‹ FrancescaChapitre 25 sur 75 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

TOiNETTi:, rianl.

C'est bon maLin !

ALiOT, vivement.

Les cris d'une bcrgeronnellc M'empêchaient de dormir. Alors...

ToiNETTE, moqueuse.

Je vous entends.

Puis, rarement il fit le matin si beau temps.

TOINETTE

Oui ! Oui !

ALIOT

Voilà...

TOINETTE

Très bien.

ALIOT, timidement.

Où vas-tu ?

TOINETTE, montrant le pavillon.

Chez madame...

Francesca ! C'est mi nom qui...

ALioT, avec feu.

C'est un nom plein d'âme I C'est un nom frémissant de jeunesse et de ciel ! Francesca !

T01NETTE5 riant.

Ça vous plaît ? C'est là l'essentiel.

ALIOT

Tu vas la voir ?

TOINETTE

J'y vais.

L'as-tu point vue encore ?

TOINETTE

Je l'ai vue.

ACTR DRUXifcME 73

ALIOT

En SCS yeux on croit voir une aurore.

Elle est belle ?

TOÏNETTE

Pour ça vous avez eu loisir De la contempler hier tout à votre désir...

ALIOÏ

Mais il faisait nuit.

TOINETTE

Vous la verrez tout à Theure,

Au plein jour.

ALIOT, hésitant.

Oui, mais...

TOINETTE

Quoi ?

ALIOT, vivement.

Rien du tout !

7i FKANCESGA

TOiNETTE, montant les marches du pavillon.

Ah!

ALioT, suppliant.

Demeure, Je voulais dire... Quand cette dame a. quitté Ce travestissement, où sa légèreté De fantaisie étrange et folle s'évertue, Comment est-elle ?

TOINETTE, riant.

Eh bien ! elle est très peu vêtue.

ALIOT

Elle est tout autre ?

TOINETTE

Ah oui.

ALIOT

Mais, sur elle, ton goût ?.

TOINETTE

C'est qu'elle est merveilleuse..

ACTH i)i:uxif:MK 75

ALIOT, épanoui.

Ah!

Et pas mal du tout.

ALIOT

Que je Taimerais mieux — en femme.

TOINETTE

Elle est gentille En homme. Cependant, vous la verrez en fille...

ALIOT

Oui?

TOINETTE

Oui!

ALIOT

Vraiment?

TOINETTE

Vraiment!

76 FRANGESGA

ALIOT

Donc plus de travesti?

Mais, je crois, son bagage était plus que petit...

TOINETTE

Dame! elle n'en a pas ! Mais pour une coquette...

ALIOT

Comment donc se vêt-elle?

A la bonne franquette.

Mais encor?

ALIOT

TOINETTE

J'ai vu que, malgré son sans-façon, Elle était lasse d'être un simili-garçon. Alors j'ai pris sur moi de fouiller les armoires, Où de très vieux satins parmi d'antiques moires Dormaient. Ces beaux débris qu'on ne respecte point Je les ai réveillés, en leur montrant le poing. Et j'ai chargé mon bras, dame! un peu pêle-mêle, De tout ce qui me semble être assez digne d'elle !

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