‹ France pittoresqueChapitre 29 sur 102 · VOTIONS · texte numérisé non relu

VOTIONS

àJm. de compléter, aoteot .que possible, en* détails /11 81 novembre 1883), nous ajouterons qu*il exalte 8,668 eonseil* de discipline ; — que le nombre des officiers nommés par le roi est de 5,878;— que celui des ifuciers nommés par les préfet» 9 sous-préfets, etc., est de 16,488; — qu'y compris les 8&5 communes .de la Corse, il y a 3,140 communes eu France où l'organisation de la garde nationale reste suspendue , et 40 où elle a été lias 11 nota. Dans. *e~n«*nbre , se- trouvent les villes de Carcas* sonne, Aanrnaao* Grennbs* , Bonne, Cnbnr* , Billnn» , Perpignan, Cbalona>anr ■nndne , etc. — Depuis le 86 nnrntnbre<1868, qnelauevunes de ce* gardes nationales ont été réorganisée*, mais a*aotres ont *ôté frappée* d'ordonnances de dissolution.

Zr*apsès le compte présenté par le ministre, et en admettant tontes ses évaluations , la somme annuelle que coûte à la France feservice de ht garde-nationale, peut être estimée à 60^679,400 (r.t

Dépenses nn 1

■nteden citoyens 54^780,609

des communes. ....,., 4,544*400

des départements. 166(060

deTEtar 1^00,000

Total 60,679,400

Cette pense guiieres.

re nensane -représente, an taon dn budget de II npmutlle d*nne «naine de 101,606 noaunte* dn

b dèV tronpe» ré**

(I) Sur ce nombre, on évalue à 300,600 te» garde* l qui ont adopté l'uniforme rural (blouse genloisejT

ûa/rte municipal à /*/**/ .

Gendarme delà. Seine d.che&ai

fy,f? fente* s/rir/së^si-re/t* #** /S/fy

FRAftCK FTTTORESQUR

Pra^ûN

t~/>*œ^e<f t^Yz-neatei/nf &?t/y<fjj .

ARMEE DE TEKRE.

v~ l#e Roi est le chef suprême de Tarmée.

ï# mi»i«lrt da la guerre eo est ladmijiiAlratew aes-

• afraa iota^4e»owWssnajareTs rtist aàgJeaaeoAa refasse a t l'armée.

-• IVapaèa ki Charte («ri. 3), tenu- 1m. Freataaia qeai font saiastsavafe l'sjreaée acart éWatamam admissibles , suivant Mars 0èrvieéfc*t henr* droits hiéVarrAiqties , aux emplois «t |prade* taifireHr** — Une loi assure oTane manière légale rétat des officiers de ton» (brades. Cette loi , présentée "et débattue dans la session de 1*834, a été promulguée le 19 mai 1834.

"L'espace nous manque pour donner un précis historique des Institutions militaires qui se sont succédé eu France ; nous ne pourrions (Tailleurs que reproduire ce que nous en avons dit dans «introduction de la France militaire.

Nous allons indiquer Tes époqnes des principales inventions militaires modernes : ce sera une espèce de sommaire de l'histoire «le Fart de la guerre , dont ces inventions ont causé toutes les révolutions.

- ' Poonna. — lïHa a été inventée, suivant l'opinion commune, an «omfw0ttcement do xrv* siècle, par Berthold Sehvrarlx, cordelier, «règioaiTO de Fribonrg; mai» 1m Chinois- en faisaient usage depuis lassa; temps dans leur» fana d'àttiuce, et Roger Bacon, qui vivait dans le xin* siècle , en a décrit le eeaspeaition.

GftiNm s. *— L'invention bien constatée de l'artillerie est du milie* dtt xrv« siècle* — Oa n'employait les canon* que pour las eségvs. — La première bataille on a» ait essaye d'en mire usage en plaine campagne est celle de Riceacdi, aa 1472. — Il y eut dès la tnr du- xrv* siècle (1M0) des «n«w, des bombardes et des e&mtëêtùêêê à «nain, qui eoaduisirent à Ia> découverte de Yaroeebet* et an» nêoesouer.

- Ifotmaaa. — Lear invention est du xvi« siècle. On prétend vru'oa a tiré des bombes au siège de Mézièrcs, en lôflV. — Le mot* Mtemporteiif t ut inventé par Goè'hora, en 1674.

* Bdvlbtv». — Dans le commencement (xiv* siècle) oa? sa servit de feemlets qui posaient 100-, tOO et même 500 livras. --An siège de Cïbaetantraopie (1443), aaa bombarde de métal lançait des pierres sftat poids de 8,899 livres. » Dans le xv*r» siècle , les «sobres étaient encore de 59, 40 , 30 et 32. — La rédaction à M, qui est la plus fosr calibre employé aujourd'hui dans les sièges, ne date que dn arasit* siècle.— Les Polonais, aa siège de Dantùck. , en 1677, eou- ^reot l'idée bixarreet terrible de arw à ««/*«« rva^w»--V»ubcn, an 1400, «veut»/ le tira rhoekoi.

• Geapstan» — Uobusier eu Yhaebit* de» allemands, dont l'usage est maiattensafr adopté dans tente* le» Semées, est une pièce d'artillerie îavmntèe vies»- la au da xy*t*. sièola.

. <«a«9*ni*. — Elles furent imaginées an commencement, du «ri* siècle. François Ier en fil mettea,.au 1*536, dans les munitions •qpi'H envoya à la ville d' Arles, menacée par Charles-Quint. Par**n. — Oa l'employa eu tâ7a\ noua rompre lès portes de

Macmiax» uwaaJM&Ks. <— Cuv as. Toit d'employées» en 1505, pour la défense d'Anvers.

Tiuacaiss. — Les tranchées ont été inventées pour s'approcher des places , vers 1420. — Oa s'en servit aux sièges de Pont-de-Cé et d'Harflcur.

Mias*.— Elles datent du commencement du xvi* siècle, ïïa- ▼arre employa la mine t en 1503, pour faire sauter le château de VŒuf.

, Arquebuse. — : Sous Louis XTI (t 498-1505) l'infanterie française préferait encore l'arbalète à l'arquebuse, dont l'invention parait remonter à 1439, au siège de Belgrade. — En 1495 il y avait, parmi les troupes à la solde an roi de Fraoce , un corps a barquebmsien allemands. — Le due de Iveinouxa fut tué, en 1S93, à Cérisotes, d'un coup (T arquebuse.

Mousquet. — On prétend que le connétable da Bourbon fnt tué, en iS2T, d'un coup de mousquet. — ït est certain qu'on fit usage de cette-arme au siège de Tienne, en f529. — Les-monsquets étaient connus en France sous le règne de François r***, mais on aaa4sAtBtred«U»t dans Varaaéc- fonçasse qn'-en al4»?«

FUsa/, Qasaafirai —Ces dem» arrosa s>few , portatives^ datant 1 issstuMaV assnimfiini casa la^saieaneHaa été

françaises. — Le duc de Guis* a été tué, aa 1008, d*a« coup da pistotfct.

PiTaiiTAL.— C'était nue arme intermédiaire entra le mousquet et le pistolet, qui rat en usage dans le xvr* siècle. H. Alfrnt9 dans ses notes sur son HUfir*d*G*d* , croit qat \ts pétrinal a pu donner l'idée da Vc*pi*gclw et du mom*q*éttm, qui Sont d'invention moderne.

Mou sQurrow. — L'usage de cette arma portafrre ne s'est introduit en France que depuis le commencement du iix* siècle.

Nous ne parlons pas d'autres inventions modernes, fusils à vent, fusils i piston , etç, , canons à vapeur, etc. , dont lés effets sont ou remarauablaajou terribles ». parce qu'elle» n'ont point encore été adoptées dans l'armée française.

Le drapeau est ans: yens du soldai l'emblème visible de son. corps ; c'est pour lui ce que le clocher du village natal est pour l'agriculteur ; aussi le soldat français, dans tous les temps, s'estil généralement montré fidèle à son drapeau. Mais, avant de réunir sur une même bannière les trois couleurs que les héros de la république et de l'empire ont rendues si glorieuses, le drapeau nalioual n'a pas toujours été le même pour Tannée. VOnJlammt , le plus ancien &igne de ralliement offert aux troupes , était un morceau d'étoffe unie de soie rouge à trois flammes pendantes (1). L' Étendard royal était un carré blanc, uni , sans ornements ni broderies. La cornette blanche de la cavalerie, qu'il ue faut pas confondre avec la cornette royale, était blanche, à fleurs de lis d'or. Les drapeaux des régiments n'avaient généralement de semblable qu'une grande croix qui les coupait en quatre quartiers. — Picardie avait le drapeau rouge à croix blanche; Champagne , le drapeau vert à croix également bjanchc; Navarre, un drapeau de couleur feuille morte, avec une croix blanche ornée de fleurs de lis d'or et des armes de Navarre; Piémont, un drapeau noir coupé d'une croix blanche , etc. Éclatants on sombres , riches ou dénués dornements, ces drapeaux, portés en tête de nos bataillons , jetaient une égala terreur dans les rangs ennemis. — Cette diversité dans la forme et dans la couleur des drapeaux se remarque encore à l'époque de l'organisaTion des gardes nationales en 1789. Les drapeaux de la garde parisienne en font foi.— Pendant la République les drapeaux de nos régiments furent .tous pareils , grands et vastes carrés d'étoffes de soie , sans ornements et sans broderies , coupés en trois parties par les trois couleurs, et attachés à une hampe surmontée d'un fer de lance dore. Ob y voyait seulement le numéro de la demi-brigade , et quelques «mpfea inscriptions : Vivre libre om. mourir i — Fifre pour la pétri* , mourir peur ladé/eadre; — Plutôt la mort que l'eselaragt, etc. — Le grand capitaine qui fonda l'empire français donna des aigles à ses légions.— Ce rat une grande et solennelle cérémonie militaire que la distribution da cas nouvelles enseignes militaires , qui. eut lieu au Cfxamp-de-Mars.( le 6 décembre 1005) , trois jours après le couronnement.— Ces drapeaux^ surmonté* d'un aigle d'or aux ailes semi-dèployèes et tenant la foudre dans ses serres t étaient tricolores oon.me eaux de la Hépubliqne, mais orties de franges et de broderies d'or, avec de» couronnes de laurier, renfermant da courtes inscriptions destinées à rappeler les actes glorieux des régiments qui les portaient, VlnébraeiaMe^ YIwincibU, U* contre dix*

eto, Las enseignes qui flottaient parmi nos soldats dans la guerre

d'£bpagnevea?823, lors de la délivrance de la Grèce et de la conquête d'Alger, étaient de larges drapeaux blancs, ornés de frange», d'or , attachés à une hampe surmontée d'une fleur de Us dorée , sculptée a jour au milieu d'un fer de lance— Les drapeaux do nos régiments sont aujourd'hui tricolore* comme ceux de la République et de l'Empire, et la hampe qui les porte est surmontée du coq des Gaulois, ami set aussi porter la foudre. — Ce coq, dont les ailes se soulèvent frémissantes , paraît prêt à jeter un cri qui réveillera le monde et s'appuie sur un globe où on lit nn seul mot:

Voici la liste des principales décorations militaires successivement instituées en France. — La croix da Saiut-Lonis et l'étoile de la Légion-d' Honneur sont les seules qui existent encore légalement. Aucune loi as prohibé la croix.de Saiut-Lonis , mai» les uu> biaires en activité ont été invités à. ne plus la porter.

L'ordre de la Legioa-d'Eomiaur n'est pas seulement militaire,

(l) L'on Umme porté à U fédération da 1*0* ftst une baansaca êVsaia bleuu* parsemée da fleur* de lis d'or-, et a deu* flaBiiaaa tfBjfnr>» qnP^ht dffl 1 Ir^f*» f da ngsjada at da brodarias»

ïranbe t rfromiQei.' — sTATWttotrg MifirrAittt.

il est destiné à récompenser les services dans tons les. genres. Son existence est consacrée par la charte de 1514 et parcelle de 1830.

La Ceinture militaire. En 1241

L'ordre de l'Etoile 1846

L'ordre dn Saiut-Ksprit 1391

L'ordre de Saint-Michel 1469

in - «an d'or. ♦.«..., 1634

'ordre dn Saint-Esprit. 1579

L'ordre des chevaliers de la Maison-Royale. . . . . 1603

L'ordre de N.-D. du Mont-Carmel , 1608

L'ordre de Saint-Louis 1693

L'ordre dn mérite militaire 1759

Les Armes d'honneur 1799

L'ordre de la Légion-d*Honneur. „ , . 1802

L'ordre de la Couronne-de-Fer 1805

L'ordre des trois To'uons-d'Or 1809

L'ordre de la Réunion . ; . 18U

k COUUM8 EXISTAirr MM 1S34.

Le titre de maréchal de France est la première dignité militaire.

La dénomination d'officier* généraux comprend les lieutenants généraux et les maréchaux de camp.

Celle d'officiers supérieurs comprend tes colonels, les lieutenantscolonels | les chefs de bataillon et^d' escadron et les majors.

Celte A' officiers subalternes , les capitaines , lieutenants et souslieutenants ( elle est rarement employée ).

Celle $ officiers de santé, les médecins, chirurgiens et médecins inspecteurs, les médecins et pharmaciens principaux, les médecins ordinaires et adjoints , les chirurgiens-major et aides- major et sous-aides, les pharmaciens-major, aides-major et sous-aides.

Celle de sous-officiers les adjudants, les sergents-majors et maréchaux des logis chefs , tambours-major, trompettes-major, sergents et maréchaux des logis , et fourriers.

Les caporaux et brigadiers forment une classe intermédiaire entre les sous-officiers et les soldats.

Maréchal di Faine*. — Cette haute dignité militaire créée en 1185 n'était pas dans le principe accordée à rie et ne s'exerçait

Sie par commission. Supprimée pendant la révolution française le a été réinstituée lors de l'établissement de l'Empire. — Les officiers généraux qui furent alors nommés maréchaux, reçurent le titre de Maréchaux d'Empire qu'ils gardèrent jusqu'en 1814, époque où nne ordonnance royale rétablit l'ancien titre. — Le nombre des maréchaux de France est limité à 12. Un lieutenant général ne peut devenir maréchal sans avoir commandé en chef une armée.

LiacrrxHurr oûrsa al.— Grade créé en 1663, et dont le titre fut remplacé pendant la Révolution et l'Empire par celui de Générai de Division. Les lieutenants généraux occupent le premier rang parmi les officiers généraux. Ils peuvent commander en chef les armées, on remplir les fonctions de majors généraux. Ils commandent les divisions de l'armée active ou les divisions territoriales.

