‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 279 sur 725 · PAR I30UC11ARDON · texte numérisé non relu

PAR I30UC11ARDON

L'un des groupes qui dccorent le pourtour du bassin de

Neptune à Versailles.

religion ne lui servît de base. »

Comme il a établi la nature en souveraine dans la littérature où régnait l'ànre, Rousseau établit la n.i tion en souverain dans l'Etat, où régnait l'élu de Dieu.

Tout le romantisme sort de lui, et presque toute, la Révolution, et presque tout le socialisme. Il n'y a pas beaucoup de lignées intellectuelles aussi nombreuses et aussi variées.

Les Français du dehors. — La France du XVIII* siècle a le goût de l'exotisme ; elle s'est délectée à la pre-

de Paris, Christophe de Beaumont, qui mière traduction, bien fade, des Mille

lance contre lui un mandement pendant et une Nuits (par Galand) ; elle a adopté

que le Parlement le décrète de prise de Shakespeare, que lui a révélé Voltaire

corps à cause de son impiété. et que Ducis adapte à la scène, en

Rousseau s'enfuit en Suisse. Né pro- l'édulcorant. testant, il s'était converti au catholi- Par contre, la souveraineté de l'es-

cisme ; il redevint protestant, mais sans prit français est telle qu'Allemands,

désarmer les chefs de l'Eglise calviniste Italiens et Russes écrivent de préfé-

qui l'excommunièrent à leur tour. rence en français : Grimm, qui s'est

aïO D'ALEMBERT, LAVOISIEK, B U I- FO i\.

XVI II'' Slf:CLE.

installe à Paris d'où il envoie à toute sur les blàs, le prince de Ligne, l'inipcl'Europe sa Correspondance littéraire; ratrice Catherine, et Frédéric, le nieill'abbé Galiani. l'auteur des Dialogues leur élève de Voltaire.

LES SCIENCES Al XVIII^ SIÈCLE

J A science auxvm<'siè- ^ cle est devenue résol"ment * objective » ; elle ' émancipée de toute occupation religieuse i t elle se garde de complaisance pour la philosophie ajitichrétienne. Elle ne place Dieu nulle part, mais elle ne l'exclut de nulle BiTFON '.707-.738). ^^^ £1]^ n'attaque pas

(Gravure. Bibl. XaC, , j.

j.st\ les croyances et ne

les soutient pas davantage : elle les ignore.

Sciences mathématiques et physiques.

— La physique de Descartes avait expliqué le mouvement des pjanètes par dés tourbillons déther qui les emportaient sans qu'elles eussent de mouvement propre. Voltaire fut l'un des principaux introducteurs de la doctrine de Newton sur la gravitation universelle.

Newton, par d'étonnants calculs, avait déduit de la loi de gravitation que la terre n'est pas une boule ronde, mais qu'elle est élevée sur l'équateur et abaissée aux deux pôles dans la proportion qu'exigent la pesanteur et la force centrifuge. Cette découverte, d'abord contestée par l'Académie des sciences, fut vérifiée par deux missions qu'elle envoya au Pérou et dans la région du pôle Nord pour y mesurer quelques degrés et les comparer aux degrés mesurés en France par Cassini. Les mathématiciens Maupertuis et Clairaut firent partie de la mission au cercle polaire ; La Condamine alla au Pérou et traversa, au retour, toute l'Amérique du Sud, reconnaissant le cours entier de rOrénoque.

D'Alembert et Lavoisier. — D'Alem- : vingt-six ans pour son traité de Dynamique, trouva le calcul intégral.

L'astronome Lai an de 'fiiouvela la théorie des 1 uiétes et des comètes.

i\i-aumur inventa le thermomètre qui porte son nom.

Pasteur a dit du chimiste Lavoisier qu'il fut <- l'homme le plus complet, le plus grand (D'après "n pastel de peut-être que la France

La Tour, Musée de '^ . i ■ , -, ,

Hahit-Quentin ) ait produit daus les

bert. illustre

sciences ». Il découvrit l'oxygène de l'air et le rôle de ce gaz comme l'agent principal de la respiration et de la combustion, fit la synthèse de l'air.

La vapeur et les ballons. — A la veille de la Révolution, après que de hardis explorateurs, Bougain\ille, La Pérouse, eurent achevé de déterminer l'aspect général du globe, Jouffroy

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