MO
D/partements. Populal. Saper/. en Nomb.d'hab. Rapporta
kil.earr/s. parle il. carr. lapop.mojr.
Allier. .'....." 208,257 ~630007 40 ^ÔoT
Marne (Haute). . 249,827 6,228 90 80 0,66.
Loir-et-Cher. . . 285750 6,580 08 80 0,65.
Pyrénées-Orient. 167,062 4,164 48 88 8,63.
Indre 245,280 7,016 61 86 0,50.
Cher 256,050 7,616 61 84 0,57.
Landes 281,504 9.050 00 81 0,51.
Losère. . . . 140,347 6,095 48 28 0,45.
Alpes (Hantas). . 120,102 6,452 08 28 0,88.
Alpes (Basses).. . 155,886 7,295 08 21 0,34.
Aude 270,125 6,300 60 21 0,34.
Corse 105,407 9,806 10 20 6,33.
L'énorme disproportion qui existe entre le département de la Seine et les antres départements , nous engage à présenter la division de sa population par arrondissements.
Arrondissements. Populat, Superf. su Nomb.d'hab. Rapparia
kit. carrés, par kit. carr. lapop.mojr,
Paris 774,338 84 60 22,446 372,28.
S.-Denia et Sceaux. 180770 450 35 857 6,02.
Ainsi , la population de la ville (Paris) absorbe les 7 neuvièmes de la population du département.' Cette population est égale, par kilomètre carré , à 372 fois la moyenne des départements de la France. — Le surplus duelépartement ne contient que 857 individus par kilomètre carré, chiffre encore sextuple de la population moyenne du reste du pays.
IVbUVOAGS. — ILEUaiOM.
Ethnographie. — La langue française est depuis le milieu du xvx9 siècle la langue de l'Europe pour les affaire», pour la politique et pour la diplomatie. — Elle ne doit donc pas *a prépondérance , comme on le croit vulgairement , aux victoires de Louis XIV ou aux grands écrivains du xvue siècle. 11 faut même convenir que ces auteurs illustres sont encore peu connus , peu lue et surtout peu appréciés dans les pays étrangers. — Notre langue possède , sur toutes les autres langues modernes , une domination incontestée ; mai» elle doit cet avantage à ses qualités naturelles et particulière* ; de toutes les langues vi van les, c'est la plus claire à cause de la simplicité de ses formes grammaticales, et an besoin la plus énergique à cause de la pauvreté relative de son vocabulaire.
Si Ton adoptait la classification ethnographique (ou par langues) que le géographe Balbi propose, comme étant basée sur le seul trait caractéristique qui distingue véritablement un peuple d'un autre , la nation "française (d'aorès ce savant) se composerait de peuples appartenante cinq familles principales, dont quatre européennes, la Gréco-Latine, la Germanique, la Caltiqma et la basque, et une asiatique, la Sémitique,
La famille GrSeo-Latino embrasse les Français qui vivent au nord de la Loire ou immédiatement sur lu rive droite de ce fleuve; les Romans qui habitent au sud des pays occupés par les Français , et les Italiens, qui peuplent la Corse.
La famille Germanique comprend les Allemands de l'Alsace et de la Lorraine , et les Flarands du département du Nord.
La famille Celtique est composée de Bas- Bretons qui vivent dans la Bretagne occidentale.
La famille Basque ne comprend qu'un peuple peu nombreux en France où il habite les Basses-Pyrénées.
Enfin la famille S /mi /i que comprend tous les Juifs répandus dans les principales villes du royaume. (1)
(1) Cette division de M. Balbi ne nous parait pas complète. Il semble ne vouloir y comprendre que les peuples qui conservent l'usage habituel de la langue de leurs familles originaires , et néanmoins il classe , comme appartenant à la souche sémitique , les Juifs chez lesquels l'hébreu n'est plus qu'une langue morte.
Si l'on voulait faire abstraction des patois que certaines petites peuplades françaises qui ont oublié leur idiome originaire parlent aujourd'hui , il conviendrait d'ajouter :
Comme appartenant à la famille celtique, les Colliberts ou Cagots de la Vendée , qui paraissent être les descendants des anciens Agesinates Camboleetri , premiers habitants du territoire où les Pietés et les Scythes theiphaliens se sont établis par la conquête.
