E GR A N D D E S S H IX D E H E \' R I IV
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la libération à la fois de l'Allemagne et Le roi avait eu àcjh à réprimer des
de l'Italie ; la France aura sa réccm- complots (du duc de Bouillon et^ du
pense dans son retour à ses frontières maréchal de Biron) ; il savait que l'Es-
naturelles, en Belgique et sur les Alpes, pagne avait gardé des clients jusque dans
Le vague où il tmt ses projets pour le Louvre,
le printemps de 1610 contribuait à Pourtant il désigna la reine pour être
enflammer les imaginations. régente en son absence et consentit à la
Assassinat de Henri ÏV. — Après son faire 'barrer à Saint-Denis (13 mai 1610).
HENRI i\ r
Fragment de l'un des tableaux ou Ruben» a retrace la mc de Marie de Medicis. Henri IV, a la veiUe de reprendre la guerre avec la .Maison d .Autriche, a désigné la reine pour ette régente en son absence ; il lut remet la boule du monde fleurdelisée. Les niaiiii du roi et de la reine se croisent, en signe de protection, au-dessus de la tête du dauphin, le futur Louis XIII. f.tfus<:e cite Louvre.)
divorce d'avec la reine Margot, la fille de Catherifte qu'il avait épousée la veille de la Saint-Barthélémy, aux « noces vermeilles 0, Henri IV s'était marié à la nièce du grand-duc de Toscane, Marie de Médîcis (1600), dont il eut plusieurs enfants.
D'une intelligence bornée, la jeune reine vivait dans une petite cour d'intrigants : un cadet florentin, Concini, qu'elle fit épouser à la fille de sa nourrice, Léonora Galigaï, et l'ancien ligueur Villeroy.
11 n'existe aucune preuve que la camarilla de Marie de Médicis ait participé à des conjurations contre le roi, mais le soupçon répandu à l'époque n'a pas été davantage dissipé.
Il V a une phrase terrible du président Hénault : « La reine ne fut pas assez surprise de la mort de Henri IV. »
Le roi, au moment de partir poui- la grande entreprise dont tout son règne n'eut été que la préface, eut des pressentiments ; il en fit part à Sully. « Leur
ibio. — ASSASSINAT DE HENRI IV
dernière ressource, dit-il, est dans ma mort.... »
Le lendemain du sacre de la reine, il alla en voiture à l'arsenal, voir Sully malade. Un embarras de voiture arrêta son carrosse dans la rue de la Ferronnerie. Un demi-fou, visionnaire, du nom de Ravaillac, suivait depuis le Louvre. Il
monta sur un banc et frappa « deux coups de couteau » ; le roi mourut au moment même. Les plus affreux supplices, tenaillement, écartèlement, ne purent tirer du misérable que ceci : « Le roi était huguenot et il voulait faire la guerre au pape. »
Jamais le fanatisme ne fit plus grande victime.
GOUVHRXEMEXT DE COXCINI. — 1610 A 1617