Tarn-et* Garonne
24 Eure 14,795
25 Yieunc. .... ... 15.010
26 (Wrèxe 15,262
%7 Marne 15,002
Aude 15347
& ^Gt-de-Drtme. 1 . . 17.256 ta Hauteè-AlpeS. . . . 17,488 $4 talradds ; 17477
35 tandes 17,687
36 Loiret. ....::. 17,722
37 Tonne 18.006
38 Cantal. :::.:.. 18.070
39 Seine-Inférieure. . . 18,355
40 Deux-Sevfe*. .... 18,400 |j Haute-Cardnne. . . 18.042
42 ttèrr. 18.612
43 Charente-Inférieure. 18,712
fi Kerê. . 18,785
fe lthôde. . 18,793
f Vosges 18.835 Indre-et-Loire. . . . 19,131 Loirè-lnférieure. . . 19,^14
Aube 19,602
Vendée 20327
Loir-et-Cher. .... 21,292
Eure-et-Loir 21,3H8
Dordogne.' 21,585
Clier. ; : : 21,934
llle-et- Vilaine. . . . .22,138 Seine-et-Marne. . . 22,201 Haute Saône. ; . . 22,339 Lot-et-Garonne. . . . 22369 Pas-dê-traïaïi. . . . 23,101
(CRIHES CONTRE LES PROPRIETES. — 1 SUR (M)31.) .Départements au-jdessus dt la moyenne
Morbihan 23,51 6
01 Gironde 24.098
62 Meuse 24,507
05 Charente 24,964
64 Nièvre : 25,087
65 Jura 26.221
66 Aisne. ....:... 26,226
07 Haute-Marne .... 26,231
08 Meurthe 26,574
69 Word. 26,740
70 Allier 26,747
71 Loire 27,491
72 Oise 28,180
73 Orne 28,329
71 Mayenne 28,331
75 Côtes du-Hord. . . . 18.607
76 Saône-et-Loîre. . . . 18.391
77 Ain 28.870
78 Maine-et-Loire. . . 29592
SfcnUtère 29872 Manche. ;...'.. 51,078
81 Côte-ÔVOr 32.256
82 ludre 32.404
83 Somme 33,392
84 Sdrthe 33,913
85 Ardeunes 35.203
86 Creuse 37,014
1 Seine. . .
2 Seine-Inférieure.
3 $eiuc-el-di*e. '.
4 Eure-et-Loir. , ' 5 Pas-de-Calais. .
0 Aube
7 Calvados. . # ; 8' hfione. . . .
'9 Moselle. . . .
H> Pprse
il Vienne
12 Eure
ta
13 Haut-Rhin 4.915
14 $as-Rhin 4,920
15 Marne 4,950
16 tdiret 5,042
17 Bouches-du -Rhône. . 5,29 1
18 Charente - Inférieure. 5 357
19 Ahue 5421
20 Vauclnse 5,7jl
21 Seine-èt-Marne. . . . 5,786
22 Doubs 5^14
2î Lozère 5.990
24 Loir-et-Cher 0,017
Départements an-dit sous dis la moyenne, 6vl70 39 Hante-Garonne.
25 Landes. ....
20 Iford. 6 175
27 Un. 6*241
28 Haute-Vienne 0,402
29 Tonne 6416
10 Iile-et-Vilaine 0424
Jl Oise 6,659
22 Areyron* 0,731
29 atWUie. 0331
24 rwUtète 0342
tf Deux-Sèrrcs 0303
20 i*4tt-tM«ire. .... 0909
§G6*És-dtà-Koc«L . . . ZASD Somme 7,144
40 Basses-Alpes. .... 7,289
41 Gironde 7,423
42 Manche 7,424
43 Vendée \ . . 7466
44 Indre 7,624
45 Pyrénées -Orientales. 7.612
46 Drôme 7,759
47 Haute-Saône 7J70
48 Ailier 7.925
49 Morbihan 7,940
51 J*ra 8.059
52 Hautes-Alpes. .... 8,174
53 Nièvre. 8,230
54 Orne 8,248
55 $arthe 8,2 M
&i Uèrc 8,~26
57 MaW-ct-Loirc. . . 8,520
58 Basses-Pyrénées. . . fc,533
59 Tarn-èk-Gàronne. . 8;880
60 Ardennes. : . . . . 8,^47
61 I-ot-et-Garoune. . . 8.945
62 Vosges 9,044
03 Lot 9,049
04 Côte-d'Or 9.159
05 Meuse : . 9,190
66 Mayenne 9.1S8
67 Loire-ïnfêHéurë. . , 8,592
08 Haute-Marde 94»9
70 Ariége. 9497
71 Hautes- Pyrénées '7? Dordogue. . . .
/3 Ar4èche. ....
74 Aude. ....... 10,431
75 Gers IMtto
70 Cher. . . : 10.503
77 Sûôue-et-Loire*. : . . 10,708
78 Hérault. . . , 10,954
79 Cantal, . . . 11445
80 Puy-de-Dôme. . . . 12,141 Si Loire »5$^
82 Corréae. ...... 12,949
83 CKârente. : : . . . . fg,0l8
84 Ain. ...:.:.: 15300
85 Haute-Loire 18043
86 (Creuse 20,295
On a remarqué qoe les départements ou H y a le moins de crimos contre les ascendants sont ceux où les désertions des jeunes soldats sont le plus nombreuses , et qoe ceux où les attentais contre les parents sont le plus fréquents, sont également ceux qui renferment le moins d'insoumis (conscrits refractaires).
Les crimes contre les personnes supposent £énéralêmeul blus de violence ; les crimes contre les propriété* , pins dé dépraVânbn.
On a cru long-temps que le défaut d'Instruction était la catyse principale des crimes. Les judicieuses recherches de M. Guerry ont démontré le contraire. — Il est certain que lés attentats coptre les propriétés sobt plus nombreux dans tes département! bu il y a le plus d'instruction. - Il est certain aussi que lès dépar^etnetrt» où il y a le plus d'ignorance ne sont pas ceux où il se commet le plus de crimes contre les personnes.
On compte comme ayant reçu de llnsrrû'crlbn \ 38 individu* sttr 100 abeuséâ de crimes eontrè les propriétés. 42 sur 100 de crimes contre les personnes.