Comme appartenant à la famille sémitique, les Bumns de l'Ain, les Chinerots de Saône-et-Loire , les Agotaes ou Cascarotaes des Basses Pyrénées , et quelques peuplades du Yar et des Hautes- Alpes , qui sont presque certainement d'origine sarrazine.
Dans tous les cas , il y aurait lieu d'établir un famille nouvelle. — La Famille hindoue, pour les Gitanos des Pyrénées-Orientales et de l'Hérault (connus sous le nom de Bohémiens , dans le reste de la France . Cette peuplade appartient à la tribu des Sudders , chassée de l'Inde, en 1408, par les armées de Tamerlan ; elle conserve encore , dans son patois particulier , un grand nombre de mots sanskrits , bengalais et malabares.
On sait que les Bohémiens parurent , pour la première fois »
La division de la population , d'après le* langues actuellement parlées , n'est pa.a aussi facile à faire numériquement que theorivquetnent. Les documents qui pourraient servir à rétablir manquent ou apat incomplets. — Noua avons consulté tout ce qui a été ««rit, et aoas croyons pouvoir donne? , comme «rivant le aji|a pré* 4e la réalité , l'approximation au i van te : HjJaittnts parlant la langue italienne. . , f 96,006 -, — basque. . , 120,000
— — bretonne. . 1,100,000 }. 2,740,000 -é allemande». 1,150,000 -, — Oumande,.. 180,000
— la langue français» et patois divers. SMI^
Total. .... .82,500,834
Mm dans cette population d'environ trente milJiQns d'individu» indiqués comme employant habituellement la. langue française, H n'y a que ics habitants de 26 département* dont le centre est entre Tours et Blois , pava où les rois de France firent long-temps leur séjour principal, qui fassent usage du Français, purement on avec des modifications réelles sans doute , maii trop peu marquées pour donner naissance à de véritables jiattiia. Ces. départements août , sauf fos exceptions que peuvent présenter quelques cantons , la Vendée , la tairc-Inférieewe , lUcvatrYillaiee , la atajuc&e» )e Calvados, l'Orne, la Mayenne, Maine-et-Loire, Vïndr^, rindre-et'JUoire, lu Sarthe, l'Eure, la Seine- Inférieure, l'Oise, Sejne-evOise, la Seine, Eere-et-Loir, Lair-efcGher, le Cher, l'Allier, le. Loiret, Seine-et-Marne, l'Aisne, l'Yonne et le liièvrt. -w Le* autre* idiosnae employés dans le veste de la France,
en Europe , ea 1447. *- Diverses bande*, do*t le nombre total , tant hommes que femmes et enfants , montait à I4,0ti0, se répandirent, ea 1418 , dans la Suisse. — Mais ce ne fqt au'en 1427 qu'une de ces bandes pénétra en France. Pasquler est le premier auteur qui ea fasse mention. La bande qui entra à Paris était «enduite par deux chefs qui se Qualifiaient, l'un de duc et l'autre de conte } elle se composait de 182 personnes ; on les logea à la Chapelle, où les Parisiens .se portèrent en foule pour les voir. m Ils avalent aux oreilles des hou des d'argent et les cheveux noirs elerepns. Leurs femmes étaient laides, voleuses et diseuses de bonne aventure. L'évéque de Paris les contraignit de s'éloigner , et excommunia ceux qui les avaient consultées. » Par la suite d'antre* bendes pins nombreuses parcoururent les provinces. Leur conduite et leur vagabondage donnèrent lieu a de sévères ordonnante» , une de cea ordonnances , rendue par les Etats d'Orléans , teaus#en ISeV , leur enjoignit de quitter le pays sous peine des galères. — On évalue le nombre total des Bohémien* existant en Europe, à environ 700,00^; sur ce nombre il ne parait pas qu'il y en ait plus de 1,660 à 2,046 habitant la France.
