I. Volt .\ IRE. ces coupables au châtiment desquels on
i'y26 A 1642. — LES RÉBELLIONS DES GRANDS
ne peut songer » (1626). La complicité d'Anne d'Autriche et celle de Marie de Médicis firent donner le nom de « guerres des Deux Reixies •> aux soulèvements qui succédèrent à cet assassinat manqué.
Guerres des Deux Reines — Marie de Médicis, jusqu'alors grande' amie du cardinal, avait tourné contre lui à cause de ses préférences pour son second fils et, surtout, « de son incroyable attachement pour la maison d'Autriche qu'elle avait si bien servie aux dépens de la France pendant sa régence » '.
Louis Xin, qui avait cherché d'abord à concilier sa mère et le cardinal, n'hésita pas longtemps quand il lui fallut choisir entre eux. S'il céda pendant une matinée à la reine, la fameuse * Journée des Dupes » n'était pas achevée qu'il rendit sa confiance à Richelieu (10 novembre 1630).
Après toutes sortes de péripéties, Marie de Médicis s'enfuit à l'étranger'xjù le roi la laissa mourir (à Cologne). Gaston d'Orléans qui avait, lui aussi, passé la frontière après la défaite de ses partisans, obtint de rentrer en grâce. Les principaux rebelles, mis en déroute au combat de Castelnaudary, furent envoyés à l'échafaud (Montmorency, MariUac), enfermés à la Bastille ou exilés (1631-1634).
Complot de Cinq-Mars. — Cette sévère iépressioii donna sept années de tranquillité. Les troubles reprirent en 1641, où le comté de Soissons se rebella, appela les Impériaux et, peut-être, aurait rouvert l'ère des grandes guerres intestines, s'il n'avait été frappé à mort au combat de la Marfce.
L'an d'après, le jeune et beau Cisiq- Mars, longtemps favori de Louis XIII, et son ami François de Thou, fils de l'historien, se laissèrent entraîner par la reine Anne et par Gaston à traiter en secret avec l'Espagne et à conspirer la mort du cardinal.
Gaston, qui ne se lassait pa§ de trahir le-roi pour les ennemis du royaume, ne se déshabituait pas davantage de trahir ses amis, dès qu'un nouveau coup avait manqué. Il livra les preuves du complot et du traité avec l'Espagne. Cinq-Mars et de Thou furent condamnés à mort (1642).
Les réformes. — Ces justices redoutables de Riclic-lieu suivirent trop souvent des procédures cxtra-lcgakset employèrent dalfreux instruments (Laubardemont, LafTemas\. Le cardinal couvrait tout du manteau de la raison de l'Etat - « de sa Sfjutane rouge •> — • et professait qu' « en