‹ France pittoresqueChapitre 86 sur 102 · FORTS ET EUS · texte numérisé non relu

FORTS ET EUS

Fort dx Notre-Dame de la Gardr. — Qui n'a In le voyage de Chapelle et de Bachaumont, et ne se rappello ce Gouvernement commode et beau * Où l'on ne voit, pour tonte garde.

Qu'un Suisse avec sa hallebarde '

Peint sur la porte du château?

La montagne de la Garde est ainsi nommée de ce qu'en effet elle fut dès le vie siècle un poste d'observation; sur son sommet s'élevait une liante tour qui correspondait avec d'autres tours situées suris côte jusqu'à Antibes, colonie marseillaise. Au xine siècle on bâtit à côté une chapelle . devenue fameuse par lea pèlerins qu'elle attire; elle fut réédifiée en 1477. Cinquante ans après, François 1er fit enclore ces deux bâtiments dans le fort qu'on construisit alors sur la montagne. La chapelle est toujours en grande vénération, surtout parmi les marins; elle est tapissée d'exvoto et enrichie d'une foule d'offrandes , dont plusieurs viennent de hauts personnages. Il y a une statue de la Vierge que chaque année on descend dans la ville en grande solennité, à l'époque des processions de la Fête-Dieu. — Le fort est peu de chose, mais ce qui le rend digne de nombreuses visites, c'est le point de vue dont on y jouit sur la ville tout entière, la rade, les Iles, les campagnes marseillaises et le 'superbe amphithéâtre qui les enclôt. — On a élevé sur la route qui conduit au fort de la Garde , et ce long-temps avant qu'on ait songé à rendre à la colonne de la place | Vendôme son plus bel ornement, une colonne surmontée du buste de Napoléon.

Fort Sauct-Nicolas. — H fut construit par Lonis XIV mécontent des Marseillais qu'il venait de priver de leurs franchises. Il s'élève à l'entrée du port et est à demi ruiné. — Snr l'autre côté dn port est \efort Saint-Jean , qui a remplacé le fort Babon.

La Tour carrée date du règne de Réné-le-Bon.

Ile on château d'If. — Cette Ile fut fortifiée , en 1529 , par ordre de François Ier. Le cbâteau a souvent servi de prison d'état. Son commandant a sous ses ordres les batteries établies sur les Iles Pomigue et Ratoneau.

L'île Raton* au. — Le petit fort qui existe dans cette lie a été le théâtre d'une aveuture asnez singulière. En 1705, on comptait parmi le petit nombre de soldats qui eu formaient la garnison , un brave iuvalide surnommé Franceeur. Il avait déjà donné quelques marques de démence; mais on le croyait guéri, et ses camarades vivaieut avec lui sans méfiance à cet égard. Un jour l'imagination de Franccsnr s'échauffa; il conçut le projet de devenir roi do l'Ile Roioneau. Il se trouvait en sentinelle à la porte du donjon; il choisit le moment où la petite garnison étant sortie du fort pour aller chercher ses provisions accoutumées , il était resté seul. Il abaissa la herse du pont-Ievis, courut au magasin à pondre, chargea

le» «Mon», rangea toute la mousqueterie sur le» remparts et commença à tirer sur ses camarades répandus d#pis 1 île, qui, tout étooués, se réfugièrent dans le creux des rochers , et s'estimèrent ensuite heureux d'abandonner Tije à l'aide à" un bâteen, dont le patron, effrayé par le feu continuel de l'invalide, ne se détermina qu'avec peine à aller les chercher.

