‹ Francia; histoire illustrée de la FranceChapitre 282 sur 725 · Caylus, Notice à r.\cadém.ie des Beaux .Arts · texte numérisé non relu

Caylus, Notice à r.\cadém.ie des Beaux .Arts

^. E. et J. DE Concourt, l'Art xviii<" siècle.

au

LES PETITS iM Al TRES.

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du théâtre italien, sei- Ë:nf:urs pimpants,, joueurs de guitares, cclimènes, pèlerins, « où l'esprit court comme une flamme dans les fleurs ».

De ses dessins, qui semblent enlevés du

Les Saint-Aubin furent, dans «l'infinimoiit petit du dessin », drs niaîtiTS exacts et charmants du clair-obscur.

L'esprit et l'élégance du siècle ont été fixés dans les œuvi-es de Cn-

iremier coup, le mar- chin, graveur intarissahand Gersaint, dont il ble des fêtes de

(BM. Kat.,Es(.)

peignit l'enseigne, disait

exactement : « Pour la

finesse, les grâces, la légèreté, la correction, la facilité, l'expression, rien n'est audessus. »

Les petits maîtres. — Sauf Chardin, magicien de la nature morte et peintre hardiment bourgeois de la bourgeoisie, tous les petits maîtres du siècle procèdent deWatteau, pour les attitudes, la manière et V optique de la nature ; Pater et Lancret sortent de son atelier.

Boucher, dessinateur habile, trop facile et trop abondant, coloriste délicieux, <■ qui a une manière, mais qui n'a pas de style », dont les déesses nues ne sont que des tombeau d^ i b bWL

femmes déshabillées, La France s'etfàrce de retenir le héros et

Ovide de la peinture, d'écanei la mort.

provoqua la réaction de ('4i'"' Sa:n^-7/io,„as. sirashours.) la sensiblerie et de la morale.

Greuze, porte-parole de Diderot, dut un long succès à l'imagerie de ses sei mons à l'huile (le Père a jamille, l'Accordée de Vi lage), — il recommandai par une circulaire aux cun d'en répandre les reprodui tions, — et au chamie equi voque de ses fausses Agnci [la Laitière, la Cruche cassée) .

Fragonard, esquisseur de génie, est le plus frissonnant des peintres de la lumitn et du vent. Arioste et Boccace de la peinture, « Frago .

est le chantre du bonheur gai, du désir, d'une fantaisie ailée qui s'élève au ciel du siècle: «un ciel dr „,^^p par iiotr.oN

plafond ». CAfiistd du Loin te I

Louis XV, d'Eiscii,, crfu/^i;

0 bijoutier de la vi'- ('z^s'Sjs). guette », de l'aimable i'-'^'"" "■" i-ox-^fj Debiiroiirt, du prestigieux Moreau le jeune.

Coypel, Lagrenée, Van - 'oo continuèrent à fabriquer de la peinture classique comme Voltaire de la tragédie, mais eux aussi subirent l'influence de l'exotisme à la mode et du romantisme naissant.

On a vu que Rousseau avait donné Plutarque, comme professeur de vertu, à « Emile » ; deux ans après l'Emile, la traduction d'un grand livre allemand, l'Histoire de V art chez les Anciens, ramena, au delà des imitateurs, « à l'antiquité toute crue» (1764).

L'esthétique de Winckelmann et le civisme de Rousseau seront les deux sources du génie de David, élève du vieux Vien et, comme par ironie, neveu de Boucher. Il empruntera son inspiration à l'un, à l'autre sa)fonne.

Comme aux siècles précédents, les peintres de toutes les écoles excellèrent dans le portrait : Nattier, Perronneau, Chardin, Tocqué, Mme Vigée- Lebrun, Greuze, et le roi du pastel, l'incomparableliseur d'âmes, La Tour. Il dira lui-même de ses modèles : « Ils croient que je ne saisis que les traits de leurs visages, mais je descends au fond d'euxmêmes à leur insu et je les remporte tout entiers. i>

L'influence de Rousseau se retrouve encore dans les paysages : Fragonard les

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