‹ France pittoresqueChapitre 46 sur 102 · FRANCS PITTORESQUE, — STATISTIQUE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

FRANCS PITTORESQUE, — STATISTIQUE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE

555 écoles d'enf., «m. en 1 307 classes et oompt. 91340 élèv. H — d'adultes, - 32 - — 1,643

Total 860 écoles , divisées en

t»3S9élèv.

bu iitra.

La nombre des clerc* qoi en 1832 suivaient les divers établissements «"instruction publique était de :

16J63 pour ceux d'*ns*/gnomont supérieur, savoir : facultés de de théol. protest. , 160 ; — fac. de droit , 4,600 ; — «c. de médecine , 3,500 ; — fac des science* , 2,000 ; — fac des lettres, 54)00; — écoles secondaires de médecine , 066 ; — école normale , 57.

71,036 pour ceux d'onso/gnomont soeoudaira, savoir : collèges royaux, 14,487; — collèges communaux, 29,798; — institutions , 7,002 : — pensions , 18,849. 1335324 pour ceux d' instruction primait*, savoir : —1,200,715 garçons; — 734,909 filles.

2363363 élèves des facultés, collèges et écoles de tons les genres et de tons les degrés.

HIT GoCTAlIT H L'iIfSTftUCTlOlf.

En comparant le nombre des élèves avec les sommes dépensées par les établissement* d'instruction primaire et secondaire , on trouve que la moyenne annuelle des sommes consacrées à l'instruction est de :

162 1. 65c. pour chaque élève des collèges royaux. 67 17 pour chaque élève des collèges communaux. ,* 4 15 ponr cbaqne élève des écoles primaires.

Ces sommes ne comprennent que le coût réel de Yinstruatiou; — le prix de la pension comprend en outre le logement, la nourriture , l'entretien des élèves , etc.

Le nombre des enfant* des deux sexes de 5 à 12 ans qui sont encore privés de toute instruction , est d'environ. . 3,000,000

Celui des jeunes gens de 20 à 21 ans inscrits sur les tableaux de recensement et qui se trouvent dans le t même cas, est d'environ 160,000

Total 3,160,000

Il suffirait donc (indépendamment des frais de premier établissement) d'augmenter de 13,114.000 fr. le budget de l'instruction publique pour donner l'instruction élémentaire a tous les Français.

Outre les établissements d'instruction de l'Université, il en existe qui , antérieurs à sa création , ont conservé une existence indépendante. Ces établissements sont compris , comme l'Université , dans les attributions du ministère de l'instruction publique. Nous allons les passer en revue.

Collège db Fa Aires.-— Ce collège célèbre a été institué à Paris en 1530, par François Ier. Les professeurs de cet établissement, qui ne renferme point d'élèves internes , et dont les cours sont public* , tout nommés par le ministre de l'instruction publique , sur la donble présenta don de l'établissement et de la classe correspondante de l'Institut. L'instruction comprend : l'astronomie; — les mathématiques; — la phyrique arithmétique; — la physique expérimentale ; — la médecine; — l'aaatomie générale et philosophique ; - la chimie ; — l'histoire naturelle ;

— le droit de la nature et des gens ; - l'histoire et la morale ;

— les langues hébraïque , chaldaique et syriaque ; — l'arabe ; — le persan ; - la langue turque ; — les langues et littératures chinoise , «t tartare-mandehnu ;— les langue et littérature sanscrites;

— las langue et littérature grecques ; — la philosophie grecque et latine; — l'éloquence latine; —la poé»ie; — la littérature française ; - l'économie politique ; — la législation comparée ;

— et l'archéologie

MnsicTM o'aisToiRE hatuuelle. — Cet établissement , annexé au Jardin des Plantes à Paris , a été institué par une loi du 10 juin 1793 Les professeur* sont nommés de la même manière

qu'au Collège de France. L'instruction y comprend : l'anatomie humaine ; — la botanique ; — la zoologie ; — l'anatomie comparée; la chimie (générale ; — la géologie ; — la minéralogie; — le botanique rurale ; — la culture de* jardins et la naturalisation des plantes étrangères ; — les art» chimiques. ( Les cours y sont

Ecole des lavoues oarxjrrALxs vrvAirrxs. — Cette école a été établie auprès de la Bibliothèque Royale, par une loi du 2 avril l'95. Les professeurs sont nommés par le ministre de l'instruction publique, sur la présentation de l'administrateur de F école. Les langues qui y sont enseignées sont : - l'arabe littéral ; — l'arabe vulgaire ; — le persan ; — le turc ;— l'arménien ; — le grec moderne ; — lliindoustani.

Il exista auasi , près de>la Bibliothèque Royale ,

Un couas d'aechéoloaie ,

Une école nx» cbautes surveillée par une* commission corn- , posée do membres de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, et où renseignement se compose d'un cours élémentaire et d'un ' cours de diplomatique et de paléographie française.

Ecoles de pharmacie. - Indépendamment dm écoles do médecine qui resaortissent de l'Université , il exista dans las truie villes ou se trouvent des Facultés de médecine ( à Paria , à Moue» peltier et à Strasbourg ) des écoles spéciale* de phari les professeurs sont nommés par le Roi, sur la T de l'école et de l'Académie des S

Collèges mutabeiques. — Ces collèges ont été fondés à Paris , à diverses époques, pour rédneation des jeunes catholiques d'Irlande , d'Angleterre et d'Ecosse , qui la plupart se destinent à la prêtrise, et qui désirent venir faire leurs études en France. L'administration de ces établissements r qui se divisant en /sndctians anglaise* , fondations irlandaises et fondations écossaises , et dont les revenus sont déposés an trésor public , est confiée à des ecclésiastiques originaires de la Grande* Bretagne , sous la surveillance du ministre de l'instruction publique. — » L'instruction y comprend ; l'Ecriture sainte ; — le dogme ; — la morale ; — fat philosophie — et les humanité*.

Les dépenses de l'instruction publique en France sont couvertes : 1° par une allocation au budget; 2° par le fonds de l'Université , composé de revenus fixes et du produit de la rétribution ' universitaire , etc. ; 3° par des allocations votées par les conseils généraux der départements ; 4° par des allocations votées par les communes ; 5° par les revenus fixes et variables des collèges ' royaux; 0* par les revenus fixes et variables des collèges communaux.

En 1832 , ces diverses recettes ont produit :

4399,000 f fonds de l'Etat.

3,578391 fonds de l'Université.

1399300 allocations départementales.

6325^61 allocations communales.

715330 revenus des collèges royaux.

1,140343 revenus des collèges communaux.

1 8,258.725 fr. somme totale égale à celle des dépenses, dont.

BaBSS= voici le détail :

g 1. Administration centrale , aoadewtet» importions.

Fonds de l'Etat. 35,000 h 4 « «wi

Fonds de l'Université. 1,120,5001 ,'1~**w.

$ 2. FmamMs.

Fonds de l'Université. . . , 1361,026

J 3. Ecole normale.

Fonds de l'Etat. llc^OCO

J 4. Etablissements seionti/fues ot Utterairot. Fonds de l'Etat . . 1,724306

J 5. Collèges rojraus.

Fonds de l'Etat ( y compris le montant des

bourses royales, 601,000 fr.) 1422300

Fonds de l'Université 119300

Revenus fixes des collèges 67,279

Revenus variables des collèges. 648351

5 6. CclUges commnnans.