Marecsal de ca Mr.— Grade créé vers 1534 et dont le titre fut aussi, de 1798 à 1814, remplacé par celui de Général de Brigade. ( Le titre de général de brigade a* reparu en 1832, mais il ne t'applique qu'aux officiers généraux de la garde nationale non revêtus d'nn grade militaire. ) Las maréchaux de camp commandent les brigades de l'armée active et peuvent remplacer , par intérim , les heu tenants généraux dans celui des divisions. — Ils sont chargés du commandement des départements on subdivisions militaires, de celui des principales places fortes et remplissent les fonctions de chef» d'état-major d'armée.

IirrxirDAirr MiLiTArni. — Grade créé en 1817. Officiers d'administration militaire assimilés aux officiers généraux. — Ils sont chargés de l'administration ( solde , vivres , fourrages , transports, etc. ) des années on des divisions de l'armée active, ainsi que des divisions territoriales.

Sous-iirnirDAKT militaire. — Grade créé en 1817. Officiers d'administration militaire assimilés suivant leur classe aux colonels, lieutenants- colonels et chefs de bataillon. — Il y a des tous-intendants militaires de 1**, 2e, 3* classes et des sous-intendants adjoints. — Leurs fonctions , dans un degré inférieur, sont les mêmes que celles des intendants.

Colovel. — Grade créé en 1534. Les colonels commandent les régiments , les places fortes et remplissent les fonctions de chefs d'état major des divisions de l'armée et des divisions territoriales. Les devoirs et l'autorité du colonel d'un régiment s'étendent à tontes les parties dn service : il est responsable de la police, de la discipline , de la tenue et de l'instruction de son régiment ; il en dirige l'administration , assisté dn conseil d'administration ; il a le droit de nommer aux grades de caporal et de sont-officier , et prononce l'admission des sous-officiers , caporaux et soldats dans les compagnies d'élite. — Les colonels, de 1793a 1808, eurent le litre de Chefs de Brigade.

LrtrrrxwAHT-cOLosiT.. «- Grade créé en 1648. Il n'y en ent d'abord qu'en par régiment. En 1791, oa en h (wmn un par batail-

Ion , mais en 1793 on les supprima tons et on les remplaça par des chefs de bafaillon on d'escadron. — Ce grade a été rétabli en 1868 , avec le titre de Major, et n'a repris celui dn lieutenant-colonel qu'en 1815. Le lieutenant-colonel d'un régiment est l'interaaédiaire habituel du colonel dans toutes les parties dn service. Il remplace le colonel absent. Il transmet tons ses ordres pour ce qui concerne le service, la discipline , la tenue et l'instruction, et veille à leur stricte exécution.

Chef de batatlloic. — Grade créé en 1774. Les chefs de bataillon sont responsables de l'instruction théorique et pratique de leur bataillon ; ils en surveillent la émelplin*, le servie*, la tenue, l'entretien des effets, les chambres et les ordinaires.

Cux* D'xscaneovs.— Grade créé en 1774. C'est dans la gendarmerie, l'artillerie et la cavalerie le titre dugradeéquivalentàeelni de chef de bataillon. Dans la cavalerie il commande 2 escadron*»

Major.— Grade crée, en 1616, avec le titre de Sergent- Major. Ce grade , supprimé dans le xviu* s., a été rétabli avec ses attribution* actuelles en 1815. Le major est chef de bataillon on d'escadrons. Le major est membre et rapporteur du conseil d'administration ^ il en partage la responsabilité ; il est spécialement chargé de surveiller et de contrôler tontes les parties de radmlnisfratie» et de la comptabilité ; il exerce à l'égard des capitaines, dn trésorier et de l'officier d'habillement les droits dn conseil, et partage, dans certains cas, la responsabilité des officiers comptables.

Adjudant major. — Emploi créé en 1790. Les adjudants-major sont capitaines ou lieutenants. Us sont chargés de tons les détails dn service , ainsi que de l'instruction théorique et pratique des sous-of Aciers et caporaux de leur bataillon j ils restent étrangers à la police intérieure et à l'administration des compagnies.

Capitaihe. — Grade créé en 1356. Il correspondait dant le principe à celui de colonel qu'il a précédé de mut de deux siècles. — C'est aujourd'hui le chef et le premier officier d'une compagnie. Ses fonctions sont de la pins haute importance. «Il doit, d'après les règlements militaires , inspirer aux militaires tons set ordres le aèle et l'amour pour le service ; leur rendre facile la pratique de leurs devoirs par ses conseils, par l'nsage équitable de son autorité et par nne constante sollicitude pour leur bienêtre. Il est l'intermédiaire indispensable de leurs demandes. Il doit s'attacher à connaître le caractère et l'intelligence de chacun d'eux pour les traiter en toute circonstance avec nne justice éclairée. Il réprime au besoin la familiarité et la brusquerie de tee subordonnés envers les soldats, qu'on ne doit jamais tutoyer, injurier ni maltraiter. Il visite tous les jours sa compagnie.» — Le trésorier et l'officier d'habiUomeut d'un régiment sont eaniminee ou lieutenants. — Dans l'infanterie il y a 2 classes de capitaines et de lieutenants, la différence consiste seulement dans la solde. — Dans l'artillerie et la cavalerie, il y a des capitaines et des 1 en 1er et des capitaines et des lieutenants en i

dos capitaines différent. Celles des lieutenants sont les mêmes : le solde seule est autre. Le capitaine en 1er commande l'escadron.-- Les officiers do grade de capitaine sont aussi employés an commandement des dépôts de recrutement et à celni de certaines plates de guerre.— Le corps royal d'état-major renferme environ 899 capitaines dont les fonctions sont très diverses.- - En 1882 , nn simple capitaine d'état-major était ambassadeur de France en Suède.

Lieutehaht.— Grade créé en 1444. Second officier d'une compv

Sovt-t.fitrmrAVT. — Grade créé vers 1589. Troisième officier d'une compagnie. — Le lieutenant et le sous-lieotenant sont employés par le capitaine à tons les détails de service, de police et d'administration de la compagnie. -Ili a des lieutenants et det sous-lieutenants officiers d'armement et adjointe an trésorier; le porte» drapeau et le perte-étendard sont toujours tonnJientenants.

Cuiruroiek-major et aide-major. — Ce sont les grades dee officiers de santé attachés an service âcê corps.*— La création de chirurgiens dans les coq>s remonte à 1851. — Depuis 1818, iT n'y a dans chaque régiment qu'un chirurgien-major , avec nn aidemajor chirurgien attaché à chaque bataillon. — En cas de maladies on blessures graves , les militaires malades doivent être dirigés sur le plus prochain, hôpital militaire. — Le chirurgien-major est assimile pour le grade au capitaine et le chirurgien àide-major au lieutenant.

àdjudabt sous-officier.— Grade créé en 1771. Les adjudants, ont autorité et inspection immédiate snr les sons-officiers et caporaux , pour tout ce qui a rapport au service et à la discipline. Ile observent le caractère et surveillent la tenue, la conduite privée et les progrès det sous-officiers. Ils sont sons les ordres dès adjudants-majors et tons leur surveillance , et sont chargés de l'instruction théorique et pratique det caporaux.

Sergevt-majo*. — Grade créé en 1778. Les anciens sotgmtt major dont il est question dant les guerres dn xrt* et dn mnr* eirclet étaient det officiers tnpérienrs dont l'emploi était analogue à celni de major. — Le sergent-major est aujourd'hui le premier sous officier d'une compagnie. Il doit connaître la conduite, les auenrs et la capacité dee aims-officsers, det canette* et «OdaUem

toancb ntvcànsQins. — stxntfnçtx mutahtc.

I* iiyisjgniut U éeiair* fopinten de capitaine ter leur compte , <et nfegp envers en qn's*re* les ménagement» dit là sévérité que comporte leur âge ou leur caractère. 11 les commande en tont ne qui «et **Mf au service, à 1» «Me et à la discipline , et ea est naaieHt envers les officiers delà compagnie. — If est responsable de l'administration enver* le capitaine; il surveille 1? fourrier chargé, Mue aa direction , de faire tontes lea écritures. — Bene l'artillerie , m gendarmerie et la cavalerie, les fonctions du sergent-major sont remplies par nu sons-officier qni a le titre de nnwsnnsf des logis cktf. — Le tambour-major (créé en 1851) , souseancier chef des tambours , a le rang de sergent-major.

SK&GEjrr. — Grade créé en 14S5. Ce fut long-temps un officier qni commandait la compagnie sous les ordres du capitaine. La Création d'antres officiers avec des dénominations nouvelles, fit réserver ce titre pour un sous-officier. — Les sergents commandent ans caporaux et aux soldats en tout ce oui est relatif an serrice, à la police et à la discipline, et doivent, d'après les règlements, surveiller leur conduite privée. — Les fonctions de sergent sont remplies, dans l'artillerie, la gendarmerie et la cavalerie, par un maréchal des logis, grade dont la dénomination remonte à 1444. Tl y a des trompettes maréchaux de logis créés en 1815.

Focruaix*. — Emploi créé en 1534. Il 7 ent des fourriers généraux et des fourriers-major d'armée , quoique les auteurs militaires n'en fassent pas mention. — Cétaîent des officiers chargé* de tous les détails des logements. Les fourriers généraux supprimés en 1792 s'appelaient fourriers marqueurs. Mon père est le dernier officier qui ait rempli ces fonctions à l'armée du Rhin. — La dénomination de fourrier a été couservée à un sous-officier chargé, sons les ordres immédiats du sergent-major, de tenir tons les registres, et de faire les écritures et les .état» relatifs aux détails de la compagnie. Le fourrier est aussi chargé du casernement.

Catoual. — Crade créé en 1684, sons le titre de eap-d'asoadre (une escadre, nommée depuis escouade, formait la 4* partie d'une oentème, compagnie des légions organisées sous François I(r, et se composait de 25 soldats). Le titre de emporta date de 1558. — Les caporaux, disent nos règlements militaires actuels, doivent donner aux soldats l'exemple de la bonne conduite , de la subordination et de l'exactitude. — Ils les surveillent en tout ce qui tient an bon ordre et à la tranquillité publique, et sont particu- Jnèrement chargés de ce qni est relatif au ssrvice , à la tenue, à la police et à la discipline de leur escouade. — - Les fonctions de caporal sont remplies dans l'artillerie, la gendarmerie et la cavalerie» par nn brigadier. — Il y a des caporaux-tambours et des brigadiers-trompettes créés en 1788, et des caporaux-clairons créés en 18x2.

GaurABtan (à pied), soldat d'élite créé en 1586; carabinier /à pied) , id. en 1788. Ce sont "les grenadiers des régiments d'infanterie légère. — Voltigeur, soldat d'élite créé en 1804. Les grenadiers , les carabiniers et les voltigeurs sont choisis par le colonel , sur la présentation des chefs de bataillon , parmi les soldats que leur vigueur, leur intelligence , leur instruction, leur adresse an tir, leur taille ou leur agilité rendent propres à ce service, et qni ont mérité cette distinction par leur valeur, leur condoite et jenr tenue. En temps de paix , ils doivent avoir an moins six mois de service. A la guerre, un acte d'intrépidité , une bravoure soutenue , dispensent de l'ancienneté.

( XMOrXOXS D1TEE8 9ASTO U» CORPS.

. L'étnbtisteineat des musiaues de régiment remonte à 1780; Il n'y ent d'abord que des clarinettes.

Les trompettes dans la cavalerie datent de 1444. On y ajouta des hautbois eu 1855, et des timbaliers en 1692.

t»es tambours en ussge dans l'infanterie remontent 9 1584. On les appela tambourins jusqu'en 1558. — "Lt% fifres datent aussi de 8884. Les cornets ont été adoptés en 1804 , et remplaces en 1822 par les clairons.

Lea sapeurs, dont la barbe a été supprimée, avaient été créés en 1808. Il y a depuis 1825 un caporal-sapeur dans chaaue régiment.

La création des ma tire s -armuriers dans les corps , date de 1775.

L'institution des artistes vétérinaires est de 1776. Ils se diviaent aujourd'hui en maréchaux vétérinaires en 1er et maréchaux pététimairo* cm second. — Les maréchaux -ferrant s et les mattres-selliers ont été créés en 1776. Les matins-cordonniers et bottiers, en 1788, ainsi qoe les maître t- tailleurs.

II y a dans tous les corps un sous-officier choisi par le colonel chargé de retirer de la poste , et de distribuer , les lettres , paquets , argent et effets adressés au conseil d'administration , ainsi qu'aux officiers , sous-officiers et soldats. — Ce sous-officier m le titre de vaguemestre ; il est responsable de tout ce qu'il reçoit, et en tient registre. ^

I at brigadier. Un double galon de laine ronge on jaune, suivant l'arase, nu-dessns de chaque parement de l'uniforme. — Four» star. Un galon d'or on d'arg.sur le bras. — Sergent en maréchal due m*gie. Vu galon d'or on d'argent au-dessus de chaque parement de

Caporal e

ant l'arase

rentforme. — 3ergent~m*f*fi 1*1 méreonat des $êgi$ ohef.ltm double galon d'or on d'argent an-dessus de chaque parement Adjudant iomt-ojyktèr. A droite , mie épanfette d'or on d'argent à frange» simples , barrée d'un double galon de soie ; à gauche, une contre-épaulette pareille. — Sous-lieutenant. Epanlétte d'or ou d'argent à franges simple* à droite , contre-épaulette à gauche.— Lieutenant. Epatf lette à gauche , contre-épautette à droite. — -C«pltc'- . "Deux épaulettes à franges simples. — Adjudant-m^jor. Les insignes de son grade , mais avee les épaulettes mi-partie or et argent, c'est-à-dire que si le corps est or, la frange est argent m erviee versé. — Major. A droite, une épaulette è franges en grained'épinard, et à gauche une contre-épaulette. — Chef de bataillon. on d'escadron. Une épaulette à graines d'épinard à gauche , une contre-épaulette à droite. — Lieutenant-colonel. Deux épaulettes àgraines d'épinard mi-partie or et argent. — Colonel. Deux épaulettes à graines d'épinard , or ou argent.

Les sous-officiens et officiers de gendarmerie, et les officiers du» corps royal d'état-major, portent en outre l'aiguillette. '

Lés insignes des officiers de hussards sont /ormes seulement par des galons (voyez page 40).

