CARTE DE L'EUROPE CENTR.-^LE A LA FIN DE LA GUERRE
DE TRENTE ANS La carte indique les provinces qui furent acquises après la guerre de Trente ans à la France, à la Suède, au Brandebourg et à la Bavière.
Philippe de Champagne , dominait l'Europe. Cependant ce véritable grand homme ne connut point les
apothéoses prématurées', et il continua à être traqué par les intrigues et les séditions dans le temps même où il portait la monarchie vers l'apogée.
Le traité de Hambourg (ayec le chancelier Oxenstiern) précisa que le roi de
promis l'Alsace à l'Espagne pour assurer France attaquerait par la Haute- Aile
magne et la reine de Suède par la Saxe et que, tous deux, porteraient « le théâtre de la guerre, autant que possible, dans les provinces héréditaires de la maison d'Autriche ».
En conséquence, les Suédois poussèrent par deux fois des raids audacieux en Bohême et en Moravie ; Guébriant, que toute l'armée weimarienne avait rejoint, s'établit sur la rive droite du Rhin dès l'hiver de 1640, et avança ensuite jusqu'à Ratisbonne. Toute la
sa route du Milanais aux Pays-Bas. Au dire même des historiens allemands -, « l'Alsace n'avait plus le choix que d'être espagnole ou française ».
Les catholiques, « qui ne voulaient point parler suédois » *, les protestants, S0U6 l'horreur des bandes espagnoles, regardèrent, dans une même détresse, vers la France.
Aux termes du traité de Paris, les villes d'Alsace n'avaient été remises à Richelieu que pour la durée de la guerre
Mais elles entendaient elles-mêmes qu'elles Saxe fut occupée en 1642. seraient sa « satisfaction » pour tout le Les progrès au Nord-Est ne furent
sang qu'il avait versé contre leurs ennemis pas moins importants et furent de plus
communs, l'Espagne et l'Empire, qui les durables conséquences.
vendait à l'Espagne. Elles ne respirèrent .\iras tombe (août 16401
qu'à son abri. et voilà forcée la bar-
A la façon qu'il s'installa sur la rive, rière des Flandres et
enfin recouvrée du Rhin, tous comprirent des Pays-Bas. que ce n'était pas pour y camper, mais Les révoltes heu-
pour y étendre <• les bornes du royaume »*. reuses du Portugal et
Les dernières années. — La politique
A nnales des franciscains de Thann, p. 453-
de la Catalogne contre « le Pharaon d'Espagne » et son faux Richelieu (Olivarès) faci-
2. LoRENZ et SCHÉRER, Hisloire d'Alsace, usèrent la conquête du ^^'^Lettre du prévôt de Saint-Dié. Roussillon. Barcelone,