Allocations communales 1,456351 1

Revenus fixe* 19,117 [ 2.507,494

Revenus variables 1,121,726 )

J 7. Instruction frimaire.

Fonds de l'Etat 1 300300 \

Vingtième de la rétribution universitaire. . 67,5£0

Allocations départementale* 130930O

Allocations communales (le terme moyeu

est de 55 fr. pour indemnité de logement,

et de 146 fr* p**r traitement fixe à

chaque instituteur) 5368*710,

J 8. Dépenses dieenes et extraordinaires.

Fonds de l'université 410315

Total des dépenses de l'instruction pubhque. . . luV2S9J26

Jlmamach do Wnirtrtitd do franco} in- 12. Paris, 1610 à 1813, 1622 à 1835.

Mauuei gdnérol ou Journal da V Instruction primaire i recueil mal- ' •uel. Paris, ia-6> 1833 à 1895.

FKANCK PITTORESQUE

tt-Mo W

FRÀUCE PITTORESQUE

f >*rv£ s/r //*+rv& /*r Me /t/ *stt/A*SS.

rS SS///rSSf .

FRANCE PriTORESQOT. — STATISTIQUE RELIGIEUSE.

Statistique Religieuse.

Le» Chartes de 1*14 et de 1S30 o»t proclamé la liberté religieuse. L'article 6 de ce* deux Chartes est ainsi conçu: «Chacun professe sa religion avec une égale liberté, et obtient pour son culte u même protection. > L'article 6 établit également que les ministres de la religion catholique et ceoa des autres cultes chrétiens reçoivent des traitements du trésor public. Une loi rendue postérieurement à la Charte de 1830 a étendu ' cette disposition aux ministres du culte israélite.

OATHOUQ1TS.

La Charte de 1814 proclamait la religion catholique , apoatolique et romaine rtligio* «V l'ËM; la Charte de 1830 reconnaît cette religion comme étant professée par la majorité des Français D'après ta loi du 8 avril 1802, le culte catholique est exercé en France sons la direction des archevêques et évéqnes dans leurs Morts**, et sons celle des curés dam leurs paroitt** (il y a une pa-

' roisse an moins par canton}. — Les curés sont immédiatement soumis aux évêques dans l'exercice de leurs fonctions. - Les vicaires et desserrants sont approuvés par l'évéque et révocables

t E*r ***•— T<rat* fonction est interdite a tout ecclésiastique, même Français , qui n'appartient à aucun diocèse.

MTOUOlf BCttUsiaJTlQlJE.

Il existe en France —80 diocèses, savoir : 14 archevêchés et #8 éveché» , dont 4 étaient vacants an V* janvier 1892

Ces diocèses renferment: — Mû ee^,- 26777 succursale», 4^tMï4 «ont towjoorâ vacantes, — et 6,135 vicariat* , dooifinfi ' sent toujours vacants.

Le tableau suivant fait connaître, selon l'ordre des provinces ecclésiastiques, les métropoles des 14 archevêchés , les évéchés qui en dépendent et les départements qui forment leurs diocèses. — Les noms en itmkftu, placés sous les noms de chaque métropole indiquent les départements qui forment rarrondiaaement dn dioi eèse de l'archevêché.

*£»- - 7 évéchés : -fhartt*s (EuwHnvLoir) ; Meaux (8cwe-et- (Ansr) Marne); Orléans (Loiret); Bloù (Loir-et-Cher);

Versailles (Seine»etOi»e; ; Arras (Pas-de-Calais) ;

Cambrai (pJord).

Ettow et VtXsTfn. — ê évéchés : Autan (Saône-et-Loire); Langre» (An*** , Loin.) f Haute-Marne); Dyon (Cote-d'Or); Saint-Claude

(Jura) ; Grenoble (Isère).

'J^FVT4^*^ : -- Bayenx (Calvados) ; Evreux (Eure) ; Sées {Stùu-fyér.) (Orne) ; Coutances (Manche).

*nf* «» Araonna. -******»;-- Troyes (Aube) ; Ncrers (Nié- (renne.) rre) ; Moulins (Allier). v

aaiats. -- 4 évéchés : Soissons (Aisne) ; Chilon» (Marne, arrond.

^ j££ %*£%. -*"* *"** (ou^ *-*"

v?^**- -; r *!"*•• ! — *~ MaB* ( S**1* • Msyenne ) ; Angers

{Imlr*-H-Uirt.) fMaàue^Loire); Rennes (lilc-et- Vilaine); Nantes

(Loire-Inférieure); Quiaper (Finistère); Vannes

(Morbihan); Saint-Brienc (Cotcs-du-Nord).

?«»•"•- « ***** : - Clermont ( Puy-de-Dôme ) ; Limoge»

(Ceer, /aeVr.) (p«nsef Hante-Vienne) ; Le Puy (Haute-Loire) ;

Tulle (t orrosc) « Saint-Flour (Cantal).

^îW*r"4éTlc^-:?,,odw (Are7ron)* CaJw» (Lotyjrfende (Font.) (Loaere); Perpignan (Pyrénées-Orientale»).

&?BEVT5* — ' ê té\érhéti — A««» (tot-et-Oart»nne); Angooléme {&/«•«*.) (Charente); Poitier. (Deux-Sèvres, Vienne), Pé-

rigueux (Oordogne) ; La Rochelle (Charente-Inférieure); Lucou (Vendée). Ara. , — I éréchés : — Aire (Landes) ; Tarbes (Hantes-Pyrénées) ; (Gtn.) Bayonne (Basses-Pyrénées). ■

Toulouse et Nasao»»*. -* S évéchés . — Moatauban (Tarn-et-Gaiff*f~G*rom*.) ronne); Pamiers (Ariége); Carca**onne (Aude).

fS9 Î***? £EÏ!VW- "" * éTécW" : — M*™"« (Bouchea-du-, \BimmktM-du-RK Rhône, arrondissement de Marseille); Fréjus

^ 5^#i/|# (VW)' ***** (*»—'"**') i **"**» (<*"«? BasAjrçoir. — 6 évéchés ; — Strasbourg ( Haut-Rhin , Bas-Rhin ï • *&•{*"- Mt» (Moselle); VerluL ( Mense^ Belîe^î |

**■*•) Saint-Dié (Vosges); Nancy (Meurthe), *V '

AVloaoH. -. 4 évéchés : — H fanes (Gard, ; Valence (Drome) : Vi (*Wn,e.) Tiers (Axdcchej; Montpellier (Hérault) '

Dans les article» spéciaux consacrés aux départements et ans colonies, nous avons, fait connaître les établissements religieux que renferme chaque évéché et chaque préfecture apostolique.

Nous ajouterons qu'il y a auprès de chaque église inétronoaV taine et de chaque cathédrale un chapitre composé de ^■"fîinsa titulaires et de chanoines honoraires.

U existe en outre, à Saint- Denis, un chapitre royal composé de 6 chanoines de l#r ordre (anciens archevêques on évêques) de 17 chanoines de 2* ordre et de 37 chanoines honoraires? ÉTAT BU CLBRCÉ C4THnu«UB.

Le personnel du clergé de France se composait, au 1" janvier 16X2 , de : 38£00 membres actifs , savoir : 14 archevêques , parnri ^"«l* on comptait 4 cardinaux-prêtres (1). — «2 évêquesT— i 190 vicaires généraux. — 1,088 chanoines : dont 680 titulaires 406 honoraires. — 3,2» curés. — 24*41 desservants. — 6^21 vicaires. — 600 chapelains. - 006 aumôniers. — 1,677 prêtres attaches aux paroisses. — 1,072 prêtres professeurs et directeurs des grands séminaires et des écoles ecclésiastiques.

