ACTE PFIEMIF]R 1 l
Pour ne pas provoquer de luttes intestines, Du sport sur du latin nous faisons des tartines Hein ? Tu viens, Aliot ?
ALIOT
Oui... je... non...
RICHARD
Comment, non ?
ALIOT
Mon oncle, je n'ai guère envie.
RICHARD, faussement rade.
Allons! Allons!
Rêveur à qui Ton vient de rabâcher Homère, Tu dors, ou alors, moi, moins féru de chimère Que François, moi réduit à de moins purs excès, Tu me méprises ?
ALIOT, protestant.
Oh !
RICHARD
C'est au mieux. Je pensais Que tu prenais plaisir à ma sollicitude...
ALIOT
Mais mon oncle !...
FRANÇOIS
Mon frère !,..
Énorme ingratitude!
Es-tu malade ? Es-tu triste ?
ALIOT
Je suis très gai, Mais ce soir, je me sens doucement fatigué. Je suis comme grisé d'un peu de rêverie...
RICHARD, s*exclamant.
Bon ! Cela c^'est encor de François, je parie.
Avec sa poésie il doit exagérer,
Et ça n'est pas toujours facile à digérer.
ACTIO PllEMIER i,'}
FRANÇOIS
Richard !
ALIOT
Mon oncle ï
RICHARD
Eh bien !
ALIOT
Je ne suis pas malade Mais, ce soir, par faveur, prive-moi d'escapade.
Enfin, soit !
ALIOT
Je promets de te suivre demain
RICHARD
Il faudra rattraper le temps et le chemin.
14 FRANCESGA
ALIOT
Nous nous égarerons en de lointaines sentes.
RICHARD
Et nous nous soûlerons du soleil.
FRANÇOIS
Où, dansantes.
Comme à Virgilius, quand il courait les bois, Soufflent en chœurs légers d'aériennes voix.
RICHARD, gaiement.
Ces poètes ! Je vais en bas aux écuries. Pour ne faire seller qu'Hun cheval.
FRANÇOIS
Je te prie, Fais-moi venir Toinette ici. Je lui dirai Quelques ordres.
RICHARD
Et toi, tu vas te réparer, Aliot. Du repos. Ah mais! pas d'Odyssée! Ne va pas t'empêtrer d'histoires trépassées. C^est creux.