Maréchal de camp. — Deux épaulettes d'or , à graines d'épinard et à corps brodé surmonté de deux étoiles d'argent. Uniforme brodé an collet , sur la poitrine, aux parements et aux boutons de la taille; ceinture d'na tissu d'or et de soie «chapeau galonné d'or et orné de plun.es noires.

Lieutenant générai. — Deux épaulettes pareilles à celles du maréchal de camp , mais avec trois étoiles. Uniforme pareil , avec double rangée de broderies an collet et aux parements ; ceinturepareille; chapeau galonné, orné de plumes blanches.

Maréchal de France. — Deux épaulettes avec cinq étoiles. Uniforme brodé sur toutes les coutures avec trijïle rangée de broderie aux parements et au collet; ceinture de tissu d'or; chapeau galonné, orné de plume» blanches; bâton de commandement recouvert de velours violet , semé de coqs d'or.

ooanroairxosr »s uabxéx*

D'après les notes explicatives ajoutées par le ministre de la guerre à la loi du recrutement de 1832 , l'armée de terre se compose de tous les corps réguliers et permanents créés en vertu d'ordonnances royales , tels que les régiments d'infanterie de ligne et légère; les régiments de cavalerie; les régiments et troupes d'artillerie jle6 régiments et troupes du génie; le corps des équipages militaires ; les dépôts de remonte ; le bataillon d'ouvriers d'administration ; le corps des infirmiers entretenus de l'armée de terre; les compagnies de discipline ; les compagnies de vétérans ; les compagnies départementales ; la légion étrangère; le bataillon de Zou.ives ; les régiments de chasseurs d'Afrique ; les compagnies des gardes-côtes d'Alger; la gendarmerie; les chasseurs Corses; la garde municipale et les sapeursrpompiers de la ville de Paris.

L'armée se recrute par les enrôlements volontaires et par un mode de recrutement établi par la loi. — Le sort décide parmi les jennes gens d'une même classe quels sont ceux qui doivent faire partie dn contingent — Le contingent annuel appelé chaque année est de 80,000 hommes. — La durée du service militaire est. fixée à sept ans. — Les Français de tontes les classes, âgés de 20 ans , sont soumis à la loi du recrutement. — Outre ceux qui par leur taille (inférieure à 4 pieds 0 pouces 7 lignes 1/2) ou leurs infirmités sont impropres au service , l'aîné d'orphelins, le fils unique ou aîné ou gendre on petit-fils de veuve, ou d'un père aveugle ou septuagénaire , le plus âgé de deux frères appelés au même tirage, celui dont le frère est sons les drapeaux à un autre titre que celui de remplaçant, dont le frère est mort en activité de service , ou réformé ou retraité par suite de blessures reçues à l'armée, sont exempts du service militaire; — les condamnés à une peine afflictive ou infamante ou même correctionnelle avec surveillance de haute police, en sont exclus. — Sont considérés comme ayant satisfait à la loi les élèves des écoles polytechnique , normale, ecclésiastique , etc., ponrvn qu'ils suivent lenr carrière » les membres de l'instruction publique et les jeunes gens qui ont remporté les grands prix de l'institut et de l'université. — Le tirage et les appels ont lieu tous les ans — Un conseil de révision , composé dn préfet, d'un conseiller de préfecture, d'un membre du conseil général du département, d'un membre dn conseil d'arrondissement, dn général commandant le département , et auquel assiste nn membre de l'intendance militaire , préside dans chaque département aux opérations du recrutement, et décide en dernier ressort de tontes les questions auxquelles elles' peuvent donner lien. — H y a dans chaque département un officier supérieur on un capitaine commandant le dépôt de recrutement, et chargé du détail des levées. Cet officier est assisté de deux sous-officiers.

iTAT-KAJOftV

L'état-tnajor général de l'armée se compose de maréchaux de France , de ueutenants généraux et de maréchaux de camp.

mutes HTTMwaàrai — Awwnowwittêïiii.

. Lene*ba*de* «vW»ivd«F|MM«it ]pmts>à.lln««Ieda» artl de créatjsjai

. Voici- le* nom*, 4e ceux, eju£ Jàgarent sur VJwuuUs» militai** de 1834 ; il» y sont *Ja***Ànar, cadre d'ajtoienuetét de* de Conégliaiu» (Muaeey) ,.duo de ûalmatie (Soolt), dm; de Tréfise (Mortier) , doc de BeUiuae (Victor), dnc de Tarent* ( Mac-Donald) % duc de Jtuggû» (Ondanat), eomte Molitor, upi^i» Mai son, comte Gérard, eomte ciansal» comte de Lobau (Mouton), mer api* de Grouchy.

Le* officier» généraux forment deux cadres, le codai d'onJMté et. le cadra <** ré**t*<, — . Une ordonnance de 1830 % fixé le cadre d'actif U* des généraux à 400» pour la première organisation, dont 140 lieutenant* généceux et 250. maréchaux de camp.

Ce cadre <U>it être aéjduit, par le* extinctions, à 250, savoir : 100 lieutenant» généraux et 150 maréchaux de camp. — Il r*nterme , en 1884 , 122 lieutenants gpnér. et 185 maréchaux de camp.

Le cadre de réserve est composé de généraux qui ne peuvent être appelée à «a service actif qu'en caa.de guerre. On y compte 19 lieutenants généraux et 52 maréchaux de camp.

COUPS ROTAI. D'ÉTATSBUJOal*

Ce corne a été créé en 1818, mais son organisation a été modifiée depnJa à diverse* reprises.— Le corps drs ingénieur* géographes y a été fondu. — Outre les officier» employés an service de» états-majors, ce corps en fournit encore on, grand nombre pour les traraux de la carte de France.

Son cadre est fixé pour le pied de paix comme pour le pied de gnerre, à 580 -oificiers t savoir : 30 colonels., 80 lieutenant*>ooh>nels , 100 chefs d'escadron , 300 capitaines et 100 lieutenants. — Il se compose èa 1884, de 28 colonels.

32 lieukcnant*«plonel*.

119 chef» d'escadron* 298 capitaines.

60 lieutenant*.

Total. 543 officiers.

nrraWDAsrox mxlttaible.

Ce corps , créé en 1817 et charge du service des renies, de la solde, de l'inspection de l'effectif des corps, des magasins, etc. , et généralement de la surveillance de toutes les administrations et comptabilités militaires, pourrait être composé, conformément à une ordonnance de 1830 :

1° D'un cadre d'activité comprenant 285 fonctionnaires, dont: 25 intendants, 185 sous-intendants de lre, 2e et 3e classe, et de 25 sous-ioteudants adjoints.- 11 n'a pas été complet en 1834 ; on y compte seulement :

[utendants : . . 22

j de !■* classe. 34 \

Sous-intendants militaires I 2e — 50 [ 174

( *- — to)

Sous-intendants adjoints. 25

Total 221

2° IVun cadre de remplacement comprenant tons ceux des anciens fonctionnaires de l'ex<?inspection aux revues , de l'ex-oommissariat des guerres et du corps de l'intendance , reconnus susceptibles d'être rappelés an service. — Ce cadre se compose de candidats :

1 • Pour le grade d'Intendant 1

2° — de sous-intendant 11

8° — de sons-intendant adjoint 20

Les' capitaines de Vannée, Agés de moins de 35 ans, peuvent cou courir pour les emplois de sons-intendants adjoints , et les majors âgés de moins de 40 ans, pour cenx de sous-intendants de

3* classe. ^^

OITXBXOjrS MlLITAXaUMk

▲fin de d'assurer la traoqnillité intérieure et la sûreté extérieure dn territoire national , il a été partagé en 20 divisions militaires , qui se composant d'autant de subdivision» qu'elles renferment de départements.

Un lieutenant général commande chaque division, et «m maréchal de camp chaque département

La lr* division , dont le quartier général est Paris , embrasse 7 département» (Seine, &eine-ct-Qise , Seine-et-Marne, Aisne, Oise , Eure-et-Loir, Loiret) , et renferme 8 place» de guerre.

L» 2* division, dont le quartier général eat Cbâlona, eaahrease 3 dépwtensec*» (Marne, Meuse, Ardennoa) , et renferme 7 panons de guerre.

La 3e divMoei , dont le quartier général eat Meta,, embrasse 3 départements (Moselle , Mearthe , Vosges) , et renferme 7 places de guerre.

La 4e division , dont le quartier général est Tours , embrasse 5 département* ( Indre-et Loire , U»ir~e*Chcr, Mnine al asOire , Sarthe , Mayenne) , et renferme 2 place* de guêtre.

***• division^ dont m qc*rtla* féaéral es* SfraAancg ,eejr» bratse 2 département* (^Bas-Rhin , HeutrsUtia ) » ex Teaformft 10 places de guerre,

La, 0* division, dont le quartier général eat Bernée* , erosVfaene

3 département* (Donbs, Ha*lc-6aoae, Jura), et rWersne & patee* de guerre*

La 7* division , dont le quartier général eat Lyon , embrasse 0 départements (Rhône , Loire , Ain, Isère » Hautes- Alpes , DrAme) , et renferme 10 place» de gnerre,

La 89 division, dont le quartier "général est Marseille, en&raeae

4 département* (Vaucluae, Basse*- Alpes, BoDcbas-davBhon*, Va)»), et renferme 15 place* dé guerre.

La 9* division, dont le quartier général est Montpellier, embrasse 5 départements (Hérault , Aveyron, Gard, Ardèche, Lo,- 7ère), et renferme 4 place* de guerre.

La 10e division , dont le quartier général est Toulouse, embrasse 8* départements (Haute-Garonne, Ariégc, Ande, Pyrénées-Orientales , Tarn , Tarn-etrGaronne , Géra, Hautes-Pyrénées) , et reaferme 10 places de guerre.

La 11e division, dont le quartier général est Bordeaux, embrasse 3 départements ( Gironde , Basses-Pyrénées , Lande* ) , et renferme 6 places de guerre.

La 12* division , dont le quartier général est liantes, embrasse

5 départements (Loiret nrcricure, Vendée, Vienne, Deux-Sèvres, Charente-Inférieure), et renferme 9 places de gnerre.

La 13e division, dont le quartier général est Rennes, embrasse

4 départements (Ule-eUVilaine , Morbihan, Finistère, Côtes- dn- Nord), et renferme 7 places de guerre.

La 14* division, dont le quartier général est Rouen, cinbiasse

5 départements (Seine-Inférieure , Eure , Calvados , Orne , Manche), et renferme 10 places de guerre.

La 15* division , dont le quartier général est Bourges, embrassé 5 département* (Indre , Cher, Nièvre , Haute-Vienne , Creuse) , et ne renferme aucune place de guerre.

La 10e division , dont le quartier général est Lille, embrasse 3 départements (Nord, Pas-de-Calais, Somme), et renferme 81 place» de guerre.

La 17e division , dont le quartier général est Bastla , embraasn 1 département (la Corse), et renferme 8 place* de guerre.

La 18e division , dont le quartier général est Dijon , emfar***e 5 départements (Cote-d'Or, Haute-Marne, Saooe-ot-Loire, Yonne, Aube) , et renferme 2 places de gnerre.

La 19e division , dont le quartier général est Clermont , ctn> bresse 4 départements (Puy-de-Dome, Allier» Haute-Loire, Cantal), et ne renferme aucune place de gnerre. »

La 20e division , dont le quartier général eat Périguevx , embrasse 5 départements (Dordogne, Charente, Lot, Cor****, Lot-et-Garonne), et ne renferme aucune place de gnerre.

4TAT-MÀJOB. 2>Sft PLACSS.

Il forme un corps à part et comprend • ^

28 oolonels , commandant» de place de l*6 classe. 22 lieutenants colonels , commandants de plaoe de 2* classe. 47 chef* de bat , comu de place de 3* d. , on majors de rdsea, 125- capitaines , commandants de place de 8* classe , adjudimts de

place on secrétaires de place.

108 lient et sons-lieut , adj^nd, de. place e^ secrétaires de place. 0 aumôniers.

oRa^m&tmojr mt »rrism* bm cota»*.

L'unité militaire dans l'armée française, pour l'infanterie et la cavalerie, est le régiment. — Chaque régiment obéit à un chef supérieur unique, et à une administration particulière': il se divise en bataillon* on en escadrons , suivant l'arme. — Les bataillons d'in» fanterie se fractionnent en compagnies.

Les régiments d'artillerie sont divisés en batteries. Le nom de batterie a remplacé l'ancienne dénomination de compagnies.

Les régiment* dn génie se divisent en compagnies.

La gendarmerie forme des légions composée» de compagnies départementales : celles-ci se fractionnent en brigades à pied et à cheval. — La réunion des bataillons formés de soldats étrangers (Allemands, Espagnols, Italien* , Polonais) , a aussi le titre de légion.

Il existe en outre différents corps exceptionnels organisés en bataillons ou escadrons , tel* que lès bataillons d'Afrique , lr* fusiliers vétéran*, les pontoniers, les voltigeur* corses , etc. , le train àt% parcs, etc., et d'antres organisés en compagnies, tels que les compagnies- de snn*-ofltciers et de fusilier* vétérans, celte* de discipline, celles des canonnière sédentaires et des canonnière (Tardes-cotes, les ouvriers d'artillerie, du génie, le train des équipages , etc.

La ôxseiptine (dieeavt les ordonnances) faisants» forée pritwépale de* armée», il importe que tout supérieur obtienne de an» seber» donné» une obéissance entière et mae soumission de ton» le* ineqneam ardre» soient enéenta* littsVaisjaaent, saa*L

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nt eunimmni l'autorité «ni le* donc ea e*t responsable ■iainnilii.iii nWt TM^nesé à ViaÊ***^* leeeirntt • nbék

Mais si la discipline ooit être ferme , a*wn»t>eun»inmi^oansrnntejeneile; Coota rigue».i»e4iU, tiw t* pwùtiom mm désetnnméftpur le remettent, oa proiMMseée dan» «■> nentinsen **»»* y osAaà4e< devoir ,teet note* tout g este, tent .penne» «songeant «Pu* aqpé~ riHrwm *ro *uh<>ro>«né, sont aémemejat interdite* Le» •»•*►• Ira cfc U hiérarchie jwlitaiae, à qoelqoe. degré «m'il» y eoieut p^^t doirent- traita U^r»imi«no«w^e0l»«««é»éMe ^aosnreaui de* ««idée lunnvesiUnt», leur porter tant l'intérêt, <et imr nouer* epa ton» le» égnede, e*» à de» home*» deat la -râleur -et U dévouement assurent leur» aeeaèe et préparent leur flloise, I*s eherdinatiniaduit avoir lieu rigonveni eanent eVefredeè^nde, .' J* soldat «loi» obéir ea caporal y U eunorml a* iuwtw^t.*» sergent, te fontnier et le sergent au,»e*geni-*nnjor.rlo.eeegeu** major à IWjpsdnnt f l'Adjudant au aoo+4ieeteneutt le aotindieutefi nant au lieutenant, le< lieutenant è radiudeutHnnjo? et .au -capitaine, l'adjudant major et le capitaine au major et au chef -de bataillon, le major et le chef de bataillon au lieutenant-coloncl-t le lieutenant-colonel au colonel, le colonel au maréchal de camp. lé m»échal-de camp au lieutenant général, le lieutenant général au lieutenant général commandant en chef et au maréchal de France. — Indépendamment de cette subordination an gmde* la discipline exige, à grade égal , U subordination à l'ancienneté, en tout ce qui concerne le service.