Le nombre des prêtres jugés nécessaires à l'exercice du culte éla»r de; 52:132

On n en comptait (en y comprenante 1,469 prêtres employés dont TAge excédait 60 ans) en activité de service que 8&524

Le nombre des prêtres manquant pour le service des ^^^ diocèses était donc de r

Au 1er janvier 1832 , le nombre des prêtres âgés*, reconnus infirmes et non susceptibles d'emplois, était de

Celui des prêtr. employés, décédés pendant l'année 1631*. Totalité des vacances de l'année. .

Le nombre des ordinations faites en 1631 était de • Prêtres, 2,197; diacres, 1,605; sons-diacres, 1^4.— Total 4946 OJssMBfc a>IS CALONUS.

^ETT- à\f***é ées colonies était composé an V" janvier 1*32, de 6 préfets apostoliques^- 2vic^|>réKnw60eiés. aumôniers et vicaires. w«-^»f

On comptait en outre dans les diverses colonie» françaises-

34 samrs de la congrégation de Samt-Maurioe de GhnrnWcoi

crées an service an hôpitaux. *

04 *s«2ie Jî C^«* ai^;?^°«n>.» d* d-ny , consacré*» a. service des hôpitaux et a l'instruction des jaunes filles. 6 frères de U congrég. de U doctrine chrétienne, conseenés à 1 instruction primaire des jeunes garçons.

tCOlftS BCCUflajmiHJSJ.

Il existe dans chaque diocèse :

Un séminaire où l'on enseigne la théologie (Ecriture sainte, dogme et morale) et la philosophie. * «•■«»,

Uue on plusieurs écoles ecclésiastiques.

de 2SSi*«r"r-tt2' *" '*"*" ** "^ "***"*" **

14^26 élève» des écoles secondaires, nrisnoiis. CoHABBOATion m hh Mission (à Psria), fondée par Vincent de Paul - Les fonethnss des prêtres de U conflrfe de la Mission , dits Uzarùut, consistent à diriger la cotnmunauté df sœurs de U Charité , répandues dan» plus de 300 établissements, a former les élèves du sanctuaire dans le» séminaires à occuper dans les échelles du Levant les musion» française» de Co*sta*tinopl< , fan, àyrr**, San orin t Selsna/ee , Ùamms, JUm. Amtkomm et Tripoli de Syrie, et autrefois la mission française d^(g«r.Les laxaristes envoient aussi des mi»siwnnaires à Pékin et dans plusieurs provinces de la Chine. Ils dirigent à Macao un sJmùmr* , fondé pour l'éducation des jeunes Chinois qui se destinent à l'état ecclésiastique. —Les laxaristes possèdent et dirigent plusieurs établissements publics , avec autorisation et sous la dépendance de l'Université , et dans lesquels les élève» suivent le» mêmes cours que dans les collèges royaux. — Ces établissements •ont *itné»: -»à Moatdidier (Somme) 200 élève»; - a K»ve (Somme) 100 élevés ; — à Mon to lieu (Aude) 250 élève». — De» congrégation» établie» à l'étranger, sons le titre de pr~ïi»ê , dépendent delà congrégation française; chaque promet est administrée par un visiteur nommé par le supérieur général. — Le supérieur général store** Frmfttis *t résider m /nu»; U exerce

figure pas sur l'Alma- - 1s diosese «s Lyon.

(1) M le cardinal Fesdi, ard^êous de Lyon aach du Oerfe, un archevêque impriAm - * '

fïUîîÇRJipTOttWOPE. - Sî^-fl^ MMfiflW-

use égale autorité sur les laaaristes étrangers et sur les laaaristes de France'. U est élu par une assemblée général) qn} *e tient a Paris, et on se réunissent des députés de ^(fnjtrtmxc*.

SxMiwxin* des Missions xtrahgèrxs ( à Parfo) , fondé en 1663 pour envoyer des missionnaires en Chine, au Tonquin, en Cochinchine , dans le royaume de Siam et à Pondichéry Ces missionnaires travaillent à convertir les idolâtres. , prennent soin

-* fle* nouveau* cVfétféns V et s'appliquent surtout à "former un

.Mlferft4 composé de Naturels ttu pa/s. - Ainsi :

■ Att Tenàkùt , *t missionnaires, assistés 'â% ÇjQ prêtre» du. paya,

* taidrmftnf et dirigent mt)00 chrétiens.

* a À XÏ'Càh&ùhike, 8 missionnaires, assistés de ?0 prêtes du pays, instruisent et dirigent JO^UXJ chrétiens.

* ^TÊirWkwî'lO miisionnaïres, assistés de?} prêtre* du V*X*> »*- > intiaèn* et' érigent 501000 chrétiens.

A Sien', 6 missionnaires, assistés de 6 prêtres dn pays, instruisent et dirigent 80,000 chrétiens. '

A totfahjrr et a la od<# Ut GtntaftreaVri , 13 mUsionnaire* , as- M*tf\ 4* ^ prtae* indien*, dirigent et instruis*»! âfiUDOO chrétiens, tinque mission 4e l'Asie ef t dirigée par un vicaire apostolique t («vaque) et pa* «a ooadjntenr. ' •

Le* mission* étrangères ont en Asie 3 séminaires pour les .' naturel» et 6 collèges. — Le nombre des catéchistes , élèves des ' , aaiHéssts at séminaires, nourris gratuitement aux frais des missions, est d'environ 1,8Q0-

Corfomitut fo* dtj Saiht-Esprit (à Paris). — Cette cougréga-

1 iMn' fut établie , en 17Q3, pour former a l'état ecclésiastique des

jeunes gens pea aisés. Leur aestinatiop était les emplois les

J tttons recherchés et les plus pénibles, le service des Vfyitaa* et

les missions.'— Il est sorti dé la congrégation du Saint-Lsprit des

* ecclésiastiques qui se sont consacré* ayx missions de la Chine et

1 des Iua>; d'autre* qu} ont été attachés 4 celles du Canada at de

, l\Açadic \ *t * «fin de* miasionnaires en Afrique ( a Goréa , dans la

g Tim^issanaim »*i4<**M«. »* ** $Ea*a-SAi*TE. — Ces éta- 1 hlissacncnts sout coufcçs à la garde des religieux franciscains ,

connus autrefois en France sous le nom de réeaileu. —'Le droit ■ cet acquis a la France, de temps immémorial, de fournir un sujet

pour occuper U place de vicaire général dans Tordre des pères „ Jatta» 4ft k Tatff-ftainta, an* a tSMijon» *fyWcc sou. U pro-

tcÇAW» *lWfrW A* U France- — Les France» établi* dajn* les

* échelles du Levant, ou qui y sont appelés par des intérêts commerciaux, attachent qn grand pris f u maintien da cette protec-

' un signe de sa prépondérance paroii W* puissances chrétiennes. • . testera net lussions nt Frawce f au If ont-Yalérien , prés Paris jï» — «Dette- société, dont les membres se consacraient à 4e» .. sniasisai dan* «Intérieur du pays, a été snporiniée en 1830.

