FRANCK PITTORESQUE. — BOUCHES-DU-RHONE
lent, par leur petite masse arrondie, avec la stature élaacee $t le superbe dôme dit pias. A leur pied croît une vç géution basse , épaisse et grisâtre. C'est la saufre piquante et le thym odorant, qui , foulés sous les pieds, répandent un parfum si doux et si fort. Au centre du bassin, Marseille, presque cachée par un coteau long et fuyant, se montre de profil , et sa silbouette , tantôt ef* facée dans la vapeur, tantôt apparaissant entre les ondulations du sol , vient se terminer dans l'azur des mers par la belle tour de Saint-Jean. — Au couchant s'étend la Méditerranée, qui pousse dans les terres des lames argentées; la Méditerranée, avec les îles de Pomegue et de Ratoncau , avec le Château-d'lf , avee ses flots tantôt calmes ou agités, éclatants ou sombres, et son horizon immense ou l'œil revient et erre sans cesse en décrivant des arcs de cercle éternels. »
BOVBM, GBATSAUX, STtt
Ma.rsfit.li (voyez ci-après, feuille 28 pag. 217 à 228). (1)
Avdaonc , sur lHuveanme, ch.-l. de cant , à 4 1 E de Marseille. Pop. 6,349 hab. — La partie de cette ville bâtie sur le penchant d'une colline dominée par l'église paroissiale, date du xie tu de. Les rues en sont laides et tortueuses; mais la partie qui a voisine la grande route se compose de rues larges, propres et bordées de maisons d'assez jolie apparence. — C'est non loin d'Aubagnc que se trouve situé Gemenos , dans une vallée fraîche , ombragée , arrosée par la fontaine de Saint-Pons, et ornée du magnifique château appartenant à M. d'Alberto*, et qui avait fait donner au village le nom de FersailUs de la Provence.
AuaroL , commune à 61. 3/4 de Marseille. Pop. 5,320 h.— Cette % villa riche, percée de belles rues et ornée de maisons bien bâties , est malheureusement infectée par les fumiers destinés à fertiliser les terres, et que, suivant un usage toléré dans la plupart des petites villes de la Provence, on dépose sur la voie publique.— Les ruines d'an ancien château , qui relevait de l'abbaye de Saint-Victor, dominent la ville. — On a des titres qui le font remonter à
La Cxotat , petit port sur la Méditerranée, entre Marseille et ToulonVch.-l. de cant., à 7 1. 1/4 S.-E. de Marseille. Pop. 5,427 h. — Cette ville , fondée au xni€ siècle , par des Italiens ou des Catalans, n'était dans le principe qu'un hameau dépendant de Ceyreste. Elle n'est devenue un bourg à part que depuis 1429. Son port, formé par un petit golfe semi-circulaire , abrité par un môle , est commode et sûr. Ses rues sont bien alignées , ses maisons bien bâties. Elle a de beaux quais, une belle église paroissiale, une jolie promenade au bord de la mer, mais elle manque de fontaines. Un puits à pompe est la seule ressource qu'elle ait pour se procurer de l'eaa. — On y trouve aussi quelques citernes.
Roqcevairk , sur l'Huvcaume, ch.-l. de cant., à 5 1. 3/4 N.-E. de Marseille. Pop. 3,218 hab. — Cette ville, mentionnée pour la première fois en 1215, borde une rivière qui coule entre deux roches escarpées. Ses rues sont en peu te, ses maisons de chétive apparence , mais on y remarque une belle promenade ombragée de platanes, quelques grands édifices et une église des plus vastes du département. — Non loin de Roquera ire se trouvent les ruines de deux villes romaines, Lucr+tus Pagus et Cargaiia, où Ton découvre chaque jour des médailles grecques et romaines et de beaux débris d'antiquités.