Même, hors du service, les supérieurs ont droit à la déférence et au respect de leurs subordonnés. L'inférieur rencontrant un supérieur doit le saluer le premier, et le supérieur rendre le salut.

Arhbmkvt. — l^armt de l'infanterie française est Je fusil .à baïonnette. Les-compeguies d'élite jeujes.portent le*nbre*poignavd. • Les fusils sont encore à pierre, suai* des essais et de* oxpérienecs faites depuu quelques années, donnent lieu. d'csj»éror que les fusils à piston remplaceront bientôt les fusila à pierre Les sous-officiers et soldats portent la buffletecie blanche, UvironMB, — L'uniforme de l'infanterie eat ; — habit -6{a* 4e roi, boutonnant droit anr la poitrine , arec oollet, pajpemeiat*, v retrou&sis et passepoils de couleur garasse» contee-épaulettea gnrance avec passepoil bleu , boutons Jemnrn arec là numéro du . régiment; —pantalon Minute* s «-schakos en tiun 4e, cotonnoir, arec pourtour supérieur en galon garance, plaqua janna à , coq, entourée de deux branches de laurier , numéro du régiment an centre de l'écusson. — Le» officiers partent i'épaulette tu er* ; lee grenadiers , en lai** ronge, et les voltigeur», en tain* jaune.

L'uniforme de l'infanterie légère est, pour la forme, presque semblable à celui del'infan tarie de ligne. L'habit eetéfeuat* «wt^lepimter Iqu garwts*,*}ou» les passepoils sont site, le collet» les peseta. * le» • retronssis* lee «oatre-épauloUe» et le galon du. schakos jonauille, les boutons blanc* arec cor de chasse «t le numéro do régjsnent*n milieu. — L*s officiera portent répnnlette en argent,

On«*iti*ATioir orna KBorataters. — Lee régiments se divisent en bataillon». — Un bataillon se compose de s) compagnies , dent * d'élite {grenadier* on careAimiers ttmoHigeuee)et 6 de/aulftov ou > chasseurs, — L'effectif d'une compagnie est nié à 8 ose* tisra, rapttdno, lieutenant et tous-lieutenant, et à 100 sons-officiers et soldats. Cet effectif Tarie suivant les circousta— es et lés prévisions ôVs budget ; il peut être augmenté ou diminué» — Chaque compnguie a 2 tambours. Lin compagnies de voitjgenre ont S cormtm eu 'lieu de tambours. — Outre les' officiera des compagnies /il y» a dans oheqoe bataillon 1 ck*f de bataillon. , 1 adjudant-major et 1 chirurgien aide-mâjor,

L'état-nMJor d'un régiment comprend le colonel , le lieutenant^ colonel , les thefe de bataillon , le major , les adjudants-major (qui peuvent être capitaines ou lieutenants), le trésorier, et Y officier aHmèiUement (onprtaine on Ueertenasti), lSan^oinrem-tw^moHer Çmeum)nent on sousvlien tenant) , le porte-drapemu ( sonedîentenant), les liemtvmnts du corps royal d'état-major attachés an régiment, levAirmrgien major et les aides-major.

Le conseil d'administration se compose dn colonel (président) , dn Uetttennttt-eolouel , d'un chef de* bataillon , du major, d'un capitaine , dn trésorier et de Teiffieicr dliabUlement. U n'y a qu'un drapeau par régiment.

Outre tes tamlioars, chaque régiment a un corps de musique. — On admet dans chaque compagnie 1 enfant de troupe, et duos chaque bataillon 4 blanchissenses-vivandières.^U y a dan» les régiments des écoles régimentaires. — Tous envoient des élèves au gymnase divisionnaire de la division territoriale dans laquelle ils sont en garnison. — La plupart des régiments possèdent de» bibliothèques appartenant an coq>s, et qui sont ouvertes à MM. les o#u>rirer»dan»te<liea oÙTékldeTénit-major.— Ce sont des institutions apafou ne sanreJt trop encourager ; mais an lieu de bibliothèque» suivant les régiments , il conviendrait beaucoup mieux d'avoir ^e» MEsfletbèqifes spéciales dans les-pvltnàpales villes de garnison ; on Cnmmieiaif o l'acquisition d'ouvrages utiles l'argent que coûtent Ion iéplntiuatfeiini de hiHiottfcrae» à éhaqee changement de gar-

nian». On peurrelr «mei , avec m même dépense, avoir des litres es? plus' gratitf ifeonibre et Meti mieux tMnservet.

'hrsYNTJCTxûK. — • " L'instruction théorique et pratiaue donnée aux dfficiets, aux sous-ofCcicrs et aux caporaux d'infanterie, est destinée k. mettre chacun d'eux en état de remplir au besoin les fonctions du grade immédiatement supérieur. — - L'instruction théorique comprend : — l'ordonnance sur le service intérieur; — l'ordonnance sur rexercîce ef les manœuvres;— l'ordonnance «ur le service des places; — Tordonnance sur le service de compagne;

— le règlement sur Tentretien des armes et sur te tir à la cible ;

— les règlements sur râdministration mi/itairc , en ce qui concerne les officiers et la troupe;— la législation pénale militaire, etc.;

— un cours élémentaire de fortifications.

E*Fa\CTJUr. r-i.ulerjuil'Uti834»aV*^«»** * ****** eem- ♦posait de (1) ; , . .

Sf régiment»., forjts chacun, de 3 bataillons et d'eue compagnie hor» rang formée dos ouvrier» dn régiment.

TJ infant tri* légère de :

ftl régiments, forts chacun de 3 bataillons et d'une compagnie hors rang.

3 bat. dits à'Àfhque en garnis, à Qran, à Bougie, à Alger. Total : 88 régiments ou 267 bataillon*, présentant un effectif de 232,190 hommes, dont 7,8.37 officiers et 214,362 spus officier*. Afin d'avoir le tableau complet de l'infanterie, il convient d'a-

jonier à ce nombre de. , . . * 222,199

7 oonanagnte» de fusiliers de discipline. 1,050 j « .^ 6 — depienninrs^kdiaciplinn. 1,470 j ^' xv 10 — départementales ( pour mémoire , supprimées en 1834).

1 légion étrangère, forte de plusieurs bataillons (assimilée à l'infanterie de ligne. . . 6,533

t bataillon de Zouaves (infanterie légère). IbrfiKMMi. Veste à manches et gilet fermé par*devant sens* nmaefce», en drap Heu ; pentrthm maure en drap-ywaao» ; veste k 'manches , gilet, culotte en toile de coton; ceiutnre en toile, de roton bleus capota es drap Araar; turban et enlntte rougo; senhersy gnenre» en peau; ha tresse? giberne tor-

r. — «.Les maeqnes 4iatinetive» de» officiers et sons^ûacéers sont les mimes qne-.deus l'arme

de».buaennén. . . . u 1,132

%2 aouayngnira dn sooe^tteiers vétéraus del'armée. 1,880 30 -* 4o nusssiere véténsne de Fermée. . . 4,650

Tottl général de l'infanterie. ...... . . . 238,094

-» Jl deligoe,

La cavafefîe française se compose de trois sortes de cavalerie :

~ , . » v ' + » ' • . i 2 de carabiniers

| f2 de dragons.

"*" [ f 8 de lanciers.

!14 de chasseurs français.

6 de hnssards.

8 de chasseurs d'Afrique*

Legs Torint peu. — Un ancien'Tieutcnant général de cavalerie, Fournier-Satlovèxe, a légué* a m cavalerie une somme de 20,000 f., dont le capital erétéplécè en rente*, 5 p. 100, sur l'Etat, et dont le produit «nnnei est réparti entre les dix plus anciens cavaliers , brigadiers ou marérbaox des logis. ^tm

CiVUtBAlB Mï RiSBaYB.

Armbuxat. — \jk fa valerie de.réserve a des armes offensives et défensives. — Les armes offensives «ont le sabre à lame droite et tranchante des deux cotés,, .le pistolet et le carabine.—- ht» arme» défensives sont le casque et ja cuirasse.

Taux*. — La taille exigée pour les cniabinier* eat de 8 pieds 5 pouces, pour les cuirassiers n,pavda 4 pouces. — Les eue-vaux doivent avoir de 4 piednO. pouce»- è 4. pied» U ponce».

CAftAMKUa».i— LW/fostireommuo eux deux régiment» est : — habit bleu céleste; boutons blancs à grenade et à numéro; borneterie jèmn* avec piqûre blanche ; casque en enivre avec chenille rouge i cuirasse en euiore. — Let-ofiic. portait réjMiolet te dWgenr.

Le 1er régiment a pour marques distinetives : — ]Mremctits , re* troussis, passepoil dn«nHet,et brides d'épauletles bien céleste; collet , passepoil des paremenu, pâtes de parements, passepoil fignrant le» poehee et ornements des retroussis^<rraaee; pantalon garance nvec aeseepoil bleu oélestt ; épaulettet éearlate.

Le 2e i égimont, —-Collet, putes de parements, retroussis et brides d'épaulettes bleu céleste /payements ,^iesaepoil du collet, des devants, figurant le» poobeay4en«e4»aH»is et des brides d'épaulette», ornement». de» relrou—is^em— ; penulon gammée avec passepoil bleu céleste; épnnlestea éearlate.

(t) L'effectif que non» indiquons an l,r la Caealeric et delà

dignes de toute confiance.

derSV«»<*"*,de d'apeèa de» deennsents

FRANCE PHTOMftQUl. — .STÀTISrïQtJB MUTAflut

Cuuussiea*. — Uniforme. Habit bUu. Consent» distinedves i pour le l*r régiment, écartate; Vf cramoisi; 3e, aaroraj 4°, roeet 5#, jonquille ; et pour le 6ê, çarmeê. — Les six premiers régiments ont lo collet, la pâte de parement , les retroussas et les passepoils des deTants, des parements, figurant les poches, des brides d'épanlettes et de la pâte de ceinturon , de la couleur distimetice s les brides d'épaulettes , les ornements de retrousws, les passepoils du collet, de la pâte de parements , des retroussis, bien. — Le* quatre derniers régiments ont les parements , les ornements de retroussis, les passepoils du collet, des devants , des pâtes de parement et de ceinturon, des retroussis, des brides d'épaulettes, figurant les poches , de la couleur distinctive des quatre premiers régiments. La pâte de parement, les brides d'épaulettes et le passepoil de parement bleu. — Les dix régiments ont les boutons blancs , à grenade et à numéro; épaulettes écartât* ; cuirasse en acier; casqne à le romaine, en acier; crinière en chenille moire ; plumet droit au plumes de coq écarlate; pantalon garance, arec passepoil bien; bnineterie blanche. — Les officiers portent l'épaulette d'argent.

Hommes. Cheeaux.

Effectif. — 9 régiments de carabiniers, chacun de 5 escadrons 1,744* 1,544

10 régiments de cuirassiers , chacun de S escadrons 8,720 8,720

Total de la cavalerie de réserve. . . 10,464

GAYAUnA M IICWB.

Armement.— Dragon». Sabre presque droit, légèrement courbé Ters la pointe ; pistolets, fusil.

Lanciers. Sabre semi-courbe, pistolets, mousqueton, lance garnie d'une banderolle.

Taille. — La taille exigée pour les hommes est de 6 pieds 3

r races.— Les chevaux doiventavoir, pour les dragons, de 4 pieds pouces à 4 pieds 9 pouces; pour les lanciers, de 4 pieds 7 pouces à 4 pieds 8 pouces et demi.

Dragoks — V uniforme des dragons est : — ' habit nerf , à revers. Couleurs distinclives, savoir : les 1er, l^régiments ,V»## foncé ; 6e, 6e, jonquille -, 9e, 10e, cramoisis et IIe, garance, lu ont le collet, les revers , la pâte de |>arement , les ornements des retroussis (2 grenades) , les passepoils de la brûle d'épanlette, des parements, de la pato de ceinturon, des retronssis, figurant les poches, de la couleur distinetito; les parements, les retroussis , les brides d'épaulettes , la pâte de ceinturon, les passepoils du collet, des revers et de la pâte de parement, vert.— Les 3e, 4e régiments, n»j#;7e, 8e, jonquille; et 11e, garance; ont les revers, les parements , les ornements de retroussis , les passepoils du collet , de la bride d'épaule t te, des pâtes de parements et de ceinturon, figurant les poches , et des retroussis, de la couleur distinct te e ; le collet, les pâtes de parements et de ceinturon , les passepoils des revers, des brides d'épaulettes et de parements, oert. — Tons les régiments ont : épaulettes , corps vert à franget écarlate ; boutons jaunes , à numéro ; pantalon garance, avec passepoil des cotés vert; casqne en euiere, à crinière flottante; plumet droit en plumes de •coq écarlate; bufflet. blanche. — Les officiers portent l'épaulette d'or. Lahciixs.— V uniforme des lanciers est : — habit rouge garance, à revers bleu ; collet bleu pour les 1er, 2e, 4e et 5e ; garance pour les 3* et 6e; pâtes du collet à trois pointes ; garance pour les 4e et 6e; bleu pour le 6e; parements en pointes bleu pour les 1er, 3e, 4e, 6e; garance pour les 2e et 5e ; retroussis bleu pour les six régiments ; uasiepoils des coutures du dos et du derrière des manches bleu; brides d'épaulettes garance , avec passepoil bleu ; boutons blancs demi-sphériqnes, à numéro; épaulettes garance , avec franges et torsades de contour blanches; pantalon garance, avec deux bandes passepoil sur les côtés bleu; schakos polonais à forme supérieure carrée, dit czap»ka garance, avec son tache et galon bleu; cordon de csapska en fil blanc, avec nœuds et coulants en bine garance ;

Slumet tombant en crin ntir; ceinture en tissu à cinq bandes , ont trois bleu et des» garance; buffleterie blanche.— Les officiers portent l'épaulette d'argenft

Hommes. Cheeaux.