La loi du 8 avril 1802, qni a réglé l'exercice dd auHe cathojkrae , a aus*j réglé celui dn cuite protestant — P'apri*, eette . - WV bntf ne peut exercer les foncions du culte dans les çoniesas d'Augsbourg et de Genève s M nVs( Franchis, et ft'4 n'a dié dans {es séminaires français 4ç»tu^» * Tinstniction de» ntàWs protestants. '— tes églises protestantes et leurs ministres ne peuvent avoir de relations avec aucune pm>aauce-ni autoliié saïaagtn -^Anaone décision' doctrinale on dygmiatiqnet

et de trois laïques, dont un est nommé par le Roi ; les deux autres sont choisis par le copbistoire général.

U existe' à Strasbourg ; une académie on séminaire pour 11nstrdcUt>n àei ministres'. ^ Une faculté de théologie.

La population Nthérienne est répartie dans sept départements ^Ooubs , H. -Rhin , fias-Rhin , H. -Saône , Meurthe, Moselle, Seine).

Le d ombre des pasteurs de la confession d'Augsbourg est de : iBS. Savoir & 2f* pasteurs 4é tf* çiasaêr«1ant4( à Mri%«rta«h}s au coqsi»tcûre gcuér*l ; ~ 15 4* 2* tkûi i ^ K\& de 2T ctlsta* '

Les églises réformées de France opt des pasteura^ d^s conaiitoifes et des synodes. -'"••■'•

Les é*uUtaù*M ont les mêmes attributions que «eux d« e«He luthérien. Cinq IgHsea oonsiatoriales forment rarrondisaement d'pn iynp4e>

Le v/w^ est cbaxgf df vf%F SW f°ttt ce W regarde la célébration du culte , Renseignement de la doctrine , et la conduite

aucun formulaire ne peuveqt être, public* ou devenir la matière

« de l'enseignement sans l'autorisation du gouvernement. — Aucun

changement dans la dUcipftne ne* peut avoir lieu sans cette auto-

- . Qsjtt>u.T-E#fi» \t jUmaed fJatai euainaU de4uan)es les entivprises . fcS* ««4M(rea flu culte prpteatant , et de tuites les dissension» o^û

< mmËn*n B'&iftittieme. — MPTsTÉmiKn*.

• ' ^organisation des églises de la confession ci'Augsbourg ( luthé- Aefineaj comprend des ùasteurs , des consistoires , des inspecteurs «4 an consistoire général.

tfa eoiuisto/rèi se «om posent 4» pesteur Ou des pasteurs atta- 'chés I f église conliitoriale , et d'anciens ou notables laïques.,

- * fjhoisl& parmi les citoyens les plu» imposés, au rôle, des coutrtbu-

6on»' directes, fis veillent au maintien <fc là discipline, à Tadminîstraâon ^lea biens ^e Féglise ç| a celle des deniers, pro Tenant * o!es aumônes.

" % tes intpeetém surveillent les ministres ou, pasteurs. Cinq église» * conViatoriales forment une inspection.

' ' te' consiïtoity général a l'administration supérieure de tontes

• tes églises consîsToriales et dés inspections.

' ' L? "consistoire géûéral des protesUn,ts 4e \* confession d'Augs- " bourg est établi a'btrasboùrjj.

~s Ôuiré Iè consistoire général, et dan^s le temps intermédiaire

■ - d*nne Â* ses assemblées à l'antre , il y a un directoin , composé

^pétî^e^t/dnçlûs^f ^e, 4e,ux ecc^s^s|iqpeâ insn^cfceurs

des affaires eenlfc^sctqveV dans sois

U existe, à Uontaufian ; un séminaire pour riusbrositiçf d|sj minis,tre$. — tJne tacqhé da ri>c»!ogie p»9<estante.

La, population calviniste est TÇperÙe dana ^1 4^ajti»in^t| ; elle possède : — 8$ çigli»ei consis^oTiales ; «— 11 OTQtqires i ry- et nu a>sça grand n.ombre de, majsoiv» 4e P^*^. .

Le nombre total des é4»£çes. consacrés au c«^ est de ^Stf.

Le nombre total des pasteurs du culte reformé es^ da 345 ; «avoir 31 pasteurs de Xr« cl.; — 85 d> 2e «U'- et23< dq ? ci.

Il existe : 451 sociétés qt associations ^ibliqufs'i — 124sociéts> et associations des missions ? — 50 sociétés 4* traité* reu^iaux; — 8 sociétés de prévoyance y - 7V écolea 4u d^na,n|çhe 5 y &* écoles élémentaires et pensions

L'organisation légale de culte israélite en France résalat «Visa règlement du 10 décembre 1806, mit dans une assemblée d'israéhtos réunis à Paris, et dont les disposition* ont été uoaweloguées par un décret du 17 mars 18.8. Les Juifs avaient été admis , en 17&I , à jouir de» droits de ciiorens fimnçaia.;

Las Israélites ont en France :

1 coMittoir* cadrai (a Paris),. ,

6 tynagogmrt etnsittbriales { à Strasboutig, à ColmaT, à Mejjf, à Naucy, àrB«rdeaux, àMarsetfle). .'•**;

60 'T'ugog*'* partieuliiret , ressortissant aux consistoires.

U ne peut exister da synagogues consistoriales que èxtA les département* qui réunissent S^AjO individaa ptolessant la ra*gion da Moïse.- Ce» kynagognea sont adisunielrées par un ^réayl rabbin et des nwmbrça lal^oes. — Le* synagogue* partienlièrea le sont par un rabbin et des nafctbWi.

L% popuMUon fr» « «^ répartie da t* 12 têf******** &**¥*' 4um»4ne, Cotv^Qr. ^oftbf.i^rd.Oh^SMto» l>»ô^;^iau«fAte, Moselle, Rhin (Bas), Rhin tQan! » Saine. Yeacluse).

Les minisrçes du cniltq isiaéHte sont qq non4ne an ï

65} savoir:» p-ajao> ^v?«*t 4 vppto*; °fl»«»** ¥ *¥ rabbins communaux. . .

f 11 exisW'à Meta une écol* ^fraî* ral^U^^ oà 9 éleva*, «Hflt entretenus aux frais de l'Etat.

S 1 . Administration rentrait.

Personnel '...,.*..... fcftflg

Matériel. ............. 75fm

J 2. TraJtêmntJu titrée çûthaltyUi,

Archevêques «t évéques \%\BMt

Membre* des chapitre* et cierhé

. paroi.s*iii:t..f. '. . ... »î3i,6Ç

$ 3. SémimaSrtt dm euUë cathotifme.

Bourses et fractions 4e bourse*. '

j, 4. Dépensai diocésainet.

Rxfraordinaires. . . 7 ; i . . . . . 1»J55*W Ordinaire*.' .:..... lA$8,47f

A des établissement*. 795*310

A des individu*. , : , • . 1*173,467

S & Défenses di9*rs«$.

Cliapitre royal de $a hit-Denis. . .

Oép. accidentelles et imprévues. .

j 7. Dépênft 4fi eul/ts profslfiMtt.

Traitement* de* nastetir*. .....

Bourses ,' indemnités et secours. ,. .

S 8, IMj***** du cuit* itraéJif*. Trtft. des rabbins ei 4es ministres.

Ecole rabbin ique e*. secours.

Total des dépendes en ^5l.

^i iau»^ »aa»24

ÉOU8E8 FRANÇAISES.