Aix , dans un vallon entouré de coteaux fertiles , ch.-l. d'arr., a 8 1. N. de Marseille. Pop. 22,575 hab. — Cette ville , dont l'origine remonte à Tan 123 avant Jésus-Christ , a la prétention d'être la plus ancienne ville romaine fondée dans les Gaules. — Elle eut pour principe lé camp de l'armée du consul Scxtius Calvinus. — Après la décadence de Marseille et d'Arles , clic devint la capitale de la Provence. Les comtes de la maison d'Arragon et de celle d* Anjou y fixèrent leur résidence. Ce fut là que le bon roi René tint sa cour. Elle était, alors divisée en trois parties , savoir : la ville Conlirale , la ville des Tours et le bourg Suint-Sauveur. — La
? (I) Ifoûs renvoyons également à cette feuilîe les notes bi> graphismes, et les articles sur le langage, sur Yindustrie agricole et sur Vmdàttliê commerciale.
ville de* Tomrs a été abandonnée ; les deux antres , augmentées 4e quelques nouveaux quartiers, forment l'enceinte actuelle. — Ces* une ville noble et d*un bel aspect, à cause de l'abondance de ses eaux , de la régularité de ses rues et de la majesté de ses édifices Un cours superbe , de quatre lignes d'arbres , arrosé par troli fontaines , dont une surmontée de la statue du roi René, la traverse de Test à l'ouest. Elle renferme de belles places et plusieurs monuments remarquables , tels que l'hôtel-de-ville , les greniers publics , le palais de justice , l'hôtel de l'université , le palais dr l'archevêché , la métropole, l'église gothique de Saint-Jean, remarquable par sa flèche hardie et élancée, l'église de la Madi*leine , considérée comme le pins bel édifice consacré au culte Ain\ le département , la fontaine de la Madeleine , obélisque saute!*» par quatre lions, etc. — La Bibliothèque 9 située dans l'hôtél-di.»ville, mérite une mention particulière." Cette collection, riche alpins de 1,200 manuscrits et de 90,C00 volumes, est duc à la munificence d'un simple citoyen, le marquis de Mcjancs, qui, après avon administré son pays , lui légua ce magnifique dépôt à condition qu'il serait public et établi dans la ville d'Aix. La* bibliothèque d'Aix renferme des ouvrages d'une grande valeur , et elle a \*bonheur d'avoir pour bibliothécaire un de ces hommes consciencieux et instruits comme il s'en reucontre rarement. 11 prépare ut* catalogue de tous les livres qu'elle renferme. Ce catalogue ne pci:t qu'ajouter à leur prix et est impatiemment attendu. — Le Musc d'Aix, outre de bons tableaux, renferme de beaux restes cTanfjquités. — Du temps des Romains, il y avait dans celte ville nu temple dédié à Auguste et un amphithéâtre moins spacieux q> <• celui d'Arles. La citadelle parait avoir existé sur l'emplacement on l'on a élevé le palais de justice. Cet espace était auparavant occupr par le palais des comtes de Provence, qui fut démoli en 1780. FI était flanqué de trois tours antiques, et avait sans contredit été élevé sur les fondations de ta citadelle ou palais du prétoire. Ou trouva dans la Tuur de V Horloge, édifice antique , trois urnes cinéraires encastrées dans le massif de la maçonnerie. Deux étaient de marbre blanc et une de porphyre. Elles contenaient des cendrrt* quelques ossements, une pièce de monnaie marseillaise et une cV l'empereur Trajan. On y trouva de plus une bulle en or qui fut envoyée à Paris. Les urnes ont été déposées à Photel-de- ville. TJfaprès la description que M. Rouard , dans sa notice de la bibliothèque d'Aix, nous a conservée de ce monument , nous sommes porté à croire qu'il ressemblait pour l'ordonnance an mausolée d« Saint-Rémi. '
