‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 172 sur 725 · LES FIANÇ.\ILLES 1)F, LOUIS XIV ET DB MARIE-THERESE · texte numérisé non relu

LES FIANÇ.\ILLES 1)F, LOUIS XIV ET DB MARIE-THERESE

Le jtune Louis XI\^ prend la main de son futur beau-père Philippe IV ; derrière Louis XIV, U reine Anne

d'Autriche et le Cardinal de Mazarin; derrière rinlante, des grands d'Espagne télé nue.

(Tapisseiie des Gobelins, d'après un carton de Le Brun, M usée de ytrsailUs, Cl. Hachette.)

étendit son influence et ses précautions sur tout le cours moyen du grand fleuve.

Dunkercjue et les Dunes. — Le concours anglais ne fut pas payé trop cher par la cession momentanée de Uunkerque. Après avoir aidé Turenne à reprendre aux Espagnols le grand port du Nord, les Anglais le rendirent quatre ans plus tard pour 5 millions.

Dès lors, l'Espagne fut acculée à la paix, ayant perdu tout espoir d'un secours allemand par la séparation définitive des deux branches de la maison d'Autriche et par le resserreuient de nos vieilles alliances protestantes, inquiétée dans ses possessions italiennes, traquée sur les mers par

I. Les électeurs de Mayencc, Cologne et Trêves, lus trois ducs de Brunswick, le duc de Neiibourg et le. landgrave de Hesse.

longtemps dans les vœux de la reine mère, pour son désir « de réconcilier ses deux patries », et dans ceux de Mazarin, pour son ambition de recueillir la succession d'iispagiie, « quelques renonciations qu'on fît faire à l'infante ». On a vu qu'il aurait préféré, aux traités de VVestphalie, n'avoir l'Alsace qu'à titre de fief, afin de mettre le roi dans l'Empire, et il avait eu des velléités, à la mort de Ferdinand 111, de faire porter Louis XIV candidat.

Ainsi la politique carolingienne recommençait à percer à travers les mailles, pourtant serrées, de la politique de l'Equilibre.

Convenons toutefois que Mazarin ne s'inquiéta pas à tort du danger qu'eût été le mariage de l'infante avec l'empereur Léopold, mariage qui était tout le désir

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