Lee €ttam*s ou Bohémiens français fréquentent principalement les départements voUins des Pyrénées et de la Méditerranée- Leurs bondes les plus nombreuses se trouvent , comme nous l'avons dit , dans le* départements des Pyrénées- Oh en ta les et de l'Hérault. Gens du département de l'Hérault présentent même, celte particularité remarquable , qu'ils opt , depuis une vingtaine d'années, un domicile fixe, une espèce de quartier général établi à Montpellier, dans quelques souterrains ou vieux bâtiments dépendant de la .citadelle; c'est delà qu'ils partent pour leurs excursions lointaines; les hommes faisant, outre le commerce des bestiaux, le métier de vétériuasre» , de tondeurs , de coupeurs d'ânes et de mulets , etc., les femmes demandant l'aumône , disant la bonne-aventure , et tirant les cartes. Il y en a «ussl qui chantent et qui dansent , d'antres font des métiers moins honnêtes. Le nombre des Bohémiens fixés a Montpellier parait être de 40 à 00 ; cependant, malgré le surveillance sévère exercée sur eux , on ne croit pas qu'il soit possible de l'évaluer très exactement ; parce que leur établissement n'est qu'un lieu de séjour et de repos , dont la population est Incessamment renouvelée , et où viennent seulement se retirer ceux que l'Age , les infirmités ou les maladies temporaires mettent Hors d'état de se livrer à leurs habitudes vagabondes.
Quant aux Bohémiens des Pyrénées-Orientales , voici ce qu'en écrivait , il y a plusieurs années , le secrétaire général de la préfecture : « Les Gitanos venus anciennement d'Kspagne , forment une peuplade distincte ; quoique sans domicile fixe dans le département, elle parait y avoir établi deouis long-temps sa résidence ; elle y circule , s'y multiplie et ne s allie jamais avec les autres habitants. Leur vie est vagabonde; ils parcourent les villages et les fermes écartées , volant les fruits , les volailles , les bestiaux même , enfin tout ce qu'ils peuvent emporter ; ils restent presque toujours en plein air , épiant l'occasion d'exercer leurs brigandages. Leurs femmes ont une dextérité rare pour l'escroquerie ; elles excellent surtout à escamoter les pièces d argent en échange de l'or qu'elles offrent en paiement, et elles savent si bien cacher leurs, vols, 'qu'on est souvent obligé de les faire déshabiller pour en obtenir la restitution. Les Gitamo* affectent extérieurement un graud attachement pour la religion catholique ; ils sont couvert* de reliquat, on, les croirait très dévots; mais tout ccU n'est qu'hypocrisie ;
partagent U population en deux, muons qui ne aexdat pat très exactement divisées par l'ancienne et lùatoriiuç séparation 4«> Ltuigusmd'Oil et de la Lang^-d'Oc. Cependant à défaut d'autre il faut bien «Vn contenter,
La division de la L*ngue-d'Oc ou r\owane comprend, en idiomes qu'on ne peut pas appeler patois , le provençal '', le Langntdoeien , le Cntmtan on Limai* , le Gascon » etc., et des sousvariétés telles que le B/amats, le Périgourdt*l le $ainto*geois, le Pmt—in, ete.
La Laagafrtd'OU, eu Française, réunit le Lorrain, le Pioard, le WoUmn, le Momtgwgmo*, le Fronc-Comfi,, etc. — Le iihieatttaafc ou Vavioit pourrait appartenir à celle» classification.
IUvoiok. — $eus le rapport reliajeajx , m population fraaasiaa comprend environ : ...
80,400,000 catholiques, 2,100,000 calvinistes, luthériens, anabaptistes, quakere, jafcfc , et».
Les Calviniste* habitent principalement le midi dé la rVanoa-, les départements du Gard, de l'Ardèche, de là Drômeldç |a Lozèrç, de Tarn-et-Garonne , de la Gironde,' de la Chajentf/» Inférieure, des Deux-Sèvres , du Tarn» de l'Àvéyron', 4* l'Hérault, etc. — On en trouve aussi dans le département de la $eiaq.