Aix et Marseille ont eu long- temps d'égales* prétentions à la suprématie du département. Aix a été autrefois la cité priueîpalc, Marseille est aujourd'hui la ville importante. Aix e»t aristocratique , Marseille est démocratique. Ces deux mots expriment suffisamment quelle sera désormais la positiou respective de ces deux villes. Pour devenir la première sous la restauration , Marseille avait do se faire royal s te. A l'avenir chacune de ces deux villes recevra son importance de l'influence dominante du principe quelle 'représente Cette observation, qu'on pourrait trouver hasardée, n'est pas de nous , elle nous est suggérée par l'avis d'un de nos plus spirituels contemporains nés en Provence, et snr l'opinion duquel nous aimons à nous appuyer. Quand M. Thiers écrivait les lignes que nous allons citer, aucune considération d'ambition , aucun système ne guidait sa plume; il jonissait de toute son indépendance, de tonte sa raison. Yoici la comparaison qu'il faift entre Aix et Marseille : « Marseille a une population de cent vingt mille âmes , juste proportion pour une république. A vingt mille, un peuple est trop peu norobrenx aujourd'hui : à un million , il l'est trop ; le lien social est relâché , Paris en est un exemple. Le peuple y est inerte , et s'il s'est agité dans la révolution , c'est en se sous-divisant par faubourgs. Un peuple (Tune proportion moyenne , comme celui de Marseille , n'est pas trop , faible pour agir, pas trop nombreux pour se connaître; il est ^ enfin , tout drmocmtique. — On a souvent attribué les fréquents mouvements de Marseille au tempérament méridional de ses habitants; c'est une explication banale et d'autant plus répétée qu'elle est plus facile. A cela je vais répondre par un fait. La ville d'Aix , placée a cinq lieues de Marseille, dans uaje espèce de* conque, jamais rafraîchie par le* brise* de mer, n'a point offert
FRANCE PlTTOBJÏSQlîE. - BOUCHES-DU-BBÔNE.
cependant les mimes exemples de fougue et de mobilité. La raison . de cette différence est donc ailleurs que dans le climat, et il n'est pas difficile de U donner. Aix est une ville composée tout au plus de vingt-quatre mille habitants , tous agricoles,, propriétaires fonciers ou gens de loi. Le séjour continu d'une noblesse autrefois brillante, aujourd'hui prétentieuse, la présence d'un barreau jadis célèbre , ont répandu dans celte ville beaucoup d'élégance dans les manières , de culture dans les esprits, et elle se distingue par la réserre, la finesse , la causticité. Elle reproche à Marseille ses mouvements inconsidérés, et elle donne à ses habitants un nom qui indique une sotte facilité à se prendre à tout. — Marseille, avec sa richesse, sa hardiesse spéculative , loi reproche , en retour , la parcimonie et la petitesse de caractère. Cent bien là ce qui devait être , et si ces deux villes, placées jadis sur le sol libre de la Grèce ou du Latitim , ou aujourd'hui sur celui de l'Amérique» n'étaient pas soumises à une autorité supérieure, on les verrait se combattre avec acharnement. Dans la révolution même, on a vu Marseille se porter à Aix , et vouloir en faire la police. Le souvenir en est encore conservé , surtout dans la mémoire du peuple; et c'est lui qu'il fi» ut observer partout , car ce n'est pas chez les classes élevées qu'il fuut chercher les sentiments nationaux. On ne trouve cites elles que l'égalité d'humeur, la politesse et l'absence des sentiments caractérisés, »
B&O.RE, port sur l'étang de ce nom , ch.-L de cant. , à 6 1. 8/4 S.-O. d'Aix. Pop. r,871 luib. — C'était antrefois une ville forte qui s'appelait Caamrose. — Elle a soutenu en 1 £91 un siège contre le duc de Savoie. — Ses remparts existent encore. — La ville est jolie et régulière.
