‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 278 sur 725 · L'AMOUR · texte numérisé non relu

L'AMOUR

PAR FALCÔNET (Musée du Louvre.)

Dieu, comme dans la Politique sekm r Ecriture, mais du peuple.

De par le pacte que l'individu a conclu avec la société, il s'est aliéné lui-même avec tous ses droits en échange de la protection collective ; c'est donc la volonté générale qui est le souverain. Tout gouvernement fondé par la force est illégitime.

Le gouvernement élu par le peuple peut être aussi bien une aristocratie, forme qui convient surtout aux grands États, qu'une démocrix.ie, forme qu'il faut réserver aux petits. Ce gouvernement, assez semblable à la République polonaise, aura tous les pou-

savoyard l'initie à la religion naturelle, voirs ; il fixera même les dogmes d'une Le vicaire croit profondément à Dieu, morale religieuse et quiconque, les ayant s'incline devant la sainteté des Evan- acceptés, « se conduira comme s'il n'y giles ; s'il n'accepte pas les miracles et la croyait pas, qu'il soit puni de mort», révélation, il condamne l'esprit raison- Car « jamais Etat ne fut fondé que la neur et critique des philosophes.

C'est Platon au cap Sunnium. Xi le décor ni le langage ne sont moins nobles. Rousseau est religieux, au sens le plus élevé du mot, mais sa religion repose seulement sur le sentiment, comme sa politique, son socialisme, son esthétique : <' Le culte essentiel est celui du cœur ».

Eu conséquence, <■ le vicaire savoyard » souleva contre Jean-Jacques tous les clergés : Diderot et Voltaire qui le voient déjà « se fourrant dans une capucinière »; l'archevêque

Page 1