« H est en outre, dit Àt. Gnêrry, un fait que bous Bé pondons taire , c'est que parmi les crimes contré les personnes * ce*x qui supposent le pins de dépravation, de perversité , paraissent en général être commis de préférence par des accusés instruits; Ainsi les coups et blessures envers des étrangers donnent la proportion de 43 accusés instruits sur 100 ; les coupa et blessures envers des ascerfdants , celle de 44 ; les attentats à h pudeur sur des adultes , celle de 45; sur des enfants , de 47 ; le meurtre , de 47 ; l'assassinat ainsi que l'empoisonnement, de 49} ou deux fois pins qtre le toI sur un chemin public. * .
Faudrait-il en conclure que l'instruction popdlaire n'est nonne à rien ? Pion. — Nous croyons être certain que ce n'est pus l'opinion de M. Guerry, et nous déclarons que ce n'est pas la nôtre. — Mais avec lui, nous pensons qoe t'iitstrm-tiom (telle .du moins qne l'entendent les documenta statistiques livrés au publie par Us ministres de la justice et de la guerre, c'est-à dire le sawoir U>e ou écrire, tire et écrire) n'est pas Cedmeatiom, et que l'éducatronsenle influe sur la moralité — HAtons-nons de dire que l'instruction primaire a été mieox entendue et définie par la lui de 1838, et mieux comprise par le ministre de l'instruction publique ( voyci plus hant, page 68) que par ses deux collègues et par les statisticiens qui ont pris leurs relevée pour bases dé ràlsfinhemtntt.
La comparaison du rang qu'occupent dans l'ordre d'instruction (voir les tableaux , page 78) les dix premiers et les titx deroifjrs départements, dan> .l'ordre de criminalité, justifie ce* que staus venons de reconnaître.
Ordre dt .,. ♦ Ordre Ordre Je %n. j ^. - Vrfrf
crimtMliié. £/'^rr*'r#W/iu/«cA erminali
Dix dernière.
êttttruh.
Corse.
Lot.
Ariége. . ... 77
Pyrénées-Orienf. 52
Haut-Rhin. . . 5
Lorère 00
Aveyron. . 51
Ardèche 02
Doubs. .
Moselle.
Crûmes -contré t»* personnes.
Crimes contre tes propriétés.
77 Afn. . .. v. .„.
78 Maine-et-Loire.
79 Finistère. . . .
80 Manche
81 Côte-d'Or. . .
82 Indre. .....
83 Somme. ....
84 Sarthe. . 1 . • .
85 Ardennes. ... 9 Creuse 7t
Seine
Seine-Infér. .
Seine-et-Oise. Eure-et-Loir. .
Pas-de-Calais. .
Aube
Calyados.
Rhône 31.
Mos.eJle. . . . , Ï6
Corse.
§aône-et-Loire> Hérault. ....
Cantal. ,. ,. ..t .
Puy-de-Dôme.
Loire
\AMlt e*c ....
Charente. . . .
Ain. . *..,.,. .
àaute-Loire. , Creuse. ....
mu*» rnimnanot. - sTAtaito»Ë muiM.
fa Bét^rtMWlit «e la Cmwï qe4 est le 71 • dits l'ordre éïnstraction ; est, comme <ié tMt, le 80* dans l'ordre de criminalité eontre Ici rftVsonnei et contre le* propriété*:— On pourrait croire
Ine sobtosVste* relative provient de ee que chaque ilieèe sortent u payai ainsi me noits le disons pins loin (nage 302) « 23,000 ouvriers 4e l'âge «e 12 a 60 an§ ; mais dous fcvons également Indiqué que ? Sut ce nombre ( et 4'iprès le* extraits de jugements «dressés à la préfecture) , il n'y eh a pis 50 qui . pendant leur éniigratta*; soient trappes d'amende» ou dé condamnations à des ^eiae* plut graves. Ce chiffre , égal a 2 poiir 1,000; et qui inertie, en grande partie; n'est composé qnfc de condamnations correctionnelles v est trop faible pnnr «Si'il y ait I changer le rfeng de criminalité dn département.
ttP&ms toATtrkns.
tes mouvements dç la population, en ce qui concerne^ le rapport la naissijgces d'enfant* légitimes et d'enfants naturel», offrent des d'années^ précieuses pour apprécier la moralité relative des départements.
La moyenne, annuelle 4es naissances naturelles, comparées aux naissances légitimes , est de i sur 14 *î/j60 pour toute la France.
Le tableau suivant indique le rapport proportionnel et progressif dès départements entre eux. t
Vép*rtem**ti *«-(*«««* 4* U montant (14^$3). 1 Seine... . 2,66 11 Marne. . . 11,26 20 Moselle. 12 H. -Saône. 1136 13H.-P?rén. 12,12
14 Isère. :
15 Meurîhé.
16B.-Pyréi
17 Somme. ,
18 Donbs.
1 Rhône. ... &91 SSeine^Inf. 7,5'J
4 Nord. . *. . a92
5 Calvados,. *\98 OB^-Rhdn; 9.5?
7 Loiret. . ; 9.96 S Pa»-d>CaL 10£7 9 Gironde. ; 10y67 19 boir-èt-Ch. 1^86
10 Sarthe. . . f 0,77
"ÔfyJrtèments àk- de t sous de là moyenne.
21 Loire -Inf.
22 Manche. .
23 Crense. .
24 Bas - Rhin.
25 E.-et-Loir.
26 Aisne. . .
27 Haot-Ahin. 14,78
28 Var. .... 14^0
-Or:
„ Gers. . . .