Charleval, sur le canal de Craponue, à 8 1. \fk d'Aix. Pop. 760 bab. — C'est un joli petit village moderne , qui pourrait servir de modèle. — U a été fondé en 1741 par César de Charleval , seigneur du lieu. Toutes les maisons sont pareilles et à un seul étage, chacune d'elles est ombragée par an mûrier planté devant sa porte, et ornée d'une vigne qui grimpe en festons sur sa façade. Elles forment cinq rues parallèles au centre desquelles est une place carrée où s'élèvent l'église et l'hôtel -de -ville; une, avenue laisse voir en perspective de l'autre côté du canal la cour et la façade du château , bâti dans le genre moderne. — Une promené de plantée de hauts peupliers9 ajoute aux agrément» de cet endroit
Gardajihe , ch.-l. de cant., à 2 1. 1/2 d'Aix. Pop, 3,234 hab. — Celte ville date du xi* siècle. Le roi René y avait une maison de plaisance pour la chasse, qui se faisait sur un étang aujourd'hui converti en prairies.
Lambesc , ch.-l. de cant. , à 5 1. 1/4 d'Aix. Pop'. 3,898 Lab. — Cette ville ancienne, autrefois importante , a été pendant un siècle et demi , de 1644 à 1786 , le siège des assemblées de la province. Ses plus beaux édifices sont encore ceux qui servaient à ces a#- «cmbléc» ou au logement des députés.— On voit dans m» environs quelques beaux restes d'antiquités romaines.
Saikt-Chamas, ville et commune à 16 1. O. d'Aix. Pop, 2,632 h. — Son ancien nom était Saint-Amand , d'où, par corruption, est dérivé le nom actuel. Elle est agréablement bâtie, percée régulièrement , et possède un joli port sur l'étang de Berre. La colline de Saint-Amand la sépare es. deux qnartiers différents qui communiquent ensemble par un passage souterrain d'environ 230 pieds de longueur sur 15 de hauteur et de largeur. Cette communication est fort ancienne, olle est taillée dans le safre, sorte de limon durci qui forme la plupart des collines de cette partie du département. — C'est près de Saint-Chamas que se trouve, sur la Tonlonbre , le beau pont antique nommé Pont Flaviaa. Ce pont, d'une seule arche à plein cintre , est orné à chaque extrémité de deux arcs triomphaux décorés de pilastres çt de sculptures. Ils portent pour inscription : L. Donnims. C. Fia vos. Saloh , sur le canal de Craponne, ch.-l. de cant , à 8 L 1/4 ' O.-N.-O. d'Aix. Pop. 5,987 hab.*- Cette ville, dent quelques auteurs font 1a cité des Saljres, porta sons Charleamagne le nom de Fdla Safome, qui fut ensuite donné à l'église d'Arles. Son château, situé sur un rocher, a été bâti dans le xue siècle, par les archevêques de cette métropole. C'est aujourd'hui une caserne* — Selon fut assié|é et pris par le due de Savoie en 1590, et repria par les Français eu 1595. —'fin 1793 l'armée marseillaise fut battue près
de sea mura par les troupes de la Convention» — Cette petite- ville a un air de grandeur et d'opulence que n'ont point de* villeapln» considérables, elle possède dea rues régulière», dea «"»* ■«*■** bien bâties , des boulerarts, un cours planté d'arbres-, et cinq Jeertnans publiques. L'hotel-de-viUe, dont la façade est d'un assez boa goét, est situé sur le cours. Ou y voit le portrait de ftoetradama» et lus bustes de Craponne et de Bailli de SufYren. — Le tombeau du fameux astrologue a été détruit pendant la révolution. — Des deux églises de Salon , Tune remonte aa xive siècle et l'antre a été construite par les Templiers.