Depuis U révolution de 1830 deux sectes te sont successivement formées dans l'Eglise catholique. La première , fondée par l'abbé Chatel, a pris le titre d'Eglise catholique français* ; et la seconde, qui n'est qu'une secte de la première, celui d'Eglise française. J Ce» éçltati u'admetténj point l'autorité dn; Page , et célèbrent i'pffica jifiQ en langue vulgaire. Elles ne sont point reconnues naj !{^tajt Qui ne salarie aucun de leurs ministres. — Le Pape ne les a point condamnées, parce on Viles n'ont point encore pris às\çx d'extension' pour être considérées comme forma nf une secte. ^'L'Xftïs* catholique française recoonatt un évoque primatial ; — un vicaire primatial : — des prêtres attaches à l'église primatiale 41 des" curés. «— L*admiui>tration de* églises y fat séparée du ÇlU(J ; il y a un administrateur d>* Cgli^ef , dont le rang est égal } ffil<P $i Vt.ifaïfy — L'église primatiale e»t établie à Paris. — hf$ fores çxisjant en 1854 étaient celles de Lanne*-Corbin , Barg-t.heis-et-Siu7.os ( Hau tes- Py renées ) ; La Sellc-en-HèrmoU (ïoîret} ; Villefâva'rt (Ma ufe-Vienue) ;' Boulogne (Seine) ; Roches'uf-Hoghoû et Bettaincourt (Haute-Marne); $aint-Prix (Seine-et- Otte). ^- Le nombre total des membres dn clergé est de 16, y compris tféféqne et l'administrateur des églises. ,iU4igU'*A jr*w*i*4 ne reconnais que des prêtres et des. curés. Le> fiUrça, SQOt élus par le peuple i les qutres fonctions de la Wrarcùie disciplinaire sont électives et temporaires.» L' Église française' e&t administrée par un comité* central établi à Paris. — £l|é possède deux églises , l'onc à Clirhy, arec succursale a Paris; rentre' â Lèves /près* de Chartres. — Le nombre total des membres dè'dérgé est de 5 , dont 2 curés et 8 prêtres.

jj(AXOTTS|VoWlSMV.

<( i que des placards atuebés dans Paris, rendre publique sa doctrine!

• ^Bieù quele'sàint-simonisme ait pris, à une certajjne époque. le titre lde nouveau christianisme , il' n'a jamais pu être considéré somme dne secte chrétienne Les saint-simonieus ne considèrent le Christ que comme mu prophète antérieur à, Saint-Simon. ,, « pieu est tout ce qui est , a dit M. Enfantin , chef de Ja religion uint-simopienne ; tout est en lui , tout est par lui. — Nul de nous n?est hors de lui , mais aucun de nous n'est lui. '— Le monde at-

fehdait Wsauveur. Saint-Simon a paru. — Moïse, Orphée,

Huma , oVt organisé les travaux matériels. — Jésus-Christ a organisé les travaux spirituels. — Saint-Simon a organisé les travaux neiigiéux. — Donc Sa^at-Simon a résumé Moïse et Jésus-Christ.— yojsfi sesaît dans 1 Venir le chef du culte» Jésus-Christ le chef du 4°s|f7ei SaiqJ-Simon serait le chef de la religion , le Pane. »

Tffje fut la. première donnée religieuse d" saint-sinionisme. QoanC à la pensée politique' et sociale , le résumé suivant publié en tête du Globe, qui s'intitulait Journnl de la doctrine de Saint- Simon , peut servir à la faire connaître. « RcLiô-roir , «cikkcb , m- DUSTRIE.— Association universelle. — Toutes les institution» sociales doivent avoir pour but l'amélioration morale, intellectuelle et physique de la classe la plus nombreuse -et la plus pauvre. — TMis^lès privilèges de la naissance , sans exception , seront abolis. •k- :-s\ chacun selon sa capacité; à cbaqne capacité selon ses auivres. «

:, Quclçues, jd^es saint-simouienues mal comprises ou mal exprimées en. riqregt à effrayer une partie de la population parisienne. $aus Çrpfl (es examiner, MM. Dupin et fllauguin parlèrent à la tf^bqae d'une secte, qui prêchait la ccaununautéUes hùns et lu corn- W**4< 4f* fi*1***' Cette sortie irréfléchie amena, la réponse suixa^ojtc des fjiçls <je la doctrine saint-simonienne, qui rç&urac assez nettement les idées générales des saiot-simoniens. . £&f système de communauté de» biens s'entend universelleo>cnt d> partage çgal entré tous les membres de la société , soit 4°t fends. iuJ-mita.e de la production , soit du fruit du travail de toOs. — J<es saint-sùnonien» repoussent ce partage égal delà pro- Wtàtfx TO consutqera.it à leurs jeux une violence plus grande, UBf .VÇJoa.tipe. P^U* récoltante q»9 le par^ge inégal qui s'est effec- }Mé «tfïW» emnqt par k force des armes, par la conquête. — Car il* croient. 4 l'inégalité naturelle des hommes, eÇ regardent cette iflégajat* co,ift»e la. base méjn,e de l'association . comme la conditi^n indispensable de l'ordre fpcial. — il» repoussent le système 4« I4 çommon^té $e\ biens; ca,r cette communauté serait une Tip|a^icm njapifeste d« la. première de toutes les lois morales qu'ils W ÇPÇ0! TO^ÎW d enseigner , e^ qui veut qu'à l'avenir chacun soit pjaçft aejpp sa capacité et rétribué selon ses oeuvres. — ftjnis en ^a^ta de. cette aV»i , fis demandent ^plition de tous Içs privilèges jh WÎMRQce, wB» ^«cepçioft, e$ par cpi\*çqueut \a destructiôu de

W/*«*W.l« PaUl graçul da ce» priyilége» — Us demaudeût

Wft tftP* le» instrument*, du travail, les terres et 1rs capitaux qui fefptBt aujourd'hui le fonds moxx-elç u\ps propriétés particulières , »JiW>««>lifltM par fàftaocHgp.u ej lùçrajçhfoiueinent', de manière ^ ce erne la tache de chacun soit l'expression 'dé ta, çaj^iciif r et sa

richesse, la mesure de ses œuvres. — Les saint- simo nient ne viennent porter atteinte à la constitution de la propriété qu'en tant qulelle consacre pour quelques-uns le privilège impie de l'oisiveté, l'est-à-dire de vivre du travail d'autrui ; qu'en tant qu'elle abandonne an hasard de la naissance le classement social des individus.

« Le christianisme a tiré les femmes de la servitude , mais il les a condaninf es pourtant à la subalterne*, ef partout, dans l'Enrtae chrétienne , nous, les voyons encore frappées d'jnterdictlpn resta giense , politique et civile. — Les &aint-sim< miens viennent annoncer leur affranchissement définitif, leur complète émancipation! niais sans prétendre pour cela abolir la sainte loi du mariage;....