in3ei..:
49 Mayenne.. 18.54
50 Aube. . . . 18,64
51 Alain. 'ct-L. 18,70
68 H.-Alpes. . 25,07
69 Cher. . . . 23,57
70 T. -et- Car. #,77 U fcbar -Inf. 23,99
72 Corse. . . 2«,74
73 Loxère. . : 25,15
74 D.-Sèvrer. 25,46
75 Finistère. . 28, >i)
76 Gard. . . . 28.72 '77 Tarn. . . . 29,50
78 l.eire. . . 29,60 79H.-Loire. .-31,01
80 Morbihan. 31,75
81 Ain ... 33,12
82 Vienne. : : §5.22
83 C6t.-du-Tf . 36,09
84 Hle-et-VIl. 40,73 a5 Ardèche. : 42,11 86 Vendée. . 62;48
! Uddei. . *. 15,30 $2 Corrèke. . 19,33
33 Cantal. . . 15.33 53 Charente . 19,45
34 BâutcGar. 15.37 54 Bièvre. : . '9.74 85 Cote-d'Or. 15,59 «5 B Vienne. 19.94 SBfc'ire.-.. . 1&03 56lndre. . . 20,04 57 Ardennes. 16sl0 57 Aude. ..20,22 38&-et.Oise. 16,80 58 Lot . . . 20,18 59 â.-et-Marn; 16,32 59 Jura. . . . 20,58
40 Drôme. . , 16,34 60 Saôhe-et-L. 20,44
41 Ud et-L. 16,69 61 Orné. . . . 2J,85
42 tbune. . . 16,61 62 Hérault. . 21,34
43 Allier. . . 17,04 63 Dordogne. 21^7
44 ftautMc. 17,23 64 Aveyron .. 214»
4$ fteese. . . 1733 65 Arlége. . . 21,91 40 ft- -Marne. 17,50 66 Puy-de D. 22,94
47 Lotret-Gar. 17,68 67 B.-Alpes. . 2$,01
48 Oise. . . . 1^02 La pin (M rt des enfants naturels me'nrent dans les hosfiiees qui
le* recueillent à leur naissance. Les recherches de M. Villermé, établissant que 58 sur tOO , près des trois cinquièmes des en fan ts itléffitûnes «.Mut abandonnés par leurs mères , et que la mortalité, avant la dixième an Bée ; s'élève parmi eux à 67 ponr 100 J de trois ehfâdts confiés à la eliarité jihblique, dès la fin de la première innéfc , U «l'en existe plus qu'on seul. Cette mortalité effrayante, qui orouve que rien ne remplace tes soins maternel!, est la même parfifat , à Pétemnoor^; I Vienne; à Dublin , à Florence, a Madrid. Le célèbre M-ilthns 'eri k été frappé. [1 a fait remarquer ^de, pour arrêter raccrolssement de la population , un gourer- Oèmêot , indifférent d'ail le ri rt sûr le choir des moyenB, pourrait •è Borner- à mnltipller les maisons d'enfants-trouvé».
Parmi les enfaats naturels qui survivent, les garçons, jetés dans le monde sans guidé et sans appui, terminent la plupart leur Vie malheureuse daris lés priions ou dans lès bagnes ; les /Mie» sont, en général, vouées à la prostitution. A Paris, sur sept prostituées f au moins nnê est fille naturelle. Leur destinée n'est
K" » meilleure que celle det gar^bus J abruties par les mauvais itêmeots, usées bar la débauche ; llfrognerie, la mi»ère; imttTujTuécs dans des affaires dé rixe \ de vol et d'escroquerie , jetées ioot à tour de n prison à ITiojùtal, de rhô|»italà la prison, quand, jénfiea, elles ne succombent bas à de honteuses infirmités, elles ▼tint finir, leur vieillesse pVécoce dans les. hospices 6n dabs lès maisons, d'aliénés. •
X*s départements qui, après celui 3e la Seine et proportion iiéltement à leur popnlatloa ; comptent le plus de naissances ntgttimet, sont lé Rhône; la Seine- ïri rérien re, le Nord , le Cal- -fadôa; ceoxjqoi en offrent lé moins sont la Vienne, les Côtes do- Word, l'ille-et- Vilaine , I* Ardèche et la Vendée.
Lw départements où on compte le pïul dillUJSVcef Bl^gi. tltbe» «ont , en général ; cent Où It s'e commet le moins d'infanticide*, et rédpronnement. La Vienne , ta CoMé , tndrWt-trire, les Dent-Sèvres , TAveyron et la rlàute-Vienne, soni tel départ menu où il se commet le plus d'infanticides \ la bfoportlbA y eit de 1 infanticide sur 84,000 , 85,000, 9K,900 , 108,000 ; 1 19080 et 127 000 habitants. Dans le Pas-de-Calais , ta Gironde , U Wortf et le Cantal, elle est de I sur 1,0(^,000 babtmntft. Enfin, en dnij années , les Pyrénées-Oricntaleé , les ArdeûBes et l'Oléè è'eH tfnt pas présenté un sent.
MFANT3 THOUVis JET ABiirMWKift.
Pendant les dix années qui se sont écoulées de 1824 à 1835 inclus , le nombre moyen annuel des naissances a été
Enfants légitimes 904,145 ' axi «a*
Enfants naturels . 70,200' w*** \
Et le nombre moyen annuel dei enfahts trouvés
(nouveau-né») , de 53,620
La proportion des enfants trouvée [nouTcan-né's} aux naissan'ees est donc de 1 sur 30 , on pins exactement shr 29^97.
Le nombre des enfants trouvés existant flans les bonilabx.et hospices de tous les départements; an 1er janvier 1824, était
Onenaâdrois,'de'l8i4àl834.. ! '. 1 Zfâ&tf
Total 452,749
$ur ce nombre on en compte :•
Morts 19&5Q5I .. . ,
Sortis et placés hors des hospices. ....... 78490 323,129
Retirés par des parents ou des bienfaiteurs.' 46,025 ' '■•* - 1 r
Restant dans les hospices an 1er janvier 1834. . . .129,629
Les -dépenses relatives à ces enfants se sont éieveeè, pendtft ces dix adnées (1824 a 1834), à 97,776^1 gf.
La dépense moyenne annuelle d'un enfant trouvé est f -potyr toute la France, de 82 rr.. — Le département où cette dépense efl la moins forte est celui d'Ille-et- Vilaine, où elle ne s'élève, opfr. 48 fr. 07 c. , et le département où 9II9 est la plus forte » celai de l'Yonne, on elle montera 164 fr. 32 c. . ,(\
Voici le tableau des dix départements où elle approche des lamites extrêmes en maximum et en minimum. ,\
Yonne 161 32 Ule-et-ViUine 48 97
Bas-Rhin 158 35 Hante-Vienne.- 50 *g
Haute-Saône, 156 38
Cor»e 129 22
Pas-de-Calais.
Doubs. . . .
Somme. . . .
Sei'ué
Loiret
Mayenne.
Corrèsé. ...-...:&{&
Creuse 51 'fi)
Puy-de-Dôme. 52 72
Allier 52 99
Isère 53 S7
Ariégc. .....:... S 97
flièvre *..:•.. 06 77
^ - .. Tare. ..:...... .57 b8
I^ous avbns fait connaître plus haut la projportiôn du nombre des enfants trouvés ( nouveau-nés ) a celui des naissances. Mfiis les enfants nouveau - nés ne sont pas lés seuls qui soient abandonnés à la pitié publique. . j
Le nombre moyen aunuêl dès enfàuts de tout Igè délais*©* par leurs parents ( en y comprenant les nouveau-nés}, a éte^dnlKM à 1829 inclus, de ." . 115.760,
' De 1830 à 1S33, il a augmenté d'environ un douzième, tfn trouve que le nombre moyen de cette période de quatre années eat de .J3to3ak
Lé chiffre de 1833 s*e»t même «levé à • l^ftjO?/
H y a dafls cette progression matière S de sérienses' réfieilorii.
