M A RI A GE DR M
DE M AI XTEXON. — i6Sj
Lendos, on l'appelait la belle Indienne. Protestante convertie, et d'autant plus complaisante aux ennemis de sa pre niicre religion ', sa froide vertu ne se révéla qu'avec l'âge.
« C'était une femme de beaucoup d'esprit », même au dire de ses ennemis, polie par la bonne société, « d'une grâce incomparable à tout », « un air d'aisance, et toutefois de retenue et de respect », ♦ avec un langage doux et juste », et d'un jugement qui plaisait tant au roi qu'il l'appelait « N'otre Solidité ».
Cela est resté obscur comme elle même.
Ce qu'il y a de vraiment noble dans cette vie singulière, sa grande œuvre éducatrice de Saint-Cyr, complique l'énigme plutôt qu'elle ne l'éclairé.
Bien qu'elle ait partie liée avec les Jésuites, c'est la méthode de Port- Royal qu'elle applique dans la maison où elle a recueilli 200 demoiselles sans fortune, que le roi dotera pour le mariage ou pour le couvent. Elle y fait des caractères, des femmes prêtes à tous les devoirs sévères ou aimables. Il y a toujours des
Il l'avait faite marquise de Maintenon. enseignements à recueillir dans ses lettres
Elle eutson appartement à \'ersailles,vis-à- à «ses filles », d'un style limpide et précis
vis du sien. Le roi l'y alla voir tousles jours et d'un merveilleux bon sens.
de la vie. Toute la politique de la France La plus extraordinaire fortune l'a
sera désormais réglée dans sa chambre, laissée sans joie. Elle ne se réconcilie
Elle sut tout. Egérie ou simple confidente? qu'à Saint-CjT avec elle-même.