«•Maître de toute l'île, dit un écrivain contemporain, Francmur se persuada facilement qu'il en était le souverain absolu. Par le fait, il ne dominait que sur les nombreux troupeaux de chèvres qu'on laissait pakre dans cette lie; aussi disposait-il de leur vie au gré de son appétit. Mais il n'avait aucun moyen pour se procurer du pain et du vin-.. Quelques jour» s'étaient écoulée sans [u'on put aborder dans ttlc, par le soin que F rancœur prenait 'écarter tout ce qui lui paraissait suspect. 11 remplissait seul tontes les fonctions militaires, sortait la nftit, un fanal à la main, pour aller reconnaître tons les postes intérieurs et extérieurs, et faisait même feu pendant le jour sur la garnison du ckâttmu d'If. De cette plaoe on s'aperçut des fréquente» sorties de l'invalide, et cette circonstance détermina le duc de Villars, alors gouverneur de Marseille, à donner ordre à une compagnie d'aller le surprendre. Les soldats profitèrent du moment ou Fraocœur faisait sa ronde de nuit pour 1 entourer et l'arrêter ; « Braves gens, s'écria- « t-il, ce sont le» droit» de la guerre, c'est en règle { le roi de <• France est plu» puissant aue moi; il a de bonnes troupes; je me « rends avec les honneurs de la guerre, je demande seulement «d'emporter mon havre-sae et ma pine.* — Cette capitulation fut accordée sans difficulté; il fut le lendemain conduit a ta ville, dont il traversa le» rues dans l'attitude d'un triomphateur. On assigna pour palais au monarque déchu l'hôpital des insensés. Il en fut retiré ua an après pour être envoyé à l'hôtel des Invalides. Depuis ce singulier événement le nom de roi de Butoneou est devenu a Marseille une expression proverbiale, pour désigner un homme dont les espérance* et les vœux sont hors de proportion avec les moyens. , . ... m .

Marseille, vttie st antique, ne possède presque pins rien d'an tique ; lia inoeudies , l«t siégé» et In imetral eut nivelé le sol on s'élevèrent tant de lieaus tetficee. La» MareriMsl» ont complété eux-mêmes l'œuvre de dévastation. Après le» ravages d'un siège , après une démolition pbrs ou moins générale, on a dû achever •r«moxtve les éeUfiees publics pour recoustroire, avec lea r% ruines, les maisons des particelum * ni lorsque eufia l'esprit de conserva*

tion entra dans les usstors, U n'y avait pins rien à conserver.

La porte Jolie lie est «a* antiquité romain* , mais informe et vermoulue ; elle n'n pas été démolie entièrement parce qu'elle sert de bureau à l'octroi ton nom lni vient, dit on, de Jules- César, CVest du nain» par cette patte qu'il entra dan» la ville , ail tan* en ureàrn dm inscriptions et des bae*reilef« que l'air de ta mer et ta tannée des fabriquée vtiiaioee ont fait de* paraître. — On y monttoe encore l'anneau corrodé d'on pendait la herse qwi se 1ère devant €é»ar»

Le omteus dn Tarn*** s'élevait an Heu où te trouve maintenant in ptmelUr L+iok*. Quelques constructions , appayées sur le» débris de «et édifiée , setvcat d'atelier 4 nn tonnelier* Ce qui reste là d'évionesmeut reuiaia aent quesqees arceaux dan» lea caves da la naaiann Modérée.

M arsénié a puasédé Jusque vue» la fia dn siècle dernier pinaseora entre» débris resnatos. Leur rareté eut dn le» préserver d'une deetruntien total»; -mais il» ont disparu de nos jours ainsi que preaqwe ton» lea restas des édifice* dn moyen-âge.

ÎÊOUVnOSKTB CIVJUUSt

Uotil de la rnxrxcTURft. — Ce n'était que la maison d'un simple particulier, assez riche, il est vrai* pour armer des vaisseaux contre l'Angleterre. La ville en a fait l'acquisition , ot cette maûton «st devenue le pied-à-terre de tous les grands personnage» qni passent à AéarscUlc — L'édifice occupe le fond d'noa cour 4 U est flanqué de deux terrasses qui forment ailes ; ses deux façade», sur la cour et sur le jardin, sont belle» et élégante». La disposition intérieure est parfaitement assortie à la destination de l'édifice.

HôTKi.-DE-VfLLr.. — SUc plan proposé par lo Puget eût été adopté-* l*botel-de-villn serait le plus beau monument de Marseille. Dans l'état actuel, il ne satisfait pas tout-à-fait les connaisseurs* Sa façade , qui donne sur un, des quais, est ornée de bas-reliefs et de sculptures, mais elle a subi des mutilations; on y remarque surtout l'écusson des armes de Franc*, de la main dn Puget même, mais oui a souffert des modifications. Au-dessus dn premier étage est Jte ouste de Louis XI Y replacé en 1823. — Une longue inscrip» tion latine , en l'honneur de Marseille « déoore aussi cette façade. — L*boicl-de-villc se compose de deux; parties «énerves par une roc, et commuuiquant par un pont élégant et léger placé a la hauteur du premier étage. — Un remarque le grand eeenlier ou ee trouve la statu 0 de Libertat, et la salle du oonerll que décorent plusieurs bons tableaux.

