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ACTE DEUXIÈME

ALIOT

Peut-ôlrc.

Bientôt, ayant appris Tamour, tu aimeras.

ALIOT, ingénument.

J'aime mes oncles.

FRANCESCA, pîant.

Bon.

ALIOT, vivement.

Mais ce n'est pas cela.

Tout de même?

ALIOT

L'amour c'est une femme.

Juste, Et comment l'imaginez-vous?

118 FRANGESGA

ALIOT

D'âme un peu fruste, Mais belle et toute jeune avec des regards bleus. Un jour... Mais c'est ainsi qu'on devient amoureux!... Nous avons traversé à cheval un village : Devant une maison qu^'enlaçaient des feuillages, Sous la treille où pendaient^ lourdes, des larmes d'or; Je l'ai vue et je crois en moi la voir encor, . La bouche en fleur, le front lumineux, calme, blonde, La candeur de ses yeux eût dominé le monde ; Sur ses cheveux légers une brise soufflait... Elle était fraîche et sage... Elle me ressemblait...

FRANCESCA, moqueusc C'est bien elle.

ALIOT, hésitant.

Il me semble.

Il vous semble?

ALIOT, timide.

Oui, madame.

Ah 1

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