ACTE DEUXIÈME. llo
Les musiques De la foret vers toi coulent leurs voix mystiques.
ALIOT
Que disent-elles ?
Tout chante, parle et sourit, Pour t'endormir le cœur et te bercer Tesprit ; Le ciel d'azur s'accoude aux ramures profondes. Pour illuminer mieux ta chevelure blonde ; Et, pour te faire moins sensible aux durs échos. Les chevriers du vent soufflent dans les roseaux...
ALIOT
C'est vrai ; mais vous riez ?
Ecoute le poème, Que la nature épand sur toi.
Ce poème
ALIOT
Madame, j'aime
Ton cœur n'est pas encor charmé, Heureux et malheureux, va, tu n'as pas aimé.
Heureux! j^ai du bonheur autant que j'en souhaite;
Ma vie a la douceur d'une idéale fête,
— Et, malgré tout. ..j'attends. ..autre chose. ..je crois.
J'attends... je ne pourrais dire... je ne sais quoi...
J'attends.
Lui! Toujours lui!
ALIOT
Qui donc?
Mon petit maître.
ALIOT
Ah, le petit?...
Le petit dieu. C'est lui,