Effectif. — 12 régiments de dragons, chacun de & escadrons .- 9,464 8,064

6 régiments de lanciers, chacun de 6 escaV drons 4,781 4,031

Total de la cavalerie de ligne.

Taille. — La taille exigée pour les hommes est de 6 peu de % nonces —Les chnvann doivent avoir de 4 pieds 6 ponoea et demi a 4 pieds 7 ponces et demi.

Cmk*t*VM. — Vu*{/ormo des chasseurs est : bsbit vert, bou« tonnant droit an moyen d'une rangée de treiie boutons ; pâtes ditee a la Sonbise sortes poches. Collet Jonquille pour les 1er et !•' régiments; eromoisinovr les 6e et 6e; écarlate pour les 9e et 10*$ garance pour les 13* et A40. Collet vert, avec nfttes à trois pointes;' jonquille pour les 8e et 4#; cramoisi pour les 7* et 8e; écarlate pour les il* et 11*. Parements en pointes ; jonquille pour les 8e et 4e ; cramoisi pour les 7* et 8e ; écarlate pour les 1 1e et 11e ; vert pour les antres régiments.— Tons les régiments ont : retronssis vert; bon» tons blancs, demi-sphériqnes, a numéro; épaulettes, corps vert, franges et torsadés de contour garance ; pantalon garance, avec passepoil vert ; schakos garance, avec couvre-nuque verni ; cordon de schakos garance; plumet tombant, en crin noir; buitteterie blanche. — Les officiers portent l'épaulette d'argent.

Hussards.— L' uniforme des hussards est : pelisse garnie en peau d'agneau noire , et dolman bleu céleste, pour le 1er régiment; brun marron pour le 2e ; gris argentin pour le 3e ; garance pour le 4* ; bleu pour le &* ; et vert pour le 6 . — Collet de la même couleur; parements garance (bien céleste pour le 4fl) , pantalon garance (bleu céleste pour le 4e); schakos garance (bleu céleste pour le 4*).

— Tous les régiments ont : tresses mélangées garance , et de la. couleur de la pelisse; ceinture en poil de chèvre cramoisi , et coulant blanc ; boutons blancs ; plumet tombant, en crin noir; cordon de schakos , en bine mélangée; buffleteries blanches.— Les lignes distinctifs des officiers ne sont pas l'épaulette . mais des galons d'argent qui sont placés an parement des manches et an collet de la pelisse et dn dolman, et d'autres galons snr les coutures du dos. Le nombre de ces galons indique les grades ; il est fixé comme il suit : sous-lieu tenant , 1 galon ; lieutenant , 2; capitaine , 8 ; chef d'escadron , 4 ; lieutenant-colonel , 5 dont 2 en or; colonel , S en argent. — Les majors et adjudants-major portent des galons d'argent mêlés à des galons d'or.

Chasseurs d'Afrique. — Leur uniforme est : habit capote bleu céleste, à la polonais», boutonnant droit »nr la poitrine an moyen de neuf gros boutons, à basques tombantes eu forme de jupon , à gros plis de ceinture , croisant par-devant et ouvert par-derrière.

— 1er régiment, collet jonquille , passepoil bleu céleste ; 1* régiment, bleu céleste, avec pâtes à trois pointes jonquille; 3* régiment, collet jonquille , avec pâtes à trois pointes bleu céleste ; parements: lêr et 3" régiments , jonquille ; 2e régiment, bleu céleste. — Les trois régiments ont : brides d'épaulettes , bleu céleste ; bontons à grelot blancs; contre-épaulettes en cliatnette en euiere, montée snr un cuir de vache noir; pantalon garance, à larges plis de ceinture par-devant, à brayette, à poches de côté et à fausses bottes; manteau en drap blanc piqué de bleu, sans manches et à petite rotonne; phécy on calot égyptien en tricot feutré de laine garance, avec boupette en soie bleu céleste; ceinture en tissu et à cinq bandes de couleurs opposées , en laine garance et bien céleste; csapska

5arance9 avec gajon et soutacbe bleu céleste , sans plaque; cordon e csapska en laine garance ; pompon demi-spbérique de la couleur de l'escadron , avee tige en fer; bufleterie blanche. — Les officiers portent l'épaulette d'argent.

Hommet. Cheeaux.

Effectif. — 14 régiments de chasseurs ,

chacun de 5 escadrons. . . « 12,206 9,406

6 régim. de hnssards , chacun de 5 escftdr. 4,781 4,041

8 — de chas*. d'Afr., — 6 ' Jsf. 2,896 2,400

Total de la cavalerie légère. . s . . . 19,836 16,840

GÂYAUnM LéaiM.

ARMBsfEifT.— Chasseurs. Ssbre semi-courbe, affilé de la pointe, tranchant d'un seul côté; pistolets, mousqueton. — Deux escadrons, dans chaque régiment, sont armés de lances.

Nus tards. Sabre semi-courbe (avec ceinturon garni d'ane sabretache), pistolets, mousqueton.

Chasseurs d'Afrique. Comme les ohatftenrs français.

AÉXATlTULnTIOIf.

Cavalerie de réserve. — 11 régiments.

<— de ligne. 18

- légère. 18

L'effectif général des 53 régiments.

Hommet. ' Cheeaux.

Ontre les divers régiments qui forment la cavalerie de l'armée active . il existe un corps de remonte générale chargé d'acheter et de dresser les chevaux français propres au service de la cavalerie* La création assez récente (fe ce corps qui traite directement avec les producteurs de chevaux, a eu pour objet d'encourager les cultivateurs à l'amélioration et à la propagation des races. 11 a déjà produit des effets utiles et des économies réellrs.

Effectif. — L'effectif du corps de la remonte générale , coan-

Eosé de 90 officiers, varie en sous-officiers et soldats selon le» csnios dn service.

4 Uniforme. — Habit bleu. Couleur diatiactive : garanoe ; collet» parements en pointes et ornements de retroussis f grenades) garance , poches figurées par une pâte dite à la Souinse, reteonssia,

FRANCE PITTORESQUE. — Sf ATlSTIQUÉ MILITAIRE.

bride* d'épaulettea, passe-poil do collet et des parements Afat; passe-poil de la gâte à la Soubiae, des retroossi» , des brides d'épaulettea gmrmmo* ; bouton» clones, ayant en relief un cheval, et pour exergue : nmnIi gémérmU; pantalon d'ordoonaacr pan*** ; achakosen tissa moir, arec ganse gomme* ; pompon apberique, à flamme gormmo* ; buifleterie Uornek*. — Les officiers portent l'épaulotto d'argent.

Etablisalmutts. — Les établissements de la remonte générale •ont «a nombre de 10 principaux qui comptent 6 succursale». Ils ■ont placés : «

!• A Cm*m (arec succursales à Falaise et Le Bec). — Circonscription : Calvados, Eure, Seine* Inférieure.

2* A Se* mi- Lé. — Circonscription : Manche.

3° A Jleneom (avec succursale à Merleruult) —Circonscription : Orne, Maine-et-Loire, Mayenne, Sardie , Eure-et-Loir, Loir et- Cher.

4° A Cmimgamp favec succursale à Morlaix). — Circonscription : Cotes-do-ff ord , Ille-et-Vilaine, Morbihan , FinUtère , partie de la Loire-Inférieure sur la rive droite.

ô» A Saint- Molr*mt (avec succursale à Seint-Jean-d'Angely). — Circonscription : Deux-Serres, Vendée, partie de la Loire-Inférieure snr la rire gauche, Indre-et-Loire, Vienne, Charente, Charente-Inférieure.

6° A Gméret. — Circonscription : Creuse, Indre, Hante- Vienne, Allier, Saône- et- Loire, Cher

7 • A Jmriilév. — Circonscription : Cantal , Corrèxe , Puy-de- Dôme, Loire, Haute-Loire, Losère.

8° A Cattre*. — Circonscription : Tarn , Tarn-et-Garonne , Lot , Areyron, Hérault, Aude, Pyrénées-Orientales, Gard , Vancluse, Boocbes-du-Rhône, Var, Basses-Alpes.

8* A Awtk (arec succursale à Tarbea).— Circonscription . Gers, Lot-et-Garonne, Haute-Garonne, Dordogne , Gironde , Arriége, Hantes-Pyrénées, Basses-Py renée», Landes.

10* A mien. — Circonscription : Ardennes, Marne, Seineet-Marne, Aisne, Somme, Pas-de-Calais , N onL

ARTTTiTi nTR Tn%

Cours bottai, m l'ARTiLUtaix.— Indépendamment des officiers de ton état-major particulier, et des employés attachés aux-école», auanufacturei et arsenaux, le corps royal de l'artillerie se compose an Ier janvier «834, de: 18 régiments d'artillerie.

1 bataillon de pontonniers.

12 compagnies d'ouvriers.

1 compagnie d'armuriers (en temps de guerre seulement). 0 escadrons du train des parcs d'artillerie. Il y a en outre :

II Compagnies de canonniers vétérans (à Brest, Saint-Omer,

Antibes, Perpignan, La Rochelle, Bayoune, Montpellier,

Toulon, Bastia, Cherbourg, Nantes, Le Havre et Marseille)

qui font le service des batteries des cotes.

Et f escadron de canonniers gardes a côtes d* Afrique, divisé en

4 compagnies.

État-major.— L'état-major particulier de l'artillerie comprend

279 officiers de toos gradrs, savoir : t0 lieutenant* généraux; —

14 maréchaux de camp, dont 2 compris dans le cadre de réserve;

— 3f colonels; 34 lieutenants colonels; — b8 chefs d'escadrons,

— et I2i capitaines, dont 1 4 capitaine» en second. OitGAiPSATioif. —Chaque régiment est composé d'un étatmajor, de 3 batteries à cheval , 13 batteries à nied, dont Ç montées et sept no'n montées (total, 16 batteries), et, en temps de guerre seulement, d'un cadre de déjxM. Le» batteries à cheval sont ce qu'on appelait autrefois l'artillerie à cheval, les batteries à pied, montées, sont celle» où le» canonniers soot placés sur le» coffres on causons; les canonniers sout a pied, 1rs brigadiers et •oua-officiers seuls sont à cheval ; ces batteries ont en outre les cbevanx de trait nécessaires a leur attelage. Les batterie» non montée» représentent l'ancienne artillerie à pied ; elles n'ont aucune pièce avec elle et sont principalement destinées su service des »ieges et parcs de campagne. Le» bouches a feu et les équipages de siège qui leur deviennent nécessaires leur sont amenés par le train de» parcs d'artillerie.

D*n* l'artillerie française , le nombre des bouches à feu est calculé à raison de 2 pièces par («00 hommes ; ainsi , pour une armée de 300,00 hommes, il faut 600 bouche» à feu. - Le» bouches à feu attachées à chaque batterie à cheval ou à pied montée, sont an nombre de 0; un régiment d'artillerie a donc toujours 54 pièces (canona et obusiers).

Errxcrir. — Le complet d'un régiment d'artillerie sur le pied de guerre est de :

. 2,877 hommes , dont 83 officiers.

2,073 chevaux, dout 1,548 de trait

Snr le pied de paix, le nombre des hommes est réduit à 1,526 et celui de» cbevanx à 401.

Auif ejixkt. — L'armement des régiments d'artillerie est» le

mousqueton et le sabre-poignard. — Les artilleurs à cheval et les sous-officiers des batteries montées ont le sabre de la cavalerie légère.

Ujriroftm nu aiomErr d'artillerie. — Habit tl*m a revers; collet , revers , passe-poils des pertinents, des retronssis , ornements des retroussis , doublure des épaulettes et des brides d'énauletfe» //#*; parements en pointes, retroussis, brides d'épaulettes, passe-poils du collet . des revers, écartai*. Bouloos/e*»** et bombés , empreints de deux canon» croisés , vue grenade au-dessu» et le numéro du corps au-de»M>UA Épauletie» éeartot*. Manteau Htm. Pantalon bl*n . avec deux bandes et pa««c-poil écarta**. Schako moir , en ti»su de coton , avec galon . deux chevrons et ganse éartot*; deux canons croisés et le numéro du corps aude»»ous , en cmt*re , sur le devant ; cordon de schakos en laine écartât*. Plumet tombant en crin écartai*. Buffletcries otamrh**% — Les officiers portent l'épaulette et le cordon du schakos en or.

Les ETABLissAMEKTS dk l'artillarie sont au nombre de 70. 1° 1 Dépét mtrol, a Paris, comprenant un atelier de précision ,

le Musée d'artillerie, et la Bibliothèque de l'artillerie. 2° 8 École* d'artillerie, à Doua y. Mets, Strasbourg, Besançon,

Toulouse, Rennes, La Fère, Vinceunes. 3° 25 Direction*, m Lille, Saint-Omer, Douai, Valencienne»,Mé-

xières , Mets , Stra»boorg , Besancon , Grenoble , Embrun,

Toulon, Mont)>ellirr, Perpignan, Toulouse , Bayonne,

La Rochelle, Nantes, Brest,. Rennes, Cherbourg, LÎr

Havre, La Fère, Tours, Battis, Alger.

4o 8 Ane****, à Douai , Mets, Strasbourg, Auxonne, Grenoble»

Toulouse, Rennes, La Fère.

5° S Fonderies , à Douay, Strasbourg, Toulouse. 0° 6 Forme*, des Ardennes (Méxières), de la Moselle (Mets), du

Doubs (Besancon), du Midi (Toulouse), de l'Ouest

(Rennes), de la Nièvre (Ne ver»).

7° 7 Manufacturas a'ormts , a Maubcuge, Cbarle ville tKliagenthal,

Mutxig, Saint-Étienne, Tulle, Chfttellerault. 8* 1 1 Pomdriir**, à Esqncrdes , Saint-Ponce , Mets , Vonges, Ton*

kiuse, Angouléme, Saint-Médard, Pont-de-Buy s , Ma-

romme, le Boochet, le Ripault.

9° 8 RaJJI**ri*s de salpêtre , à Lille, Nancy, Lyon, Toulouse,

Marseille, Bordeaux, Paris, le Ripault.

10° 2 Emtropéi* à* salpêtre, à ChAlons et Avignon.

