MINORITÉ DE LOUIS XIV
Régence d'Anne d'Autriche. || L^ï Fronde. Il Le gouvernement de Mazarin.
p égenced' Anne d'Autriche. — Louis XIII *^ avait eu. sur le tard, d"Anne d'.\utriche deux fils : Louis XI\' , né à Saint- Germain, le 5 septembre 1638, et Philippe, chef de la quatrième maison d'Orleaus. Une clause, d'une légalité douteuse, de son testament imposait à la reine tin conseil inamovible de régence.
Le Parlement ayant cassé le testament, les ennemis de Richelieu pensèrent tenir le pouvoir; Monsieur (Gaston d" Orléans) s'agita et, autour de lui « la cabale des importants ».
Par bonheur, la bataille de rocroi
reine Anne, alors Le peintre Helm a représenté le duc dHngliien (le futur àgé€ de quarante Condé) sur son cheval blanc, tel (|Ue le décrit Bussy Ra- * . . . ^, • butin : « Un Mars dans la chaleur du combat, v
ans, aimait M azarin. ^,,^,„,,^ ,,^ vers^nus.)
Le bel Italien, le
net de la grande politique occidentale.
Son étonnant roman où « il se trouva sur la tête de tout le monde dans le temps que tout le monde pensait encore l'avoir à ses côtés » ^, lui donnait le droit de croire surtout à la chance. Quand on lui proposait un général, il demandait, danssonjargon napolitain : « Est-il liouroux (heureux)?»
Pourtant il ne fut pas seulement heureux et, quand on lit ses dépêches aux négociateurs de la paix de Westphalie, on oublie ses friponneries et ses fourbes, et il paraît le dernier bienfait de Richelieu.
Rocroi. — Mazarin, du premier jour, continua sans
hésitation la polimeilleur élève de Richelieu qui l'avait tique de son prédécesseur, fait cardinal, avait été promu premier La mort de Richelieu, la maladie de
ministre par Louis XIIl. La régente le Louis XIII, l'espoir de nouveaux troubles
confirma dans ses fonctions et, ayant quitté le Louvre pour le Palais Royal, l'y installa près d'elle.
Mazarin. —
où les Espagnols de l'intérieur reprendraient le dessus, enhardissaient ceux du dehors. Ils rentrèrent entre Sambre
Etait-il prêtre? Il est et Meuse avec le dessein qualifié dans son oraison de tourner les villes de
funèbre de « cardinal laïque ». Rien ne prouve qu'il ait été marié secrètement à la reine. Même au comble de la fortune, il y eut en lui de l'aventurier. Sa cupidité alla souvent au vol. Mais guerres suédoises, son intelligence avait la trempe solide d'une
rOise et de la Marne.
Le duc d'Enghien (le futur Condé) se porta à leur rencontre vers Rocroi et, sur le conseil de Gassion 2, vieux soldat chevronné des leur