DESCARTES ; PASCAL
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taat phis de puissance « Je pense, donc je suis ». En effet, la qu'elle se soucie moins pensée est inséparable de l'être : « Je ne de la grammaire, et suis pour moi-même qu'en tant q\ie je pense et je ne pense qu'ai taat que je suis. ')
La méthode cartésienne est sans doute de toutes les révolutions celle qui a le plus rénové la pensée humaine. Elle consiste essentiellement à expliquer toujours un tout par ses parties, jamais les parties par le tout, ou par l'idée du tout
qu'elle est, comme il dit lui-même de son intraitable caractère forcené, << toujours emportée par la matière » i.
Descartes. — Deux des plus grands hommes du xvii* siècle et de
tous les temps sont les qu'elles tendraient à réaliser. 'Sr^^i^rfîTlw^rf'' contemporains de Riche- Descartes a chassé (pour jamais) les
lieu et de Mazarin. causes finales du temple de la physique
Descartes (1596-1650) a été partout et de l'histoire naturelle ^. Il faut l'en-
reconnu comme « le vrai fondateur de la tendre se moquer de ceux qui « croient
philosophie moderne, en tant qu'elle assister'au conseil de Dieu... Dieu n'aurait
prend la pensée pour principe ». « Il est le point eu d'autre fin, en bâtissant le
héros qui a repris les choses par le commencement -. » « A l'origine des plus capitales productions, soit de la science, soit de la philosophie ^, dans les temps modernes, c'est Descartes qu'on rencontre '*. »
Il s'est plu, pendant ses années d'apprentissage, aux mathématiques, « à cause de l'évidence de leurs raisons ».
Il parcourt ensuite le monde, tantôt comme soldat, au début de la guerre de Trente ans, tantôt comme simple spectateur. L'hiver de 1619 l'arrête sur le Danube ; il s'enferme tout un jour dans une petite chambre chauffée par un poêle, « oii il a tout le loisir de s'entretenir de ses pensées » ; il y établit le plan du Discours sur la métiiode.
Vinrent ensuite son Traité du Monde, qu'il supprima à la nouvelle de la con-