IV8TBUÔTIOBÏ COMPÀK^k.
La population de Ik France est de $2,569,223 hifb.; snr (*e nombre on compte , fréquentant les écoles primaires' i
iaisJtt -s^ l'-gggKlf ...
Le rapport de la population des écoles i la po^uintttfn' générale est- donc de *.
60 snr 1,000 pour lés enfants des deux sexes , on 1 sVn* t8 %*£ Cette proportion est de 38 Sut 1,800 pour Us feàreotts, On 1 sur 2t i et de 22 snr 1,000 pour les filles, ou 1 sûr 49 %».
Voici quelle est , aux Etats-Unis et dans divers pi}* è* l'Europe, la mdyedne des enfnntsfréqe'enrant les écoles : Etats-Unis . . 1 écolier sur 4 h. Autriche. . . 1 tfcefter SUf 13 &. Pays-de-Vand. 1-^6 Prenne'. ... I — 16 Wurtemberg. 1 — 6 Iris n de. . : f ^ 21 Prusse. „ . . . 1 — 7 Pologne. . ■. 1 — 78 » Bavière. ... 1 — 19 Portugal: . . I — 88 Angleterre. .1 — 11 .Ressie: . : . 1 — 467.
On évalué, en France i à 8)142)375 In nombre des- garçons de 9 à 16 sus.
FRANCS PITTORESQUE. - STATISTIQUE MORALE
i eux ,382 sur 1,000 fréquentent les écoles primaires , et 22 sor 1,000 reçoivent renseignement secondaire. Les élèves oui reçoivent renseignement supérieur sont an nombre de 10 par 46 élèves recevant renseignement secondaire ; de 10 par 786 élèves des écoles primaires.
Les deux tableaux suivants peuvent servir à comparer l'instruction relative des divers départements de la France. — Le premier indique par département le nombre de jeunes geos de 20 à 21 ans sachant lire et écrire, compris dans 100 jeunes gens inscrits sur les tableaux de recensement pour le recrutement. — Le second indique le nombre desélètes fréquentant les écoles primaires, sur 1,000 individus de la population de chaque département. - IBOIOS CIHfl SACHANT LIRE ET BOUEE (MOYEN PC È 38 SUE 100). Départements au-dessus de la moyen**.
1 Meuse 74 16 Moselle.. . . 57 31 Rhône. .'. . 45
2 Doubs. ... 73 17 Seine-et-Oise. 56 32 Hérault. ... 45
3 Jura 73 18 Eure-et-Loir. 54 33 Orne 45
4 H -Marne. . 72 19 S. -et -Marne. 54 34 Somme. ... 44
5 Haut-Rhin. . 71 20 Oise 54 35 Seine-Infér. . 43
. 6 Seine 71 21 H. -Pyrénées. 53 36 Manche. . . 43
7 Hautes-Alpes. 69 22 Calvados. . . 52 37 Loiret. ... 42
' 8 Menrthe. . . 68 23 Eure. . ... 51 38 Drôme. ... 42
9 Ardennes. . . 67 24 Aisne. ... ^ 51 39 Deux-Sèvres. 41
10 Marne. . . .63 25 Corse 49 40 Gard 40
11 Vosges. ... 62 26 P.-de-Cahus. 49 41 Gironde. . . 40
12 Bas-Rhin . . 62 27 Tonne. ... 47 42 Charenté-ïnf. 39
13 Côte-d'Or. . 60 28 B.- Pyrénées. 47 43 B.-du-Rhône. 58
14 Haute-Saône. 59 29 Basses-Alpes. 46 44 Gers 58
15 Aube. .... 59 30 Nord 45
Départements au-dessous de la moyenne.
45 Vandnse. . . 37 59 Vendée. ... 28 73 Tarn 20
46 Ain 37 6J Lozère. ... 27 74 Nièvre. ... 20
47 Charente. . . 36 61 Loir-et-Cher. 27 75 Mayenne. . . 19
48 Aude 34 62 Ardèche! . . 27 76 Puy-de-Dôro. 19
49 Saône-ct-L. . 32 63 Indre-et-L. . 27 77 Ariége. ... 18
50 Lot-et-Gar. . 3l 64 Tarn-et-Gar. 25 78 Dordogne. . 18
51 Cantal. . . . 3l 65 Vienne. ... 25 79 Indre 17
52 Pyr.- Orient. 3l 06 lile-et-Vil. . 25 80 Côtes-du-N. . 16
53 H- -Garonne. 31 67 Loire-Infér. . 24 81 Finistère. . . 15
54 Aveyron. . . 31 68 Lot 24 82 Morbihan. . 14
55 Sarlhe. . . .30 69 Var ..... 23 83 Cher 13
56 Loire 29 70 Mainc-et-L. . 23 84 H.-Vienne. . 13
57 Isère 29 71 Creuse. ... 23 85 Allier 13
58 Landes. ... 28 72 Haute- Loire. 21 86 Corrèae. ... 12 ÉLBTES »U ÉCOLES PE1EU1EES (MOYENNE 60 SUE 1,000).
Départements au» dessus de la moyenne,
1 Tonne. . . 195 13 Côte-d'Or. .116 24 Seine- ct-M. . 84
2 H.-Marne. . 157 14 Oise 115 25 Seiue-et-O. . 84
3 Meuse. ... 149 15 Haut-Rhin.. 114 26 Drôme. ... 77
4 Bas-Rhin. . 143 16 Somme. . . 112 27 B.- Pyrénées. 70
5 Menrthe.. . 139 17 Jura 110 28 Eure 6!)
6 Ardennes. . 135 18 Aisne. ... 102 29 Seinc-Infér. . 69
7 H.-Saône. . 135 19 Vosges. . . 102 30 H.-Pyrénées. 68
8 Doubs. ... 152 20 H.-Alpes. . 96 31 Gard 64
9 Marne* . . 124 21 Eure-et-L. . 90 32 Calvados. . . 62
10 Aube. ... 123 22 Manche. . . 89 33 Loire 61
11 Moselle. . . 123 23 Nord. ... 88 34 Lozère. ... 61
12 Pas-de-Cal. 123
Départements em-Jessous de la moyenne.