— Ils demandent , comme les chrétiens ; qu'an seul homxrïe soit uni à une seule femme, mais ils enseignent que l'épouse doit de-} venir l'égale de l'époux , et que selon la grâce particulière que Dieu a dévolue à son sexe , elle doit lui être associée dans l'eient cice de la. triple fonction du temple, de l'état e.t de la, (amille ; manière ^ ce' que l'individu social qui , jusqu'à ce jour, a l'homme seulement , soit désormais l'homme et la femme. »

1a hiérarchie saînt-simonienne a souvent varié dans sa'copstitution. î^ons ne Ta suivrons pas dans ses différentes phases Les principaux apètres de la doctrine formaient »n eoiUge qtt rehfermait des hommes d'une vive imagination et d'un grand talent, lia n'ont cependant pas pu réussir à faire vivre leur création la pins chère. Depuis deux aî)s, la famille saint-simonienne est <ttsnersj<|; je collège a été dissous. — Après avoir subi une apnée di emprisonnement , le dernier chef des saint-simooiens, M. enfantin , est parti pour l'Egypte ,'oà il espère signaler sa présence par (futiïçi travaux. On annonce qu'il se propose de barrer le Ail dans U partie supérieure de son cours , et d obliger lef eaux dn flenie à arroser de nouveau toutes les parties de l'ancienne Eg|pte qn'ietnai fertilisaient autrefois. ~ Comme combinaison industrielle **M fflr ^iale,le saipt-^ajouisinç aurait peut-être pu avoir ^e l'qtu^té, mais comme rçjjgion, i} es^ resté sans puissance.

HJÉSTJXiVATH 8TATUTIÇYnBS.

Les Européens (presque en totalité) professent la religion chrétienne et lui doivent sans doute la supériorité sociale et tritellfte* tu elle qui jes distingue des peuples des antres parties dn monda.

— L'Europe renferme en effet :

1*873,00(1 juifs.

3,139,00Q mahométana.

115,000,000 catholiques.

47,000X00 grecs.

25,000,000 luthériens.

14,000,000 épiscopaux.

8,000,iGÔ calvinistes.

. 2*000,000 presbytérien^.

Nous avops fait connaître (page 16) pour quelle quantité Jjgqçe dans cette évaluation la population générale de la France.

Le tableau suivant indique le nombre d'habitants qui dans ht plupart des pays européens correspond à un membre du cleréjf, et le revenu moyen de chaque membre du clergé , chrétien»gr|> , catholique ou protestant. — Ainsi H y a : En Russie 1 ecclésiast. sur 850 hab.; revenu *Jf f.

212,000,000 chrétiens

En Portugal.

En Espagne.

En Autriche.

Kn Italie .

£n France. .

En Ecosse 1

En Angleterre. . 1 ^ . fin lrl4u.de . . . 1 3 1 Dans les Pays-Bas l S l En Dunemari. . . 1 r 1 Eu Suède, . . . . t

id. sur 168 hab.; revenu id, sur 91 hiuV- 1 reve^n t id. sur 844 hab. ; reicaq 1 id. sur 1 ,000 hab. ; revenu j id. sur 808 h.ab.; revenu ministre sur 1 ^30 hab. i revenu id. sur 333 hab*; revenu li id. sur 290 haï . ; reveau, id. sur 1 ,300 hab. ; retenu t .id. sur 1,000 bah- i revenu j[ id. sur 700hah.;revcpu 1 fin cherchant la moyenne des divers paya qui ont une reliaiûtf commune , on trouve : . • r'

En Russie, pays de ckrétien*-g9«cst

1 ecclésiastique sur 650 Lab. — Revenu, 241 m\ Sans lea pays catholiques ,

1 ecclésiastique sur £80 hab. — Reveno, 1,586 {r. Dans lea pays protestants ,

i ministre sur 83& hab. — Revenu , 3^648 4V. Les ministres dn clergé protestant sont, comme on voit, couf qui en Europe reçoivent le plus fort traitement. Il en est de mêjn« en France ; on y compte :

f ministre ponr 3^16 protestants, — Revenu , 1,908 IV. Les prêtres juifs , relativement au nombre d'habitants et njn revenu, sont placés entre les catholiques et les protestante; il existe eh France :

t rabbin pour 3,174 >uifs. — s\evenn , 1 996 fin. U est à remarquer que chex les pcoHestanu et' Isa israélftaaa, ua astfex grand nombre de fonctions dn oulte penvent être par des Uïqtfee.

Statistique Morale.

La moralité d'an peuple doit avoir pour base la religion , pour appui l'éducation et pour gardienne la justice.

Des idées religieuses empreintes surtout de tolérance et de charité; une éducation générale assez complète pour que chacun connaisse et pratique ( en usaut de ses droits personnels ) ses devoirs envers les autres hommes et ses obligations envers la société ; telles sont, avec la bonne administration de la justice, les conditions absolument nécessaires à l'amélioration progressive des mœurs, si l'on veut que, chez un peuple, cette amélioration a marche de pair, avec les perfectionnements de son intelligence , et les accroissements de son bien-être. •

Nous n'avons pas ici à développer cette idée , et d'ailleurs les détails statistiques dans lesquels nous allons entrer, fourniront les moyens d'apprécier quel est aujourd'hui sous ses divers rapports l'état moral du peuple français*

La moralité populaire , malgré les révolutions successives qui: ont ébranlé la France , nous parait s'être améliorée (1). * -

La révolution française a même offert un grand exemple de vertu , donné par la partie de la population qu'on devait croire la plus dégradée.

En 1793, quand les batteries si habilement disposées par Bonaparte obligèrent la flotte hispano-britannique a abandonner. Toulon , les Anglais s'emparèrent des vaisseaux français qui se trouvaient dans le port , et s'éloignèrent après avoir attaché des torches incendiaires aux bâtiments de la marine et aux magasins qu'ils n'avaient pas eu le temps de dépouiller entièrement. Ils voulaient empêcher les habitants de la ville de mettre obstacle à l'incendie , et laissèrent aux 600 forçats réunis dans le bagne la facilité de rompre leurs fers. L'espoir de l'ennemi était que le pillage de la ville deviendrait, une garantie de -la dévastation du port. Cette espérânce'fut trompée. Le premier soin des galériens déchaînés, fut de travailler à éteindre l'incendie. On n'eut aucun désordre à leur reprocher. Ces hommes en se retrouvant libres étaient redevenus citoyens. — Quand les commissaires de la Convention eurent repris possession de la ville, ils rappelèrent les forçats au bagne et leur rendirent leurs fers.

(1) Pendant long-temps on a prétendu que les mœnrs des habitants des campagnes étaient meilleures que celles des habitants des rilles ; les vertus des paysaus étaient sans cesse opposées aux vices des, citadins. Cette opinion a cessé d'être soutenue. Voici ce que disait récemment à ce sujet l'auteur d'un petit lirre écrit dans le style populaire, et intitulé Oialogmts de mottre Pierre :

« Les faiseurs d'idylles ,* les philosophes d'académie et de boudoir vantent beaucoup la simplicité , la pureté des mœurs du village, et déclament contre la corruption des villes;' mais les faits démentent leurs imaginations. — Dans les villages reculés et qni manquent d'écoles, au fond des bois sortout et loin des centres de civilisation , les paysans ne mènent qne trop souvent nne vie de brute. Il y a chez eux ou jurement de langage qui est plutôt de la rudesse que 'de la simplicité, une façon de vivre qui e»t plutôt de la grossièreté que de la tempérance. Il y a , dans les occasions, un pêle-mêle de garçons et de -filles' qui e»t plutôt de la bestialité que de l'innocence. Les mères battent quelquefois sans pitié leurs enfants, qui rossent, à leur tour, sans pitié, les animaux. Les filles reviennent des fêtes sans leurs mères , bras troués avec les garçons , fort avant dans la nuit, et la plnpart se marient étant déjà grosses. Les hommes , époux ou célibataires , abusent de leurs serrantes ; des multitudes d'enfants périssent en bas âge faute de soins , de remèdes et de médecins et par l'avarice des parents. Les vieillards sont délaissés et jetés là , sur la paille et dans un coin. Les vapeurs pestilentielles dn fumier enveloppent la lucarne par laquelle la chaumière reçoit ua peu de soleil et de clarté. On y croit à tontes les superstitions , aux cbarlataus et pas aux médecins ; ans sorciers et pas aux curés ; au diable dont on a peur et pas à Dieu dont on n'a point d'idée ; à la force qui opprime et pas