Bounsc. — Elle occupe, sur le quai, le ree*de*ehau»sce de l'hô tel- de -ville ; c'est uav salle «esté et asses belle.

Palais os Jmmcx , sur 'la plaee dn même nom; U i des choses à désirer : nne distribution plu» régulière , aère mend» moins mesquine et moins sale, et même un entre aanpleeenaent Dans ie même local août les vieilles prisons, qui ruhsmériseeut sur les défauts dn reste de l'édifice. Hesu «usement elle» son* praanua abandonnées.

Pmsoxa ifxvvae. — Cet édifice, situé à la port* d'Aia, daae de 1833 ; il se compose de deux corps de «mtuBenm» datât lue est U prison proprement dite ; l'autre sert de caserne pour la eue* darmerie. — Le local est bien aéré , la distribution bien antandee» le» appartement» «ont propre» , le» cour» «pnoicuso». tanna nette prison en a séparé lt^ prisonniers do» ee**» ditférenoi «nuai que les accusés de criions ou de délits,

Halm*. — Marseille en possède trois : la raeiaf* /famSmwim, s» iioilePvget, et la lotie AWvjeette dernière rut 1 léDl, sur remplacement et avec les «netériaux d'uam . salle de spectacle.

FovTAïaiES rtiBUQoaa. — Elles sont trie nsmbreunti , daus la ville vieille : c'est un bieumis pour nette partie de Mer* «cille , où la population surabonde ; mess e'est dune In miannla ville que se trouvent le» fontaines digue» d'être estéee. *• De» inscriptions indiquent la dédicace de ces inouunsenta. Ou «emnsque surtout la Jo*t*ime de U Port+Pwmdie, élevée ou IMS, à la mé> moire des Marseillais qui se dévouèrent au «aie* de leur» eue*»* toyen» pendant la peste de 1710.- Le /veorineeV a* fus «Posons as > élevée eu 1803, est dédiée à Homère pmr te •nuevenVuf» sue Jfte» eéeme, •— La 'foutmùt* de s* Ploce-Rojmi* est jm château d'eau , qui décore dignement la plus belle place de Marseille. — La /unâuts» de le pime de* FoùiéomU offre nn bel obélisque de 2» pieda, porte par quatre lion* ; le tout est en marbre bleues n'est un me nu m eut élevé eu 1603, et qu'une longue inscription, en vert rraueaJe, dédie au peuple marseillais. — La Jcmtoùu dm Pmgel si de renmr* qitable que le nom qu'elle porte , et dont etto est très peu dague 1 c'est une petite pyramide qui porte le buste dr Pumet , et qui est située devant la maison oonauruite et hebitée ordiaolianiunt par au grand artUte.—La maison du Puget est un borhnont é l^taJluaue\ petit , mesquin , «onuant un étroit pignon daue la rue de Rem** et orné aeulement d'une tête de Christ snuedreeteuteut uiruét sur la façade. Presque toute» le» outrée eOsairuesien» mUet è Marseille |ier Puget ont été renversées pendant la eéunlutlou.

▲ne t>e rKioisiwiu^Geaeouuttentanueoevé rempteut t^nHentW porte d'Aitve'est uufe imitation de tous le» area nutiquea. H avait d'abord été érigé en l'honneur du due d'Aogoelême, après ra campagne d'Espagne, en lulle. Aujourd'hui fl attend un uouvrJH coasécrAtion. Il nous semble qu'il eouvteudrait ée le dédmr è luemée qui a pris Alger, oonquéte glorieuse pour Boa anlnuls, H dont le commerce marseillais tire de grande avantages. Qet are M dVn bon effet et de grande danses «ou, mai» de style lourd. L*ordre de l'architecture est ouriatsuen. Lea bas^relier» reprlutiitemi de» tr<»pbée» et des attribut» mstiteiré». Délaissé avant d'être termina il commence déjà a m dégrader son» riauueuc» de fùar rougeur delà mer.