État-Major. — L'état-major particulier du génie comprend 460 officiers de tous grade», «avoir : 6 lieutenants généraux; — 9 maréchaux de camp; — - 26 colonels; — 25 lieutenants colonels; — 72 chefs de bataillon, 202 capitaines de première classe ; — 28 lieutenants d'état-maj^r, et 4 élevés sous-lieutenant».

Organisation. — Les troupes qui forment le corps royal du géoie (indépendamment des officiers de l'état-major particulier du corps royal , et des employés attachés aux écoles, ete,) ae composent de :

3 régiments du génie, 1 compagnie d'ouvrier» du génie, et I com|iagnie de vétérans du géoie.

Chaque régiment du génie comprend I état-major, 1 compagnie hors rang, 2 compagnies de mineurs, 14 compagnies de sapeurs, et I compagnie du train (total Î6 comp.). Il forme deux bataillons.

ARMhMfcifT. — Fusil à baïonnette, sabre-poignard,.

Uniforme. Habit blem à revers non adhérents ; collet, rêvera, parements et pâte» de parements en celant *o*r , avec passe-poil érortot* ; doublure du collet, des revers, brides d'épauletles et ornements de retroussis (2 grenade»), en drap Mm; retroussis écartât*. Épavlettes ée tlan ; boutonsj<fa«*«, empreints d'une cuirasse avec casque au-dessus Pantalons blems9 avec bandes et pjtse- . poil» écailat*. Schukos en lis»u de coton noir* avec pourtour supérieur en galon écartât*; plaqne à coq. avec l'empreinte, dans l'éctiftson, d'une cuirasse surmoutée d'nn casque et le numéro du corps au-dessous , et de trophée» d arme. Pompon sphérique à flamme écartât*. Buffletcries Uanehes. - Les officiers portent l'épaulette d'or.

Emc-rrr. — Le complet d'un régiment est ea gm*rrt.

État-major. .' 10

Comp. hors rang 00

16 comp., 2 de mineurs et 14 de sapeurs. . 2,528 Comp. du train 127

Total. . . . 2,764 Dans ce nombre sont compris 77 officiers — La comp du train a sur le pied de guerre 214 cLcvaux et en temps de paix 18.

Établisses! aicts du Ckkcx. — La surveillance, l'entretien et les travaux des fortifications des places de guerre, ainsi que ceux des villes de casernement , sont daus les attributions du génie. - Le» places de guerre sont au nombre de 150, et les villes de casernement à celui de 120 (en y comprenant celle» qui sont à la foi» tilles de guerre et de casernement, le nombre est de 236). Elles •ont réparties dan»

empois,

35 divisions do génie, dont les chef<s-li eux sont: — Ssint-Omer,

Ami« Amiens, Havre, Cherbourg, Brest , Vantée , La Rochelle,

Bayonne, Perpignan, Montpellier, Toulon , Embrun, Grenoble,

Besancon, Belfort, Strasbourg, Metx, Verdun, Mésière», Cam-

. ferai, Lille, Paria, Corse, JJgrr.

On comprend encore |>armi les étahUeftemente dn génie, !•* le dépôt des fortifiée tin ua et la galerie des plans-reliefs de* piice» forte* de France; 29, l'arsenal dn génio, à Meta; JP, les trois écolea régimen taire».

Les régimeuta du génie ont des garnieona fixes: le 1er e»tà Melz; — le '2e à Moutpellier, et le 4e à Arras. La compagnie d'ouvrier* et celle des rétérans sont aussi en garnison fixe a Met*.

6Apitnis-Poxpf tus ne Paris. — Il existe nn bataillon de sa- ^peurs pompiers attaché »U service de la capitule Ce bataillon eat divisé 'en quatre compagnies ; il est soldé par la ville de Paris* mais il fait néanmoins partie1 de Tarmée >on y compte 12 officiera.

T*#m »« ÉQUIPAGE JpWTÀfcOÇ*

OaOAiriaATfosf. — Lea armées activée,, ipdépeudammenX des ressources locales dont lea circonstances lenr permettent de disposer quand elles opèrent aur. le territoire efc nanti, doivent avoir à leur suite dee équipages, réguliers. qui leur laissent la liberté de au porter ea avant et dfcgir , «ans être arrêtées par l'éventualité «lea naojena qui peuvent se trouver' anr les pointa dbpératious. Ces équipages régulier* sont* mis -eu action par nn eovps militaire spécial , sous 1» dénomination d*. corps du train des équipages, dont lea mouvemeetsVavnt son s ladsreetion immédiate de l'intendance militaire. Leur matériel, tant eu voitures qu'en effets de harnachement, est confectionné et réparé dans des établissement* particuliers , auimmbvé de trois-, «avoir : »

1* Parc principal dé construction dn train dee équipages militaire %*.».-..•../« à Ternon (Eure).

9° Parc secondaire. , « . . . à Cbateaneoux André).

S" Dépôt. . .: % ... à ftaulpigny (Meuse).

Cette Ver non -eracr sont reflets lea psineipans approvûionneantmts en boist aéra, outra et autres objets nécessaires aux constructions et réparations dn matériel Le pane de CbAteauroux est le centre des travaux qui pourraient avoir lien pour lea moyens de tranaport % organise** auVdeb» de la Loire : c'est dfcillenr» nn. établissement de prévoyance, dont lea événement» de 1814 et de 18 15 ont fait raonneitae tfuttt^é. L'emplacement 4e Sampigny, à raison de sa proximité dça frontières, n'offre pas assez de sûreté pour être le principal atelier *de construction ; mais il est conservé comme dépôt : oay uetnise avee facilitent avantage nne grande partie du matériel coWeoliôjiné .e| «a état d'être mia an eervice au premier ordre.

Emcrrr. — Le corps du \r%Kp. des éqnipegertnitytaires a pour chef supérieur nn colonel, chargé arifto"aVbi direction* des établi il amants. 11 se compose dq* :

14 compagnies du train , S compagnies cVewrriers. »> »

L'effectif en temps de guerre doit être de M oanciors» 0,100 soldats ut sous-olficiers^ nota} tyu?9. *

Le corps a alors 4,826 chevaux , * l 024 voitures , dont %ê prolonges et* 14 caissons. '

UarroRMi. — Habit et revers gris-Je-fur , céltet, revers, parements , pâtes de parements eV&efthtuYonr, retroussa, cootreépanlettes , gtU-4e-fer ; le Jout .paase-poUé , et •rnamenU de retroussis (étoile) tugoranA*. goutenj étofè numéro. Pansions garance. 5ch*t>os an tissu 4e eotop noir (forme du splia]Los de paralerie légère); gante en braisa repee*. ft»fllc|#ries é*f»*4*4. — Le* officiera portent l'épaule? le 4V8*nt*

Les «impies mdarmes an* rang.d«'to9»4lff« ♦ Ml »* «MOient, •'équipent et »fuabUicpt à lf lira fraja, l!anpemept seul cal fourni par l'Etat. — Dans l'intérieur 44 4er*itQJre t)a #ant div^ par brigades à pie.4 on à cheva)., cnajman<|Aes. p*r m» . brigadier op un maréchal de«}pgis; la réupio* 4e tpnic* Je» brigade» d'où département forme une compagnie départementale.

Ahnimut. — Pour la gendarme; à ptywtl : eahte fie ff wifrie de ligne, pistolets, mousqueton; pour le gendarme * pied: fusil a baïonnette , sabre-briquet.

Umroam de la gendarmerie départementale et coloniale. — Qraml* tenue : habit de drap bien. , revers et retroussis éearlate , collet et parements bleus, pantalon de drap blâme, chapeau aiguillettes et trèfles en fil bla*c; bu fûctcrie jaune , bordée en galop de fil blâme ; bottes dites demi-'ortes pour la cavalerie; guêtres pour l'infanterie. Schakos pour la gendarmerie de la Corse. — Les officiers portent l'épaulette d'argent.

Uiurôiuf t de la garde municipale de Paria. — Grande tenue. Habit de drap bleu; revers en drap blanc; retroussis en drap éearlate; collet •Vee; parements Meus, avec une pâte en drap blanc; boutons jaunes, aux armes de la ville de Paris. — Pour l'infanterie : pantalon en' drap bleu; épanlettes en laine rouge ; schakos orné d on galon aurore,

et d'une aigrette rouge. ~ Pour la caealerie : pantalon blanc , en peau de mouton « contre. épaul et tes et aiguillette» en laine «a#»cfy casque à la dragonne, -orné d'un plumet rouf». — Le» 4>ffi«iera portent l'époolettc en or.

Uni von mi des voltigeurs corses (corps auxiliaire).— esahél court, de drap bleu , boutonné droit sur la poitrine; retroussis, collet et parements de drap bleu; passepoHs jonquille t freins en \uinc jonqui tu ,• pantalon de drap gris-bleu en hiver , de coutil bUm en été ; guêtres noires on bluues. SchakiM.

La gendarmerie départementale forme 84 légions oui ae eoaar posent chacune de plusieurs compagnies. Lég. Ch.- lieux. Comp. Département*.

I1"* Pari» 3 Seine, Scine-et-Oise, Seîne-*t-Marnê.

y Chartres. . . 4 Kure-et-Loir, Loiret, Orpe, Sartfae.

0e Rouen. ... 4 Seiue-Tiiférieure, Somme, Oise, Eure.

4e Caen 3 Calvados, Mayenne, Manche.

5e Reunes ... 3 Ule-et-Vilaine, Côfcs-du-Word, Finistère-

6e Apgers. , , . 3 Maine-et-l.oire,Loirc-lnfcrieure, Morbihan.

7e Tours. ... 4 In dre-et-tôirc.Loir-ct-Cher? Vienne, ln.drf.

8e Wp»i|i»js. ., 4 pilier, Puy-de-Dôme, Nièvre, Chpr.

9e Sjort. . . '. . 3 î>eux-Sèvrcs?Vfudée, Charente-lnfériètjrf. 10e Bordepux. . . 4 Giroude, Charente, Landes, Bass.-Pyrébè>s. 11e Limoges. . . 4 Haute-Vienne, Creuse, Dordoçnc, Corrète. 12e Ca^ipr»! • • » 4 J.o^Lot-et-Garoune.Veyron^Caqhil. 13e Toulouse. . . 4 H.-Garonne,Tariilet,Gar.. Gert, p.-Pvrén. 14e Carcassopne. 4 Aude, Tarn, Vyreiiées-Onentales , Arroge. 15e Nîmes.. ... 4 Gard, Ardècbe. Ûérault, Loxère. 16* Marseille. . . 3 Boucjies-du-Rbone } Va.ucluse, Var. 17* B.|stia. . , , . \ Cor»e.

16e Greuoble. . . 4 Isère, prôme, Ba«»e»-Alncs r Pautet-A!pe|.

Î9« Lyop 4 Rhôue^Saône-et-Loirc, Loire, Hairte-Pmre.

20e Pu»i?- • • j 4 Côte-d*Or, Youne, Aube , Bsute-ftfarne, 21e Besancon. . . 4 Doùbs, Hante -S?6ner Jura. Ain.

22e Nanpy 4 Mcurtbe ', Vosges, Haut-Rbin , pas-B^ip.

23e Metr. . . . , 4 Moselle, Meu»e, Marne, Ardepne*. 24e Arras. .... 3 Pas-de-Calais, Mord, Aisne.

La gendarmerie royale ae compose s 1° Pps 24 Ifff iftW 4épartempnl»les fonpanf fT Çomnfr

gnjea. tH*cû(. * • * • ' A ' • »

fi P« la garde mupjcipale de Parjf (formapt 2 r»ppdrons et 2 bataillons ou 4 compagnie» 4 cjje?aj e»

8 à pied). Effectif. , - . , h44*

89 De 2 compagnies de gendarme* vétérans (à Rip»}, 168 4° D'un bataillon auxiliaire de jol|igeprt corsas for:

mwi 4 pomnagpje», Ç«pcfi|. "Mi !?*-

Total (1) . iS,8Hh.

Les criipes et les délits commis par les militaires en activité àe service sont juges par les tribunaux militaires. — Û existe dan» chaque divisiop militaire territoriale ?

1° Deux conseils de guerre permanents, égapx en attributions et en hiérarchie, composés chacun de 7 membres: 1 colonel président, 1 chef d« bataillon on d'escadron, 2 capitaines, 1 lieutenant, 1 sous-lieutenant, 1 sous-officier ,>£«'. Il y a eu outre, aunrès de chaque conseil, | capiulne rapporteur, 1 capitaine commissaire du roi , et 1 greffier.

pris parmi les juges). — ri y a on greffier choisi par le.prestdent. Les attributions du conseil de révision sont de statuer aur les

attributions

ppurvois formés contre les jugemens des conseil» de guerre pee*

d manda rit la division militaire, et aoiveni ecrr cunus m v«^ ité parmi les militaires en activité. — Ils sont amovjMes. Taprès la loi il doit y avoir , dans chaque division d'arasée e«p , deux conseils de guerre et nn conseil ec révision , ceaapeeèf

vices de forme ou fausse application de la lot. Le» deux t de guerre sont , l'un pour l'autre , des tribunaux d'appel.

Les membres des trois conseils sont nommés par le génésel commandant la division militaire, et doivent être choisie à va» lonté ]

D'à tive, deux conseils de guerre < comme ceux des divisions territoriales.

Atxlixm de vwiTiov. —AtelUn Ja eendeame* ce? rt"pae* publies. — Ils reçoivent les déserteurs à rintérienr pn res militaires condamnés par les consuls de guerre, pour déjits prévus par m Ipi de 1829.— Ces condamnés portent un vêtement grit du fur t pn les occupe à 4«* travaux militaires ou civils. — Les atelier» sont établis à Belle-Croix, à Belle- Ile-en-Mer , à Alger et à Oran.

Ateliers de condamna* an boulet. — IU reçoivent le» déserteurs par récidives, ceux qui ont emporté des effets de leurs camarades,

fi) Il t a a la Martinique et à U Guadeloupe a comp. de s^daracrio •oloufele, d'eotrmple 161 nommes, rt dont las officier», fou^olficir» et aeadarmes, quoique payés par Je sainisiera de U marine, comptent dans U gendarmerie royale.

se '

FRANCE WttOftËSQtft — STÀÏÎSTtOtiË MlXIÎÀffiË.

«toi QHiimit* dn» teUere émi t*m**m* pnUie*. Les condamné* tftifeent mm bemtti de beat uttaebé à «ne ébahie de fer f et sont oetoipét * de Jw>ts fliun publie*. Us sont habillés en étoffe bHfffê sfe portent d«» jabots. — Ges ateliers sont établit à Vile

d* Aie (Charente-Inférieure), et à lelle-lle-en-MeT (Morbihan)

Pu**»* — H flci outre, en France, 38 prison» militaires dont les CMCsnrgee soatswmmés par le ministre de U guerre, et Vm prisons «vile* rénovant lee militaire*, —Total, 58.