C'étaient là néanmoins de généreux criminels, et qui méritaient peut-être un autre salaire ; mais on ne pensa pas qu'un seul acte de vertu fût suffisant pour purifier toute une vie coupable. Car une action vertueuse n'est pas plus la vertu qu'un instant. Je plaisir n'est le bonheur,

« Le spectacle du malheur produit par un violent incendie , la vue d'un homme assailli par des brigands, les cris d'un enfant près de périr dans les flots , enfin la présence d'un péril imminent (disait, en 1822, M. de Ségur à l'Académie française), portent une foule d'âmes généreuses à risquer leurs vies pour sauver leurs semblables, ou à verser les trésors de la bienfaisance sur l'infortune. Ce sont det élans du cœur très louable» sans doute : mais ils ne coûtent qu'un instant d'efforts, et tiennent plus de la générosité que de la vertu. — Les sacrifices de fortune, les preuves éclatantes et momentanées d'affections; tous ces actes que commande autant l'amour propre que le devoir, sont plua communs qu'on ne le pense : souvent l'orgueil les inspire, et la renommée les récompense toujours.

• Mais les vertus les plus rares , et d'autant plus dignes d'éloges qu'elles sont plus éloignées d'y prétendre ; ce sont ces vertus nobles , pures , constantes , si modestes qu'elles s'ignorent elles-mêmes ; ces soins de tous les jours, ces .sacrifices de tous les moments; ce sont , en un mot, ces vertus qui n'ont rien de factice , de gêné , d'imposant , et qui se montrent naturelles comme la respiration. »

Les prix de vertu que l'Académie française distribue annuellement, selon le vœu d'un homme vertueux (M. de Monthyon) , ont jusqu'à ce jour été distribués (sans exception) à des personnes appartenant aux classes de la société ou pauvres , ou peu favorisées de la fortune. U ne faudrait pas en conclure que dans les classes riches les vertus sont moins répandues ; l'Académie a pensé seulement qu'elles y sont d'une pratique plus facile , et sans doute aussi d'un exemple moins puissant sur les autres hommes.

Un vieux poëte l'a dit :

Vertu qui fais luire Richesse, »

Tu resplendis sur Pauvreté.

Néanmoins, si dans la France -contemporaine on voulait dresser un autel à la vertu , les noms qu'il

au droit qui protège ; à l'intérêt qni s'approprie le bien d'autrnî et pas à la justice qui ordonne de le respecter. — La férocité des habitudes , l'individualisme de la personne ou de la famille et l'amour sordide dn gain , y étouffent presque tous les instincts de sociabilité. H y a tel pauvre ouvrier de ville , tel cordonnier, tel menuisier, tel tailleur, qui gagne trois francs par jour, et qui, pour soulager un malheureux , donnera par souscription vingt ou trente sous, et tel campagnard, riche de trente ou quarante mille francs de patrimoine , ne pourra se décider, qu'après plus d'une heure de mûres réflexions , à lâcher ciuqnaute centimes. Je n'hésite pas à dire que les belles actions , les actions vertueuses , courageuses , désintéressées et fraternelles sont, pour les villes, dans la proportion de cent , et pour les campagnes de dix seulement. — Est-ce à prétendre, pour cela , que le fond du citadin vaut mieux que celui du campagnard ? N on point. II y a même dans les villes, les grandes surtout, une populace de lie et de corruption qui semble ne pouvoir se tenir droit que sous l'œil et la verge de la police , et je n'entends comparer ici que la moralité des classes ouvrières de nos villes et de nos campagnes ; si , dans cette comparaison , je donne la préférence aux villes , c'est uniquement parce que les villes sont des centres de civilisation où l'intellectualité se meut d'un mouvement perpétuel , tandis que les campagnes dorment dans le sommeil de l'ignorance : elles sont trop oubliées par le gouvernement , qui siège dans les villes, et qui épuise autour de lui sa prodigieuse activité , n'envoyant aux campagnes que des ordres mal exécutés , et ne leur laissant qne leur activité propre, qui s'éteint bientôt faute plutôt de direction que d'aliments. »

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conviendrait d'y inscrire appartiendraient , en grande partie , anx hautes classes sociales.

Malesherbes , ce ministre si fidèle pendant son pouvoir aux. idées de liberté; si dévoué à son roi tombé dans le malheur; Elisabeth, cette sœur* si pure de Louis XVI , qui offrit avec tant de simplicité sa vie pour sauver celle de la reine; La Rochrfoucacld-Liaxcouat et La Rochefoucauld-Doudeau ville, ces deux nobles ducs , dont la vie se compose d'une série d'actions vertueuses , et dont la coopération est attachée à tout ce qui , de notre temps , a été utile et philanthropique f Oberlin, ce digne ministre protestant qui, dans les montagnes* des Vosges, sut changer par ses exhortations et par ses exemples , une peuplade misérable et grossière en une population intelligente et vertueuse ; De C he v sucs, cet illustre prélat catholique qui, par sa seule manière de remplir ses devoirs religieux , montra aux protestants de Mon tau ban que la vraie religion est la pratique de toutes les vertus , etc., etc.

Les noms ne manquent pas , ils se présentent en foule à nos souvenirs ; mais ce sont maintenant des faits qu'il nous faut citer, et nous y arrivons.

Le nombre des crimes commis annuellement en France 9'élère à

t qm j^«* 1 1»900 contre les personnes. 7,iUUf dont \ ^ contro lM propriete9>

iHrLUKifCE i»ss sxxzs. — Le nombre des criminels est pins grand parmi les hommes qne parmi les femmes ; ainsi on compte :

Dans 100 crimes contre les personnes | * )°™„

Dans 100 crimes contre les propriétés j i? f!^^-*"

Il se faut pas en conclure que les femmes sont moins portées an crime qne les hommes. — Leur faiblesse physique et Leur éducation peu avancée les empêchent communément de commettre certains crimes. — Elles prennent rarement part anx rébellions à main armée , aux volt à force ouverte v anx voies de fait graves , suivies de conps et de blessures ; elles ne sont presque jamais accusées de faux en écriture, de soustraction, de suppression de titre , etc. — Mais dès que le crime n'exige ni force ni audace , dès qu'il est entouré de peu de danger, dès que par sa natnre il devient plus difficile à découvrir , les femmes se montrent plus entreprenantes et plus criminelles que les hommes :ainû, sur 14 empoisonnements , 12 sont commis par des femmes; ainsi, sur 100 vols commis par ellea , on compte 40 vols domestiqoes , tandis que, sur 100 vols commis par des hommes, il n'y a que 20 vols domestiques.

Pervebsité relative des sexes. — Si Ton veut essayer de comparer la perversité relative des criminels des deux sexes, en comparant les divers crimes contre les personnes , commis par les hommes à ceux commis par des femmes ( le nombre des crimes comparés étant l^OUOponr chaque sexe;, on trouve :

Sur 1000 erimesdaokaque «*< - J*ZL aX.

