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SCÈNE V LES MÊMES, FLAMBERGE

FRANÇOIS

Qui vient là ?

AGTK PIlEMIEll 39

TOINETTK

C est Flambcrgc

Hé! qu'y a-t-il, Flambcrgc!

FLAMBERGE, qui moTile du parc.

Un jeune homme est en bas qui voudrait qu'on rhcbergc.

RICHARD, les bras au ciel.

C'est peu commun. Un hôte!

FRANÇOIS

Oui ! Quel prince charmant S'avise d'éveiller nos tours au bois dormant ?

FLAMBERGE

Dame! Au fond de vos bois perdus, qui s'aventure?

FRANÇOIS

Tout le monde n'est pas ami de la nature.

RICHARD

Nous demander asile !

FRANÇOIS

Hein ? Ça n'est pas banal !

Loin des routes! Dans ce désert original ! Un jeune homme !

FLAMBERGE, la main tendue vers le parc. Il est là. Voyez.

RICHARD

C'est un jeune homme ?

FLAMBERGE

Mais il ne m^a pas dit de quel nom on le nomme.

Comment est-il ?

FLAMBERGE

Fort bien, autant que j^ai pu voir.

Car montant jusqu'au nez son ample manteau noir Et baissant sur les yeux son feutre romantique, Il ne me permet qu'un avis problématique.

ACTK PHKMII'Jl 41

Mais sa voix claire et franche et son gesle élégant M*ont séduit et charmé très vile, en m'intrigunnl.

RICHARD

Oui cela peut-il être ?

FLAMRERGE

Un jeune honimc...

FRANÇOIS

Sans doute.

FLAMBERGE

Qui dans la forêt sombre aura perdu sa route.

Il est lassé, ditil, de chemins hasardeux,

Et vous demande abri pour une nuit ou deux.

FRANÇOIS

Quelque jour, Aliot^ voyageant de la sorte, Bénirait le château dont s'ouvrira la porte Sur Taccueil cordial des hôtes rencontrés. Le passant vient de Dieu. Va lui dire d'entrer.

Sort Flamberge.

ToiNETTE, regardant vers le parc.

Bien qu'immobile, on voit qu'il est vif et alerte ; Et son grand manteau noir traîne dans Therbe verte.

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