SCÈNE VIII
ALIOT seul, puis FRANCESCA
ALIOT, désolé.
Elle va s'en aller ! J'aimais sa voix, ses yeux... Elle va s'en aller...
FRANCESCA^ Sortant du pavillon, derrière lui. , Oui. Cela vaudra mieux.
ALIOT, sursautant.
Oh madame, pardon !
FRANCESCA, uvec Une gaieté mélancolique.
Il faut que je m'envole.
Je voulais oublier l'amour. Ah pauvre folle ! J^avais pour un moment laissé sur le chemin Cet enfant turbulent dont je tenais la main ; Mais, désorienté de n'avoir plus d'escorte, Il ne tolère pas qu'on le laisse à la porte. Être seule...
C'est bon.
C'est un rêve qu'on fait Mais qu'on ne peut jamais atteindre tout à fait.
ALIOT
C'est pourtant simple.
Enfant, tu connais cette joie, Mais bientôt moins paisible il faudra que tu voies Ce que ton cœur naïf espère en hésitant ; Adore ce silence où couve du printemps ; Tu le regretteras avec d^âpres colères, Et tu l'invoqueras en tes larmes amères... Rêve, ris, reste seul et sois heureux avant...
ALIOT
Avant ?
Avant ce qui viendra 1 Le bruit du vent Te parle : écoute-le.
ALIOT
Que dit-il?