35 Rhône. ... 59 53 Mayenne. . . 37 70 Cher 2?
86 Ain 54 54 Sarthe. ... 57 71 Aveyron, . . 22
37 Orne. .... 53 55 Vendée. ... 34 72 Ille-et-Vil. . . 22
38 Basses-Alpes. 52 56 Gers. .... 35 73 Côtcs-du-N. . 22
39 Corse 52 57 Hérault ... 32 74 Indre 21
40 Vauclnse. . . 50 58 Maine-et-L. . 32 75 Creuse. ... 19
41 B.-dn-JLhôue. 50 59 Lot-et-Gar. . 29 76 Isère 19
42 Saône-et-L. . 47 60 Gironde. . . 28 77 Puy-de-D. . 17
43 Deux-Sèvres. 45 61 Landes. ... 28 78 H.-Vienne. . 16
44 Loiret. ... 45 62 Ariége. ... 27 79 Dordogne. . 15
45 H. -Garonne. 43 63 Nièvre. ... 27 80 Cantal. ... 14
46 Var 43 61 Indre-et-L. . 26 81 Finistère. . . 12
47 Charente. . . 42 65 Tarn 26 82 Loire-lufér. . 12
4S Charentc-Iuf. 40 66 Tarn-et-Gar. 26 85 Allier 10
49 Seine 40 67 Vienne. ... 26 84 Corrèae. . . 10
50 Ardèche. . . 39 68 Pyr. -Orient. 26 85 Morbihan. . 9
51 Aude 38 69 Lot 25 86 Hante-Loire. 8
52 Loir-et-Cher. 37
U y aurait bien des conséquences à tirer de la comparaison de ces deux tableaux, dont l'an représente en quelque sorte l'état actuel , et l'antre l'état fu'ur de l'instruction des adultes — Ce dernier est celui qui indiqnc l'étal actuel de l'instruction des enfants. — Nons ponsfions signaler les efforts qui ont lieu dans certains départements pour étendre l'instruction primaire et l'apathie inerte qui , dans d'autres, semble s'y opposer, mais l'espace nous manque pour
appuyer sur ce sujet. — Bornons-nous à constater que si , dans quelques départements (l'Yonne, la Haute-Marne) , le nombre dea enfants envoyés dans les écoles équivaut au 5e ou au 6e de la population générale, dans d'autres (la Haute-Loire, le Morbihan, U Corrèze , l'Allier) , le nombre «les élèves des écoles primaires ne représente que le 121e, le 110* et le 100e de la population. Le département de lTonne qui, sur 481 communes n'en compte que 32 privées d'écoles, est limitrophe du département du Loiret qui, sur 352 communes, en a 136 privées d'écoles (Orléans cependant est le ch.-l. d'une Académie). — Dans l'Yonne, le nombre des élèves des écoles primaires est de 195 sur 1,000 habitants (ou 10 5e de la pop.); dans le Loiret , il est de 45 sur 1,000 (ou le 22* de la pop.). SUICIDES.
Le nombre moyen des suicides qui ont lien annuellement en France est d'environ 1,800; celui des attentats à la vie des personnes n'est que de 630 environ ; on pourrait en conclure que toutes les fois qu'un homme périt en France de mort violente , autrement que par accident ou par homicide involontaire, il y a trois à parier contre un qu'il a lui-même attenté à ses jours.
Les suicides sont plus communs dans lé nord de la France que dans le reste du pays'. —En divisant le territoire continental français en cinq régions naturelles, formées chacune de 17 départements (nord., sud , est , ouest et centre) , on trouve que, sur 100 suicides, 51 ont eu lien dans le nord, H dans le sud, 16 dans l'est , 13 dans l'ouest et 9 dans le centre.
11 est vrai que dans chacune de ces régions la population n'est pas la même. — La région du nord compte 8,757,700 habitant» ; — celle du sud 4326,493; — . celle de l'est 5*840,996; — celle de l'ouest 7,008,788 , —.et celle du centre 5,238,905.
Le rapport des suicides à la population , qui pour toute la France est de 1 par 18,320 habitant*.
est, dans la région du nord, de 1 par 9,853 habitants. Dans celle de l'est, de ... 1 par 21,734 habitants. Dans celle du centre, de . . 1 par 27,393 habitants. Dans celle de l'ouest de, . ,1 par 30,499 habitants. Dnn\ celle du sud, de ... 1 par 30,876 habitants.
Le tableau suivant, indiquant par département le nombre d'habitants qui correspond à 1 suicide, fait connaître quelles sont les dispositions au suicide dans les différentes parties de la France. Départements au-douu» de la moyenne (moyenne 18^320).
1 Seiue 3,632 15 Eure 13,493
2 Seine-et-Oise. . . . 5,460 16 Nord 13,851
3 Oise 5,994 17 Basses-Alpes 1438
4 Seine-et-Marne. . . 7.315 18 Loir-et-Cher 14,417
5 Bouches- du -Rhône. 8,107 19 Eure-et-Loir 15,015
6 Marne 8,334 20 Indre-et-Loire. . . . 15,272
7 Seine-Inférieure. . . 9,523 21 Pas-de-Calais. . . . 15,400
8 Anbe 10,939 22 Menrthe. 15,652
9 Loiret 11.815 23 Côte-d'Or 16,128
10 Tonne • . 12,789 24 Hautes-Alpes. . . . 16.171
U Somme 12,836 25 Charente-Inférieure. 16,798
12 Aisne 12£83 26 Rhône 17,003
13 Var 13,380 27 Gard 18,292
14 Mense 13,465
Départements au-dessous de la moyenne.