Parricide 6 19

Coups et blessures envers les ascendants. . . ^ 44 63

Infanticide. 5 406

Avortement . . 2 52

Crimes envers les enfants 6 37

Empoisonnement. 13 64

Assassinat 147 107

Meurtre 171 43

Blessures et coups 213 72

Viol sur des adultes 105 6

Viol sur des enfants 88 5

Bigamie 6 1

Rébellion 110 62

Faux témoignage et subornation de témoins. . . 47 48

Nous croyons inutile de donner le détail des autres crimes. — II nous semble que , de ce qui précède , on peut conclure que la femme criminelle est plus perverse que l'homme criminel.

Les crimes contre les persounes,que le» femmes ne commettent point, sont le faux en matière civile , la contravention aux lois sur la police sanitaire, l'outrage à la morale publique, la traite des Noirs et la forfaiture.

Dans la comparaison des crimes contre les propriétés ; on trouve qu'il y a :

Sur i(HQ crimes Je ohaquestxe, ^ommU C^mf9

^^ T pur lu homme*, pur les femmes.

I°Jv • • « - 5W

Vol domestique. . 156 — 362

Vol dans les églises. : 10 — 11

Vol sur un grand chemin.- - 37 — 12

Incendie. 14 — 23

Faux 53 — 25

Pour connaître exactement le degré de perversité de chaque sexe , il convient de chercher la part que les bommes et les femmes prennent indistinctement aux principaux crimes contre les personnes (l'infanticide excepté). On trouve alors qne :

c 4ot\ . ., - Commis Commis

Sur 100 ermee, ilTenas pmr Us hommes, pertes femmes.

Parricide. > 64 — 36

Conps et blessures envers les ascendants. 80 — 20

Avortement 28 — 72

Coups et blessures envers des enfants. . . 50 — - 50

Castration 25 — 75

Viol 90 - 1

Empoisonnement 55 — *45

Assassinat 89 — 11

Meurtre 96 — 4

Coups et blessures 95 — 5

Influence des saisons. — Les saisons influent aussi sur les crimes. Ceux contre les personnes sont les plus communs en été ; ceux contre les propriétés les plus nombreux en hiver. M. Gnerry qui, dans son intéressant Essai sur la statistique morale de la France, a fait cette observation , fait remarquer aussi que le nombre des admissions dans les maisons d'aliénés est plus considérable en été qu'eu hiver.

Influence de l'ace. — L'âge influe beaucoup sur les penchants criminels ; en divisant les criminels en séries d'individus du mémo âge, de ciuq ans en cinq ans, on voit qne le maximum des crimes est commis par des individus des deux sexes , de l'âge do 25 à 30 ans. Les penchants criminels se développent et s'affaiblissent plus vite chez les hommes que chez les femmes. Au-dessus de 50 aus , la tendance à la culpabilité est la même dans les deux sexes.

Parmi les crimes qui se commettent à chaque âge , il y en a de plus fréquents ou de plus multipliés :

Pour les jeunes geus (avant 25 ans) , ces crimes sont : le viol sur des adultes , les associations de malfaiteurs , les voies de fait envers les magistrats , enfin les attentats à la pudeur sur des enfants.

Pour les vieillards (après 60 ans) , ce sont : le viol sur des enfant*, le faux témoignage et la subornation de témoins, le parricide » l'atortement , l'empoisonnement, etc.

Morirs apparents des cstMES. — Le» motifs principaux et apparents des crimes capitaux, — empoisonnemeut , assassinat, meurtre et incendie, —s sont (snr 1,000 crimes), classés dans l'ordre suivant :

Haine. — Vengeance. — Ressentiment 264

Dissensions domestiques. ' — Haine entre parents 143

Querelles au jeu ou dans les lieux publics 113

Vol ( pour l'exécuter ou en assurer l'impunité ) 102

Querelles et rencontres fortuites '. 94

Discussions d'intérêt on de voisinage 80

Adultère 64

Débauche — Concubinage. — Séduction. . . 53

Déhir de recueillir une success. ou d'éteindre une rente via g. 26 Déair de toucher une prime d'assur. sur la vie ou les propriét. 25 Amours dédaigné ou contrarié. — Refus de mariage. ... 20 Jalousie. . . • 16

Total ...... .T5ÔÔ

Sur 1.000 empoisonnements , on en compte : — 349 ayant pour cause l'adultère ; — 320 « les haines et dissensions domestiques;

— 120 la cupidité; — 97, la haioe ou la vengeance; — etc.

Sur 1,000 assassinats , on en compte : — 218 ayant pour cause la haine ou la vengeance ; -214, le vol ; — 150, les haines domestiques; — 94, les querelles au jeu ou dans les lieux publics; — 91 , l'adultère ; — etc.

Sur 1,000 meurtres, on en compte : 305 ayant pour cnuse Ja haine ou la vengeance ; - 214,1e» querelles et rencontres fortuites; — 177. les querelles au jeu ou dans les lieux publics; — 119, les disseusious domestiques; — 86, les discussions d'intérêt on de voisinage ; — etc.

Sur 1,000 incendies , on en compte : 343 ayant pour cause la haine ou la vengeance, — 198, le désir de toucher une prime d'assurance ; — 154 , les discussions d'intérêt on de voisinage ; — 115» les dissensions domestiques; — etc • • •

Parmi les crimes capitaux , on voit donc que la haine et la vengeance en font commettre pins du quart. — Il est aussi s noter que, snr 100 empoisonnements , 35 , c'est-à-dire plus du tiers, sont commis par suite d'adultères. Au surplus, quelque soit le genre d'attentats provoqués par cette cause , soit contre les époux , soit contre leurs complices , on a remarqué que presque la moitié do ces crimes était dirigée contre l'époux outragé homme on femme".

— C'est au contraire la vie de la conenbine on de la femme séduite que menacent le pins les crimes commis par suite de débauche , de concubinage ou de séduction.

ft

FRANCK PITTORESQUE. — STATISTIQUE MORALE

MOÉLAUTÉ CàmABÊE BBS DÉPARTEMENTS.

t Les deux tableaux spivams pourront faire apprécier la moralité srjatire et comparée àes départements , en indiquant le nombre Qvhaqitauts qoj correspond à a* accusé de crimes contre les personnes, et à a* accusé de crimes coutre les propriétés.

Le chiffre qui précède chaque nom marque le rang que le département occupe dans l'ordre de crimiualité. * CRIMES COHTRB W FEASONNES. — MOYENNE (1 SUR 17,085 HA*.) Département* au-dessus de la moyenne.

i Corie 2,199 17 Gard 13,115

2LoV 5885

3 AriSge 6,173

4 Pyrénées-Orientales. 6,728

5 Hiét'Rbin 7343

6 Lôsère. : 7.710

7 Aveyron. 8.2o6

9 Bonhs. 11.5fi0

10 Moselle. 12,153

fi HJutes-Pyrénées. . . 12,223

12 Bsu.Rhln 12,309

13 Seinc-et-Oise. . . . 12,477 29 Haute-Loire.

14 Hérault ....*... 12314 30 Haute-Vienne. .

15 Basses-Alpes 12,9.55 31 Basses- Pyrénées.

10 Tarn 13,019

Départements au-dessous de là moyenne.

18 Var 13,145

19 Drôme 13,396

20 Bo-iches-du-Rhônc. 13,409

21 Vaucluse 13,576

22 Seine • . 13,915

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