âààxMà MtLirlzAkA.

' tébiA D*AfptfpAtioir ni L'Â*TTtxxf.rt kr »tr OÉfrrf (I »*««). — Les* den* école» d'artillerie et du génie qui existaient autrefois à Cfailous-sur-M arne et à Metz , ont été réunie» «n 180* en «ne seale éoaîo dtttf <tdHPUH9 et dm génie, L'organisation de eet éubbs«emejit, plusieurs fois modifiée, a été réglée définitivement en 1831. — L'école n'est composée que d'élèves sortant dé Pécdie Polytechnique"", destines à devenir officiers d'artillerie od du génie dan» le» armées de terre ou de mér. Us y entrent avec le rang de sons-lieutenant et portent les marques distincttvcs de ce gradé. Us f restent déni ans, on trois au plus, et eh sortent «prés avoir •un, dés examens pour être classés définitivement dans les armes de l'artillerie et du génie, suivant leur ordre de mérite. — On leur compte , s'oit pouf la retraité , soit pour les décorations militaires , quatre années de service d'officier, en compensation dn temps qèllA ont du consacrer à leurs études.

École d'application au corps royal d'etat-majoe (à Paris) — Cette école créée en 1818, est destinée I former des officiers pour le eerviee de Fétat- major:— G» y admet annuellement , après examen, Ma élève» | savoir ; 8 choisis parmi ceux de l'école Polytechnique; âïynrmile* trente premiers élèves de Técole spéciale militaire et /p*uiniJreote*eo*-Ueat*u4ot* en activité, âgés de moins die 25 ans, et •jet» ayant af moins va an de grade, se destinent à l'état-mojor. ■rr» La. dorée des études est de deux an* oa de trois au» au.plus ; les élevés, après des examens, sont ensuite appelés, dams l'ordre de mérite * à remplir les emploie de lieutenant* vacants dans lé corps d'étal-major.

École PoLTTEcnntQtrE (à Paris). — Créée en 1794 ao«« le «ou & École central* de* trnoaux pêUies, modifiée et réorganisée sooeestivemérit par diverses lois , elle Ta été définitivement en 1830 et 18Â pAr des ordonnances qui Tout placée dan* les attributions èa mfaistfè de la guerre. Bile est destinée à fournir des sujets arts divers service* publics de l'artillerie , du génie » des pont*-etebanssées , des construction* maritime» , du corps royal d'étatmajor, des mines , etc. — On ue peut être admis à l'école Polytechnique que par «oie de cou cours et après exneaen. Il faut être Français , et n'avoir que seixè Ans au moine m vingt an* au plus. Le» militaires y sont «dmis jusqu'à l'Age de 28 an*. Là durée des études est de deux an*.

École de cavalerie (à Saumnr). — Cette école * été instituée en 1825, |Sour former les instructeurs de» edrp» de trtfupes à cheval , instruire ceux de* élèves de fertile spéciale militaire qui sont désignés pour I» cavalerie , et créer une pépinière de sousofficiers instructeurs. — Une école de maréchàlerie et une école de trompettes y sont annexées. — Ou admet à l'école de cavalerie: 1° un lieutenant par régiment de cavalerie, d'artillerie ou escadron du traitl et de* étfufyages militaire», ce* officiers suivent pendant deux an* le* cour* de l'éeole, et out pendant ce temps le tiare de Ueuiemnnts d'ùuttuatiom. — 2° Le* élèves sortant, de l'école -spéciale militaire et destiné» à la cavalerie. Ils restent deux ans à l'école , souh la dénomination $ o£ficier*~élèvet de cavalerie.— V Des jeunes gens enrôlé* volontaires ou tirés des régiment*, qui, sou» la dénomination de cavaliers élèves instructeur* , suivent let cour* pendant dent ans , et sont ensuite répartis dau* les régiments comme eone-ofsicier* instructeurs. — 4° Comme élèves maréchauxfatramUi de* enrôlée volontaire* ou de* jenûe* soldats. — 5° Èa* fin , comme élè**s~ttcmp*ttet , die* jeunes gens de 14 à 18 ans , et plu* spécialement de* enfant* de troupe.

Ecole spéciale militaire ( à Saint-Cyr ). — Cette école réorganisée en I88i, a pour objet d'instruire dans le* différences • branche* de l'art de la guerre , le* jeunes gens qui se destinent à la carrière des armes. — U* n'y sont admis que par voie de concours et après examen. — La pension à payer par le* élèves, est de 1,500 fr. , non compris 760 fr. pour Ir trousseau, les élèves doivent être engagés volontaires. — La durée du conrs complet d'instruction est de deux ans. — . Les élèves qui ont satisfait aux examens de sortie, sont nommés sons-lieutenants dans l'armée, ceux qui n'ont pas ri u y satisfaire, sont placés dans le* corps avec le grade de sou»-officier bu de càporaL

Collège royal militaire (à la Flèclie).— Ce collège, institué en

1831, est destiné à l'éducation de fil* d'officiers sans fortune.- Le

«ombre d'élèves entretenus aux frai* de l'état , est de 800 boor-

•aiftre , et de 100, demi-boursier».— On y admet de* enfants payant

Senaion , dont le prix est de 860 fr. — L'Age d'admission est fixé e 10 à 12 an*. — Les élève* ne peuvent rester an collège que

jusqu'à la fin de ttbnéé Scolaire1 dans le courant de laquelle ils complètent leur lt* innée»

0?ft*Aasa «fur/unt*. -> Il y a en Freuce hnh établissements contactés à l^nstfusttou de l'armée, déni le* exercices gym*.

Ve£nâm*Mêmél eV PtHêi créé en 1890, destiné à former lee

professeurs fléceeeairee mrm autre* gymnases , et affecté en ontrn

à l'inetrnctibft ièe troupe* de* 1™ et 14* divisions militaire*. -*-

Cet éttbliesesnent a pour direeteitr , le oolonel Amoroa , qui a le

premier propagé en France le* exercices gymnastique*»

Le gymmos* U'Anxu f pour la 16e diviaioa militaire). »

Lé gymmis* d» JkUtx (pour le* V et 8e divisions militaire*)^

Le gymàott de Stnub+trg (pour la 0e division militaire).

Le mneW dm Lf* { (>oUr le* 6% 7e, !•>% 18e et 19e divisiono

militaires). s .

Le §rmiux$9 dé MûMtptllUr (pour le* 8e et 9e division* miUufrea}.

£j« g/aujoitf a* fcuLoust (poqr IÇA^^» i Ie et 20* division* inilit^*

ht gfrmuuuê dt Btruut (pour le* 4*, 12e et 13* divisions milit).

Ecota* siom ÉirraïaE*. — Les régiments de tonte* armeront dan

écoles où l'on enseigne aux soldait et apx enfant» d* troupes : )n

lecture, l'écriture ; r'arrtomériqtte, et les devoir» d'tlta bbn et loyal

défenseur de la patrie. — Deux ordonnance* de 1818 ont créé à

perpétuité 4 un «Vis annuel do mérite , en faveur dea enfants de

tftonpé* âgé* dn 18 an* s reconnu* le* pin* «âges » donnant paV

leur» disposition* naturelles , l'eapéranee de se distinguer dans km

carrière de* armes. — Une somme de 5,000 fr., versée par I»

comte Dura , pair de France f an 80m d'une personne qui a voulu

rester inconnue, a formé le capital dont le produit est affecté à en

prix. — On tire chaque année an sort le numéro du corps ( in»

fanteriet cavalerie 4 artillerie ou génie) auquel le prix doit

éeàmir. Le eorpa désigne l'enfant oui le mérite , et le nom de cet

enfant 'est signalé par le ministre de la guerre an directeur de m

caisse dn dépôt et des consignations » dans laquelle le montant d»

prix est versé pour n'être remis avec tous le* intérêt* * à l'enfrat

élu , que lorsque étant arrivé à l'Age de 18 ans j U contracte un

engagement militaire.

Les militaires cle tons grade» , officiers, sous-officiers et soldat* qui ayant des droits à leur retraite , par leurs blessures on plu? leurs services * préfèrent à la pension que l'état leur offre la vie commune avec d'anciens frères d'armes , peuvent être admis, en certaine cas spécifié* par les ordonnances, dan* deUx grands établissements militaires , YVétel royal des invalide* à Paris « et à VHàttl (succursale) d'Awigmom. Ils y sout logés, nourris et entretenus aux frais de l'Etat. — Les invalides ont le premier rang parmi les troupes de l'armée. — L'hôtel de Paris en contient environ 4,000, et celui d'Avignon 1,000.

BOUM £* fezmiAlTSS.

Solde et retraites.— Quoique \% France soit essentiellement militaire , il est peu de pays où les militaires de tous grades soit-nt ausfti mesquinement traités sons le rapport de la solde et des pensions de retraite. L'insuffisance de ce« retraites 'et celle de> peu* sious accordées aux veuves et aux orphelins, accusent la générosité nationale. Le tableau que nous présentons ici indique le montaut de la solde d'aetwité , celui du minimum de la pension do retrait* (après 80 ans de service effectif),* celui du maximum ( quand la supputation des campaenes élève la durée des services a 50 ans), et eufin le taux invariable de&ptmions de veuves.

Solde d'aet. Mini m. Maxim. Pens.deveur*. Lieutenant, général. 1 . . 1 6*000 Maréchal de eamp. . . . k » 10,000

Colonel * . V¥M)

Lieutenant-colonel 4,000

Chef de bataillon , etc. . . . 3,600

Capitaine 2,000 J,200

Lieutenant 1,400

Sous-lieu tenant 1,200

Adjudant sous-officier. ... »

Sergent - major , marécLal-

des-logis-chef, »

Sergent, ma réchal-d es-logis. »

Caporal , brigadier »

Soldat de toute armé. ... »

La loi nouvelle , rendue en 1831 , a cherché à favoriser les militaires qui comptent douze années de services effectifs dans le grade où ils sont mis à la retraite ( avec le maximum ) , en leur accordant le &e en sus. — Mais dans quelques années cet avantage n'atteindra que les officiers vieillis dans 1rs grades subalternes. La France seule de toutes les puissances militaires de l'Europe met êts généraux à la retraite, et les hauts grades, à moins de longues guerres, ne peuvent être obtenus que daus un Age avancé, il y en aura donc fort peu qui soient en mesure de profiter de la bonne volonté des législateurs.

J,?oo

LVXCX DE SAJTT*.

Oroavuatioit. — Le corps des officiers de santé a été réorganisé eu IHS t. Il est divisé en trois sections : atédi-ime, ekinugie mtfAmrmmei», dont les membres forment deux classes; I* les */#mtét , 2* les r0mmita>otu»éê par le niiui»tre. Les officiers de santé •ont attachés aux divers corps de l'armée, employés dans les hôpitaux militaires, dan» les salles militaires de» hospices civils, et , «■fin , dans les hôpitaux et les ambulances des armées actives.

BrrtcTiF. — L'effectif actuel do corps, tant en brevetés qu'en coeamîssionnés est de 1,400, dont 8j médecin»,— 1 ,03b chirurgiens, et 277 pharmaciens.

La cadre des officiers de santé brevetés est fixé, par les ordonnances, à 941 , dont b*2 médecins, 72J chirurgiens et 154 pharmacien»; dans ce nombre sont compris les officiers de santé attachés à l'hôtel royal de» Invalides.

-CoirsKiL ne Sauté. — Il existe à Paris on conseil do santé des armées , qui éclaire le ministre sur toutes les questions qni lui son* soomUes snr la santé des troupes. Ce cou»eil se compose de 3 membre! titulaires', I médecin , l' chirurgien et I pharmacien.

APM l M ASTKATIOMB BZVX&SXS*

ÀDMCviarnATioir dis H An taux. — Le corps chargé dn service ut de l'administration des hôpitaux militaires sa compose, au ■•' janvier 1834, de 2e>2 offiriers d'administration, dont 64 officier» priacJpanx et compubles, 129 adjudants, et 99 sousadjudants.

Us sa divisent, comme les officiers de santé, en hreeetd* et en mmmifiommét. Le cadre des officiers de tous grades , heeetéa » n'est que de 153.

Les sous-employés des hôpitaux sont des infirmiers entretenus ', •n des infirmiers de rempimeemtmt , on des infirmiers dn bataillon des ouvriers d'administratif m. — Le cadre des infirmiers militaires entretenus est fixé a 550, dont 100 infirmiers majors, et 400 in-

Homtaux. — On compte en France 10 grands hôpitaux militaires, savoir: 2 hôpitaux d'instruction (Val-de-Grâce à Paris et Strasbourg); — l'infirmerie de l'hôtel des Invalides, à Pari»; — las hôpitaux de Perpignan, de Reçues, de Paris, de Toulouse, de Saint-Omer et d'Alger; — l'hôpital de Bourbonne-les-Baius destiné aux militaires envoyés aux eanx par les offiriers de -an té.

Outre ce dernier établissement il existe encore, pendant la saison, à Rennes-le»-Bains (Ande), à Barège» (Hautes-Pyrénées), et près d'autres source* minérales, des établissements destiné» aux militairrs auxquels TiiMige des eaux est ordonné»

BvrAiLLOir d'ouvriers d'août ib.stratiok. — D'après les ordonnances , ce bataillon se compose de I état-major , de I compagnie hors rang , de 7 compsguies actives et d'une compagnie de dépôt. — Le complet effectif d'une compagnie active est de 207 hommes , dont A officiers. — Ceint de la compagnie de dépôt est illimité et en raison de la force des levées. — • e corps comptait, au l«r janvier \n.ii , 32 officiers. — Les sous-officiers et soldats du bataillon doivent être tons de» hommes de métier», maçons, sersnriers, menuisiers , bouclier» , boulangers, botteleurs, tonneliers, infirmiers, etc. - Ils >out exclusivement affectés à l'exploitation des services administratifs; employés a la garde et à la police dr« établissent en s de l'admiui -tration , et, an besoin . a l'e»rorte des convois de malades, de vivres ou d'effets d'habillements.

