Marquis de la Fare
3. Fortifications de Maubeuge, Charleinont, Verdun, Longwy, Sarrelouis, Bitsche, l'halsbourR, Schlestadt, Huningue, Belfort, Besançon, etc.
ailleurs, repris qu'il était par l'ambition de recommencer Charles-Quint, sinon Charlemagne, et d'être candidat à l'Empire ou d'y présenter son fils, le grand dauphin, mari d'une princesse bavaroise.
L'électeur de Bavière lui avait engagé sa voix avant la guerre ; il crut s'assurer, en 1679, par un subside annuel de 100 000 livres, celle de l'électeur de Brandebourg. Le Grand-Électeur déclara au second traité secret de Saint-Germain que « Sa Majesté chrétienne était plus capable que tout autre, par ses grandes et héroïques vertus et par sa puissance, de rétablir l'Empire dans son ancienne splendeur et de le défendre contre le 1 urc i>.
Chambres de réunion. — Le traité de Nimègue avait donné à Louis XIV un certain nombre de villes d'Alsace et de Lorraine « avec leurs dépendances ». Rassuré du côté des princes allemands à ses gages et du côté de l'empereur (occupé avec les Turcs qui, de nouveau, étaient entrés en Hongrie et menaçaient Vienne), le roi décida d'interpréter au plus large ces «dépendances» et, ainsi, d'achever en pleine paix ses conquêtes de guerre.
Il réveilla à cet eSet une procédure singulière qu'un magistrat, Colbert de Croissy, avait déjà suggérée à Mazarin.
Cette procédure consistait à revendiquer juridiquement tous les fiefs ayant appartenu autrefois aux seigneurs et évoques du duché de Bar, du Verdunois et d'Alsace, et qui continuaient à relever de l'Empire.
Des Chambres, dites de réunion, furent instituées à Metz, Brisach et Besançon. Elles citèrent à comparaître les propriétaires féodaux de ces terres et de ces villes, — parmi lesquels étaient le roi d'Espagne, comme duc de Luxembourg, le roi de Suède, comme duc des Deux- Ponts, l'électeur palatin et celui de Trêves, le margrave de Bade, l'évêque et la République de Strasbourg, le duc de Wurtemberg, — ■ pour rendre hommage au roi de bVance ou pour subir la confiscation de leurs biens.
Tous ces grands feudataires ayant fait défaut, des arrêts, où étaient invoqués des titres remontant aux rois mérovingiens, déclarèrent réunis plusieurs centaines de fiefs, et, d'abord, les seigneuries de Pont-à-Mousson, Saarbrlick, Sarrebourg, Landau, Deux-Ponts et Montbéliard.
L'occupation de Strasbourg. — Les baillages ruraux de la République de Strasbourg ayant été réunis comme les autres et le prince-évêque s'étant sou-
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s IKASBOURG A LA FRAXCE. — i6Sr
mis', la ville fut invitée à reconnaître La médaille de Louvois. — La saisie
le roi de France. de rautique niétroiiole en pleine paix
Louvois ayant massé sur le Rhin fut dénoncée en Allemagne comme une
38 bataillons, 82 escadrons et 80 bouches « félonie ». Louvois répondit par la mé-
à feu, les magistrats avisèrent Tempe- daille à l'exergue célèbre : Ctetwas Germa-
reur qu'ils étaient trop faibles pourrésis- nis Gallia, «la France fermée aux Alle-
ter. La capitulation qu'ils signèreui ga- mands ».
rantit à la nouvelle « ville libre rovalci) le Combien de fois les armées impé-
«.j-^ France, no iOlO
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