28 Bas-Rhin 18,625 58 Isère 36.275
29 Vaucluse 19,024 59 Corse 37,016
30 Gironde 19,220 60 Pyrénées-Orient. . . 37,843
31 Cher. . . . ... 19,497 61 * Lot- et Garonne. . . 56\501
32 Haute-Marne. . . . ln\586 62 Haute-Saône. , . . 39,714
33 Haut-Rhin 21,233 63 Doubs. ...... 40X90
34 Vienne 21,851 64 IUe-et-Vibine. . . 45.180
35 Saône-et-Loire. . . . 22,184 65 Corrèae. 47,480
36 Drôme 23,816 66 Tarn-et-Garonue. . 48317
37 Deux-Sèvres 24,533 67 Lot 48,785
38 Indre 25.014 68 Ardèche 52^47
39 Finistère 25.143 69 Manche 5&564
40 Moselle 26\572 70 Hante-Garonne. .. 56,140
41 Charent 25,720 71 Gers 61,520
42 Ardennes 26,198 72 Basses-Pyrénéee. , 654)95
43 Loire-Inférieure. . . 27,289 73 Aude 66,498
44 Mayenne 28^31 74 Vendée ... «7.963
45 Sarthe 29,280 75 Tarn 68480
46 Nièvre. <. . 29^81 76 Loire 71,564
47 Hérault 31 ,869 77 Côtea-dn-Nord. . . 75.056
48 Calvados 31.807 78 Creuse 77,825
49 Vosges 33,029 79 Puy-de-Dôme. . . . 76.14?
50 M-iue-et-Loire. . . 33,358 80 Cantal. . 87338
51 Hante-Vienne. . . . 33,497 81 Lozère. \ . . * . . 111,022
52 Orne 34,069 82 Allier 114.121
53 Morbihan 34,196 83 Aveyron 116471
54 Jura 34.476 84 Ariége 123,525
55 Ain 354)39 85 Hautes-Pyrénées. . 1484139
56 Landes 55^75 86 Haute-Loire. . . . 163,242
$7 Dordogne 36,624
FRANCK PITTORRSQITF.
vv/ , ^ t /VstY/W.t r/ , 't'tS s/ï/ SsfWt/Siis*
On a remarqué que, de quelque point de U France que l'on parte y le nombre des suicides s'accroît, pour ainsi dire, régulièrement à mesure que Ton arance vers Paria ; ainsi il s'en commet pUs dans les départements presque limitrophes ; Seinë-et-Oise , Oise et Seine-et-Marne, qne dans les département» un pen plus éloignés, Seine-Inférieure, Aube et Loiret.
La même remarque est applicable à la ville 'de Marseille, considérée comme métropole de quelques-uns , des départements du sud-est. Plus ces départements, se trouvent rapprochés de cette rille , plu* les suicides y sont nombrenx.
La comparaison des crimes contre les personnes et des suicides, eonstatés dans les différentes ' régions du roy au me, fournit la preuve qne les départements où l'on attente le plus souvent à la vie des autres sont précisément ceux où l'on attente le plus rarement à la sienne propre et réciproquement.
U est assez difficile de déterminer quels sont les motifs réels les plus communs et les plus actifs des suicides , les renseignements statistiques sont encore trop peu nombrenx. - lf ous donnons, dans le tome m de la France Pittoresque (page 125), des détails à ce sujet ainsi qne sur les moyens employés' pour se donner la mort. — - L'ouvrage de M. Grierry (1) renferme une liste curieuse des sentiments exprimés dans les écrits laissés en mourant par les suicidés. Cette liste , trou longue pour, que nous puissions la transcrire , fait connaître l'état moral de ceux qni'se décident à commettre un acte que la religion et la philosophie considèrent également comme criminel.
BXTISXO* 1» LA POPUIJLTIOW.
Considérée sous le rapport de l'état civil , la population totale de la France , en 1831 ,' se divisait ainsi :
jffommes. JVswurr.
Enfanta et non mariés 8,666,422 — 9,069,923
Mariés 6,047311 — 6,056336
Veufs et veuves. . . . 722,611 — 1,50235^
Militaires 303331 — »
15,940,105 —16,629,118 Population totale 32,569,223
En 1833, d'après les documents statistiques publiés en 1835 par le ministre do commerce , les 49,863,609 hectares 88 ares formant la conteuance imposable de la superficie territoriale de la France (2) , étaient divisés en 123,360,338 parcelles , ce qui donne terme moyen ponr chaque parcelle 40 ares 42- centiares. - '
On compterait en France (en sup]»osant un propriétaire par propriété) :
10,896382 propriétaires;
Biais il parait qne l'examen des cotes d'impositions donne un nombre moindre , et qu'on compte seul entent :
10^82,946 propriétaires inscrits sur les rôles de la contribution foncière , savoir :
fl j Estai sur la statistique morale de ta France . par M, A. Guerry , ouvrage qui a obtenu l'approbation de l'Académie des Sciences. — In-fol. Paris, 1833.
(2) Nous avons fait connaître (page 6), d'après Chnptal, quelle était en 1818 4a division de la snperficie territoriale; voici, d'après les documents publiés en 1835 par le ministre dn commerce, la division (actuelle) pbysiqne et agricole de la France.
hectares, ares. cent.
Superficie des propriétés imposables 49,863,600 88 51
Superficie des propriétés non imposables 2,806,688 64 21
Superficie totale. .... . 52,769,298 52 72
Contenance des propriétés imposables.
Terres labourables 25,559,151 86 24
Prés. 4,834,621 12 42
Vignes 2,134,822 U 08
Boia ; 7,422,314 69 25
Vergers , pépinières et jardins 643,698 81 31
Oseraies , aulnaiea et saussaies 64,489 71 12
fitaogs , abreuvoirs, mares et canaux d'irrigation.'
Laudes, palis, bruyères, etc 7,799,672 29
Canaux d» navigation 1,631 73
Cultures diverses,
Superficie des propriétés bâties.
Contenance des propriétés i%om imposables.
Routes; chemins,. places publiques,. rues, etc. . . .1,215,115 41 47
Rivière*, lacs, ruisseaux 454,365 81 84
Forêts . domaines non productifs 1,209,432 90 51
Cimetières, églises, presbytères, bâtiments publics. 17,774 59 39
i !'!..' Total 2,806,688 64 21
m cette époque, 1* Membre des propriétés bâties imposables était de x l 6,642,416 maisons d'habitation.
' 82,575 moulins à vent et -à eau.
4,412 lovera et fourneaux.
38j0gP fabriques
luiacVirea , ete.
Payant de
20 fr. d'impôt 8,024.987
. 5,000 et an*dcssnf, 999
Total du nombre des propriétaires. . 10,282,946 Au 1er janvier 1834, le nombre des propriétaires de rente* perpétuelles inscrits an trésor était :
En rentes 5 pour % de 17o\982
- 4% pour % 683
- 4Pour% 1,148
- 5 pour %, 3Z982
Total 213,168
A la même époque , le nombre des ayant- droit à des rentes viagères sur l'état était de :
20,432 pour rentes sur une seule tète.