PaoatajrA,nca. — On se promène peu è Marseille* ou « est trop occupé t cependant m ville a diverses promeuade». — Le» oHM» dé MeUhm sont de» plui agréable». Ou tréqueute ■«*** In Cemrt, us>* guère dit Bomféon^ aupamvaut Cssve MemapMHe, Mue uom pour le moment { d se termine à une colline d'un l'on jetait d'un emrp d'oui raagniéjqtm sur le. port hérissé de mat», U ville eoeroooée de clocberi et la mer avec ae» voile» blanche», aee flee vertes et ee* rivages escarpés. Les deux ornementa de ot eoure sont I* Cfrye* *4xmpèqn* et ïhêtei Beuri, dont une grille élégante taiete voir lu délieieux jardin anglais. — Le ÔJuueVGM*r,qoi «'étend de le perte d'Ai* à b nie de Borne, le i*t>di* des pleefe» et eelut du» 9Ê**fttgmt tusse» qui eu est voisin offrent ■»«»! d «gréebice promenade». La route qui mené au fort de la Garde, route manquant dVHHutjgc, et dont In pente rapide cet aussi un lieu de promenade. Ou peu* s'y fatiguer, mai» arrivé an sommet du roeber, ou est bleu é>ééVrm« mage pur le panorama mngoiique que l'on a sou* le» yeux.

âGU&Ed ET MOtfUlttOTg aUUteBrVTX.

ÉoLiax SAiirr^VioToa. — Tandis que daue raetique llansvHe> Diane voyait encore à se JrnfW l'eue»*» fumer sur sel fturele, quelque» ebrérim», réuni» dan» une grotte qui existait ou Bevi oa s élève aujourd'hui l'église Saint-Victor, venaient bouorrr Mi eecrot la eeodre des martyrs, et dérobaient aux regard* de lettre persécuteur* la célébration de» mystères du la uoureBe r*Jigidi».~-- Plu» tard un monastère s'éleva sur la amure grotte; maie, |ifftrré hors de» murs et «au» défense, il fut renverse de* le piutilèie. urni|itsou de» Sarrasins , pais remplacé plus tard par tôt r»r»te> afabayu, insigne pur se» riebeates , et dont l'abbé émît «nu e»pe>ee) de souverain. Ses moines furent sécularisés ver» le Milieu du oiède •Wrnier. — A la révolution il» furent dxvpereé», leur» bèeue fntrrOjf; vendus* et de l'abbaye, en grande partie démolie, H aie tv*etm qu'une église assee mesquine qni n'a de remarquable qu'une ma» doue très vénéréo permi le peuple marseillais. Cette madone eut invoquée surtout pendant 1rs grondée séeberesse».

FRANGE PITTORESQUE. — MARjKBIUS.

Église, de la Major. — Cest U cathédrale et la plat ancienne des églises marseillaises; mais c'est ta plus laide des églises d'une ville qui n'en possède que de laides. Ce fut d'abord un temple de Diane; déjà mutilé et mal reconstruit, le temple devint église lorsque Constantin se fit chrétien. Plusieurs fois abattu et reconstruit depuis, le monument présent appartient par son style au moyen -âge, et n'offre plus rien du temple païen. Ou y remarque l'orgue, les fonts baptismaux et une chapelle ornée Je scalp* turcs de mauvais goût. Les ciselures, les reliefs, les statues sont du xfi* siècle. L'architecture intérieure de l'église se compose de tous les ordres connus. La façade serait curieuse si on lui eût laissé sou vernis de vétusté; mais ou Ta badigeonnée en jaune.

PlIchb des Accoul&s. — ftuines d\itjc église gotldquC dont il se reste plus que le clocher, et qui fut détruite à la révolution , ainsi qu'une autre église voisine. Ces deux églises étaient les seules à Harteille dignes de l'art et de leur^ destination. La flèche due accoûte* est romane de style et gigantesque de forme. — On vie ut de construire à coté une église en forme de rotonde, qui n'a d'autre mérite que celui d'être neuve.

CHAFKLi.fi do château Baron. — Jadis nommée ainsi d'un vieux ebiteau qui y était attenant. Cette chapelle vient de prendre la tom de Saint-Laurent, et n'a de remarquable que le langage, 1a costume et lei meeurs antiques de ses paroissiens.

tiuxisi DR Notre-Dame ou Mont. — Cette église a pu se glorifier d'une haute antiquité, mais elle a été rebâtie en 1822, et n'a conservé d'ancien que son vieux clocher semblable à usa haute tour.

Eu lise nu MOUT Carmjl. — Cet édifice domine un des points les plus élevé» de la ville.

Indépendamment de ces églises paroissiales et de quelques au* très, Marseille possède une multitude d'églises succursales et de chapelles.

Éôlise des Chartreux —Aujourd'hui Sainte-Madeleine» Cette église est située hors de la ville ; l'édifice est de bon style , plein d élégance et déparerait dbjaeaient Marseille qui n'en possède pas qui lui soit comparable.