— Les Luthériens sont moins nombreux. Ils vivent surtout danji les départements du Haut et Ças-Rhin , de la Seing et de l'(sèr*>
— Les Juifs se. trouvent à Paris, à Marseille,' à Bordeaux, ,| Moutpclllier , à Nancy, à Meta, à Lille, à Strasbourg» etc. » ejt dans l'Alsace. — Les Anabaptistes et les Qualcirt , en très PCtft£ nombre , habitent le Doubs et les Vosges* «C H,
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ils pratiquent en secret un culte particulier. — Leurs' femme* n'ont pas de scrupule de faire baptiser plusieurs' fois', en des lieux; différents, leurs enfants nouveau-nés, afin d'obtenir' quelques libéralités des gens aisés qu'elles choisissent pour parrains — Tojtf au nonce la dégradation morale chez cette caste misérable » isolée* étrangère à la société qui l'accable 4e mépris.—' Los, QUenqs sonjt d'une malpropreté dégu&taute , et presque tous'couverts de bail*. Ions ; ils n'ont ni tables K ni chaises , ni lits ; ils manfen^t et s/ssr seoient par terre, ils coucUent sur la paille pêlç-méTo» enttssèp dans des taudis ; on les accuse de se livrer à tous les désordres d* la débauche , sans respect pour les lien» 4n «>ahg. '— Ds, se soe)t pas difficiles pour la nourriture , rien ne répugne à' lç»r voraoe appétit; volailles gâtées» poisson corrompu, chiens, chats, bes» liaux morts de maladies, tout leur convient. — : Us se conteuteat de laisser les viandes quelques minutes sur le feu , et de Us saupoudrer de sel, de poivre et de piment. — Ils parlent TioUojae catalan ; mais il ont en outre une langue particulière » intelligible pour eux seuls. — Leur teint est ou verdatre, ou basané, mais toujours d'une couleur uniforme ; leur taille* au-dessus de la mer diacre , est bien prise ; ils sont lestes , robustes , aptes à saa* porter sans souffrir toutes les intempéries du climat ; leurs îraitSj quoique irréguiiers, annoncent de 1 intelligence, de la finesse ej| de la ruse ; leurs regarda sont vifs et expressifs ; ih ont la boucha fort grande , les lèvres grosses , et les pommettes des joues sjiûv la n tes. U n'est pas rare de rencontrer parmi eux des je'uiies fil las d'une beauté remarquable ; mais cette beauté dure peu , elle «at prompt émeut flétrie par la débauche ou par une vie muéfable> »
Les Gitanos sont très nombreux en Espagne \ ou évalue leur nombre à près de 20,000 ; leurs brigandages y désolaient autrafoi» les provinces ;. mais depuis Charles III , il leur a été ordonna d'élire un domicile et d'y résider, exerçant un métier s vu s U «njv veillance des autorités locales. Cet édit a eu 'un plein suceèn. Leur goût pour le vagabondage a disparu presque entièrement, et les habitants des villages commencent à prendre des halptudsji sociales. Sons le rapport des moeurs et d© l'intelligence » ils, »o*t très supérieurs aux Gitanos français. — Pendant £» guerre d'bW pagne, en 1812, l'auteur de la framc* Pittoresqm* a été logé» è) San Felipe de Xativa,chcx le **«' ou chef delà tribu prioçiaele da royaume de Valence , et il a eu occasion de les observer ; le» dés tails suivants compléteront le tableau de ces peuplades eucere si peu connues. « Les Gitanos espagnols forment, comme «eux. 4a la France , un peuple distinct , se perpétuant sans alliance étraa» gère à leurs tribus. Ils ont adapté quelques habitudes du paya où ils vivent; mais à leurs nouveaux usages, ils mêlent leurs en* cienues coutume* nationales. Us savent parler la langue espagnole, et se servent cependant d'un idiome particulier. Aux pratique* extérieures de 1a religion catholique, Us joignent les cérémonie* superstitieuses d'un culte idolâtre. Leurs enfants portent nu nom barbare et un nom chrétien. Dans leurs mariages , aux béaédie* tions de l'église, ils font succéder des prières païennes. Ainsi , quand le curé vient de lier , pour toujours , par le mariage chrétien . un couple Ai ta ho , les deux époux vont trouver un vieillard de leur tribu ; ceîui-ci jette à terre un vase d'argile qui se brise ea tombant. Le nombre de» morceaux indique le nombre des année* que doit durer l'union des deux époux. Quand ces années soajs écoulées , on casse un autre vase ou bien on se sépare en sa part* geanj les enfante selon las sexes. »
Statistique Politique et Administrative.