16,164 individus ponr &\082 rentes sur 2 têtes. 1,257 — ^pour 419 rentes snr 3 têtes. 452 — pour 113 rentes snr 4 têtes. Le nombre despen&ionnaires de l'Etat était de :
12o membres de la pairie on dn sénat 2,490 pensionnaires civils.
1,408 citoyens recevant nne récompense nationale. 127,011 pensionn. militaires.
20,886 — ecclésiastiques.
2,952 donataires.
Le nombre des employés comptables du gouvernement, agents de change , avoués , officiers ministériels , débitants de tabacs,
ayant fourni un cautionnement, était de. . 104*325
Le nombre des individus de tout rang, salariés par l'Etat on par les départements , peut être évalué (y compris l'armée) à en*
viron. 027,830
U y a donc en France 11,421,449 individus possédant soit nne propriété , soit nne rente, soit un emploi du gouvernement, etc.; savoir :
10,282,946 propriétaires fonciers.
213,168 propriétaires de rente* perpétuelles.
38,305 propriétaires de rentes viagères.
154,875 pensionnaires de l'Etat.
104,325 indiv. possédant un emploi qui exige un cautionne»» 627,830 individus salariés par l'Etat , etc.
En évaluant avec quelques économistes a 6,400r000 le nombre dea ouvriers «manufacturiers en France «. nous pensons qu'on peut évaluer à 24,241,120 celui des propriétaires , employés , etc. , habitante adonnés . à l'agriculture et à diverses professions , y compris les 11,421,449 dont le détail est ci-dessus, On trouve , en ajoutant à ces deux nombres 1,928,103 indigents et mendiants existant en France,
32,569,223 habitants, nombre égal à celui de la population totale»
VOFlTUaVIOMT PAUTHJk
Il résulte du tableau suivant que la population pauvre qui existait en France en 1831 , s'élevait à .
1,928,103 individus , parmi lesquels on comptait : — 1352,984 indigents et 75,119 mendiants, nombre qui se rapproche beaucoup dn nombre des élèves dea écoles primaires (1.935,624).
Le rapport de la population panvre à la population générale est de 592 sur 10,000 , ou environ un dix-septième.
Le rapport des mendiants à la totalité des habitants de la France (32,569,223) est de 23 sur 10,000.
Départements.
Ain
Aisne. '
Allier
Alpes (Basses-^.
Alpes (Hautes-;. .
Ardèche.
Ardenne*.
Indigents. Mendiants.
Total. *?&*"
avec la pop. gin.
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nrararunoira ramurTHnopiçuES,
Un grand nombre de sociétés et d'institutions philanthropiques existent à Paris. Mais la plupart appartiennent particulièrement à cette ville et n'étendent pas le cercle de leur bienfaits hors des murs de la capitale. Celles dont le bnt et l'action intéressent également tonte la France, sont la Société de Charité maternelle, l'Hospice royal des Quinze- Vingts, l'Institution royale des Sourds- - Moets , l'Institntion royale des Jeunes- Aveugles et la Société royale pour l'amélioration des prisons. — Quant aux autres sociétés nous n'arons donné des détails qne sur celles qui , sans appartenir à aucune communion religieuse , nous ont paru plus spécialement de nature à être offertes en exemple aux départements.
Société os charité mater velle. — Cette société a pour but de secourir les pauvres femmes en couche , de les encourager et de les aider .à nourrir elles-mêmes leurs enfants. — Son siège principal est à Paris , et elle a des sociétés auxiliaires dans les principales rifles de France , notamment à :
Angouléme.
Arles.
Auxerre.
Avignon.
Bordeaux.
Bourg.
Bourges.
Carcassonne.
Châlons-snr-BCarne.
Chartres. Marseille. Poitiers.
Chlteauronx. Metz. Reims.
Dijon. Montauban. Rennes.
Draguignan. Montpellier. Rouen.
La Rochelle. Moulins. Strasbourg.
Le Mans. Nantes. Toulon.
Lille. Karbonne Toulouse.
Limoges. Niort. Tours.
Lyon. Orléans. Troyes.
Hospice royal dis QciFXA-ViHGTs. — Cet établissement fut fondé. en 1260, par saint Louis, à son retour d'Egypte, pour 300 on 15 fois 20 pauvres aveugles. Depuis 1&14, Quatre cents pensions de 150 fr. chacune ont été successivement créées pour des aveugles externes. Pour être admis, soit aux places de membres aveagles, soit aux pensions , n faut être dans un état de cécité absolue et d'indigence constatée. — Les choix se font parmi les aveugles de tous les départements du royaume.
Insmuno» rot axe ox* Souans-Hcrn. -— Cet utile établissement, fondé par le respectable abbé de l'Epée, est devenu , par un décret de F Assemblée constituante, établissement national. — - H est destiné aux sourds-muets des deux sexes , de Paris et des départements. Les élèves restent dans rétablissement six années , pendant lesquelles ils sont exercés à l'art d'articuler la parole et de la tire sur les lèvres de celui qui parle ; on les met ainsi dans le cas de satisfaire an besoin des communications sociales , et de recevoir des principes moraux et religieux. — D» apprennent à tire, à écrire, à compter, la langue française, l'histoire, 1» géographie, le dessin et an métier; il y a des ateliers on on enseigne rhnprîmerie , la gravure, la menuiserie, l'art du tourneur et diverses professions , telles qne celles de tailleur «Thabiu , de cordonnier, etc.— Les élèves qne leurs parents destinent à ■ne profession pins libérale sont exercés , pendant le temps consacré an taavaâl dunu les ateliers, aux études «pénales «ni y ont )e plus de rapport Umstùmùcm s a* met des élèves gratuits et des tièvea payants. Le nombre des élèves gratuits est fixé a 100, edm des élèves payante est II nîli Onj reçoit tons les sonrdi muets de 10 à 16 nus dont les parents penvent payer la peusseu , qui est an surinram deoUOnr. pour les filles, et de 000 fr. pour les gasvoas.
lastiiiiisonj rot tu no» Jeotes - AvxacLan. — Cette ntsoV «tin, créée par Louas XVI, en 1791 , est consacrée à rsnatreetioa de 60 jeunes garçons et de 30 jeune* filles aveugle», qui sont entretenus, ans trais de rEtat pendant haut innées Pour y être admis, le» enfant» doivent être âgé» de 10 an» an sneûns, et
a 'en avoir pas plan de 14 oa admet dans 11
biographie', Inislnsre, les langues anciennes et moder»» , le» naûnwtiques, la saurirprr vocale et instrumentale ; pluMenrs nétiers, tels que rbuprimerie , la reliure des livres, la vannerie , uspsrterie, te filature, le tricot, etc.
