‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 155 sur 725 · ET CONQUÊTE DE L'ALSACE · texte numérisé non relu

ET CONQUÊTE DE L'ALSACE

durables ; elle contribue, mais n'est pa^ indispensable à l'union des cœurs et des intérêts.

Richelieu a renoncé aux conquéles d'au delà les Alpes. Si le « vrai secret » des affaires d'Italie, « c'est de dépouiller le roi d'Espagne au seul profit des princes potentats de ce pays » il s'agit tout à l'opposé, au Nord et à l'Est, de prolonger le royaume jusqu'à ses anciennes frontières et de mettre ainsi sa capitale à l'abri.

Le cardinal économisera donc ses forces jusqu'en 1635 où, la guerre « couverte » avant donné tout ce qu'elle peut donner, la guerre « ouverte » peut seule consolider les établissements qu'il a déjà faits en Lorraine — il y avait confisqué le duché de Bar, occupé Nancy et Lunéville — et lui assurer l'Alsace.

Gustave- Adolphe. — Il eût pu avoir l'Alsace du roi de Suède.

Gustave-Adolphe, appelé par lui, était descendu sur l'Allemagne covame un torrent et avait remporté aussitôt des victoires éclatantes sur les Impériaux.

Il invita Richelieu à se joindre à lui, sans se cacher d'ailleurs de ses visées pereonnelles sur la couronne impériale. Ainsi, l'empereur Ferdinand lui ayant offert la paix, il avait mis pour condition qu'il serait élu roi des Romains, c'est-à-dire héiitier présomptif.

Richelieu, s'il n'avait pas hésité à soutenir de ses subsides les princes luthériens et le héros Scandinave, ne voulait pas plus d'un grand empin- protestant sous la présidence de la Suède que d'un granri empire catholique soula présidence de l'Autriche. C'eût été payer trop cher le Rhin qin' de l'acheter du consei. tement de la France :i la réunion de la Sué'/: ■ et de l'Ail eniag 11 r (1632).

Traité de Paris. — La mort du« bon géant », tué au milieu de sa

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