‹ FrancescaChapitre 34 sur 75 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

FRANÇOIS

Madame, nous venions...

Vous rendre nos hommages...

Avec la gravite qu'avaient les trois rois mages ? Mais le troisième roi se tait — cperdument ; Car monsieur Aliot serait un roi charmant.

ALIOT

Madame, je venais...

... M'offrir vos?... — oh ces roses?

Trois bouquets, trois splendeurs et trois cœurs ! Mais je n'c Choisir. Je ne sais pas quel est le plus joli De ces bouquets.

FRANÇOIS

Ils sont la descente de lit, Que, galant, le hasard déposa sur ces marches.

98 FRANGESGA

RICHARD

Mais quel pauvre tapis pour qu^une fée y marche !

ALIOT

Salues tous les trois par vous, ils sont égaux.

On appelle cela, je crois, des madrigaux. Mais ne pouvant charger mes bras de ces trois gerbes Qui sont toutes les trois diversement superbes, J'en dois élire au moins une. Laquelle ?

ALiOT^ vivement.

Non !

Ne choisissez pas.

Mais, si j^'ignore le nom De celui qui m'offrit cet hommage anonyme, Qu^importe ! Ce serait une sottise, un crime Absurde, de montrer un cœur indifférent Pour ces roses d'amour dont Tabeille s'éprend. Roses rouges, Tardeur dont votre teint éclate, Me dit spontanément un amour-écarlate, Et votre pourpre chaude où Ton croit voir du feu,

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