Trets , ch -1. de cant , à 5 1. 3/4 d'Aix. Pop. 3,014 hab.— -Cette ville, située au milieu d'une contrée célèbre par la bataille que Marius livra aux Cimbres et aux Teutons , et où 200,000 barbares furent tués , tire son nom d'un grand marché de blé que lea Marseillais y avaient établi à l'époque de sa fondation. Elle est ceinte de murailles qui renferment des mes étroites , sales et tortueuses , mais an dehors se trouvent un joli faubourg et un boulevart ombragé d'ormes, —On n'y trouve d'autres édifiées passables qu'une église dont le. maitre-autel est orné de colonnes en marbre du pays.
Arles , 6ur la rive gauche du Rhône , ville et eh.-l. d'arrontV., à 29 1. 1/2 N.-O de Marseille. Pop. 20,236 bab. — Cette ville , rivale de l'antique Massilic (Marseille) ,. a été fondée lors des premières opérations militaires des Romains dans les Gaules. — San premier nom , Arelas, fut changé en celui de Çolonia Jtdia P«terna , à l'époque ou l'empereur Constantin y établit sa résidence. — Elle eut le titre de métropole des Gaules , et compta alors pins de 100,060 habitants. Sa splendeur décrut par les invasions sue* cessives des barbares. — Après avoir été la capitale du royaume fondé par Boson , elle devint le centre d'une république , et garda pendant quelque temps son indépendance sous la protection de ses archevêques.' Les priucea de la maison d'Anjou la réunirent enfin sous leur domination avec le reste de la Provence. — La métropole d'Arles est la plus ancienne des feaules et. date du 2* siècle de l'ère chrétienne. — Sous les Romains Arles ^'étendait sur las deux rives du Rhône , l'enceinte moderne est limitée à la riae gauche. — Quoique ses rues soient étroites et s.es édifices entassés , c'est encore une belle ville. — On y remarque les églises» de Saintr Trophime et delà Major, l'hôtel-de-ville, la place Royale, ornée d'un obélisque de 54 pieds de haut , etc. — Les antiquités y sont nombreuses. ~ L'amphithéâtre est un des mieux conservés qui existent. U est à regretter que les Champs-Eljsérs (superbe nécropole* et l'unique qui existât en France dans ce genre) aient été dépouillés des magnifiques tombeaux qu'ils renfermaient. — Arles est la plu* grande commune de France ; son territoire a plus de 40 lieues carrées.
Chateau-Rfïtard , ch.-l de cant, à 6 h 3/4 d'Arles. Pop. 4,152 hab. — Cette ville tire son nom d'un superbe château bâti par la reine Jeanne sur une hauteur voisine , et dont on admire encore les restes imposants. — La ville est dans la plaine , arrosée d'eaux abondantes , et possède un cours embelli par deux files de magnifiques platanes/
Eyguières, ch.-l. de cant. , à 9 1. 8/4 d'Arles. Pop. 2,987 bab. — Placée sur l'ancienne voie Aurélicnne , cette ville n'offre d'édifices remarquables que son église paroissiale. I^lle est voisine dn canal de Craponne et sur la lisière de la Crau.
Baux. Ce chétif village , situé non loin d'EyguWres , au sommet d'une colline adossée au- penchant des Alpines , a été autrefois la résidence des hauts et puissants seigneurs oui disputaient aux comtes de Barcelone la souveraineté de b Provence. Des restes de hautes tours , des pans de murailles crénelées , quelques massons ruinées , sont tout ce qui en reste. Voici la peinture que trace de ces débris YBcrmès marseillais x « On gravit péniblement une rampe qui serpente long-temps sous les murs de la forteresse ; an sommet , une large esplanade , sorte de place d'armes qui sert aujourd'hui de belvédère aux curieux, conduit à des mes bordées de maisons démolies. Une régularité d'architecture, dea restes d'ornements de bon goût , se remarquent sur quelques façade» encore intactes , ainsi que les élégantes sculptures qui aocoannegnent l'encadrement dea croisées et les frontons des portes. Tant annonce l'ancienne opulence des comtes de leur. Ceet là qatfnV
FRAPCCE PITTORESQUE.
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