LA FRA\CE ŒLTRE DES CAPÉTIENS
Le roi contre les féodaux. — A l'avène- n'est même pas le seul maître des parties ment de la troisième dynastie, le du territoire qui lui sont soumises directedomaine royal s'étendait exactement des ment. Il ne peut sortir de Paris sans se environs d'Orléans à ceux de Compiègne, heurter à de petites seigneuries qui s'indela'LoireàrOise,mais.ilcomprenaitPari£. tercalent dans ses terres. « Pour passer C'est de cette étroite bande de terre il fallait se battre. » Le donjon de Montque partent les Capétiens pour reprendre Ihéry, repaire de pillards, ne laissait pas le royaume sur les seigneurs féodaux entre de repos au roi quand il chevauchait vers !es mains de qui il est tombé, en mor- Orléans.
eaux, sous les débiles successeurs de Corruption du système féodal. — A ne
Charlemagne ; pour refaire l'ancienne regarder que du dehors le monde féodal.
Gaule sous le nom de France. tout y semble minutieusement prévu et
Entreprise très dure, de longue haleine, ordonné. Chaque seigneur est lié par ser-
car, non seulement le domaine royal a ment à un seigneur supérieur ou suzerain,
été réduit presque à néant, mais le roi et les grands feudataires au roi, le premier
des bajons ; le serment de fidélité est
Qn NET.
Chronique de Milan.