ACTE PREMIi:U
FRANÇOIS, lui monlranl le plus grand fauteuil .
Là.
Sur ce trône ?
FRANÇOIS
Un trône ! Vous voilà reine de cette cour. Par vous, c'est une cour...
RICHARD
D'amour.
FRANCESCA, fronçaiil les sourcils.
D'amour ? D'amour ?
RICHARD, jouant la contrition.
Je ne le dirai plus.
Ils éclatent de rire.
Une cour c'est plus sage.
Mais il y faut un peuple autour, selon Tusage. Enfin, est-ce un royaume où tout le monde est roi ?
FRANÇOIS
Pour VOUS aucun n'est roi : c^est vous la...
Se reprenant.
Pardon 1 Jls éclatent de rire.
Moi, J'habite une maison de lumière coiffée.
J'y donne — ayant Tamour des vieux contes de fées — Des fêtes, où Ton vient pour rire et m'admirer. Cependant, j'ai besoin parfois, de m'étirer, De me priver d'amour. 11 me faut des espaces, Comme à ces grands oiseaux, orgueilleux et rapaces. Oui se meurent en cage et veulent le grand air. J^'adore le Roman — oui, avec un grand R — J'adore Taventure, Et, durant des semaines, Quand le printemps sourit partout, je me promène. Au hasard de ma course, il me plaît quelquefois De coucher à Thôtel du plein air, dans les bois, Ou, comme ici, je frappe à quelque porte close. On m'ouvre, je souris, je ne crains rien et j'ose Tout 1 J'entre, et rarement un hôte se choqua, Lorsquej'ai dit: «Bonjour» et mon nom «Francesca». L'hôte aujourd'hui, c'est vous : il est deux, il me charme Je vais rester longtemps sans verser une larme.