LA SCULPTURE
l'architecture végétale la plus savante encadre l'architecture de pierre et de marbre la plus noble ; la façade sur le parc, avec ses lignes simples, ses proportions hannonieuses, a la beauté d'une tragédie de Racine.
Il ne reste rien des châteaux de Marly et de Sceaux, détruits à la Révolution.
La sculpture. — La sculpture, aux premières années du siècle, s'était si bien italianisée que les artistes eux-mêmes prirent des noms d'outre-monts : les auteurs de la statue équestre de Henri IV, au Pont-Neuf, Jean de Bologne et Francavilla (Francheville) sont des Flamands de Douai et de Cambrai.
Les sculpteurs de Louis XIV furent, pour la plupart, em- ^ ployés à des por- i traits (en pied ou en buste) de belle allure et à des travaux décoratifs. Girardon peupla les bosquets de Versailles de formes blanches et théâtrales {Enlève ment de Proserpine).
Deux groupes, l'un allégorique et charmant, l'autîe réaliste et robuste, les Renommées de Coysevox et les Chevaux
cabres ^ de Coustou décorent aujourd'hui la place de la Ctjncorde.
Puget^. — L'exception magnifique fut Pug et, que Louis XIV eût voulu domestiquer, — il dit au fils du sculpteur :
« Il n'y a personne en Europe qui puisse égaler votre père », — mais qui, trop fier et trop amoureux de soleil, passa sa vie dans sa na taie Pro vence et à Gênes. Il accep ta pourtant de Colbcrt de diri-