras élevés dans les montagnes; dans celle des cuirs tannés, de longues pièces de bois de sapin, propres aux constructions , et enfin dans l'exportation de quelques excédants de ses produits territoriaux.
L'importation fournit à la consommation, outre les denrées coloniales , des blés , des vins et des eaux-de-vic du midi de la France , de la houille , des cuivres , des aciers , de la garance , du riz, de l'huile, de la marée, des cuirs verts, des farines, des draps en laine , de la chapellerie , des toiles , cotonnes , mousselines, épiceries, drogueries, etc. Besancon est le point ceutral du commerce départemental, cette ville deviendra daus peu d'années , par le mouvement du canal du Rhône au Rhin , une des importantes places commerciales de France.
Horlogerie. — L'horlogerie est la branche importante do l'industrie de Besançon, elle occupe 2,000 ouvriers, presque tous travaillant isolément , pour des établisseurs en grand , ou pour des comptoirs d'horlogerie. — La manufacture de cette ville est encore loin d'avoir atteint le degré de prospérité qu'elle est susceptible d'acquérir : elle n'en est pas encore arrivée à pouvoir contrebalancer les fabriques étrangères , et à délivrer la France du tribut qu'elle leur paie. Elle fait cepeudant des euvois considérables en Amérique , en Afrique , et jusque dans la Chine. — Les montres envoyées en Chine, sont placées ensemble deux par deux, dans des écrius ou étuis élégants ; un chinois achète toujours les deux montres ainsi disposées , et porte avec lui récrin qui les renferme. Les fabriques de Besançon livrent annucllemeut au commerce 60,000 montres. — Les autres fabriques du département disséminées dans six localités différentes, produisent 4,000 montres finies, 60,000 ébauches de montres, 15,000 mouvements de pendules, 2,000 petites pièces, et 80,000 outils d'horlogerie.
Fer. — Les usines qui, dans le département, au nombre de
20 , s'occupent de la fonte et de la fabrication do fer , prodnisenx annuellement 1,700,000 kil. de fonte, 7,030,000 kiL de fer, 2,400,000 kil. de fil-de-fer, 150,000 kil. de pointes , 640,000 kiL de tôle, et 80,000 caisses de fer-blanc. — Les plus importatames sont celles de Beure , de Lods , de Chatillon et d* Andinconrt. Cette dernière, une des pins belles de France, produit à elle acele 5,000,000 kil. de fer coulé et forgé , indépendamment de la tfile et des caisses de fer-blanc qu'elle fabrique. — On remarque à Besançon la fabrique de barres de fer rond , creux et ▼enâssé . de MM. Gandillot et Roy, dont les produits ont tant d'ap utiles pour meubles, croisées, rampes d'escaliers , bancs de dins , échelles, etc.
Acieji. — Les fabriques d'acier an nombre de 9, prodûeat annuellement 120,000 lames de scie, 5,000 bases, et 39,589 raalx.
Cuivre. — 6 établissements où l'on travaille le enivre, forçat au commerce 8,000 peignes , 70,000 kil. de enivre en plauaenes» 25,000 kil. en cilindres, pour la fabrication des toiles, et kil. d'alliage pour les cloches et les pompes à incendies.
Papeteries. — Elles sont au nombre de 7, mais i annuellement que 88,500 rames de papier de toutes t
Tanneries. — Les tanneries sont multipliées : on en 85 qui livrent annuellement an commerce, 43,000 cuirs |
Distilleries.— Les fabriques d'absinthe en prodais«.nt pins de 100,000 littfres , et les fabriques d'eau de cerises pins de TBhrrim}.
Les autres établissements industriels sont des filatures et des fabriques de tissus , des fabriques de fleurs artificielles , des chapelleries, des faïenceries, des huileries, des brasseries, etc. — La fabrique d'eaux de Scltz factices, (de Besançon) , e annuellement 600,000 bouteilles.