Chapelles. — Deux seulement méritent d'être mentionnées : l'une est celle de Vhâpital de la Charité , construite par le célèbre Puget ; elle est ovale , surmontée d'un dôme et digne de ce grand mettre; l'autre est La ckmpall* de ftituLDieu. édifiée vers Fan 1000, et où Ton remarque le mausolée de Du Fuir, chancelier de France et l'un des bienfaiteurs de l'hospice.

Temples. — Le culte grec possède deux temples à Marseille : l'un, pour les grec» schisma tiques, est sous la direction d'un arcuuaandritei rautre, dit des Grecs réunis, fut construit en 18519. Les desservants sont Grecs de nation.

TEBfrxE protestant. — C'est un édifice élégant at construit depuis peu de temps,

tto*»Atrx, ZTC.

H&tel-X)iei;< — LHôtel-Dtcu de Marseille est un dea plas anciens du royaume; il fut fondé en 1188. Les bdùmeuta sont da différents styles; leur masse est vaste, mais fort irrégulière, et enclôt deux cours. — Indépendamment de la place occupée par l'administration et tous les préposés, l'hôtel renferme quatre grandes salles ou 560 lits sont placés; ce nombre peut être porté a. 710. Le nombre moyen des malades est annuellement da 3509, et journellement de 225*

La Charité. — Sous la rapport de l'importance et de l'ancienneté, c'est le second des hospices de la ville. Il fut fondé en lu" 40. Il a, comme local, un avantage immense sur V tUtel-Oieu ; lea diverses parties en turent hé lie» simultanément, et sont enharmonie entre elles. Une cour spacieuse, au eentre de laquelle est nue chapelle , forme le préau des quatre corps de bâtiulcots, dans lesquels sont placée les pauvres admis à la Charité. La distribution intérieure est telle qu'on peut séparer les êe*uê9 et même lea âges, La Charité est l'asile de vieillards des deux sexes qui ont atteint soixante-dix ans, et la dépôt des enfants trouvés, abandonnée on orpheline , jusqu'à l'Age de douze ans. La population babi* tueUo de l'hospice est da 800 à 850 personnes y compris lea employés.

La. Materhité, — Cet établissement data de 1823. Il j a environ 180 individus habituellement ; dans ce nombre lea uourissoas comptent pour les deux tiers,

Ou doit eueotf cites le» hwspiees de Saint-Joseph , de Saint- Lazare, des Jliéméj, 1* Grande et U Petite-Miséricorde , et la Société Maternelle.

Larabuts, — La plus ancien laaarat ne fut établi que vers 1'a.u 1500 j il était situé sur un lieu aujourd'hui envahi par la me* Maintenant le lazartt principal est au nord da là ville, et «taupe tout l'cspaee compris, outre Ja pointa de l'Anse , de la Jolictte et la poUta.Saijate-Marsmenta. Troie murailles entourent cette verte enceinte. -*-~ La Canne»* e&t un autre étabtiveeaent sanitaire situé à rentrée du port L^diûc* a peu d 'étendue, mais a» décoration extérieure eut élégante. Ou admire, dans la. salle d'assemblée* un célèbre ba>reliaf du Puget > représentant la pntt e> JfcTien > «t un

tableau de David : la p**e d* MmreeiUe, *~ h* pan dm t

fut acheva en 1825. U occupe la canal compris autre lea lies éc Pomigue et Ratoneau , et les joint par une digue de 300 mètres da longueur. Sa profondeur varie de 8 à 15 mètres» et il peut contenir $00 vaisseaux de toutes grandeurs. Abrité etmtre lie venta de la rade, protégé par da nombreuses batteries vouions, et possédant un hôpital sur l'Ile Ratoneau, ce port remplit toutes les conditions dt sûreté désirables.

ÇiMETxiaz. — U n'est remarquable une par aa frauda ataaidna et sa nudité. Comme il ne date que de quelques aaoeca, il «a possède encore qu'un petit nombre de monuments, at aucun da cas monuments n est vraiinant beau*

Us sont presque tous réunis dans 1 ancien seurear de* Bmruar* dûtes, vaste local, formé de plusieurs grands aer]ie de louis eues» muuiquant les uns anx autres par de longs corridors nu d'étroites galeries. Cet édifice offre trois curiosités architecturales pou* in ville de Marseille t un cloître bordé de eesoonette», une éaeiee une le plan de la croix grecque et un dôme. Une moitié des bâtiment* est affectée an Collège nopal; l'autre moitié renferme, ouire VAaudé* mie royale du seienees, lettres et arts de Marseille ( toujours digne) de l'éloge que lui a donné Voltaire ; Cttt urne fille toge fui me fm point porter d'elle) t la BlUiotbiauo, le Cfmiuei eVkieteire naturelle, la Cabinet de médaille,, YÈeaU da dessin, YEeêie d'ewemitmtmre, le aVat* des tableau*, ht Cahinei ^antiquités, été.

