COLBERT
<' conseil d'en haut ». — Mazarin Chute de Fouquet. — Déjà Mazarin
avait porté la France au dehors à un mourant l'avait dénoncé au roi, mais
haut degré de puissance, et l'avait laissée moins pour ses péculats et voleries, dont
au dedans en proie au désordre administratif et au pillage.
Ayant résolu de gouverner lui-même ses États, Louis XIV commença par y rétablir la dis-cipline et autant de probité qu'il en était com-
le cardinal étaitpeuqualifié de se plaindre, que pour l'ambition qui éclatait dansl'insolente devise : Quo non asccndaml « Où ne m'élèverai -je pas? », avec pour annes parlantes un écureuil (fouquet,) grim-
LE CIIATE.VU DE VACX
patlble avec j ^ château, où Fouquet donna à Louji Xl\' une fête «royale» qui décida P'^Ht. les mOL'Ursdu sai^ene, fut construit sur les plans de Le \aii et décoré par Lebrun, Ses Le COnSeil-
fr.,,it^c: magmlîques jardins ont été cêlébi es par La Fontaine. Ip^ ri'Ftat
f^nPS- ^ ^ (GravuredePérelle. iîrW. AV2/.) i, ,, , ,^
Comme il Colbert s émue voulut à son (I conseil d'en haut » ploya avecunacharnementextrêmeà irride personne qui fut trop grand, — ter leroi. Il révéla que Fouquet avaitformé ai de sa mère et de son frère, ni d'au- le dessein, pour le cas où il se sentirait cun ecclésiastique, « encore moins, menacé, d'entrer en rébellion et qu'il avait dit-il lui-même, d'un cardinal», — il le armé àceteffetsonimprenablecitadellede composa d'abord des trois ministres Belle-Ile. Ce projet parut un dernier retendent il avait hérité de Mazarin. C'était tissement de la Fronde. Lyonne.l'un des négociateurs des grands Une fête trop royale que Fouquet traités; Le Tellicr, secrétaire d'Etat à la donna au roi dans son château de Vaux guerre, qui s'associa son fils aîné Louvois, acheva de le perdre ; il s'en fallut de peu et le surintendant des finances, Nicolas que Louis XIV ne fît arrêter son hôte Fouquet ; mais il ne garda le surintendant pendant la récepf i< m. Il dissimula encore que le temps de préparer en souterrain quelques jours. L'arrestation eut lieu à et Sans risques la perte du trop puissant Nantes, où la Cour s'était rendue pour et trop riche personnage. les états de Bretagne ; quand le capitaine