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MARINE ET COLONIES

- lie RM fcftt te cTief suprême de l'armée de mer, ainsi oJtouWihfufê déterre.

Le ministre de la marine et des colonies est l'admlffflltratêur responsable de l'armée tiavale , des corps spéciaux qui , a terre, en sont les auxiliaires, et du matériel qui en dépend. 11 a l'administration supérieure des colonies. (Pour lé détail de ses attributions, voyez plus haut pajge 32.)

t. Dea.Jois, des ordonnances et des règlements régis- «eut l'armé* nayaïe et les colonies.

- Um lot du 20 avril 1832 a réglé l'avancement. — La tin d* 19 mai 1834 assure d'une manière légale l'état d« officiera dé wus grades, de vaisseaux et de troupes, ;ntnsj «pte cMtt! des àdtres officiers entretenus dil corps <fettmariàë.

Noua ne pouvons songer, faute d'espace, à présenter uÇ aperçu même abrégé de l'hlsAdlre de la marine militaire jFranfaise , dont l'époque la pi lis glorieuse a été •ls> xvué siècle. Pour faire connaître succinctement ce «Jumelle est aujourd'hui, il nous suffira oe citer ce fragment d'un écrit récemment publié par le contre-amiral

fclfll restauration trouva la France réduite, sous le f&pp'ovt matériel » a des atomes de côtoies (suivant M. de Pradt) . à ufl commercé à beu prés nul et à 71 vàis- .seaii* ae tout rang, dont 52 A flot et 19 sur le chantier — Quant au personnel nécessaire pour cette flotte, il surabondait aabs toutes lea parties; seulement, comme ■on n'avait paa eu, l'occasion d'aller souvent en mer , sot expérience n'était pas aussi constatée que son xèle et aès connaissances théoriques. Tel fut le point de départ de la tnanne en 1815. — Biais peu à peu le commerce s'accrut, lés ports marchands reprirent de la ▼le; on chercha â renouer les vieilles relations avec le t$yant et le* Affttftes. Le pavillon français se montra dans Vt h de. au Brésil et dans l'Amérique espagnole émancipée; la Hotte fournit des stations de guerre sur plusieurs poinia: enfin une sorte d'activité fut déployée dans lea arsenaux, où lea ingénieurs habiles ne manquaient pas, et on arrivèrent facilement les approvisionnements de* toute espèce. Cependant le personnel des officiers de vatsteeo , privé d'u rie foule d'excellents sujets élimltfëi pat l'effet des oscittntions politiques, avait peine à suffire à tons les besoins On s'était efforcé de remplacer les officiers renvoyés par de vieux serviteurs, absents de la mer depuis- viflfjt-clnq ans; mais, en dépit de vts sympathies, le pouvoir dut, après quelques essais malencontreux, faire, darts son intérêt même, justice des nouveaux venus, et il n'en resta sur la flotte qu'un très petit nombre qui avaient su se concilier Festime générale. — Maigre ces mutations si fatales au personnel des officiers de vaisseau , le corps se soutenait à force de constance; les élève* et les jeunes officiers acquéraient de l'âge et de l'expérience: mais aussi les exigences du service augmentaient journellement { Il havfgatibri devenait de plus en plus active. Ceux des jeunes officiers qui n'étaient pas fortement organisés succombèrent à des fatigues auxquelles on ne pouvait accorder aucune trêve! À la fin de la guerre d'Espagne, le personnel fut fondé ; il persévéra dans son activité. — En 1830, la plupart des officiera de la flotte avaient été sans cesse en mer depnis 1818 (dooze année! consécutives), ce qui ne s'était jamais vu a aucune période de paix.— Il est résulté de celte louable

opiniâtreté cjtie la marine est largement bôtrfvuè de bohs serviteurs dans tbUs les gradés, et d'habiles. capitaines, que la multiplicité- des commandements * permis de former» — On peut dire que jamais le corps des officiers de vaisseau ne s'est présenté au pays sous un. aspect plus Satisfaisant. •

Aussi * durant cfea dernières année* , la marine Vt-élle eu lès Joui* de gloire; elle petit fciter le combat dé Ttâvârih , où le contre - amiral dé Rigny commandait l'escadre française ; l'attaque d'Alger par Je vice-amiral Duperré; la prise de la flotte portugaise dans le Tage par le contre-amiral Roussin; Un nom héroïque , celui de Bissoe , a été ajouté aux nome illustres dont le pays Vhonore.

Ce né ftriftt pas tdtitefôi! %é* seuls titrés1 a \h reconnaissance du pays. — Quoiqu'il ne reste plus â découvrir de continents, ni même de vastes Iles, les voyagea autour du monde offrent eneore aux observâtes!** éclairés d'immenses conquêtes à faire pour les sciences et pour les arts. De 1818 à 18i0, quatre grands voyages de circUm-navigatidd ont éjé exécutés j*a> des officiers de la marine royale, MM. de Freycinet, Duperrey, Dumont - d'Urville et de Laplace. Ces voyages ont doté l'agriculture française et coloniale de végétaux utiles, ont fourni au commerce des notions exécutes sur les produits, sur les floâts, les besoins de pays lointains, encore peu connus, et ont enrichi lés sciences mathématiques et naturel Tés k plus, dit M, DU*, pitl , que tous les autres moyens qui sont à là disposition d'un riche et puissant royaume. » — Les officine* attachés à ces expéditions ont fait usage, pour lea observations , les calculs et lea * dessina d'aétronomtë-f d'hydrographie et de navigation , d'instruments et tte méthodes perfectionnée* par nos pkis Célèbres artistes ou par les savants compagnons de d'Emrecasteaox. Leurs travaux ont reçu l'approbation complète de l'Àc endémie des sciences. - Quelques-uns, officiers de ▼aisseau , et surtout les officiers dé santé dis la* m*f the, MM. Quoy , Gaimard , etc., se sont livrés â des réciter', ches multipliées et pénibles sur tout ce qui se rattache i à l'histoire naturelle. Les richesses de ce genre, recueillies par leurs soins, sont considérables, et ils ont en outre acquis de leurs deniers un grand nombre. I d'objets précieux, qu'ils ont généreusement ajouté aux j collections générales , réunies pour en faire hommage : a la France. — On appréciera la grandeur de ces coi- ' lections gratuitement données au Ja/dtn du Boi par ta marine royale par ce passage d'un rapport de l'illustre ' Cuvit* r : t Rien ne prouve mieux l'activité des natura- ' listes de la marine que l'embarras où se trouve l'administration du Jardin du Boi pour placer tout ce qtlu lui ont valu les dernières expéditions. Il a fallu de**» cendre au rez-de-chaussée, presque dans les souier: rains, et les magasins même sont aujourd'hui tellement encombrés, que l'on est obligé de les diviser par des - cloisons pour y multiplier les places. » - A ces collection* d'objet» conservés avec un art infini, il faut ! ajouter la représentation d'un grand nombre d'antre* objets non moins précieux , mais si fugitifs dans leurs formes et leurs couleurs que le dessin le plus rapide" pouvait seul conserver la splendeur et la variété de leurs nuances.— € L'examen de ces riches recueils de dessins, fruits d'un travail vraiment, prodigieux , dit M. Cuvier, est fait à la fois pour effrayer l'imagination sur les rameuses richesses de la nature et pour . rendre modestes les naturalistes les plus habiles,, en

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