Musée des tableaux. — Ce musée occupe la chapelle du cou* vent, vaste local mais froid et sombre. U offre une riche réunion de bons ouvrages : on y admire surtout un paysage d'Auuihél Carra eue; une Assomption d'Augustin Carraehet un tattee* de Pérugiu, deux toiles immenses deVien, denx tnUraun de Puget» un portrait de Van Dira.» une pécha mirmeulouto , de Jordaeus} deé tableaux de Salvator ftosa, de Bubons, cte.| les écoles aocetntiee et moderne*» françaises et étrangères ont toejtee enrichi cette net* cieuse collection.

Cabinet des antiques Il occupe la salle qui pfcucnn Celle

du musée des tableaux, et se compose de tombes, urnes, uatensils et fragment* d'architecture et de sculpture rttttfae, et des premiers siècles du chriatianisme-

BiBLtOTuùqvB Biche en livrée soseutânqucai eOe nomade

aussi en grande partie les ouvrages uouvcaou de poésie et de Ht» tératnre. Cette bibliothèque se compose de étyMsft volumes et de 1,270 manuscrits. Bile occupe une salle spacieuse et belle et plu* sieurs petits salons latéraux. On y a joint une ooiseetittu d'eojjete antiques et un cabinet de médailles qui s'accroît rapidement.

Muséum »' histoire naturelle. — Placé daaa l'amuiiteincfit au-dessus de la bibliothèque; il ne fut eosnauencé sm en 1810 et manque à la fois d'emplacement et d'objets d'hieeatre naturelle.

/aboi* noTAJiiqva. — Il prit naissance en 1801 « et «C fat ouvert au public qu'en 1810. Situé à une petite distance de la ville « c'est le but d'une promenade fort agréable et très fréquentée, sur* tout en hiver. On cultive dans le jardin 4y000 plantes cuetlquce et indigènes.

OusanvAToinn. — L'établissement cuistot H a servi aun observation» de M. l'on*, le grand déomuereur de comète* j mail le départ de cet astronome, il est à peu ueea sltan donné.

amÉaxr&Ëâ.

Grand théâtre. — Construit à riuatar de l'Odeon de Parité il fnt inauguré eu 1787. C'est un bel et grand édifiée fcoié* et dont la façade se déploie sur une place aasea spacieuse. ï.e péristyle est à six colonnes élevées sur sept marches} ht celle est vaste, mais mal distribuée sous le rapport de l'acoustique et de la perspective. Elle a été autrefois pompeusement décorée i sa fraîcheur et sou édat commencent à se faner; cependant le plafond en cet encore fort beau : il a pour sujet Apollon et lea M ueea jetant des ieers sur le Temps. Malgré » vieillerie do sujet et le style de la peinture qui n'est qu'en détrempe, ce plafond est d'un grand effet pour li netteté du dessin , la eon>|)oeitioa et la couleur. On a'étonoe que dana ou théâtre de premier rang en France le parterre ne Mit pes assis. Ou y représente ht tragédie, la comédie et l'opéra î flntU le spectacle y attire peu de spectateurs,

Théâtre-Français.— Salle- petite mais bien dlcpoeéet #n y joue le vaudeville, mais le dimanche seulement. Lee antres jours il sert oœasMoeliement de salle de concert. Le ville a d'antres salles de concerts qui n'offrent rien de remarquable; cependant le goût musical est très prononcé à Marseille ; on y chaule beau* coup et on y chante bien.

SOTttQtfS JfX MABASXSOOL

Le territoire qai environne Marseille a la ferme d'un demi terrlc, dont ht cote maritime forme le diamètre, et aient la courbe est décrite par une ceinture de moulage es. Le rayon de ce deuil*cercle est d'euviron deux lieues, et sa Mperttote de 24,000 hectare* , dont une moitié est couverte de bruyères oti de roehrrs en partie nos on en partie boisés, — De la orcte dee ntcjnte le

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