Récompenses industrielles. — A la dernière produits de l'industrie (1827) , le département a obtenn 2 nânaifcles d'argent, dont l'une a été accordée -à MIL Monte* de Barteransetde Velloreille(dc Chenecey), pour fUs-^U-ferJ6ie^aemer et fls-de-laiton , et l'autre , à MM. Peugeot frères, Calme et Salins (d'Herimoncourt) , pour scies, buses et resssvtr aTaeàrr.— 7 médailles de BRONZE, à MM. Mathey frères et Gnénard [à* Moncey) , pour fer en barres; Billod (de la Ferrière-sons-Jongne), Nicod (de Fin-des-Gras) , Bobillière (de la Grand'Combe) , Baverel et fils (de la Ferrière-sous-Jougue) , pour famLr; Peugeot frères, Calame et Salins (d'Herimoncourt), pour amitié avers ; Perron (de Besançon), pour un mouvement de ekromomà ira h reyf* tition, avec échappement libre de pierre dure. — Enfin , 3 mixtions honorables , à MM. Michou frères , pour calievfj excrète dans la maison de détention de Clairvaux ; Dctrey père (de Béasçon) , pour bonneterie enjil et en soie; Monret de Barterant et de Velloreillc (de Chenecey) , pour barreaux d'acier, propre à Tel'
Douanes. — La direction de Besançon a 4 bureaux j dont 3 seulement sont situés dans le département,
Les bureaux du département ont produit en 1831 : Douanes, et timbre. Sels,
Montbéliard 31,418 f. 091 f.
Morteau 19,536 211
Pontarlier 272,050 116
Total. Produit des douanes dans le départ.
TataL 3X1 M 19/V 272.147
Foires. — Le nombre des foires du département est de 299." Elles se tiennent dans 71 communes, dont 21 chefs-lieux, et tarant quelques-unes 2 à 8 jours , remplissent 311 journées.
Les foires mobiles, au nombre de 01 , occupent 60 joui m es. — Il y a 18 foires mensaires. 568 communes sont privées defcàrti.
Les articles de commerce sont les bestiaux, les cuirs, les I les fromages , les planches , le merrain , les fers , les i d'agriculture, la mercerie, la quincaillerie, la chapellerie,*
BIBUOG&êJPBZE.
La Franche- Comte" ancienne et moderne ; in-8. Paris , 1779.— Jtàufraire de la Frandte-Contté ; in-8. Besançon*, 1789. — Soirées aîsa» ciennes et franc-comtoises, par Leroy de Marnesia; in-8. Besançon. 1790.— M /moires statist du Doubs, par Jean de Bry v préfet; in- fol. Paris , an xu (1804). — Almanaeh ou annuaire stat. JuDomhe ; m»12. Besançon, 1804. — Statistique du dtp. du Doubs, par Peucaet et Chaulaire; in-4. Paris, 1809.— Histoire naturelle du dép. dm Doubs, par Girod Chartrans; 2 \ol. in-8. — Album du dessinateur framt^eamtois; in-4. Dole, 1827. — Souvenirs histor. et pitlor.de âtonfbAiard; petit in- fol. Montbéliard , 1827. — Les routes de France, par Baccarat. — Route de Paris à Besançon} in-8. Paris , 1828. — Annuaire stat. ai historiq. du dép. du Doubs, par A. Laurens ; in-12. Besançon , 1812 à 1834 ( excellent ouvrage). — Mémoires et rapports de la Société d'Agriculture et des Arts de Besançon; in-8. Besançon, 1826 à 1832. — Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France , par Charles Nodier, Taylor et de Cailleux ; 3e volume : Franche-Comte-; grand in-fol. Paru, 1829-30.
À. HUGO
On souscrit chtt DELLOYE , éditeur, place de U Bonne , roc des Fil1t»l.«Tn— ni
Paris. — Imprimerie et Fonderie de Rionoux et Comp., rue des Francs-Bourgeois-Saint-Mkhel, t.