HAa.LLRMtjrr et c%HP£MAHT — Les employés de l'administration de l'habillement et du campement ont été organisés en corps en 1430. - Ils se divisent en agent* en frète nos et en a«<en's auxiliaires — La composition dn corps et dn cadre e*t aiuai fixée : 9 agents principaux, 15 agents comptable» , 28 commis. Total, 46 employés — Une des places d'agent principal est réservée , en cas de vacance , aux capitaines d'kabilUmem' ayant quatre ans de service dans cet emploi.

Subsista n cas militaires. — Le personnel du service des snb sis tances militaires, organisé en 181 » , modifié en 1829 , a été définitivement réorganisé en Is33.~ Il se compose d'agents em^t«..ms et d'agents uxét «<v>. Le cadre des agents *e/r*'«*»« e»t fixé et limiMa j00 employés , dont 20 directeurs, — 170 agent* comptables , — !< 0 commis ( divisés en trots classes et 1 0 élèves ).

Les 'lir+r'io*3 de» tmbuit* anret militaint w»nt établies a Toulouse. Paris, Lille , Besançon , Tour» , Strasbourg, Dijon , Mets , Marseille. Bordeaux, Lyon. Périguenx, Rennes, Nantes. Cbilous , Montpellier , Bastia et Alger.

Lits milita iris. — La fourniture et l'entretien de» objets de onchage et d'ameublement des casernes, la fourniture et l'entretien des effets mobiliers des corps-de-garde , sont à la charge d'entreprises particulier!* qui ont avec le ministère de la guerre de» marchés spéciaux. — Depuis long-temps l'administration s'oe cnpe avec un xèle digne d'éloges de faire remplacer les lit» eu bois par des lits en fer, et les lits a deux places par les couchettes à ■ne seule place.

Convois militaires. — Ce service qni fournit des voitures on des chevaux de selle pour les militaires voj a géant eu troupe on isolément, pour le transport de» effets et meovs bagages des corps , pour celui des malades, infirmes, etc. , est fait dans l'intérieur par des entrepreneurs particuliers , et en vertu de marché» partiels pour chaque divniou militaire.

Transports grjtiraux. — Un marché passé par adjudication avec plu»ieurs de» principale» maisons de roulage , assure le service des transport» , d'un point de b France a l'autre, des gros bagages et magasins des corpa; des effets d'habillement, harnachement, équipement, etc. , tiré» des magasin» de l'Etat; de» objets dépendant du matériel du génie, de l'artillerie et du train des équipages militaires, enfin des voitures sur leurs roues avec ou sans chargement.

D'après les travaux faits far la comtnUsiou dn budget de la gnerre a la Chambre des députés, les dépenses annuelles des régiment» de l'armée française sont de :

infanterie. — Régiments a 4 bataillons 1,428,442 f.

Idem, à 3 bataillons 1,064,258

Dragons 003,541

Cavalerie. Lauriers., 960,500

Rég. à 0 escadrons. Chas»eurs 051,319

Hussards 903,908

Personnel. . . 863,*64 j «oaj «m

Artillerie. Rég. à 10 batteries.

Matériel.

AÉSUMÉ OtsrtBâaV.

Nous avons fait connaître l'effectif actuel de la plupart des corpa de l'armée. Cet effectif n'est pas ce qu'il serait si les refissent*, étaient portés au complet, et si les bataillons et les escadrons dout les cadres existent encore étaient reformés. Afin d'en donner nne idée, nous présentons ici le tableau de l'armée française telle qu'elle existait au 1e* janvier 1833, en supposant tous les corpa sur le pied de gnerre.

Ojficitrt. Trompe. Ck.fûff. Ck.de tr.

o7rég.d"iof de ligne, à 4 bat. 7,772 242,540 21 id. légère, a 3 bataillon». . 1,848 67,188

I bat. d ouvriers d'administr. 31 1,505 » »

12 régira, de caval.de réserve. 780 12,972 1,838 11,148 18 id. de ligne. ....... 1,170 20,538 2^54 17,802

20 id. légère 1,300 24,020 3,080 20,980

11 régiments d'artillerie. .. . 913 31,471 737 22,068 1 bataillon de pontonniers. . 03 1,550 » »

12 comp. d'ouvriers d'aruUer. 48 1,200 • » 1 idem d'armuriers 4 100 » »

6 esc. de» parcs d'artillerie. . 132 4,ti88 282 7,530 4 comp. idem de montagne. . 8 624 8 888

3 régiment» du génie 231 7,860 21 621

. I comp. d'ouvriers du génie. 4 150 » »

train de» équipages militaires. 96 8*357 116 4,944

3 comp. douvriere du train. 18 360 » »

Total 14,418 410,116 8,8 '4 8V79

Total général. 424,i«4homm. 94,593 cher.

MZVZftTUsJB DIUOl

Ontre le e bin't >/m mimittre et le *eere"tari*t g'nérml ( divisé en 4 bnreanx ) , le ministère de la guerre comprend 4 grandes directions :

à. ire* 'ion ifa iépét de ta gmerre ( 5 sections ).

D rt'ttOH de penommet et de» oj.'rttt on eut totrtt { 8 bureaux ).

Direction Je l'ndmimUlratiru 0 bureaux)

Dire*' ion des fonds et de le eem^tebili*é générée {7 bureaux). %'l y a en ontre 4 commissions et comités établis auprès du ministère : — Commission d'état - major , — Comité de l'infanterie et de la cavalerie, — Comité de l'artillerie, — Comité des fortifications. — Os comités sont spécialement compo»és d'officiersgénéraux et supérieurs.

Une section du conseil d'Etat, composée de conseillers d'Etat, de maîtres des requêtes et d'auditeurs, a le titre de Comité oe le guerre et de le mtnime.

Dans le grand nombre de publications spécialement consacrées à l'armée, deux seulement ont nu caractère officiel. — Le JonmeM miht -ire , envoyé gratuitement par le ministère at»x officier» généraux employés, intendant» et son»-iutendant» , chef» de corps, etc.; contient le» loi» qui intëres.ieut 1 armée, et les règlements, circulaires , iiistrurtion» ministérielles, etc., qui servent de bas* a l'administration militaire. Commencé en 1791, il forme au Ier janvier 1856* 95 **»!• »»-& — Vdmuuiire «•> *é*«t miWmre «/e Fr*$»e ; vu vol gr. in- 12 — Cet ouvrage est publié chique année, et contient la li«te officielle de ton» les officier» de l'armée , avec la data de ' l'ancienneté de grade de chacun d'eux.

FRANCE PITTORESQUE. — LÊGION-DHONNEUR.

Légion-d Honneur.

La Légioo-d'Honaeur a été créée par nue loi dn 17 «ai 1801 f 29 Boréal an x) pour récompenser les services et les vertus militaires et civiles.

Dans le principe elle se composait :

D'e» grand conseil d*administrat. , «imposé de 7 grands officier* , De e«/«s« cohorte» composées rbacune.de 7 grands officiers, 20 couiinandsuts. 30 officier» et 350 légionnaire*.

Le nombre des membres de la* Légion se trourait ainsi fixé à 112 grands officiers ;3U0 commandants, 450 officiers, &2Ô0 légionnaires: total : 6,1 12 membres.

Snr les' biens affectés en dotation è chaque cohorte, il était alloaé un traitement annnel de 50U0 fr. à chaque grand officier , 2,000 a chaque commandant f ,0U0 a chaque officier et 250 à chaque légionnaire. — 11 devait être établi dans chaque cbcf>licn de cohorte un hospice* pour recueillir les meesbresde la Légiom que leur vieillisse , leur» infirmités ou leurs blessures inetraieut dan» l'iuipossibilité de servir l'Etat, et les mlusires qui, après avoir été Messe» dans la ***** de Us liberté, se trouveraient dans le besoin.»

La création de la Ltyoe-d'Hona<ur parut dans le principe ■ne atteinte portée an principe d'égalité que la Révolution voulait faire prévaloir, et une institution contraire à l'esprit et aux principes de la République, ainsi qu'au texte de la « onatitutiou. — Elle fut accueillie avec défaveur. - Malgré les excellentes raisons que le premier consul donna pour le système de récompense nationale, la Légion -d'Honneur ne fut adoptée

voix contre 10

An conseil d'Etat, que par 14 vo An Tribonat. 56 .

An Corps Législatif.,.

La majorité ne fut donc que de 78

«Huile institution, dit Thibaudeau dans ses Méesoires sur fr Cemsmimt, n'éprouva une opposition plus imposante. «•

L'année suivante ( 1802) un décret relatif a l'organisation et à l'administration de la Légion-d'Honneur décida qu'il y aurait un grand chancelier et un grand trésorier nommés par le grand conseil d'administration , établit des conseils d'adiniiri»iratiou pour chaque cohorte et institua uue seixième cohorte pour les départements du Piémont , qui venait d'être récemment réuni a la France Chaque cohorte reçut alors des biens dont le revenu fut affrété à In dotation spéciale de la cohorte.

Le revenu total des biens qui formèrent ainsi la première dotation de la Légion-d'Honncur a'éleva à 5,205^57 fr.

En Tan xtt '1804), le sénatus-consnlte organique qui proclama Kapoléon empereur de» Français , établit que les grands officiers, les commandants et les officiers de la Légion-d'Honneur seraient dn droit membres dn collège électoral de leur département, et les légionnaires membre» du collège électoral de leur arrondissement.

Un décret impérial du 2 me»sidor au xu avait déterminé que la décoration de là • égion consisterait en une é'oile à e nq rajwu tombées, dont le centre, entouré d'une couroune de chêne et de laurier, devait présenter, d'un côté, la tète de l'Empereur , avec cette légende : flfit/teJésm empereur des Français, et de l'antre un

aigle tenant la fondre, avec ces mots : kommrur et /m rie L'étoile,

émaillée de bUac, était d'argent pour le» simple» légionnaires, et cVor pour les autres membre» de la Légion. Par la suite, il fut décidé qne cette étoile tarait suspeudue a une couronne impériale. Elle se portait a gauche, attachée a la boutonnière par un simple ruban rouge moiré.

L*i»sritution de la grande décoration de la Légion -d'Honneur •nt lieu le 29 janvier 1805 10 pluviôse an xiu); le nombre de» graoda-aigle» [ nommés depuis graudWrwix; fut fiié à 60 —Alors on régla que les grands-aigle» porteraient la décoration suspendue eu écharpe de droite a gaoche à un large r»'J*iu moiré rouge, nvec une plaque brodée en argent »tir le côté gauche de l'habit et dn manteau ; que les gr«ind* of ciers auraient une pUque pareille sur le côté droit de l'habit, mais plus petite , et qu'ils continueraient en outre à porter la simple croix eu or a la boutonnière; enfin que les commandeurs |N»rteraieut la décoration en sautoir autour dn col avec uu roban moiré rouge (|).

Le» dent plus grandes solennité» de la Légion-d'Honneur enmat lien en 1804 : In première fut l'inauguration de l'ordre et la prestation de serment a l'Empereur dans |:i chapelle de l'hôtel di-s Invalides, le 14 juillet 1804 — l.a seconde fut la distribution des croix faite par l'Kmpereur ut-méme, le 15 août 1801, aux troupes réunie» an camp de Boulogne. ,

(t ) Us officier* portent, depuis iS»4 . la déroratioe suspeudue à la boatnearière par an rnuan ronge orné d uo« rosette.

omoaunsATiow

L'article 72 de la Charte de 18(4 , reproduit dans rart. 03 de la Charte de 1830, a maintenu la Légion-dHouneur; mais les membres de la Légion out |ierdn le droit de faire partie des col* léges électoraux. — La décoration a subi plusieurs modifications : l'effigie de Henri IV a remplacé celle de Napoléon; et les fleurs de lis. qui, eu 18 4, avaient succédé à l'aigle impériale, ont 4#* puis fait place à des drapeaux tricolores.

Voici quelle est , en 1835, l'organisation de la Légion-d'Honnenr :

Le Roi en est le chef souverain et le grand-mattre.

L'administration de l'ordre est confiée à un grend-ck—rtlier, qui travaille directement avec le Roi.

L'Ordre est composé de cheveliers, $ officier* , de eemmmmdemn , degramds officiers et de grmmd's-ermije, — Les membre» de l'Ordre le sont à vie. Le nombre des chevaliers est illimité.— Ceint des officiers est fixé a 2,(00, celui des commandeurs à 400, celni dea grand» officiers à 170 et celui des grand Wroix a 80. Malgré* cette fixation, les membres actuels (dont le nombre est supérieur) conservent leur» grades. Les princes de la famille royale % les princes du sang et les étrangers auxquels le Roi confère la décoration ne sont point compris dans ce nombre fixe.

Les étrangers sont estais et non reçus. Ils ne* prêtent aucun serment.

Il n'y a plus de serment spécial pour la Légion-d'Honneur.— Se* membres prêtent , lorsqu'ils sont reçus , le même serment que tous les fonctionnaires civils et militaires , de fidélité an roi des Français, obéissance à la Charte constitutionnelle et aux lois dn' royaume.

Nul ne peut être admis dans la Légion-d'Honneur qu'avec le premier grade de chevalier et après avoir exercé pendant vingt ans, en temps de paix, des fonctions civiles ou militaires , sauf les dispenses accordées par le Roi, en tempe de guerre, pour les actions d'éclat et les blessures graves, et, en tout temps, pour services extraordinaires dans les fonctions civiles on militaires , ainsi que dans les sciences et les arts.

Les règlements de Uordre exigent que pour passer à un grade supérieur on ail passé dans le grade inférieur, savoir : 1° pour le grade d'officier, quatre ans dans celni de chevalier; 2* pour le grade de commandeur, deux ans dans celui d'officier; 5° pour le grade de graud officier, trois ans dans celui de commandeur; 4° pour le grade de grand'-croix, cinq ans dans celui de grand officier.

Les membres de la Légion-d'Honneur, qui sont convoqués et assistent aux cérémonies publiques , occupent des places raser vée*. On porte les armes aux chevaliers, officiers et commandeurs, on les pré»ente aux grands officiers et aux graud's croix. — Pour les honneur» funèbres et militaires, le» graud's-croix »out traités comme les lieutenants généraux employés, le» commandeurs comme les colonels , les officiers comme les capitaines et le» chevaliers comme les lieutenants.

Les membres de la Légion-d'Honneur. sont nommés à vie. — lia ne peuvent perdre cette qualité, et l'exercice de leurs droite ne peut être suspendu que par le» causes qui font perdre la qualité on qui suspendent l'exercice des droits de citoyen français.

Nombak de MKMBRt-s. — Au lrr janvier 1833, la Légion-d'Honneur comptait parmi ses membres : • 159 Grand's-cmix. . . . dont 08 français et 61 étrangers.

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