I. L'Enf.int triomphant
Mayence, Landau) ; puis, pour l'anniversaire de Fribourg, ils gagnent sur Jean de Weert la bataille de Xordlingen, dans la haute vallée du Danube, pendant que les Suédois de Torstenson et les Transylvains de Rakoczi menacent Vienne. t-renne
L'année d'après (1646) , (BM.^A^uiî'^kst.j Condé est aux Flandres où il prend Fumes et Dunkerque ; Turenne a rejoint Wrangel en Hesse, court avec lui au Danube. Poussant sur Munich et Ratisborme et manœuvrant sans presque se battre, il oblige l'électeur de Bavière à signer une paix séparée.
La guerre se poursuit durement, avec des alternatives, en Catalogne, où l'Espagne défend des frontières naturelles tandis que la France cherche ime pièce d'échange pour les Pays-Bas, cuirasse nécessaire à ce cœur trop exposé qu'est Paris. Condé est arrêté devant Lérida (1647), où il a fait ou\Tir insolemment les tranchées au son des violons ; Schomberg garde contre tous les assauts la ligne de l'Ebre et emporte Tortose(i64S). Pareillement, ce que les armées et les flottes cherchent en Itédie et dams les eaux des « présides » de Toscane, c'est la monnaie pour Savoie et Nice.
La révolte du pécheur Masaniello { 1 64 7) chassa les Espagnols de Xaples. Mazarin aurait voulu mettre sur le- trône vacant le prince Thomas de Carignan ; l'héritier de Savoie eût payé sa double couronne de notre frontière des .\lpes. Une folle équipée du duc de Guise contrecarra ces projets.
Cependant le fort de la guerre est toujours aux Flandres et en Allemagne ; les coups décisifs ne peuvent être portés que là. Condé recommence Rocroi dans les plaines de Lens, où la manœuvre qui l'aurait dû perdre, selon les règles, lui donne une radieuse victoire, peut-être sa meilleure ; Turenne réalise au printemps de 1648 le beau plan que Mazarin l'a empêché de poursuivre l'année d'avant où il se croyait sûr de la paix.
Comme la Bavière fait défection, Turenne y rentre avec Wrangel, remporte à Zusmanhauser une magnifique victoire, trop peu vantée, et pousse vers Prague. L'n autre Suédois, Kœnigsmark, y a déjà rais le siège ; la ville prise, leurs forces réunies marcheront sur Vienne.
Paix de Westphalie. — La menace parut, cette f. >is, si sérieuse, que l'empe-