Société toriu *ocn l'ajsxxioratto* dis msoss. — Lamav Boration de» prison» , sons le rapport nutériel et moral , a de tout tenus excité In soUsciinde des anus de lliuananité ; ils ont de tout tenps élevé la voix contre le régnue vicieux de b ntnparf de ces cnb&ssesnents, régisne qui les transformait presque toujours en Iiujx de corruption , en écoles de vire. De tout temps smssi ess n maté de Tanséboner ; amis en France , josqu'en 1819 , tontes les teatabves étaient restées infrnctnruses . on n'avaient pus en de sûte. A cette époque les essais faits dans direne» contrées, et les «cuis obtenus notasnsnent aux Eue» Cuis et en Angleterre, attifant de nouveau sur ret objet ra'tenfjon des bornas*» étbirés e Tprlin i ri — Lu visite de» pruona et de» u surfin Issu es uoagers, Fcxasneu des moyens employés pour detonmer leseosv àssâ JLm. Ubifudes vanénses, ponr lenr douoer l'amour dn naoner a la vertu, esnsnrrent la mJUr*ade de pl«-
4c nsen. Cn projet de res^esnent i*t arrête pour
Wo»da6omd*sme ****** /sur Vmmélitwmt,** d*s ssn^r, et samné i« le* personnes le» unun rnnmdrnMT- ne l'Etat « le» plus re-
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commandables sous U rapport de» lumière* et de la phnanthropla. Une ordonnance royale institua la S—iété rsyelr éW prisme* Cette société concourt , avec l'administration publique, et par us C—ril gdmirml du 24 membres choisis dan» son sein, n apporter unes lés prisons dn royaume toutes les améliorations que réalanunt ht religion, 1a morale , la justice et l'hunsajùté. *..- sy+t
SoCUTE FC4JR LE SOULAGEMEirT XT LA DBUTRASCI DBS FRI»Ott>
ffiBRs. — Cet établissement philanthropique date de la fin du xvie siècle. — Son bot est le soulagement de» prisonnier* ef de leurs familles , et U délivrance des prisonniers pour dette*. —Des commissaires portent aux prisonniers et à leurs launUes de» secours et des consolations ; ils s'informent de la causa de la détention et de la moralité de ceux qui participent aux secours, — D'autres membres, versés dans la connaissance des loi* , examinent les affaires contentieuses. — Des médecins soignent les prisonniers malades et leurs familles indigentes. — Enfin de» dames charitables sont chargées de la visite de* prisons ; elles donnent une instruction morale et religieuse à la jeunesse , enseignent à travailler aux jeunes filles , leur procurent de l'ouvrage dont la confection leur est payée, et n'abandonnent pas ces infortunées après leur mise en liberté. — Les fiunilles que l'emprisonnement de leur chef réduit à une détresse momentanée , participent égalsv ment aux secours de la société.
Société rai LAumaoriouE.— Cette société, sondée en 1780, sous la protection spéciale de Louis XVI , et réorganisée en 1700, est formée par la réunion des souscripteurs nui mettent de» fonds en pour concourir an soulagement de l'humanité souffrante.
Ces fonds sont employés à distribuer de» aliment» ans indigente par rétablissement de /sénateur pour Us saune* eue tfgmmts ; k donner des consultations gratuite» et de» médicaments au» malades, par les dispensaires qne la société entretient dan» diver» quartiers de Paris; à aider divers établissements particulier* de charité, de travail et d'éducation élémentaire , et quelques sociétés de prévoyance et de secours mutuels. — Dépens la création des dispensaires, plus de 70y000 malades y ont été traité» et soulagés, et chaque année le nombre des personnes qui y sont secourues s'élève à environ 3,500. — La société distribue anouelleusent 125/100 ration» de sonne aux pauvres indigents. — Le nombre des soupes qu'elle a ainsi fournies depuis sa ruornnntsation , en 1700, est ^environ 21200400. Société osarmuAU de fuIvotasicx. — L'objet de eutte société est le soulagement des malades des sociétés de secoue» snutueis et de la classe peu aisée. Elle les fait admettre dan» de» mfirnwrirs payant une portion dn pris de leur pension ; le» tait seâtn< inutile on , lorqu'ils ne sont pus alité», recevoir en consnstm
ter à
par des médecins on des chârurgiens.
Sociétés nu scooeas utotuei». — Nous ignorons émet a été l'effet de la loi contre les associations sur le» société» oe secours mutuels. — Avant 1830 , si existait à Paris 179 société» de ce genre , foi suées pur de* ensptoyés on des ouvriers derts et métiers, qui réunissaient ensemble 16.790 saesnbre». — Dans toutes ce» sociétés , et moyennant nue faible rétribution , soit mensoell*, soit hebdosnaslaire, les associés malades recevaient des secours on étaient traités aux frais de ta société. — Dans quesques-nnes on des * tueurs aux veuves et aax enfants des sociétaire*.
Les départensents français renfermaient, an V janvier f&rf, 1,329 hôpitaux et hospices , dont pendant Tannée fft>3 les revenus ordinaire» et extraordinaire» avaient été de. . 51 ,222/%* €6 et le» défenses ordnsaircs et extraordinaires , de &AH2S07 08
Le mJBiimsnt de» malade* pendant Tannée a été Î&3S3 nmtode» existant en 1er janvier 1833. 4BSJM9 — adankpesss»mtra»ée.
57DUQ2 total, dont il faut déduire eifferr ...r f 45rT0î par décè».
*Mnj****\ 381469 *^ew,euinen*erau'r«ean»ff.
152^30 unlades existant nu V janvier f*3l Le» recette» de» hôpitaux et hospice» se ecn*f*snu* te aelsrJcs suivants:
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Smr l'Etat. 4.215AS2 82 % êxrnim* m
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T. 1. — il-
FtiNCB pnTpWSQUB. — STATISTIQUE MORALE
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Ar*ge. .,...,.
Aube.
Aude. . . ^ 1 . . 1 .
. Aveyroo. . ^ . '. ' .
Boucbes-<fii-Bhfene.
Calvados, f. ;V. .
Cantal. . {. . . . .
Charente., Charente-E Cher. . . { . . .
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Drome. . . . . '
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Mendmntt. Tût al.
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Eure-et-Loir. . .
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